Note de l'auteur:Salut tout le monde ! J'espère que vous vous remettez de vos émotions après la révélation du dernier chapitre ! Je voulais remercier les personnes qui ont lues l'histoire ainsi que celle qui ont postées des reviews en particulier Adenoide. Ça me touche vraiment ! Aussi tout les lecteurs anonymes et mes followers. J'en profite pour saluer la bienvenue aux deux nouveaux Black-b et Meonyl. Un remerciement spécial pour ma beta-lectrice qui me permet de vous donner un travail que j'espère de qualité. Bonne lecture !
Chapitre 13
Harry fut surpris. Il fit remarquer que Blaise Zabini n'avait jamais semblait être quelqu'un à se créer des problèmes. Blaise et lui venait de la même promo sauf que Blaise était à Serpentard. « La même que Drago aussi » pensa Ara. Harry décida qu'il n'y avait aucune raison de rester. Ses deux interlocutrices acquiescèrent. Cette maison foutait la trouille. Mauvaises vibrations. Sur le perron, Harry Potter se tourna vers Ara.
- Merci beaucoup, inspecteur Tebo mais nous prenons la relève.
Ara était choquée.
- Je dois intervenir maintenant, protesta-t-elle.
- Vous ne pouvez pas intervenir, vous avez été suspendue. Vous êtes instable, fit Harry Potter d'un ton sec.
- C'est moi qui ai permis de mettre sur la piste du Baron, on connait son identité, grâce à moi.
- Maintenant oui, mais si vous n'aviez pas parlé dès le départ de la chevalière dans votre rapport, on aurait moins de morts.
Ara se tut, son mensonge se retournait contre elle. Elle les laissa s'en aller sans un mot. Elle ne put s'empêcher de leur jeter un regard noir. Angela avait un air désolé. Et Potter, il aurait très bien pu lui faire un doigt d'honneur. En les voyant partir, la jeune inspectrice se sentit mal, les choses prenaient une tournure étrange. Ara avait besoin d'un endroit pour se ressourcer. Elle fouilla dans ses poches et trouva un gallion. Il lui avait été donné par Charlène. Celui-ci était trafiqué. La vieille femme avait inventé ce système avec l'aide d'un pote sorcier dans le cadre de ses trafics. Ara changeait les chiffres de façon aléatoire sur le gallion et Charlène qui possédait un gallion identique indiquait l'heure à laquelle elles se retrouvaient. Charlène indiqua 21 heures sur le gallion. Même si on était qu'en matinée, Ara se mit déjà en route vers l'appartement de Charlène. Appartement était un abus de langage, squat serait plus exact. Il était dans un immeuble abandonné dans l'Allée des embrumes. Pour une étrange raison, Charlène en était la seule résidente ce qui ne la poussa pas davantage à investir l'intégralité de l'immeuble mais à choisir simplement un des appartements. Le squat n'avait pas changé malgré le bordel apparent, il y avait quelque chose de cosy là dedans, même en hiver la température était correcte .C'était Luna qui venait régulièrement s'assurer que Charlène ne manque de rien et elle avait posé ce sort. Ara s'installa sur le canapé de Charlène en piquant une bière dans le frigo. L'inspectrice avait vécu dans ce lieu qui était à ses yeux les plus belles années de sa vie. Entre l'école moldue la semaine et les petites combines de Charlène le week-end, Ara avait plus appris en deux ans sur la vie qu'en seize ans dans la cage dorée que Lucius Malfoy lui avait taillé sur mesure. Elle prit le sac de perle que Charlène emmenait souvent avec elle en « mission ». Ce sac avait été frappé d'un sort d'Extension qui le rendait plus grand à l'intérieur. La jeune Malfoy sourit à l'évocation de sa première confrontation avec l'objet. Charlène venait de la rencontrer et l'avait emmené chez elle pour qu'elle puisse se reposer. A ce moment-là, ne lui faisant pas encore confiance, elle voulut lui prendre un peu d'argent qu'elle pensait trouver dans ce sac de perle et failli se faire happer à l'intérieur. Que de souvenirs ! Ara regarda sa montre. Charlène avait dit qu'elle viendrait à 21heures donc elle ne serait là que le lendemain ou le jour suivant. Au choix. Ara ne s'y trompa pas. Charlène ne vint effectivement que le lendemain. La vielle femme était toujours en vadrouille même du temps où elle l'hébergeait. Ara ne se formalisa pas du retard. L'inspectrice avait encore du linge dans le squat. Sans dire un mot, Charlène s'approcha d'Ara et l'a pris dans ses bras.
- Tu vas bien ? Demanda-t-elle à Ara de sa voix rauque.
Ara sentit un point au cœur.
- Non, je connais le Baron, je sais qui il est. En plus, il est lié à ma famille.
- Comment ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus...
Ara était confuse. Charlène soupira et commença la préparation de sa mixture remonte moral : le thé au whisky pur feu. Pendant ce temps-là, Ara s'allongea sur le canapé en observant la vieille cracmole ,elle esquissa un sourire lorsqu'un souvenir émergea. C'était lors de sa première nuit ici. Elle était en train de faire un cauchemar et lorsqu'elle ouvrit les paupières, Ara vit Charlène, penchée sur elle en train de l'observer. Ses yeux étaient verts et elle avait une baguette en main. La vieille femme ne sembla pas réagir au fait qu'elle avait été repérée par la fugueuse. Elle leva simplement sa baguette et lança d'une voix grave un sort d'oubliettes. Ara s'éleva précipitamment, elle était en train de suffoquer. Charlène s'approcha d'elle et lui tendit une tasse de sa mixture.
- Tiens, je l'ai préparé avec un extra de whisky, dit Charlène avec un clin d'œil.
Ara ne réagit pas. Elle préféra partir sans un mot. Les souvenirs qu'elle venait d'avoir soulevaient trop de questions. Charlène lui hurlait dans les escaliers de revenir mais la jeune inspectrice n'écouta pas. Elle se retourna touchée par les plaintes de Charlène mais les yeux redevenant verts de celle-ci ainsi que l'air de défiance que la vieille cracmole arborait lui fouturent les jetons sans qu'elle ne sache pourquoi. Elle s'arrêta deux rues plus loin pour reprendre son souffle. Avant qu'Ara put se poser des questions sur ce qui lui arrivait, le noir l'envahit.
En se réveillant, elle se trouvait dans une chambre. On lui avait changé ses vêtements, elle portait désormais une robe de chambre de soie de première qualité.
- Père ? C'est vous ? Père ! hurla Ara, désespérée.
Elle avait un peu trop tendance à se retrouver dans des situations étranges en ce moment et elle avait clairement atteint ses limites. Reprenant ses esprits, la captive regarda autour d'elle. La chambre était celle qu'elle occupait étant jeune au Manoir mais elle avait un mauvais sentiment comme si tout ceci n'était qu'une reproduction. Tout un coup, elle poussa un cri, elle ne s'était pas rendue compte de la présence de quelqu'un. La personne apparut, une Vélane ressemblant étrangement à Anna mais plus vieille avec une rose noire sur l'avant-bras.
- Vous êtes de la famille d'Anna, n'est-ce pas ? Demanda Ara
- Vous devriez manger, ça fait plus de douze heures que vous avez été récupérée, dit la Vélane.
- Récupérée ? Enlevé oui ! Où suis-je ? fit Ara hargneuse.
- Chez Monsieur Zabini, vous avez été cordialement invitée à passer quelques moments avec lui. Monsieur Zabini viendra vous voir ultérieurement pour l'instant, il est très occupé.
Ara eut un grand éclat de rire. Y'a pas à dire sa situation était priceless.
- Bien sûr, diriger un cartel de drogue est une sacrée occupation !
La Vélane fut passablement irritée.
- Ce genre d'emportement est très peu approprié pour une fille de bonne famille comme vous. Mangez maintenant.
Ara balança le plateau qu'on lui offrait. La Vélane resta calme mais des serres d'oiseau apparurent. On avait dû lui donner des ordres précis et marque oblige, la créature magique semblait dévouée au Baron.
- Bien, je signifierai votre refus au Baron. Passez une bonne journée.
Elle sortit sans aucune autre forme de procès. Ara aurait dû se montrer coopérative afin de glaner des informations mais l'envie n'était pas de mise. Elle devait trouver un moyen de fuir. Elle regarda autour d'elle de manière accrue. Elle s'approcha du mur et le toucha du doigt, le mur lui envoya une décharge électrique. Un sort de protection. Elle fut prise de convulsions. Le temps qu'elle s'en remette, Ara entendit un rire franc.
- Tu n'aurais pas dû faire ça c'était stupide, surtout venant de toi, je n'ai pas placé un sort de protection le plus fort qu'il soit. Tu adorais quand je faisais ce genre d'exercice pour t'entraîner au Manoir, tu sais te mettre dans une pièce fermée par un sort de protection et tu devais essayer de t'en sortir. Tu étais très forte à ce jeu
Un homme vêtu d'un masque blanc apparut, il portait une longue tunique de sorcier bleu roi. Monsieur Zabini a des goûts de luxe.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Demanda Ara sur la défensive
- Parler. Ça fait longtemps Ara.
- Vous me connaissez ? Vous connaissez ma famille, n'est-ce pas ?
- Évidemment, je suis une partie de ta famille.
- J'ai vécu avec les Malfoys et je ne pense pas que vous ayez un jour fait partie de cette famille, répondit Ara confuse.
Blaise Zabini marqua un temps d'arrêt, son masque ne laissait rien transparaître. Sans un mot il prit sa baguette et enleva son masque d'un geste. Ara faillit pousser un cri. Le visage de Blaise était fait de chair sanguinolente. Ara failli tourner de l'œil.
- Mais qu'est-ce qui vous est arrivé ? Vous ne ressembliez pas à ça ...
- Tu te souviens de moi alors ?
Ara n'y comprenait pas grand-chose.
- Non je sais que je vous ai déjà vu mais c'est comme si c'était bloqué dans ma tête.
Blaise lui jeta un sort informulé. C'était un sort de legimencie. Les mêmes souvenirs revenaient que la dernière dois qu'elle avait subi le sort, lors de sa visite aux Malfoys .Cette tristesse, cette solitude ... Blaise la regarda avec un air sans expression.
- Fascinant vraiment, ce travail est impressionnant. Je me disais bien que quelque chose clochait. Je comprends mieux.
- Vous comprenez mieux quoi ?
- Mais ta fuite bien sûr ! Fit le Baron avec un sourire. Tu n'aurais jamais tourné le dos à ta famille, Lucius t'avait parfaitement enseigné cela. Mais maintenant je sais ce que tu as fait et je dois dire que c'est plutôt osé.
Ara était terrifiée .Blaise Zabini affichait un sourire étincelant malgré que son visage tombé en lambeaux et que celui-ci semblait lui causer une incroyable douleur.
- Chère Ara, ta mémoire a été changée et je pense que c'est toi qui l'as fait. Je pense qu'il serait temps que tu te rappelles la vérité, tu ne crois pas ?
