Lamy, Miki, Rose-Eliade, toujours un énorme merci pour vos reviews qui me remonte à fond !
DISCLAIMER: blablabla... Aïe heu ! Okay, ça va: les personnages appartiennent à Jun MOCHIZUKI et l'histoire est de moi.
Rating: K+
Alors, toujours envie de savoir ce qui s'est passé ce fameux soir ? Bonne lecture !
Reim s'assit contre un arbre, un peu grelottant. Il devient bien être dix heures, et l'air se refraîchissait. Il sentait à peine ses doigts, aussi les fourraient-t-ils dans les poches de sa veste ridiculement légère, observant Break, assit en tailleur sur l'herbe humide, l'oeil perdu dans le vague, jouant avec quelques brins d'herbe, les doigts tremblants, secoué de frissonements, de la buée se formant quand il soupirait d'ennui.
Finalement, Reim n'y tint plus, il tira Break par la manche et l'invita à venir s'asseoir près de lui, plutôt que de geler dans son coin. Il s'exécuta avec un sourire mais ne il ne posa pas son postérieur sur l'herbe mouillée. Il s'assit sur les genoux de Reim et posa sa tête contre son torse en fermant son oeil, poussant un soupir de soulagement. Il devait déjà avoir plus chaud, pensa Reim, bien qu'il rougit pour la énième fois de la soirée.
Reim caressa ses cheveux d'une main un peu tremblante, à cause du froid, bien sûr, mais aussi de gêne. Comment Break allait-il réagir ? Celui-ci avait l'air de s'en ficher pas mal. Il ressera juste les pans de sa veste et se roula en boule contre son ami, qui esquissa un sourire. Mais bien sûr, mon Xerxes, mets-toi à l'aise...
Reim posa deux doigts sur la tempe droite de son meilleur ami et descendit sur sa joue. Il ne put s'empêcher de faire remarquer à Break qu'il était décidemment vraiment froid. Celui-ci acceuillit la remarque avec un rire, rouvrant son oeil pour le planter sur le visage chauffé à blanc du brun.
- Ma foi, Reim, tu dois être bien chaud, ricanna Break en posant une de ses mains glaciales sur la joue brûlante du concerné.
- Tais-toi, souffla Reim.
Mais il n'en resta pas moins qu'il ne l'empêcha pas de caresser sa joue du plat de la main. Le contraste chaud-froid brûlait Reim, mais la sensation qui s'insinuait dans son bas-ventre était bien plus délicieuse. Un peu embarassé par les étranges idées qui lui envahissait l'esprit, Reim détourna la tête du visage rieur de Break, qui ne se doutait pas le moins du monde du combat acharné que son ami menait pour ne pas prendre son visage entre ses deux mains et coller ses lèvres aux siennes. Cherchant quelque chose pour lui changer les idées, Reim tentait désespéremment de faire comme si Break n'était pas collé à lui en train de se délecter de la chaleur qui émanait de son corps. Au bout d'un moment, il y parvint, plongé dans ses pensées et ses petits soucis quotidiens, mais c'était sans compté sur Break, qui, décidemment, avait envie que son ami le tue.
Il avait posé sa tête dans le creux de son cou, son nez et ses lèvres glacés collés contre la fine et sensible peau de la gorge de Reim, qui frissonait, mais pas vraiment pour les raisons auxquelles son ami à la peau froide pensait.
- Je suis en train de te glacer, pardonne-moi, rit Break.
En fait, Reim n'écoutait même plus l'albinos, trop accaparé par la sensation que les lèvres de Break se refermant sur son cou lui procurait. Avec un peu d'imagination, il pourrait presque croire qu'il était en train d'embrasser sa peau brûlante. Il se trémoussa sur l'herbe humide, horriblement mal à l'aise.
De plus, Break remuait toutes les deux secondes et ne cessait de se frotter contre son torse, son cou, sa nuque, ses jambes et une partie sensible de son anatomie que nous ne nommerons pas ici...
Contre son gré et après bien des efforts pour se retenir, Reim laissa échapper un gémissement. Break releva la tête en ouvrant des yeux gros comme des soucoupes.
- Heu... je t'ai fais mal ? demanda t-il, avec une pointe de timidité exeptionnelle dans la voix.
- N... non ! Heu...
Comme il l'observait sans comprendre, il préféra éviter son visage et se tourner vers les lointaines silhouettes de Gilbert, Oz et B-Rabbit qui tournaient en rond, s'impatientant.
- Tu crois qu'on pourrais les contourner ? fit Reim, détournant la conversation.
- Hmmm, faudrait voir. Mais si on est resté bloquer ici pendant tout ce temps, c'était pas pour m'amuser, figure-toi.
- Je me doute que tu y as déjà pensé, mais bon... je commence à en avoir marre de poireauter ici, moi.
- Mensonge éhonté, persiffla Break avec un demi sourire.
Reim s'empourpra. Comment pouvait-il savoir que... ?
- Qu'est-ce qui te fais dire ça ? s'exclama t-il, la voix plus aigu que d'ordinaire.
- Chhht ! Moins fort, lui intima l'albinos. Viens, on va essayer de passer par là...
Et il se mit à quatre pattes dans l'herbe en rampant vers un arbre un peu plus éloigné. Reim le suivit, s'efforçant de ne pas loucher trop souvent sur les fesses de son ami. Il le faisait exprès, hein ?
Ils firent le tour tous les deux en rampant, mais ne trouvèrent aucun passage praticable pour retourner au manoir. Finalement à bout de souffle et tout crasseux, Break s'éffondra contre un arbre avec un sourire forcé.
- Si jamais tu dis à quelqu'un que je me suis tapé la moitié du bois à quatre pattes en pleine nuit dans la boue...
- Ne t'inquiètes pas pour ça, si je dis ça à quelqu'un, il va se poser des questions sur toi et moi, plaisanta Reim en s'écroulant à ses côtés.
Break eut un rire un peu essouflé, avant de reporter son unique oeil sur lui. Puis il tendit sa main et prit celle de Reim en l'entrelaçant de ses doigts.
- Pourquoi est-ce que tu es toujours aussi bouillonant ?
Puis il sembla comprendre quelque chose et il cilla, une délicate teinte rose s'étalant sur ses joues.
- C'est moi qui... ? chuchota t-il.
- Toi qui quoi ? Moi, je suis normalement constitué mon cher. C'est normal que ma peau soit chaude, abruti.
- Tu sais ce qu'il te dit l'abruti ?
Mais alors que Reim ouvrait la bouche pour répliquer, des pas se firent entendre et Break forma silencieusement le prénom "Gil" sur ses lèvres. Reim attira Break à lui à l'aide de leurs mains entrelaçées et les fit basculer dans un buisson. Comble pour lui, il se tenait au-dessus de Break, mais ils n'avaient pas le choix s'ils voulaient éviter ce que les trois compères avaient préparés à Break, et, à l'humble avis de Reim, ils ne l'épargneraient pas non plus. Bien sûr que non, c'était trop marrant...
Alors, il attendirent que Gilbert soit passé avant de bouger un peu et de passer une tête précautionneuse au-dehors pour vérifier les alentours.
- Alors ? voulut savoir Break.
- Non, c'est b... !
Mais alors que Reim voulait aider Break à se relever, il bascula en avant et leurs deux bouches se rencontrèrent. Machinalement, Reim ferma les yeux et referma sa bouche sur la sienne, tandis que Break répondait doucement, scellant leurs lèvres, puis, l'albinos sembla se réveiller et le repoussa vivement en s'essuyant la bouche à l'aide de sa manche, retirant les mains baladeuses de Reim de ses reins.
- Arrrff ! Qu'est-ce qui t'as pris ?
Reim rougit jusqu'aux oreilles avant de bégayer il ne savait trop quelle excuse.
- Je suis tombé ! se défendit Reim.
- Et tes mains aussi, elles sont tombées ?
Reim referma immédiatement la bouche en se maudissant intérieurement. Après un long moment de silence où des questions sur les réelles intentions de son ami se bousculaient dans sa tête, Break épousseta son uniforme déjà bien amôché et s'avança vers Reim en le scrutant intensément. Reim se mordillait la lèvre, honteux de s'être ainsi laissé aller.
Mais finalement, Break éclata de rire et attrapa Reim par la manche en l'entrainant avec lui.
- Qu'est-ce que tu... ?
- COURS ! fut tout ce que dit Break en pointant le trio qui les avaient retrouvés se lancer à leur poursuite.
Reim eut un sourire et obéit, tout en bénissant la confiance quasi-aveugle que Xerxes lui avait accordé.
Désolé pour le "mini-chapitre", mais bon, vous en savez déjà un peu plus, non ?
*Reim: t'avais pas le droit de t'insinuer dans ma tête ! Maintenant, tout le monde sait que j'aime Break ! Snif...T.T*
Pour le virus, mes chers amis, c'était ironique *Break: je vais t'en foutre, moi, de l'ironie ! A cause de toi, je ressemble à un cabot enrhumé !*
En tout cas, merci de m'avoir lue !
