UPDATE : J'espère que c'est lisible maintenant !

Salutations !

Je me permets une petite incise personnelle pour m'expliquer en quelques mots sur quelques sujets. Suite à une review, je tiens à m'excuser si vous trouvez certain personnage mal incarné ou hors de son rôle habituel, je suis navrée si cela vous chiffonne. Sachez que je n'ai pas une trame narrative toute faite et que j'écris comme le flux vient. Il se peut donc qu'il y ait quelques incohérences narratives ou de personnage, j'en suis désolée. Mais je me permet de détourner un tant soit peu les caractères pour leur insuffler ma créativité. J'écris cette fanfiction par envie, parce que l'idée me plait et j'y ai pris une tournure narrative et descriptive nouvelle que je peux peaufiner et explorer =), je vous embrasse et remercie

Harry (3)

Il fut bien soulagé de se retrouver, enfin, entre les boiseries sombres de la bibliothèque - le mestre l'ayant abandonné après quelques indications, Harry s'adonna à ses premières recherches. Où est Hermione quand on a besoin d'elle ? Un petit nombre de livres poussiéreux à la reliure lâche était les textes les plus récents, après eux venaient des rouleaux partiellement illisibles qui s'effritaient sous ses doigts. Son amie aurait eu bien plus de plaisir à la tâche, sûrement aurait-elle pu, quelques minutes d'observation suffisants, déjà séparer le tout en pile. Harry savait peu de chose sur sa relique. Une sorcière, Athénaïs, professeur à Beauxbâtons, aurait été la créatrice de la relique. Après s'être fourvoyée dans une tentative de transplanage, il été dit qu'elle aurait atterrit en ces lieux. Le Lord Tully d'antan, un jeune guerrier alors, aurait découvert la belle et s'en serait amouraché, de cette femme viendrait l'auburn qui pare les crânes de ses descendants. En arrivant dans ce monde, il avait été informé que la localisation de sa relique était simple : Vivesaigues. Quelque part dans les entrailles humides du château, se trouvait la relique, car Athénaïs une fois engrossée et alitée pour de nombreuses années ne quitta sa demeure de son vivant.

Harry poussa un rouleau de côté et se saisit du suivant. Ses yeux dansèrent de lignes en lignes cherchant le nom de la sorcière française ou des récits contant des phénomènes magiques au sein de Vivesaigues. Il se demanda après une heure de recherche, si les Tully avaient des archives ou quelques journaux intimes. Il se leva pour chercher des documents de telles sortes et revint à sa place avec deux petits rouleaux et un gros livre en cuir relié. Et il se replongea dans son travail, son esprit vaguant entre les aventures mornes de Vivesaigues et le souvenir brulant de sa famille.

Un contact brusque le sortit de ses rêveries, il regarda son épaule y trouvant une forte main calleuse et pâle aux ongles crasseux, jaunes. Harry s'attendait à découvrir un quelconque garde, mais ce fut une toute autre surprise qui se présentait à lui. Un chevalier. Il était un poil plus petit qu'Hagrid. Enfin, un mètre plus petit, mais tout de même… Sur sa blanche caboche trônait une tignasse jaune, effilochée. Sur son flanc une longue épée lui conférait une prestance d'antan, cet homme irradiait la force brute du guerrier.

« Ma Dame m'envoie pour vous chaperonner, Ser Potier, je tiens à dire que j'accepte de vous prendre comme écuyer qu'en gage de mon attachement à lady Catelyn.»

Harry entrouvrit la bouche, béat, ses lèvres formèrent un «o» parfait, qu'il transforma rapidement en une vague grimace. Le chevalier, malgré ce que criait le corps musclé et fort, était une femme. Celle-ci n'était gâtée par la nature, et c'était peu dire. On pouvait dire qu'elle était monstrueuse, oui, mais le genre de monstre qui insistait Harry au respect. Une femme de cette stature, une femme en armure, sûrement plus jeune que lui, une guerrière : voilà qui n'était monnaie courante, en cette époque. Il se leva, dessina un aimable sourire et la salua, la remerciant.

« J'apprécierai si vous m'appeliez madame, voire Brienne. Suivez-moi, je vous prie, j'aimerai juger de vos habilités au combat. Pour servir ma Dame, pour ne pas vous montrer trop encombrant, j'aimerai que vous soyez apte à vous battre, si nécessaire.

« Je comprends, Harry rangea ses rouleaux et livres, il reprendrait ses recherches dans la soirée ou cette nuit.

– Combien de temps comptez-vous rester ici ? s'enquit Brienne, esquissant un semblant de sourire, elle l'invita d'un geste de la tête à la suivre. Elle gardait sa main sur son pommeau, comme si elle y était collée.

– Je ne sais pas trop, cela dépendra de mes recherches, d'un geste il désigna les rayons encombrés qui se trouvaient dans son dos.

– Je vois, dit-elle simplement délaissant la poussière des bouquins pour la fraîcheur des couloirs, plus aérées.

– En ce qui concerne mes aptitudes au combat, er, disons qu'elles n'attendent qu'à être réveillés. Je crains être un peu rouillé par le manque d'exercice. Mon arme est ma plume.

– Vous vous feriez donc un piètre écuyer, lâcha la blonde, le regard droit.

Et paf dans mes dents… Peut-être que Rogue aurait été heureux dans ce monde, la douceur est apparemment une rareté.

– Les Dieux en soient remerciés, je suis un preste apprenti.

– J'en serai vite juge. »

Harry serra la mâchoire, elle n'allait pas être commode.

Et elle ne le fut pas.