Bon matin, Bonjour, Bonsoir, Bonne nuit !
Voici un nouveau chapitre, oui... pas encore beaucoup d'actions, mais je développe l'histoire ! J'espère que plusieurs d'entre vous sont assez patients et ne s'impatiente pas du peu d'actions et que notre Phénix n'ait été vu que pour déboiter une épaule ^^' Mais n'ayez craintes ! J'ai une belle avance et je peux vous assurer que l'action vient au fil du temps ! J'ai juste un peu de mal à écrire des scènes d'actions à "je", vu que c'est Amaryllis qui raconte son histoire ! Bref, bonne lecture !
Chpt XII. Burgma
- On accoste ! Vous quatre, vous resterez sur le bateau, pendant que tous les autres viennent avec moi pour aider les habitants ! Amaryllis et Nad', vous deux, venez avec moi pour aller voir le Sergent de la base !
Les ordres donnés, tout le monde s'active pour accoster le bateau. Je cours avec Nad' vers une corde, pour remonter la voile, à l'aide d'autres soldats. Le soldat qui se trouve sur la poutre redescend par les cordages pour nous aider, avec une autre corde à l'autre bout du navire. Mais ça pèse lourd une voile !
Quand enfin, elle est remontée et attachée, on n'en a pas fini ! On doit remonter les petites voiles maintenant... et le reste du trajet se fait avec les rames...
Quand enfin, le bateau se trouve dans le port, alors un autre soldat descend avec une corde pour fixer le bateau au port, mais on lâche tout de même l'encre.
- Bon ! On y va ! déclara Garp en ouvrant la marche.
Beaucoup de soldats se mobilisèrent sur le champ, mais Nad' et moi prîmes encore nos sacs avant de suivre l'attroupement. On devait partir le plus rapidement possible, alors le plus logique serait de le faire aussi.
- T'es prête pour te retrouver seule avec moi ? ironisa Nad'.
- Non, je crois que j'aurais besoin d'une semaine encore, lui souris-je.
Elle souffla en secouant la tête. On marchait maintenant dans la ville plutôt chaleureuse, je trouve. Elle ne me donne pas l'impression de voir des nobles par ici. En faite, sur l'île de Shî, il n'y a pas de base navale, parce que le roi des nobles n'en a pas voulu, il voulait seulement la protection de la Marine, mais c'est déjà tout.
Les personnes qu'on croisait nous saluaient joyeusement et nous proposaient aussi de venir passer dans leur bar ou restaurant si on aurait un creux. En somme, une ville bien sympathique.
- Ne te fie pas à ce que tu vois, me chuchota Nad'.
Hein ? Je tourne tout de suite la tête vers elle.
- Comment ça ?
- Ces personnes ont besoin de clients, ils feront certainement bientôt faillite, sauf si beaucoup de personnes viennent y manger et boire, me résume-t-elle.
- Mais... Ils ont l'air heureux... repris-je.
- Si tu regardes vraiment dans leurs yeux, alors tu verrais qu'ils espèrent, ils espèrent qu'on y aille...
Je ne vois jamais ce genre de choses... Je ne suis peut-être pas bête et je peux deviner les arrière-pensées de quelqu'un, mais pas ce genre de choses... C'est comme analyser une personne... Et ça, je n'en suis pas douée... Mais pas que moi, tous les soldats devant nous, leur sourient et leur assurent de passer dans leur boutique durant leur séjour.
Est-ce que je suis très naïve ? Comment est-ce que j'arrive à savoir quand quelqu'un a des arrière-pensées ? Je suis peut-être un peu bizarre, en fin de compte...
- Te casses pas la tête pour ça, tout le monde s'y fait prendre tu vois, déclara Nad' en désignant tous les soldats.
Ouais, c'est vrai qu'ils tombent tous dans le panneau en fin de compte. Je me gratte un peu le cou, tout en continuant de suivre les soldats. On se fait tous avoir...
Arrivé dans le bâtiment, Garp ordonna que tous les soldats demandent à ceux de la base les problèmes, pendant qu'il allait avec Nad' et moi voir le Sergent, dont on ne connait pas le nom... Je crois que même Garp l'a oublié... Ou ne l'a même pas retenu, ce qui est beaucoup plus probable...
Après avoir traversé pas mal de couloir, on arrive devant une porte à laquelle toque Garp. Une voix plutôt fluette répond ce qui nous étonne, mais apparemment fait pouffer le Vice-Amiral qui entre.
Un haussement d'épaules collectifs et nous entrons à notre tour.
- Je vous attendais, Vice-Amiral Garp, déclare une voix gracile.
Oui, c'est bien l'homme assit fièrement sur sa chaise, à son bureau, les doigts liés, qui vient de parler. Nad' et moi nous nous fixons un temps avant de regarder à nouveau l'homme qui est certainement le sergent.
- Je me présente, Sergent Yann, j'ai été promu les derniers mois, se présenta-t-il en se levant.
Je me demande comment... Parce qu'il a pas du tout une voix autoritaire ! Plutôt une voix de petite victime qui se recroqueville sur soi à longueur de journée... En gros, la personne insupportable...
- Vous devez être la petite-fille de Sengoku, je présume, déclara-t-il me tendant la main.
Je jette d'abord un regard vers Garp, qui m'intime de prendre sa main. Je roule un temps les yeux, avant de serrer la main de mon vis-à-vis.
- Je suis Amaryllis, précisais-je.
Il hoche de la tête et retourne à son bureau. Pourquoi il demande pas à Nad' ? Je regarde justement vers elle, mais elle a plutôt l'air de trouver ça normal qu'on ne la salue pas... Faudrait que j'en reparle avec elle, plus tard. De toute évidence, on aura sûrement un peu, un mois entier en mer... J'ai déjà hâte de faire ce long voyage jusqu'à Musafa. Comme le temps est pressant, nous devons limiter au plus possible les escales sur les îles, à part si c'est pour le ravitaillement.
- Vous êtes là, pour l'Eternal Post de Musafa, c'est ça ? demanda-t-il.
- C'est ça, lui confirma Garp.
Il fait déjà comme chez soi, lui... Garp se met bien dans le fauteuil avant de poser les pieds sur le bureau vide du Sergent. Il a dû nettoyer avant qu'on arrive... D'ailleurs, il a l'air un peu déconcerté face au comportement de Garp, c'est sûr qu'il n'y en a pas deux comme lui. Je pouffe légèrement en voyant sa tête déconfite lorsque Garp sort un paquet de beignets. C'est sûr que là...
Au vu de la bave qui s'écoule de sa bouche, il n'a pas mangé ce matin... Je le plains... Moi, j'ai eu un bon petit-déjeuner. Un croissant avec de la confiture à la framboise et un verre de jus d'orange. Maintenant que je m'imagine à nouveau mon petit-déjeuner, j'aimerais bien en ravoir...
- Tiens-toi un peu, Amaryllis, me chuchote Nad'.
Je secoue légèrement la tête, dis un bref «merci» à mon amie et regarde à nouveau le Sergent déconcerté face à la situation.
- Alors je n'en ai pas ici, mais les marchands en ville en ont certainement un, déclara-t-il en tentant de redevenir sérieux.
Mais sa voix aiguë casse tout le personnage ! En plus, il a l'air costaud, pas trop, mais tout de même un minimum. Des cheveux noirs bien tirés vers l'arrière, un air strict et une voix trop aiguë... Je pourrais en mourir de rire !
- Pourquoi vous n'en avez pas procuré un ? Vous saviez parfaitement que nous en avions besoin d'urgence, déclara Garp en croquant dans un beignet.
Ouais... Ça m'étonne qu'il ne montre pas un peu d'énervement.
- C'est juste qu'en ce moment la situation en ville est un peu compliqué... expliqua-t-il misérablement. Les soldats de la base ne peuvent faire à peine trois mètres que tous les habitants les supplient de rentrer dans leur boutique...
- Ils étaient plutôt chaleureux avec nous, déclara Garp.
- Oui, parce que vous n'êtes pas toujours sur l'île... C'est que presque chaque habitant a ouvert une boutique et l'argent a pratiquement disparu, du coup tout le monde vit avec des dettes envers les autres. Notre base ne vit que grâce aux provisions qu'on nous livre... Ils veulent seulement se refaire des sous pour rembourser leurs dettes chez leurs amis, c'est pour ça qu'ils ont été gentils envers vous...
Je comprends un peu plus la situation de l'île en fin de compte... Ils ont plus de sous, les voyageurs se font rares et n'arrivent à vivre que en se disant «Je te rembourserai dès que possible»... C'est plutôt triste...
- C'est pour ça que nous sommes là, sourit Garp.
Je me demande si Garp compte aller dans chaque boutique ou restaurant y manger quelque chose avec tous les soldats... Ce serait plutôt un truc fou... Mais Garp en serait capable.
- Je vais aller en ville acheter un Eternal Post, déclarais-je.
- D'accord, Nad' tu restes ici, on va préparer votre bateau, ordonna Garp.
Je regarde deux secondes Nad' et elle hoche de la tête avant que je sorte du bureau. Vraiment... Ce sergent est un cas ! Il a une voix super fluette ! Je sais que ce n'est pas bien de se moquer des autres, mais là... Il m'a tué ! Je pouffe seulement à y repenser et continue mon chemin dans le dédale de la base.
Je dois sortir maintenant... Si je retourne en ville, les marchands vont sûrement à nouveau être chaleureux avec moi, mais je dois seulement trouver un vendeur avec des bricoles pour la navigation. Surtout pour un Eternal Post. Mais si je demande à une personne de me renseigner, est-ce que je blesserais quelqu'un ? Parce que maintenant que je connais la situation sur l'île... Est-ce que je serai malpoli ?
Mais qu'est-ce que j'en ai à faire ?! Je dois seulement récupérer un Eternal Post. La mission que j'ai avec Nad' doit passer avant, puis Garp se chargera de leur problème.
Je sors du bâtiment et me dirige directement vers la ville. Je cherche du regard une boutique qui pourrait vendre des ustensiles en navigation. Mais je ne vois rien... J'arrête alors une mère avec un bébé dans les bras, pour lui demander :
- Excusez-moi, est-ce que vous pourriez me dire où serait une boutique de navigation ?
- Il faut juste prendre la direction du port, mademoiselle, après ça se trouve près de la place Sural, m'expliqua-t-elle.
- Merci, lui souris-je avant de prendre la direction indiquée.
Elle était vraiment sympa de m'indiquer le chemin, elle aurait bien pus me laisser en galère, mais non. Après des personnes qui nous indiquent un chemin, c'est plutôt rare... Je ne suis même pas sûre que si quelqu'un me demande, je lui réponde... Sûrement que oui...
Bref. Je descends la rue en direction du port et arrive à une place, comme elle me l'avait dit. Au milieu de la place, il y a une fontaine. Je me souviens qu'on est passé par ici plus tôt, mais je n'y ai pas fait attention. Des bancs sont disposés autour de la fontaine, qui ressemble à une sirène.
Je ne fais pas plus attention et regarde les échoppes autour pour savoir laquelle serait celle où je trouverais ce dont j'ai besoin.
Donc... Boutique de poulpe ? Bref.
... Ah ! La voilà ! Une boutique de navigation !
Je me dirige directement vers cette dernière, passant à côté de la fontaine, où quelques enfants s'amusent à se jeter de l'eau les uns sur les autres. Je vérifie que c'est bien une échoppe avec des Eternal Post, avant d'y entrer. Une sonnette retentit, quand j'ouvre la porte et quand je la referme.
- Bonjour, mademoiselle que puis-je pour vous ?
Oh bordel ! Il m'a fait peur ! Je déteste quand les vendeurs me sautent dessus dès lors qu'on ouvre la porte ! C'est horrible !
- Euh... C'est bon, je vais trouver... répondis-je quelque peu maladroite.
Je passe alors à travers les rayons et regarde tous les ustensiles qu'il propose. Il y a même des objets pour la cartographie. En gros, il a du stock le pépé derrière son comptoir. D'ailleurs, il n'arrête pas de me fixer depuis que je suis ici... Je n'aime pas ça... Bon. Je trouve vite ce que je veux, je paye et l'affaire est réglée.
Maintenant, que j'ai trouvé l'étagère des Eternal Post, je regarde chaque nom, pour trouver «Musafa». Je vois des noms de base de la Marine, comme «Marine Ford», mais ce genre d'Eternal Post coûte très cher... En même temps, normalement uniquement la Marine a droit à ce type de destination... Si un pirate avec assez de sous, l'achète, il aura le chemin direct vers Marine Ford. Mais ça ne doit pas être un si gros problème vu qu'il y a toujours de hautes pointures à la base.
Résolu à ne pas trouver... Je me tourne vers le vieil homme, qui n'a pas arrêté de me fixer.
- Je peux faire quelque chose pour vous ? me demanda-t-il en captant mon regard.
Je soupire avant de me diriger vers le comptoir.
- J'aurai besoin d'un Eternal Post pour Musafa...
- Ah ! Cette île volcanique ! Ça fait longtemps qu'on ne me l'a plus demandé, apparemment il y aurait une maladie très grave...
- Euh... je sais... bredouillais-je.
- D'ailleurs, vous me dîtes quelque chose depuis tout à l'heure, déclara-t-il.
C'est pour ça qu'il me fixait ? Je fronce légèrement les sourcils pour essayer de comprendre.
- Des cheveux blancs... des yeux jaunes... marmonne-t-il dans sa barbe. Ah ! Mais oui ! Vous faites partis de la Marine et vous êtes la petite-fille de Sengoku !
Génial...
- Je suis Amaryllis, rétorquais-je mécontente du surnom perpétuel.
- Donc c'est ça votre prénom ? Mais pourquoi ils ne l'ont pas dit dans le journal ?
- Parce qu'ils ne le connaissent pas et ils ne cherchent pas à le savoir. Est-ce que vous avez un Eternal Post pour Musafa oui ou non ? demandais-je au bord de la crise de nerf.
- Bien sûr, je vais vous chercher ça !
Et il disparut dans l'arrière boutique.
- pfiou...
Pas possible... Je n'y crois pas... Même les vieillards sont crevants maintenant... Je dis ça, mais j'ai un parfait exemple à la maison, il s'appelle Sengoku.
- Donc, voilà, déclara le pépé en revenant au comptoir. Vous avez de la chance, c'était le dernier en stock pour Musafa. Donc, ça fera... cinq cents Berry, s'il-vous-plait.
C'est cher !
