Avertissements :
L'histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation. L'histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
Tout d'abord, toutes mes excuses pour ce mois d'attente, mais pas d'inquiétude, je continuerai de publier l'histoire jusqu'au bout, même si ce n'est pas aussi régulier qu'au début.
Ensuite, toute ma gratitude à Lenniee avec laquelle je continue de perfectionner mes chapitres.
Mille mercis Stormaw, K.e.c.s et ilovexsmas, pour vos gentils messages, votre sollicitude, vos précédents commentaires, ainsi qu'aux personnes qui ont mis des favoris et suivis, c'est un baume sur mon cœur.
D'autre part, je vais changer de nom d'écriture, vous pouvez déjà le voir puisque je l'ai accolé à Candy Bert, donc à partir de la prochaine publication je serai Laure Saintyves. Je compte ensuite changer d'avatar, mais je vous en avertirai, pas tout d'un coup. Si vous voulez être sûr(e)de ne pas rater les prochains chapitres vous pouvez toujours suivre l'histoire. ;-)
Chapitre 12 : l'embuscade
Attention ce chapitre contient une scène angoissante et violente susceptible de choquer les enfants et les âmes sensibles, je l'ai balisée pour ceux qui veulent éviter de la lire, cela n'empêchera en rien de comprendre l'histoire.
Ils étaient donc tombés dans une embuscade !
Le couple d'amoureux pensa tout de suite que les agresseurs en voulaient à leur chargement, mais les trois soldats leur firent signe de remonter dans le chariot avec eux et furent emmenés vers une destination inconnue. Candy était morte de peur et Albert la serra tout contre lui en essayant de la rassurer.
- Albert que nous veulent-ils ? Pourquoi nous ont-ils emmenés avec eux, pour faire de nous des otages ? chuchota-t-elle.
- Je ne sais pas, Candy, mais nous n'allons pas tarder à le savoir. En tout cas s'ils avaient voulu nous tuer, ils l'auraient déjà fait, et puis nous portons l'uniforme de La Croix Rouge, ce qui devrait nous protéger, lui répondit-il sur le même ton.
Ils parcoururent quelques kilomètres en direction du front, ce qu'ils comprenaient parce qu'on commençait à entendre au loin les déflagrations dues aux combats. Leur cœur tambourinait dans leur cage thoracique et pulsait jusqu'à leur tempe. Chaque minute qui passait s'égrainait avec une infinie lenteur. Le temps qui s'étirait donnait l'impression qu'il s'était dilaté et le trajet leur parut interminable : ne pas savoir ce qui les attendait au bout du chemin était une torture de l'esprit. Enfin, ils quittèrent la route pour emprunter un sentier dans un bois, puis lorsqu'il devint trop étroit pour le chariot, les soldats les firent descendre et ils finirent à pieds pour rejoindre un campement de fortune caché dans un fourré. Là, se trouvaient deux autres soldats dont un blessé : un officier, d'après les insignes de son uniforme. Il se redressa difficilement, aidé par l'un des soldats et s'adressa à Albert dans un bon français, mais avec un accent allemand. Sa voix était faible et teintée de souffrance.
- Vous êtes médecin ?
- Non, répondit brièvement celui-ci qui commençait à comprendre la raison de leur enlèvement.
- Infirmier alors ? il grimaça de douleur.
- Moi oui, répondit Candy qui pouvait comprendre ces simples mots de français.
- Je suis blessé … et j'ai besoin de soins, souffla-t-il avec peine.
Cet officier, un capitaine, avait été blessé alors qu'il se trouvait avec les trois soldats en territoire français, mais il ne voulait pas être fait prisonnier car il détenait des renseignements sensibles, ils avaient donc erré en se cachant. Ensuite, lui et ses hommes avaient aperçu leur chariot et leur uniforme de La Croix Rouge. Voilà pourquoi trois d'entre eux les avaient suivis et les avaient interceptés, pour trouver quelqu'un capable de le soigner rapidement et sans risquer d'être pris par l'ennemi, surtout qu'il allait de plus en plus mal. Tous les combattants savaient parfaitement que le personnel de La Croix Rouge soignait tous les blessés, sans distinction de races, de nationalités ou de religions. Une fois ses blessures soignées, les cinq hommes avaient ensuite l'intention de rejoindre leur régiment sans se faire capturer.
- Je m'en occupe. Avez-vous de l'eau propre ?
Candy s'accroupissait déjà pour examiner la blessure à l'abdomen qui saignait. Une balle avait visiblement traversé la chair du côté gauche et était heureusement ressortie. Il fallait désinfecter, stopper l'hémorragie et suturer la plaie. Escortée par deux des hommes, elle récupéra la trousse de secours dans leur chariot et, aidée par Albert, s'occupa du mieux qu'elle le put du blessé, considérant les conditions. Le jeune couple pensait pouvoir repartir aussitôt les soins effectués, mais ils furent gardés pour la nuit, en partie pour veiller sur le blessé et pour qu'ils ne donnassent pas l'alerte. Le dialogue avec le Capitaine s'était poursuivi en anglais, car ce dernier avait compris qu'ils étaient anglophones, et par chance, c'était un homme lettré connaissant plusieurs langues.
La nuit fut difficile. Candy se blottit dans les bras d'Albert au sein desquels elle se sentait protégée. Il la caressait en guise de réassurance et lui murmurait des paroles qui la calmaient. Ils somnolaient par moment sans vraiment pouvoir dormir, de plus l'infirmière dut vérifier plusieurs fois l'état du capitaine qui s'était stabilisé.
Au petit matin, le blessé décida qu'il fallait repartir au plus vite, et le chariot à cheval avec ses deux occupants de La Croix Rouge étaient une aubaine et une bonne couverture. Ils débarrassèrent le véhicule d'une partie de son contenu : de gros sacs de farine très encombrants, qui furent abandonnés dans la forêt pour laisser place aux Allemands cachés sous la bâche, avec Candy comme moyen de pression pour qu'Albert conduise docilement. S'il faisait le moindre geste pour les trahir, le capitaine lui avait promis de tuer l'infirmière. Ils parcoururent ainsi une quarantaine de kilomètres en direction du front. Ils s'enfoncèrent de nouveau dans un petit bois où Candy et Albert furent abandonnés avec le chariot qui ne pouvait plus aller plus loin. Le capitaine, qui allait mieux, monta à dos de cheval et avant de partir avec ses hommes il remercia Candy en particulier.
- Je vous remercie beaucoup Mlle Candy, sans vos soins je ne serais certainement mort à l'heure actuelle. Votre engagement à La Croix Rouge qui veille à soigner les hommes quelle que soit leur nationalité est admirable. J'aurais tant aimé vous rencontrer dans d'autres circonstances que cette horrible guerre décidée par les gouvernements inconscients et aveuglés par la haine et des enjeux politiques qui me dépassent. Dans la vie civile je ne suis qu'un simple fils de bonne famille qui enseigne la littérature à l'université. Je n'ai pas voulu ce conflit ni toutes les horreurs qui vont avec, tout comme vous j'en suis certain.
- En effet, vous avez raison Capitaine. Prenez soin de vous, répondit Candy touchée par ses mots.
- Nous vous remercions de nous avoir traités avec respect, vu les circonstances, renchérit Albert.
Le jeune couple était soulagé d'avoir été relâché, mais ils étaient inquiets car ils n'avaient aucune idée de l'endroit où ils se trouvaient exactement. Probablement près des lignes allemandes, de plus ils entendaient régulièrement les bruits de la guerre tout proche : obus, armes à feux…
- Albert, qu'allons-nous faire ? demanda Candy sur un ton angoissé.
- Nous allons essayer de rejoindre l'hôpital. D'après mon estimation nous devons être au plus à une cinquantaine de kilomètres au nord-est. Au pire, même à pieds, nous pouvons y être en deux à trois jours. De toute façon, il faut s'éloigner d'ici au plus vite car cette zone est dangereuse.
Albert avait acquis une certaine expérience du terrain durant les deux mois durant lesquels il avait recherché Candy. Son ton calme et rassurant l'avait rassérénée. Elle savait qu'elle était entre de bonnes mains. Albert lui expliqua qu'ils essaieraient de longer la route en restant à couvert dans le bois ou les talus des bas-côtés.
Ainsi ils commencèrent leur périple, mais ils n'avaient pas fait deux kilomètres qu'ils tombèrent sur une patrouille de trois soldats germaniques, beaucoup plus agressifs que le capitaine et ses hommes qui, somme toute, s'étaient comportés avec le maximum de civilité possible, vu le contexte. Les nouveaux attaquants - un petit, un grand gringalet et un balafré - faisaient peu de cas de leur uniforme de La Croix Rouge. Et l'un d'entre eux en particulier, le plus petit, posait un regard lubrique sur Candy. C'était malheureusement l'un des aspects de la guerre, poussant certains hommes à se conduire pire que des animaux, obéissant à leurs plus vils instincts se sachant impunis. En pensant également qu'ils pouvaient mourir à chaque instant, ils se croyaient alors autorisés à « s'amuser » en torturant, en tuant par plaisir ou en violant.
- Hum ! Jolie petite demoiselle…
Dit en français, avec un fort accent germanique, l'homme au regard libidineux, tout en s'approchant d'elle, la lorgnant de la tête aux pieds. Puis il continua à lui parler en allemand, échangeant aussi quelques mots avec ses camarades qui tenaient Albert en respect avec leurs armes. Apparemment c'était le meneur.
- Suis sûr est encore pucelle... continua-t-il en mauvais français et en lorgnant Candy. Je vas montrer toi, comment vrai homme prendre pucelle. Et toi, regarder moi faire! termina-t-il en pointant du doigt Albert et avec un rictus machiavélique affiché sur sa face repoussante.
L'homme, enfin si on peut appeler cela un homme, suintait la luxure. Il éclata d'un rire mauvais et sardonique dont les deux autres firent écho.
Le blond sentait son sang bouillir dans ses veines, son cœur battait à toute allure. Il n'arrivait même plus à déglutir tellement sa bouche était sèche et sa gorge remplie d'une boule sous l'effroi de la réalisation de ce que ces scélérats avaient l'intention de faire. Mais que faire pour les en empêcher ? Trois hommes armés contre un couple sans défense ? Son regard croisa celui de Candy rempli de terreur. Elle avait compris, elle aussi.
! Attention début de la scène de violence !
Le chef commença alors à saisir Candy par les bras, puis il essaya de l'embrasser de force. Elle se débattit avec pugnacité, en lui tambourinant la poitrine avec ses poings, tout en criant en anglais : « NO ! Let me go, you brute! (1)! » plusieurs fois. Mais il était plus fort et il réussit à la rapprocher plus près de lui, emprisonnant les poings de la jeune femme entre leurs deux corps. Cependant, elle détourna la tête et réussit à éviter de justesse le baiser sur la bouche, mais elle sentit un contact humide et dégoûtant sur sa joue.
Albert hurlait, impuissant, exigeant qu'il la relâche.
Candy se défendait trop bien, donnant maintenant des coups de pieds, de genoux. Elle dégagea un instant ses mains et griffa au visage cette crapule de la pire espèce, alors il la gifla violemment et Candy sentit un goût métallique dans sa bouche, un filet rouge s'échappa de ses lèvres. Mais étant de petite corpulence, le monstre n'arrivait pas à la maîtriser complètement seul, alors il ordonna quelque chose au gringalet, qui vint à la rescousse. Les deux comparses firent basculer Candy par terre. Elle se débattait et criait de toutes ses forces. Le chef de la bande était déjà sur elle, tandis que le gringalet, était agenouillé prés de son crâne, faisant face à son complice. Il maintenait fermement les bras de Candy au-dessus de sa tête. Les trois se parlaient en allemand, ricanant. Le meneur avait déjà déboutonné et baissé son pantalon. Il était maintenant en train de remonter les jupes de Candy qui était immobilisée sous le poids de ce rustre. Elle était remplie de terreur, son regard était horrifié par la vision du rictus lascif qui déformait le visage anguleux et des yeux libidineux aussi noirs que l'âme vicieuse de ce monstre. Les battements de son cœur avaient atteint un rythme alarmant. Elle était dégoûtée aussi par la puanteur de cette bête immonde en rut, qui l'écrasait. Son contact la révulsait. Elle ne voulait pas être saccagée ainsi et devant les yeux de son fiancé. Elle aurait préféré mourir en cet instant, car c'était seulement à lui, à Albert aurait dû être le premier et l'unique,
et nul autre ne devrait poser ses mains sur elle ! Elle commença à pleurer de rage. D'horreur. D'impuissance. Et de honte aussi. Ses cris étaient déchirants.
C'était l'enfer sur Terre !
Albert était tendu comme un arc et scrutait la moindre occasion pour pouvoir sauter sur le soldat balafré qui le maintenait en joue. Il n'allait pas laisser sa fiancée se faire molester, puis ravager par ces goujats sans rien faire, fut-ce au péril de sa vie. Il attendait juste la meilleure opportunité qui lui donnerait le plus de chance de réussir. Il ne fallait pas agir stupidement, mais garder son sang-froid. S'il attaquait au mauvais moment, il gâcherait toute possibilité de sauver Candy. Facile à dire, mais difficile d'attendre même une milliseconde, alors qu'il était aux premières loges d'un spectacle atroce qui lui laminait l'âme. Lui déchiquetait le cœur. Il en avait la nausée, un goût de bile lui emplissait la bouche, de la transpiration froide s'écoulait de son front, de ses tempes et le long de sa colonne vertébrale, et il pouvait entendre les battements douloureux de son cœur lui bourdonner dans les oreilles sur un rythme effréné.
Badaboum, Badaboum, Badaboum ...
Pendant un bref instant, le balafré qui tenait le fusil détourna son regard pour reluquer la scène du drame et s'en exciter davantage, anticipant avec jubilation ce qui l'attendrait lorsque viendrait son tour. Albert, tel un félin qui avait attendu son heure, bondit sur sa proie en un éclair. Il saisit le fusil par le côté du canon. Le soldat se défendit, lui envoyant des coups dans les côtes, mais Albert réussi à s'emparer de l'arme et lui assena un violent coup de crosse à la tête.
Paf ! Ce dernier s'écroula inconscient sur le sol en émettant un seul petit gémissement.
L'adrénaline qui s'écoulait dans les veines d'Albert décupla ses forces et sa rapidité, si bien qu'il arriva sur le gringalet qui maintenait les bras de Candy et qui lui tournait le dos. Celui-ci, tout à son excitation lui aussi, ne vit donc pas le blond s'abattre sur lui. De plus, les sanglots entrecoupés des cris effrénés de la jeune femme avaient couvert les bruits de lutte. Quant au chef, complètement excité à l'idée d'assouvir ses pulsions infâmes, était tout occupé à sa tâche en embrassant sa victime dans le cou, et essayant de lui arracher ses sous-vêtements. Les deux barbares comprirent, mais un peu tard, ce qui se passait. Le gringalet lâcha les bras de Candy pour se saisir de son arme abandonnée négligemment sur le sol derrière lui, mais il fut terrassé par le blond qui l'avait éloignée avec son pied, et dans sa fureur, lui infligea le même traitement qu'au précédent.
Pendant ce temps, Candy qui avait maintenant les mains libres, repoussa son assaillant, qui de toute façon essayait de se relever voyant son complice se faire assommer devant lui. Mais ses jambes entravées par son pantalon baissé ne purent lui obéir et il trébucha pour s'affaler de tout son long sur le sol. Albert asséna un, puis deux, puis un dernier coup de crosse pour neutraliser le dernier adversaire.
Paf ! Paf ! Paf !
Sa fureur était à son comble et il aurait pu le tailler en pièces et le réduire en bouillie sanglante pour avoir osé toucher sa bienaimée. S'il s'était retenu de justesse, c'était uniquement en voyant les yeux effrayés et même terrorisés de Candy. Il ne voulait pas lui infliger, en plus, la vision horrible d'un crâne défoncé de son propre fait, alors il lâcha l'arme pour se précipiter vers elle et vérifier son état.
! Fin de la scène de violence !
- Candy, mon amour, es-tu blessée ?
Il lui essuya le sang qui s'était échappé de sa bouche avec ses doigts et il vit la marque rouge laissée par la gifle, ainsi qu'une ecchymose qui commençait à se former sur sa joue. Son cœur se serra.
- Non, non…ça va Albert... Il n'a pas eu le temps de… Il n'a pas réussi à me… commença-t-elle à dire d'une voie lointaine, le regard dans le vague.
- Oui je sais, Candy, dit-il d'une voix à la fois brisée et concernée, des larmes brillaient dans ses yeux.
Il la prit dans ses bras pour la réconforter en lui disant que tout était fini. Il tremblait lui-même de tous ses membres, à cause de l'adrénaline qui courait dans son sang il haletait et commença à sentir ses forces l'abandonner et ses jambes flageoler, mais il savait aussi qu'ils n'avaient peut-être pas beaucoup de temps avant que les trois sagouins ne reprennent conscience. Au moins, aucun coup de feu n'avait été tiré, évitant ainsi d'attirer d'éventuels autres assaillants s'ils étaient en zone ennemie. Il devait être fort pour elle.
- Nous devons les attacher rapidement avant qu'ils ne se réveillent et reprendre la route… ça va aller Candy ? lui dit-il doucement.
Albert était très inquiet par son calme apparent, il savait qu'elle devait être complètement choquée, mais il ne pouvait pas se permettre d'attendre plus longtemps.
- Oui, oui…
Mais soudain, elle se détourna pour vomir. Albert lui massa le dos, tout en la réconfortant du mieux qu'il le pouvait. Candy se reprit aussitôt comprenant l'urgence de la situation, alors pour ne pas s'effondrer, elle se coupa de ses émotions. Elle agissait plus comme un robot, elle ne versa même pas une seule larme supplémentaire, car malgré sa volonté, elle était effectivement encore sous le choc. Mais comme l'avait demandé Albert, il fallait se dépêcher. Elle se laissa donc guider par ce que la voix de son sauveur lui commandait de faire.
Ils utilisèrent les ceinturons et les sangles des besaces de ces saligauds pour les ligoter, cela leur donnerait un peu de temps pour s'enfuir en prenant de l'avance.
Ils reprirent la route dans l'urgence, Albert menant Candy par son bras, et parcoururent une bonne dizaine de kilomètres avant d'arriver près d'une ferme isolée et abandonnée à moitié en ruines : éventrée par la chute d'un obus. Albert vérifia qu'elle était déserte, puis ils entrèrent dans ce qui restait de la cuisine ils étaient affamés et peut-être y trouveraient-ils quelques denrées comestibles ? Le blond fouillait les placards et buffets, glanant quelques bocaux de fruits, de légumes et une terrine en conserve. Même sans pain c'était bien suffisant.
Pendant qu'Albert était tout à sa quête, Candy s'était finalement affalée sur une chaise en paille. Elle se mit à trembler de tout son corps de façon incontrôlable. Elle se recroquevilla sur elle-même en position fœtale, encerclant ses genoux de ses bras, elle se balançait d'avant en arrière, puis elle commença à répéter comme une litanie :
- Il a mis ses sales mains sur moi… il a failli me… ils ont essayé de me…
Elle était en état de choc.
Le danger à présent écarté, elle subissait le contrecoup de cette agression barbare. Albert, la voyant ainsi, comprit tout de suite son état, alors il se précipita à son ses côtés et s'agenouilla près d'elle, prit ses mains dans les siennes et lui parla doucement :
- C'est terminé maintenant Candy. Tu es hors de danger. Ils sont loin et ils ne peuvent plus te faire du mal ! Et de toute façon, je suis là et je te protégerai.
Candy s'éclata en sanglots et se laissa glisser sur le sol, dans le giron protecteur de son fiancé qui s'assit sur ses talons en la recueillant. Il l'encercla de ses bras forts dans une étreinte chaleureuse et apaisante. Il se mit à la bercer en lui murmurant de doux mots à l'oreille comme on calmerait un enfant qui venait de faire un cauchemar, et il lui caressait tendrement les cheveux et en déposant de tendres baisers sur sa tête. Peu à peu, après de longues minutes, les tremblements et les sanglots cessèrent. Ils restèrent ainsi un bon moment. Albert ignora les fourmillements qui envahissaient ses jambes repliées, jusqu'à ce que Candy reprit ses esprits.
- Merci, mon amour. Une fois de plus tu m'as sauvée. Mais ils auraient pu te tuer !
Elle avait une vive émotion dans la voix en réalisant que son bienaimé aurait pu perdre la vie dans cette attaque, et cette idée lui était insupportable. Alors elle se serra plus fort contre lui. Albert grimaça de douleur à cause des coups reçus dans ses côtes un peu plus tôt, mais Candy ne pouvait pas le voir.
- Je n'allais tout de même pas rester sans rien faire. Tu es mon trésor, ce que j'ai de plus précieux. Tu es toute ma vie, Candy !
Ensuite ils mangèrent une partie des victuailles récoltées. Candy se sentait épuisée, complètement vidée par les émotions, qui, aggravées par à la nuit blanche et à la marche dans les bois et taillis avaient eu raison de ses forces. L'après-midi était déjà bien avancé, ils décidèrent donc de rester dans cette ferme pour la nuit. Ils s'étaient suffisamment éloignés de la zone des combats, et mieux valait une bonne nuit de repos à l'abri pour reprendre des forces pour faire le maximum de route le lendemain. Ils pensèrent à leurs amis à l'hôpital qui devaient s'inquiéter de leur disparition.
Ils explorèrent les lieux. Il y avait une seule chambre exploitable pour passer la nuit, ils trouvèrent des draps propres dans une armoire. Ils purent même se laver, grâce à un morceau de savon laissé sur l'évier de la cuisine et à de l'eau qu'Albert prit du puits dans la cour. Elle était froide, mais après une nuit passée dans les bois et tous les événements, ce n'était pas du luxe. Et puis Candy voulait se nettoyer aussi pour enlever cette sensation de souillure laissée par les sales pattes et la bouche putride de ce porc infect sur sa peau. Elle voulait se purifier.
Candy rentra dans la chambre qu'elle avait quittée pour donner à Albert l'intimité nécessaire pour se laver, ce que le jeune homme avait fait lui-même pour elle. Albert était en train de revêtir sa chemise et alors que l'infirmière remarqua qu'il grimaçait à chacun de ses mouvements et s'en inquiéta :
- Albert, es-tu blessé ? Je vois que tu souffres.
- Ce n'est rien, Candy, juste quelques coups dans les côtes qui me chatouillent un peu.
- Montre-moi ! insista-telle en allant vers lui.
- Non, ce n'est pas la peine, ça va aller, dit-il nonchalamment.
- Je veux t'examiner, il pourrait y avoir des dommages internes ! répondit-elle de sa voix autoritaire qu'elle employait toujours avec les patients récalcitrants.
- Bon, bon, très bien mademoiselle l'infirmière, répondit-il d'un air taquin et de façon à alléger un peu l'atmosphère.
Ils rirent doucement tous les deux. Albert déboutonna et ôta sa chemise qu'il venait juste de loger dans son pantalon, puis son maillot de corps. Candy commença l'examen clinique de son patient debout : elle palpa scrupuleusement ses côtes, devant puis derrière. Elle lui demanda ensuite de s'allonger sur le dos et recommença à l'examiner, il grimaçait à l'endroit douloureux.
- Je ne sens pas d'épanchement. Je pense que tu as deux côtes fêlées. Rien de grave, mais il faudra éviter de trop bouger le torse. Je vais découper un drap pour te faire un bandage de contention, cela t'aidera.
- Merci mademoiselle l'infirmière, dit-il en faisant un clin d'œil.
Candy tira la langue en guise de réponse, puis elle l'aida à se redresser pour s'asseoir. A cette fin, elle encercla le torse d'Albert de ses bras. C'est alors qu'elle prit conscience de leur proximité. Au moment de l'examen, son côté professionnel avait pris le dessus, mais maintenant elle pensait qu'elle avait son fiancé torse-nu, entre ses bras. Elle apprécia alors la chaleur de sa peau qui était plutôt douce pour celle d'un homme. Elle sentait ses muscles se dessiner sous ses doigts. Troublée, elle inspira profondément et une agréable odeur masculine mêlée à celle du savon envahit ses narines. Elle s'écarta lentement de lui. Elle était assise sur le bord du lit face à lui et ses yeux ne purent s'empêcher de vagabonder sur tout son abdomen, ses pectoraux et les poils dorés qui les parsemaient. Elle admirait chaque détail, chaque relief.
- Tu es vraiment un très bel homme.
Elle prononça ces mots dans un murmure, presque pour elle-même. Elle avait pourtant pas mal de points de comparaison avec tous les soldats qu'elle avait soignés et vus, entièrement nus même, pour certains.
Elle se souvint alors d'une scène particulière. Elle devait admettre que quelques temps avant son départ des Magnolias, elle s'était surprise à scruter Albert de la même façon, même si ce n'était alors pas d'aussi près.
Ce dimanche matin-là, elle s'était levée plus tôt que d'habitude. En sortant de leur chambre, elle avait remarqué que la porte de la salle de bains était restée à moitié ouverte pour laisser s'évacuer les vapeurs de la douche. Elle s'approcha, et à l'intérieur, elle aperçut Albert, d'abord de dos. Il était devant le miroir, en train de finir de se raser. Il ne portait qu'une simple serviette autour de la taille. Elle s'était sentie légèrement troublée sans être capable de pointer vraiment pourquoi, mais elle avait observé ses belles lignes masculines et les muscles qui ondulaient sous sa peau.
En apercevant la jeune femme, Albert s'était retourné pour la saluer, lui offrant un nouveau point de vue à admirer, juste avant que Candy ne se retournât et ne s'éloignât, rouge comme une pivoine, à la fois gênée d'avoir été surprise d'avoir lorgné son colocataire à demi-nu et aussi perturbée encore davantage par la vision de sa poitrine. Ses cicatrices étaient très récentes et encore violacées à l'époque, et elle avait voulu mettre son trouble sur le compte de l'émotion de voir ces traces laissées à jamais par le félin, lui rappelant qu'il avait risqué sa vie pour elle.
Pourtant à l'époque, elle ne pouvait tout simplement pas admettre que son corps avait tout simplement commencé à réagir à celui d'Albert. Ce n'était pas Terry, cependant, c'était la première fois qu'elle avait ressenti l'aiguillon du désir. Cette sensation étrange, mais si agréable. Un plaisir douloureux. Une tension qui demandait l'assouvissement. Une chaleur brutale qui prenait naissance dans son bas ventre pour inonder toutes ses entrailles et remonter jusqu'à la pointe de ses seins qui s'étaient durcis et étaient devenus si sensibles au frottement du coton de sa chemise de nuit. C'était l'un des signes de l'éveil de son corps et l'épanouissement de son amour pour lui. Candy chassa alors de son esprit cette idée absurde, cette attraction charnelle.
Mais aujourd'hui, elle savait que ce trouble était dû à autre chose de bien plus profond, de plus intense que ce qu'elle avait supposé à l'époque.
Et là, à cet instant, c'était la première fois que Candy disait à Albert qu'il était beau. Il en fut ému.
- C'est vrai, Candy, tu me trouves beau ?
- Je n'y avais pas pensé plus que cela avant, car c'est ta personnalité que j'aime avant tout, mais là, maintenant…
Elle ne put trouver les mots pour finir sa phrase, mais son admiration était implicite. Son regard ne pouvait pas se détacher de son torse, même si c'était inconvenant. Elle était comme hypnotisée, puis elle aperçut les cicatrices laissées par les griffes du lion : des lignes parallèles nacrées qui étaient là pour lui rappeler la bravoure de son Prince. Elle tendit la main pour les toucher. Ce contact électrisa Albert de plaisir, alors il plaça sa main sur la sienne pour stopper la caresse trop intense pour rester de marbre.
- Je chéris ces cicatrices car elles me rappellent de toi, Candy. Chaque fois que je les sens. Chaque fois que je les touche…
Sa voix était plus rauque qu'il ne l'avait voulu. Leurs yeux se croisèrent alors, Albert pouvait lire la passion qui agitait ces belles émeraudes, mais après la tentative de viol qu'elle venait de subir le matin même, il ne voulait s'autoriser aucune sensualité qui risquait d'aller trop loin. Il fit mine de se lever mais Candy le retint et lui demanda :
- Albert, embrasse-moi ! Je veux effacer ce qui s'est passé ce matin.
Devant ses yeux suppliants, il céda en déposant juste un baiser chaste sur son front, mais Candy lui passa les mains autour de son torse et l'embrassa sur les lèvres de façon presque sauvage. Sous l'effet de surprise, et dans un premier temps, Albert répondit à sa passion. Il gémit de plaisir lorsqu'il sentit ses mains féminines le caresser langoureusement sur tout son torse. Le contact de la pulpe de ses doigts sur sa peau nue, c'était absolument divin, mais lorsqu'une certaine partie de son anatomie masculine commença à le picoter, il interrompit le baiser brusquement. Candy était visiblement perturbée et il ne voulait pas profiter de sa vulnérabilité. Elle parla d'une voix fiévreuse.
- Mon amour, je veux que tu sois le premier et l'unique. J'ai eu si peur ce matin, car c'est à toi que je veux me donner, et à personne d'autre !
Candy était vraiment bouleversée. Elle était encore sous le choc de cette agression et cela la faisait agir de façon inattendue, comme si elle voulait annihiler le souvenir dégoûtant et écœurant des horribles mains graisseuses et de la bouche avilissante de son agresseur, et le remplacer par celui si agréable de son fiancé. Albert qui la connaissait si bien, comprit qu'elle n'était pas dans son état normal. Ah ! Il aurait tant aimé la faire sienne, combien il désirait lui faire l'amour, explorer chaque parcelle de son corps et lui faire découvrir les délices de l'amour charnel, mais certainement pas dans ces conditions. Jamais ! Beaucoup d'hommes auraient profité égoïstement de sa vulnérabilité, mais pas Albert, il l'aimait beaucoup trop pour ça.
- Candy, moi aussi, je te désire et j'ai très envie de te faire mienne, mais quand nous serons mariés mon amour. Ne t'inquiète pas, ils sont loin maintenant et personne ne te touchera.
- Oh, j'ai si peur Albert !
Elle lui répondit en éclatant en sanglots et en se réfugiant contre sa poitrine robuste. Il l'entoura de ses bras forts, la tira pour la placer sur ses genoux et la berça en lui murmurant des mots doux. Il pouvait sentir ses larmes couler sur sa peau nue comme autant de caresses désespérées. Enfin elle se calma et se rappela brusquement qu'elle devait lui faire un bandage.
- Je suis désolée, … je ne sais pas ce qui m'a pris… j'ai même oublié ton bandage !
- Ce n'est rien mon amour, Il y avait de quoi être secouée.
Candy se leva, elle avait retrouvé ses esprits et se mit à la confection du bandage en pensant à ce qui venait de se passer. Elle rougit en pensant à ses avances si explicites et elle s'estima très chanceuse d'avoir eu Albert à ses côtés. Elle savait que beaucoup d'hommes auraient profité de son état de faiblesse sans aucun scrupule, mais lui, il avait compris que c'était le choc qui l'avait poussée à agir ainsi. Il était vraiment un homme merveilleux, extraordinaire.
Le bandage soulageait Albert en maintenant ses côtes. Ils étaient épuisés tous les deux, physiquement et moralement, alors après un repas improvisé, ils décidèrent de dormir bien que le crépuscule venait à peine de se pointer. Le jeune homme voulait dormir par terre, mais Candy insista pour qu'il partage le lit avec elle pour la rassurer alors c'est dans leurs sous-vêtements qu'ils s'installèrent pour la nuit. Candy vint se lover contre Albert qui lui murmura une berceuse en gaélique. Réconfortée, elle ne tarda pas à s'endormir sagement. Le blond rêvait à ce jour où il pourrait la tenir ainsi entre ses bras chaque nuit, en tant que mari et femme. Pouvoir sentir sa chaleur. Entendre sa respiration rythmique. Sentir son odeur.
Il resta vigilant presque toute la nuit, car il craignait que d'autres visiteurs ne viennent. Candy fit un cauchemar, impliquant ses agresseurs, qui l'éveilla, mais calmée par Albert elle se rendormit.
Le lendemain, dès l'aube, ils se remirent en route. Après quelques kilomètres, ils estimèrent qu'ils n'avaient plus besoin d'être à couvert. Ils marchèrent donc sur le bord de la route et avec un peu de chance, ils rencontreraient un véhicule qui pourrait abréger leur périple. Au bout d'environ cinq nouveaux kilomètres, une ambulance de La Croix Rouge s'arrêta près d'eux en reconnaissant leur uniforme : c'était deux volontaires américains qui allaient justement vers Château-Thierry. Ils embarquèrent alors à bord du véhicule.
Albert principalement raconta leur mésaventure sans toutefois mentionner la tentative de viol, il ne voulait pas faire revivre cela à Candy et encore moins devant des inconnus. Ils discutèrent aussi de la guerre, des derniers affrontements, de tous ces combats meurtriers inutiles. L'un des deux Américains qui s'appelait Lansing Warren (2) se mit à réciter un poème qu'il avait écrit.
(Conseil pour les Anglophones, désactiver le traducteur car, curieusement, il traduit les textes anglais en anglais, mais en déformant parfois le texte original! )
La guerre de Absolution
Les espoirs d'un monarque, un peuple dupés pour combattre
Ni tenir compte de l'objet qu'ils se battaient pour,
objectifs contradictoires des nations, chacun droit
Ont plongé le monde, contre son gré, dans la guerre.
Trois années de tragique effusion de sang, les déchets et le malheur,
Trois ans de lutte inutile sur le terrain,
conflit de tous les jours avec l'ennemi invisible
Et assassiner gros qu'aucune cause ne peut protéger,
À moins, hearafter quand la fin est,
Le droit de la guerre est refusée aux Etats,
Et la puissance d'une véritable démocratie
Doit purger l'horreur de haines non naturels.
Ensuite fermement la liberté se lèvera et se
Où se tord le serpent sanglant de « Terre No Man! »
Enfin ils arrivèrent à l'hôpital en milieu de journée, au plus grand soulagement de tous. Ils racontèrent leur histoire, d'abord l'embuscade puis la mauvaise rencontre. Candy raconta qu'Albert avait risqué sa vie pour la défendre, mais en laissant de côté les détails de la tentative de viol et elle insista pour qu'il se fasse examiner par un médecin. C'était le Dr de Vigny qui était de service à ce moment-là.
Pendant qu'il auscultait Albert il remarqua ses cicatrices. Il avait cru que Candy avait un peu exagéré quand elle lui avait dit que le blond l'avait sauvée d'une attaque d'un lion, mais il avait la preuve sous ses yeux.
- Ces cicatrices ressemblent à celles des griffes d'un gros félin.
- Effectivement, je me suis retrouvé sur le chemin d'un lion qui s'était échappé d'un cirque.
Pierre réalisa que tout était vrai et qu'en plus il ne se vantait même pas, que c'était pour sauver la vie de Candy, alors il ne put s'empêcher de lui poser une question qui était plus une constatation.
- Vous l'aimez vraiment n'est-ce pas ?
- Pardon ?
Albert était surpris par sa question très directe et son changement brutal de sujet.
- Mlle Candy,… vous l'aimez au point de vouloir sacrifier votre vie pour elle, que ce soit contre un lion ou contre trois soldats armés !
Albert, comprenant que Candy avait dû lui parler de l'attaque de l'animal, dit sans répondre à la question :
- Je vois que Candy vous a raconté l'histoire.
- En effet, j'avais eu le malheur de vous remettre en cause il y a quelque temps, alors elle vous a défendu, bec et ongles, … Elle aussi… elle aussi vous aime vraiment. Vous avez vraiment de la chance M. Ardlay !
Pierre parlait avec de la tristesse mêlée d'envie, mais sans rancœur, c'était un homme d'honneur. Et puis, il devait bien admettre qu'il ne connaissait Candy que depuis quelques mois, alors qu'Albert, cela faisait des années.
- Oui, je le sais, répondit simplement Albert.
- Alors prenez bien soin d'elle.
- J'y compte bien… Vous aussi n'est-ce pas ?... Vous l'aimez ?
- Disons qu'à un certain moment, j'avais espéré… il laissa sa phrase en suspens.
- Je comprends.
Ô combien il comprenait cet homme ! Il s'était retrouvé dans la même situation que lui pendant des années : se languir pour Candy en espérant, alors qu'elle en aimait un autre. Quelle souffrance, et il compatissait sincèrement pour le médecin. Albert ressentait non seulement de la compassion, mais aussi de la gratitude pour son noble comportement.
- Je confirme que vous n'avez rien de cassé, juste deux côtes de fêlées. Il faudra ne pas forcer, donc ne pas soulever de charges lourdes et conserver un bandage pendant les deux semaines à venir, et tout rentrera dans l'ordre.
- Merci Dr de Vigny… Merci pour tout !
Les deux hommes se comprirent à demi-mots et ressentaient un respect mutuel. Ils étaient de la même trempe, finalement.
à suivre...
Eh oui, on a vite oublié que nous étions en pleine guerre, mais au moins tout s'est bien terminé, du moins pour l'instant… Alors maintenant qu'est ce qui les attend ? Encore beaucoup d'aventures, vous pouvez compter sur moi ! -)
Notes:
(1) Traduction: NON ! Lâchez-moi, sale brute !
(2) Lansing Warren (1894 – 1987) était un reporteur américain qui a servi comme ambulancier volontaire pendant presque deux ans lors de la 1ère guerre mondiale en France, fait pour lequel il reçut La Croix de Guerre. Il écrivit ce poème qui apparait dans le « scrapbooks » d' Alma A. Clarke, une infirmière auxiliaire. Il fut ensuite correspondant pour le New York Times à Paris.
Sources: 3w Ionline (point) org / articles / auxiliaires-infirmières-scrapbooks-arrière-grand-guerre /
3w (point) nytimes (point) com / 1987/11/17 / nécrologies / Lansing-garenne-93-ex-rapporteur (points) html
Voici la traduction que je propose de son poème.
L'Absolution de la guerre
Les espoirs d'un monarque, un peuple dupé pour combattre
Sans tenir compte de l'objet pour lequel ils se battaient,
Les objectifs contradictoires des nations, chacun d'eux valables
Ont plongé le monde, à contrecœur, dans la guerre.
Trois ans de tragique effusion de sang, de déchets et de malheur,
Trois ans de lutte inutile sur le terrain,
Des conflits quotidiens avec l'ennemi invisible
Et en gros, l'assassin qu'aucune cause ne peut protéger,
À moins que, ci-après, lorsque la fin sera,
Le droit de la guerre doit être refusée aux États,
Et la puissance d'une véritable démocratie
Doit purger l'horreur de haines contre nature.
Puis fermement la liberté se lèvera et se tiendra
Où se tord le serpent sanglant du "No Man's Land!"
