Chapitre 13

La preuve de notre aventure dans la voiture se balançait sur mes épaules. Mon soutien-gorge était complètement exposé sur le devant et j'essayai de le couvrir avec le tissu bleu en dentelle en croisant les bras sur ma poitrine. Mon visage avait cette culpabilité et ce "fraîchement baisée" écrit dessus. Je savais, tandis que nous montions les escaliers de l'appartement, qu'Emmett aurait eu une journée entière avec celle-là.

Deux fois en une journée, Edward et moi nous faisions prendre avec nos pantalons baissés... enfin, façon de parler. Ça allait être un record ou quelque chose.

Heureusement, personne n'était là quand nous rentrâmes à la maison et je me précipitai dans la chambre pour changer de tee-shirt. Il était mort. Pour commencer, on voyait presque à travers le tissu. Il n'avait pas fallu grand-chose pour qu'il soit déchiré. J'eus le sentiment qu'Alice s'ennuierait un peu avec moi. A part mes mandrins rouges, le tee-shirt était la seule chose qu'elle m'avait obtenu.

Couchée sur le ventre sur mon lit, face à la porte, je regardais Edward installer le verrou. Il utilisait mon tournevis. La seule arme que j'avais amené avec moi, non seulement pour me défendre, mais pour voler la voiture de quelqu'un. Etrangement, c'était le seul outil qu'il y avait dans l'appartement.

- Donc, si ce n'était pas pour moi et mon tournevis, tu n'aurais même pas d'outil pour installer ce verrou, hein ? demandai-je, tournoyant le ruban autour de mon doigt.

Edward me regarda et sourit.

- En premier lieu, si ce n'était pas pour toi, je me foutrais complètement d'installer un verrou.

Je m'assis, surprise.

- Vraiment ?

- Vraiment, dit-il, essuyant la sueur de son front.

Il n'était pas habitué à faire des travaux manuels.

- Eh bien... qu'en est-il... d'avant moi... avec d'autres filles ? demandai-je, ma voix craquant un peu sur la fin.

Il haussa les épaules.

- Je m'en fichais.

- Tu t'en fichais si les gens venaient te voir pendant que tu couchais avec une fille ? demandai-je, jetant mes jambes sur le côté du lit. Et qu'en est-il de vouloir une vie privée ?

L'entière conversation était troublante et penser à lui avec d'autres filles était douloureux. Cela me provoquait littéralement une douleur dans la poitrine mais j'étais curieuse d'en savoir plus sur lui. Ce qu'il pensait, ce qui l'embêtait, et éventuellement, je l'espère, j'en apprendrais plus sur sa famille.

Mais pour le moment, je devais me dandiner dans les eaux tumultueuses de ses relations passées.

- Cela n'avait pas d'importance, dit-il, posant le tournevis et vérifiant la porte. Je me disais que si les gens étaient assez stupides pour venir quand je baisais une fille, alors c'était leur propre putain de problème.

Il était honnête et franc avec moi. Il n'y avait pas de conneries de prétextes et il me disait exactement ce qu'il en était. C'est pourquoi il ne réalisa pas que sa manière froide de parler de ses précédents partenaires sexuels avait redoublé ma peine. Je suis sûre que s'il avait su, il aurait été plus discret et moins brutal avec ses mots.

Mais le mal était fait et pour lutter contre le mal et la jalousie, je ne dis rien et promis de me venger.

Ce qui, avec le recul, n'était pas la chose la plus mature, mais j'étais toujours nouvelle à cela.

- Ouais, je peux voir ça, dis-je, lançant le ruban en l'air et essayant d'avoir l'air indifférente. Je m'en foutais lorsque ma mère venait me voir alors que je baisais avec mon petit-ami.

C'était un mensonge. Cela n'était jamais arrivé. Enfin, c'était arrivé, mais Mike n'avait jamais scellé l'affaire. Il était au-dessus de moi, galérant avec le papier du préservatif quand Renée était entrée. J'avais un verrou mais je ne l'utilisais pas ce jour-là. Je voulais me faire prendre. Je voulais qu'elle me voit dans une position compromettante. Elle pensait déjà que j'étais une pute - je renforçais juste cette croyance.

Edward ne savait pas cela cependant, et il tourna la tête, ses yeux plissaient vers moi.

Oh, ouais, ça ne fait pas du bien, pas vrai ?

Je me penchai sur le lit, m'appuyant sur les coudes et croisant les jambes.

- C'était une honte, aussi, de se faire prendre. J'étais si proche.

Il serra les dents et se leva. Tous les muscles de son bras étaient tendus et ses mains étaient fermées en poings. Je l'observai tandis qu'il ferma calmement et silencieusement la porte. Il la verrouilla et cela fit un faible clic. Il tourna la poignée et tira la porte vers lui. Ça marchait. C'était fermé et personne ne nous dérangerait plus jamais.

Il se tourna vers moi et je pus voir le désir et la jalousie rayonner hors de lui, et c'était comme si aucun autre homme ne pourrait exister pour moi.

J'aimais ça. Ça m'excitait. Donc, je le poussai davantage.

- Bon dieu, soupirai-je, me jetant en arrière dans le lit. C'était le seul gars qui pouvait vraiment me toucher comme ça, tu sais ?

C'était silencieux et Edward n'avait pas bougé d'un pouce. Peut-être avait-il besoin d'un peu plus.

Je devins vraiment créative, glissant mes mains sur mon corps, contre mes seins et dans mes cheveux. Ça ne faisait pas la même chose ou le même effet que quand Edward me touchait, mais j'agis comme si c'était meilleur que d'habitude.

Voulant l'achever, je commençai à faire de doux et érotiques gémissements.

- Mmm, tellement bon.

J'étais peut-être vierge et inexpérimentée à certains égards mais je savais ce qui excitait les hommes.

Il y eut un fort grognement à la porte, un certain bruit de pas, puis en un éclair, Edward était sur moi. Il attrapa mes chevilles et tira mon corps vers lui. Je glissai sur le lit d'un seul mouvement et mes fesses percutèrent ses cuisses. Il saisit mes hanches, y mettant tout son poids et se pressa contre moi. C'était fort, douloureux et susceptible de meurtre plus tard.

Je levai les yeux vers lui avec un sourire béat mais qui se changea rapidement en doux halètement quand je vis qu'il avait enlevé sa chemise.

Bordel de merde ! Il ne joue pas du tout à la loyale.

Les fois où j'avais vu Edward sans chemise pouvaient se compter sur les doigts d'une main et chaque expérience vidait mes poumons d'air. Les tatouages étaient à chaque endroit où je regardais et ses tétons étaient percés avec des haltères, et je voulais tellement y glisser mes doigts. C'était dur pour moi de penser correctement, laisser seule avec mes plans pour le rendre jaloux. Mes yeux étaient trop consumés avec son maigre corps musclé, son estomac dur et un V visible qui allait sous son jean - qui était déjà baissé assez bas sur ses hanches. Un seul tir et il serait complètement retiré.

- Qui est ce putain de gars qui te fait gémir comme ça ? demanda-t-il d'une voix faible et rauque.

- Pourquoi ? Tu es jaloux ?

- Non, dit-il, pressant mes hanches. Je pense juste que tu bluffes.

- Je ne bluffe pas, dis-je, grimaçant de douleur alors que ses doigts continuaient de creuser ma peau.

Il assouplit son emprise et se pencha vers moi.

- Je sais que tu n'as jamais été correctement baisé avant, Bella.

Mes yeux papillonnèrent et se fermèrent tandis que j'essayais de rester calme. Sa poitrine se balayait contre mes seins et mon chieur de tee-shirt était une barrière au contact de peau contre peau avec lui.

- Tu ne crois pas que je connaisse la différence ? Ses lèvres frôlèrent mon cou et remontèrent jusqu'à mon oreille pour chuchoter.

- Je l'ai su au moment où je t'ai touché ce matin.

Je bougeai mon corps et me tournai vers Edward, espérant silencieusement qu'il me le rappellerait. Il y répondit, semblant lire dans mes pensées en glissant ses mains sur le devant de mon corps et serrant durement mes seins.

C'était difficile pour moi de garder mon souffle intacte. Tous ses touchers, qu'importe leur grandeur, faisaient réagir mon corps. Il était évident que je lui mentais.

Il bougea sa bouche de mon oreille et descendit vers ma poitrine. Ses mains glissèrent jusqu'à la bordure de mon haut et d'un seul coup, il tira mon tee-shirt et mon soutien-gorge, exposant mes seins à l'air. Mes mamelons, qui étaient déjà dur par l'excitation, pointèrent davantage.

Il roula ses pouces sur eux et laissa échapper un grognement.

- Putain. Cette merde a besoin de partir.

Il lâcha mon tee-shirt et mon soutien-gorge et les deux se remirent en position. Il s'assit rapidement et me prit avec lui. Mes mains s'accrochèrent à sa taille pour garder l'équilibre et mes doigts sentirent la chaleur de sa peau.

Edward se pencha et tira mon tee-shirt au-dessus de ma tête. Il détacha ensuite mon soutien-gorge, jetant la dernière pièce de tissu à côté et me rallongea sur le lit, me dominant. Ses bras et ses coudes étaient bloqué. Il pencha la tête et me fit des baisers sur la peau, commençant du bas de mon ventre. Quand il atteint à nouveau mes seins, nus et disponibles pour lui, je me cambrai et serrai les draps du lit.

Il prit en coupe les bords de mes seins, les poussant l'un vers l'autre et créant un clivage nécessaire. Il sortit sa langue, léchant un mamelon à la fois, alternant entre les deux.

Je me mordis la lèvre, contenant les gémissements qui voulaient sortir de moi. Porte verrouillée ou pas, je ne voulais pas que le monde sache ce qu'il se passait.

Il embrassa et lécha mes seins, et j'en voulu encore plus. Il me détendit, étant tendre et doux avec ses efforts. C'était vrai. Je n'avais jamais été baisé avant et la pensée de coucher pour la première fois avec lui me rendait nerveuse mais je ne pouvais nier la façon dont il me faisait me sentir.

Je le voulais tellement et mon corps souffrait et suppliait pour lui, mais il y allait doucement avec moi. Il savait probablement à quel point j'étais inexpérimentée, malgré mes gémissements de prostituée.

Ses lèvres remontèrent à ma bouche et il me mordit la lèvre inférieure, tirant dessus. Mes mains volèrent jusqu'à ses cheveux et je rapprochai sa tête de moi, l'embrassant. C'était la rudesse que je voulais de sa part, et la passion dont j'avais envie.

Il écarta sa bouche de la mienne et soupira.

- Oh, bébé, si j'étais faible, je te baiserais maintenant.

- Fais-le, soupirai-je. Je veux que tu le fasses.

- Je sais, rit-il, m'embrassant le long de la mâchoire. Pour quelle autre raison essaierais-tu de me rendre jaloux, et puis tous ces putains de gémissements et te toucher ? Putain, femme, tes arguments étaient vraiment persuasifs, mais je connais mieux.

- Tu es un constant allumeur, dis-je, me déplaçant et roulant hors de lui. J'étais excitée comme l'enfer et il actionnait les freins. Je n'étais pas contente. Tu m'as complètement excitée pour rien.

- Qui a dit que c'était pour rien - et ai-je foutrement dit que nous avions fini ?

Il attrapa mes chevilles et me ramena à lui. Il y avait une nouvelle détermination dans ces yeux verts. Il déboutonna mon jean et je soulevai les hanches, l'aidant à le glisser hors de mes fesses, et bientôt il fit complètement partie du passé. Jeté et oublié quelque part sur le sol.

J'étais allongée sur le lit avec rien d'autre que mon sous-vêtement et Edward siffla, secouant la tête.

- Foutrement parfaite.

Il écarta ensuite mes jambes et s'installa entre elles. Sa bouche revint sur mes seins, excepté que cette fois, il était doux. Il était énergique et nécessiteux, prenant mon mamelon dans sa bouche et le suçant. Je pus sentir sa langue rouler sur le sommet et je poussai un gémissement irrégulier.

Je me foutais d'être bruyante désormais.

Edward poussa sa dureté en moi et je voulus qu'il enlève le dernier obstacle entre nous. J'enroulai mes jambes autour de ses fesses et le poussai vers moi. Il mordit mon mamelon en réponse et je jurai fortement.

Il leva la tête et me couvrit la bouche avec sa main.

- Tu dois être silencieuse, bébé, dit-il, et j'hochai la tête. Voilà une bonne fille.

Il retourna à mes seins, léchant, suçant, mordant et pinçant. Ça devenait trop, je sentis que je voulais crier. Edward bougea son corps et se repositionna à mon côté.

Il saisit mon menton et tourna ma tête vers lui, m'embrassant, bougeant vigoureusement sa langue contre la mienne. Il s'appuya sur son coude tandis que son autre main glissa le long de mon corps, pressant mon sein et pinçant mon mamelon. Il continua de m'embrasser, glissant doucement sa main à mon estomac et glissant éventuellement sous ma culotte. Ma main serra son biceps, ayant besoin de support alors qu'il se rapprochait peu à peu.

Il s'arrêta, plongeant presque ses doigts à l'intérieur, les laissant juste sur mon clitoris et je pleurnichai.

- S'il te plaît.

Il gémit, attaquant ma bouche en plongeant ses doigts en moi. La retenue qu'il avait utilisé appartenait désormais au passé et je bougeais les hanches contre sa main tandis qu'il pompait deux doigts en moi.

Je creusai mes ongles dans sa peau et suçai sa lèvre inférieure, mettant son anneau entre mes lèvres et tirant dessus. Il siffla et augmenta le rythme, sortant seulement ses doigts pour les frotter le long de ma fente. A chaque fois, cela suscitait un cri de ma part, plus fort que le dernier.

- Bébé, m'avertit-il.

Je fermai durement les yeux et essayai de rester silencieuse. Il inséra ses doigts en moi, continuant son tempo féroce, entrant et sortant, jusqu'à ce que je sois au bord de l'explosion. Sa bouche était à mon cou, suçant et mordant, mais ce n'était pas assez pour me marquer. Sa paume pressée contre mon clitoris et son pouce massant la partie extérieure de mes lèvres. Tout cela combiné à ses doigts caressant et se blottissant profondément en moi, c'était tout ce qu'il fallait.

Mon corps entier se tendit quand mon orgasme déferla en moi. Il dura trop brièvement à mon goût, mais le contrecoup, les frissonnements, firent trembler tous mes muscles.

Edward s'arrêta, attendant que mon souffle revienne à la normal avant de retirer ses doigts de moi. C'était tendre au toucher et le moindre frôlement de sa main sur mon clitoris me donnait des picotements.

Il enroula ses bras autour de moi et embrassa mon nez. Je descendais toujours du sommet et mes yeux étaient strictement fermés.

Après un moment, quand mon cœur ralentit, j'ouvris les yeux et les levai vers lui. Il me souriait - non ce n'était pas seulement un sourire, c'était un sourire arrogant. Ses yeux verts brillaient de suffisance et d'extrême satisfaction.

- Tu vois, la différence ? demanda-t-il, roulant le bout de son pouce sur mes lèvres. Et je ne t'ai même pas encore baisé, pour le moment.