Chapitre 13.
- Ron… gémis-je. Je… je vais…
C'était l'apothéose. Une léchouille supplémentaire et je me sentirais décoller au septième ciel. Me sentant particulièrement agonisant, Ron se redressa, essuya sa bouche du revers du poignet et m'embrassa langoureusement. Le goût de sa langue semblait différent. Mais j'en épargnerais les raisons.
- Harry… souffla-t-il.
Putain ! Le simple fait de dire mon prénom, tout doucement, au creux de mon oreille... Juste ça suffit à me faire chavirer.
J'avais envie de lui faire mal. De le frapper. De le mordre. De lui tirer les cheveux tellement c'était pas permis de me faire cet effet. De me faire gémir comme ça.
A califourchon sur mes hanches, il remua le bassin, électrisant mon bas-ventre. Il susurra mon prénom. Encore et encore.
Harry…
Ca résonnait dans ma tête. Toujours plus fort, toujours plus intensément. Je fermai les yeux et grogna de satisfaction. Je sentais ses mains partout sur mon corps faisant frémir chaque partie de mon anatomie.
- Harry… répéta-t-il. Harry, je t'aime…
Mes yeux s'arrondir, soudain, d'effroi. Ron me scrutait avec un sourire et bientôt son image devint brouillard. J'essayai de le toucher, tendit une main vers son visage mais il avait disparu.
Je me réveillai en sursaut dans mon lit, le cœur battant la chamade, le souffle saccadé et un pantalon plus étroit que d'habitude.
Un mois. Un mois que j'avais quitté Poudlard. Un mois que j'avais quitté Ron. Et un mois qu'il hantait mes rêves de façon plutôt embarrassante.
Parvati avait appelé ses parents après que Padma ait menacé de tout leur raconter pour le bébé. Et, comme elle s'y attendait, ses parents ne l'avaient pas accepté. Ils lui avaient ordonné de faire ses valises et s'étaient précipités fissa à Londres pour venir la chercher. Ils n'avaient même pas cherché à m'adresser la parole lorsque je leur ai ouvert la porte de la maison. Si, son père m'a fusillé du regard et m'a adressé des mots d'une langue qui m'était complètement inconnue. Parvati avait eu tout juste le temps de me lancer un « Fais attention à Pansy… » accompagné d'un sourire triste et désolé.
Depuis cet incident, j'ai déménagé de chez Hermione. Je me suis loué un appart' dans la banlieue de Londres, avec Pansy. Parvati, elle, avait repris ses cours sur obligation de ses parents. Je l'enviais.
Je me retrouvais donc comme un imbécile avec un bébé sur les bras, des rêves érotiques plein la tête et l'impossibilité de suivre la fin de mes cours.
Je baillai et me frotta les yeux. D'après mon radioréveil, il était à peine dix-huit heures… Je tendis l'oreille mais Pansy semblait s'être endormie. Je me levai et me dirigeai vers le petit lit qui sommeillait tranquillement dans le coin de la chambre. Emergeant difficilement du sommeil, je m'assis sur le tabouret tout près de Pansy et commença à la bercer doucement.
Je soupirai. J'aimerais que Ron soit là… Pansy a beau ne pas être un bébé difficile, j'ai toujours peur de faire une bourde. Je voudrais que quelqu'un de plus expérimenté m'aide, ou que quelqu'un d'inexpérimenté partage ma galère.
Agacé d'avoir déjà terminé ma sieste, je me rendis dans le salon et allumai la télé. Emissions de société, téléfilms romantiques, dessins animés, chaîne culturelle : Mammifères marins. Les dauphins ne m'ont jamais vraiment passionné…
- Harry, siffla quelqu'un.
Je sursautai violement, faisant valser la télécommande par terre.
- La cheminée, bouffon !
J'obéis à la voix et me pencha vers l'âtre. Ce visage rond, ces yeux scintillants et cet air moqueur se dessinant dans les flammes ne pouvait appartenir qu'à…
- Seamus ?
- Aïe, Dean ! grogna-t-il à travers les flammes. (Il reporta son attention sur moi.) Ah, te voilà enfin !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- On a appris que t'étais papa alors, avec Dean…
- Salut Harry ! s'écria celui-ci, poussant un peu l'Irlandais pour avoir une place dans les flammes.
Harry lui répondit par un sourire et écouta Seamus finir :
- On voulait t'adresser tous nos vœux de… nan même pas en fait.
Seamus fronça les sourcils.
- Mais enfin Harry ! Qu'est-ce qui t'as pris ?
Je soupirai. Il était évidant que ce genre de scène arrive un jour au l'autre - que ce soit en face à face réel ou en face à face flammel (je passe d'ailleurs le bonjour à Nicolas qui ce trouve au ciel maintenant, vous êtes un chic type !).
- Si vous êtes venus pour me reprocher de…
- Attends, intervint Dean. On voulait te dire aussi qu'on a gagné le match hier !
Toutes brides d'irritation s'envolèrent.
- C'est vrai ? Comment a été Colin ?
- Il était splendide ! s'exclama Seamus qui avait retrouvé sa bonne humeur.
Je me mis à sourire comme un niais devant la cheminée. J'imaginais Colin poursuivant le vif d'or en volant à tout à allure. J'imaginais la foule en délire. J'imaginais Ron, chevauchant fièrement son balai comme il me chev… Oubliez.
- J'aurais aimé être là…
Le silence tomba. Je présumais que Dean et Seamus ne savait pas trop comment aborder le sujet du bébé et de l'impact sur mes études à Poudlard.
- Comment va le petit monstre ? demanda alors Dean.
- C'est un ange, figure-toi ! répliquai-je.
- Elle ne tient certainement pas ça de son père ! blagua Seamus.
J'adoptai une mine faussement outrée mais recouvra bien vite mon sérieux.
- Alors Ron vous a tout expliqué, hein ?
- Ouaip, à Neville également. Et Parvati est venu dire à Ron ce qui s'était passé avec ses parents. D'ailleurs il t'a envoyé une lettre, tu l'as reçue ?
- Par hibou ?
- Oui.
- Non, j'ai rien eu.
- En même temps, Errol n'est pas un expert en orientation. Peut-être que tu l'auras demain.
J'hochai la tête. J'espérais vivement avoir des nouvelles de Ron, ouais !
- Il n'est pas avec vous ? m'enquis-je alors.
- Qui ça ?
- Ron.
- Ah non, il est avec Cormac en train de… finir un devoir, il me semble.
Je me figeai. Mes yeux s'arrondirent et mon cœur accéléra le rythme.
- Ah… lâchai-je.
Cormac McLaggen, cet ahuri plutôt joli, finissait un devoir avec Ron ? Je ne pouvais m'empêcher d'être sceptique. Et s'il lui faisait des avances, comme à moi ? Et si Ron ne parvenait pas à le repousser, comme moi ?
Non ! Ressaisis-toi vieux ! Ron n'est pas comme ça !
Mais il n'est pas non plus du genre à faire ses devoirs…
Je reportai mon attention vers la cheminée.
- Un devoir de quoi ?
Mais Dean et Seamus n'étaient plus là.
Je m'excuse pour le retard atroce qu'à pris la suite mais... je suis en vacances et j'ai été dans l'incapacité de poster la suite. Je m'excuse également pour l'atrocité de ce chapitre qui est plat et sans intêrets... j'essaierai de me rattraper sur le prochain !
Merci de me suivre, je vous aime !
PS : il est évident que l'adjectif "flammel" n'existe pas.
