Voilà les deux nouveaux chapitres. Il en reste 5 après celui là. =)
Bonne lecture.
Lucy lut et relut le message que Lévy avait laissé à son père. Il était clair que ce n'était qu'un mensonge. Et ce pour la simple raison que Lévy était orpheline. Sa mère, Layla, l'avait trouvée errant dans les rues d'Harugeon lorsqu'ils venaient d'arriver. Lévy ignorait donc jusqu'à son village d'origine !
Elle prit en main l'autre message : 'Je reviendrais'. En attendant, elle n'était pas là. Lucy lui avait tout confié sur son passage chez les pirates. Absolument tout, jusqu'à … sa dernière nuit avec Natsu. Et maintenant, elle était seule. Encore seule, le trou présent dans son cœur s'élargit un peu. Toujours seule, condamnée à devoir regarder partir les personnes qu'elle aimait.
Lucy secoua la tête pour chasser ses idées noires. Lévy reviendrait, elle était partie pour une raison connue d'elle seule. Mais elle reviendrait. Elle ne serait juste pas là pour l'aider à surmonter les préparatifs du mariage. Lucy aurait voulu avoir une amie pour l'aider dans cette épreuve. Une personne pour l'aider à garder le sourire. Et une personne autre qu'Angel !
Cela faisait maintenant plus d'une semaine que Lévy était partie. Lucy tentait tant bien que mal de ne pas sombrer dans une dépression. Lévy reviendrait. Elle l'avait dit. Et comme tous les soirs depuis le départ de la bleue, Lucy souffla ses bougies et s'assis près de sa fenêtre pour regarder les étoiles. Et comme à chaque fois, elle se demandait si Natsu et Lévy les regardaient eux aussi.
Dans la calèche qui l'emmenait vers Magnolia, Lucy tentait de trouver des points positifs à sa situation actuelle afin de retenir ses larmes. Depuis l'annonce de son mariage, une boule s'était formée au creux de son estomac. Pleurer soulageait un peu sa peine. Mais depuis qu'elle était montée dans cette voiture, la sensation d'être prise au piège s'était intensifiée. La boule au creux de son estomac avait encore grossie.
Sa résolution était donc de lister 3 choses positives par jour. Premièrement, la vue était vraiment belle. Les paysages que le convoi avait traversé étaient tous magnifique, et ce depuis le début de leur voyage, c'est à dire 4 jours, et il y avait encore 5 jours de route. Deuxièmement, dans la calèche elle était seule. Comprenons nous bien, il y avait son père et des gardes du corps, mais les dames de compagnie et autres serviteurs étaient dans une autre calèche. Donc elle n'avait pas à supporter Angel, et son père lisait de nombreux documents et n'avait pas le temps de parler avec elle. Troisièmement… Troisièmement… Elle allait trouver. Voilà ! Troisièmement, elle n'avait pas à se préoccuper du protocole. Elle devait avant tout porter des vêtements pratiques pour un voyage d'une telle durée. Et elle ne serait obligée de remettre ses robes à corset que le dernier jour.
Lucy sourit en voyant un enfant courir après la calèche. Elle sortit la tête et demanda à cocher de s'arrêter. Elle descendit de la voiture et fouilla un peu dans leurs affaires. Lorsqu'elle trouva un petit pain, elle le tendit au garçon en lui souriant. Son père accourait dans leur direction. Il semblait paniqué, il pensait surement avoir importuné Lucy et que cette dernière allait le faire fouetter.
« Scusez le, mon sieur, ma dame. Z'êtes pas obligé de nous donner du pain ! » et il se tourna vers son fils en ajoutant « Toi fait pas la manche ! On a à manger ! »
Lucy sourit au petit puis à son père.
« Ne vous en faites pas, monsieur. Votre fils ne faisait pas la manche. Il courrait juste derrière la calèche. J'ai trouvé que voir un visage cela changeait de la monotonie du paysage. Je voulais donc remercier votre fils pour avoir quelque peu trompé mon ennui. Je suis désolée pour le malentendu. Mais nous dormirons dans une auberge ce soir. Ce pain ne nous sera donc probablement pas utile. Et j'ai horreur de gâcher. C'est donc en réalité vous qui nous faites une faveur en prenant ce pain, et non pas l'inverse comme vous sembliez le penser… Acceptez-vous de le prendre ? »
Ah, les bonnes habitudes, les longs discours… Peut être pourrait-elle aider plus de personne lorsqu'elle serait reine ? Voilà une nouvelle chose positive ! Elle sourit de plus belle en tendant de nouveau le petit pain au fermier.
« Merci ma dame. » Le fermier lui sourit, d'un sourire sincère cette fois. « Scusez, mais si je pouvais savoir qui remercier ce soir quand je reviendrais avec le pain, ma dame. »
Lucy qui était en train de monter dans la calèche, s'arrêta sur le marche pied et se retourna pour regarder une fois de plus le fermier.
« Je suis la princesse Lucy Heartfillia. »
Lucy arrivait en vu du quartier bourgeois de Magnolia. Le prince Sting devait probablement déjà être arrivé. En effet, ils avaient eu un petit problème sur la route. L'une des roues de la calèche s'était détachée. Réparer la calèche avait duré près de 3 jours. Mais Jude avait fait envoyer une missive expliquant la situation.
Ces 3 jours avaient été les meilleurs de tout le voyage pour Lucy. En effet, elle en avait profité pour jouer un peu avec les enfants du village dans lequel ils s'étaient arrêtés. Au début, les parents s'inquiétaient un peu de ce que leurs enfants pourraient dire ou faire. Mais en voyant que la princesse ne s'offensait pas, et même au contraire semblait s'amuser sincèrement avec leurs enfants, ils retournèrent travailler.
Ce petit arrêt imprévu avait donc été une vraie bouffé d'oxygène pour Lucy. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, elle avait du remonter dans cette maudite calèche. Et elle devrait maintenant bientôt arriver dans la maison de son enfance. Cette maison chargée de souvenir de sa défunte mère…
La calèche tourna au coin d'une rue et Lucy put enfin apercevoir sa maison. Le cocher intima l'ordre aux chevaux de s'arrêter. Jude demanda pourquoi cet arrêt.
« Ce sont les villageois mon seigneur. Ils demandent à voir la princesse. »
Lucy se préparait à descendre, mais son père la retint.
« Lucy tu ne peux pas y aller. Tu ne sais pas ce que ces gens te veulent. »
« Père. Laissez-moi descendre, il ne m'arrivera rien. »
Après plusieurs minutes à argumenter Lucy put enfin descendre de la calèche. Les personnes rassemblées s'approchèrent encore d'elle, mais rien ne lui arriva. Lucy continuait d'avancer jusqu'à ce qu'une petite fille tombe à ses pieds, poussée par les personnes derrière elle. Lucy s'approcha de la petite et l'aida à se relever. Puis elle lui prit la main, et elle avança vers sa maison entrainant la petite avec elle.
« Est-ce que tu pourrais me dire ton nom ? » Lucy demanda à la petite.
« Je m'appelle Sherry. »
Lucy sourit devant l'air gêné de Sherry. Elle se mit à hauteur de l'enfant, et dans un grand sourire elle annonça.
« Bien, Sherry, tu seras ma nouvelle dame de compagnie. Ca te plairait ? »
La petite toute heureuse répondit par un immense sourire, et se précipita vers ses parents après que Lucy ait indiqué qu'elle devrait se présenter tous les jours à la maison à 8h.
Lucy retournait le plus vite possible dans sa chambre. Mais pour qui se prenait-il ? Un monstre. Ce type était un vrai monstre, et elle allait devoir l'épouser. Lui et son ami, Rogue, n'avaient fait que la rabaisser, l'humilier depuis qu'elle les avait rencontrés. Elle savait, d'après les rumeurs, que Sting n'était pas vraiment quelqu'un de bien. Mais elle pensait qu'il ne fallait pas se fier aux rumeurs. En tout cas, elle refusait de croire aux rumeurs depuis qu'elle avait rencontré Gellal, Natsu et tous les pirates de l'équipage de Makarov.
Elle claqua la porte une fois arrivée à destination. Et comme à son habitude, hurla dans les oreillers qui ornaient son lit. Ce n'était pas surprenant que le roi veuille le marier avant de mourir. Sting était une brute. Ils marchaient dans le parc de sa maison, lorsque, par erreur, un des jardiniers avait renversé quelques gouttes d'eau près d'eux. Lucy aurait eu tendance à pardonner au jardinier, s'il y avait eu quelque chose à pardonner. Mais Sting… Non, Sting l'avait fait battre.
Même les gardes ne pouvaient regarder ce spectacle. Et les malheureux qui avaient eu l'audace de détourner les yeux, avaient eux aussi été fouettés. Sting était-il si peu sûr de lui qu'il devait assurer sa domination sur les autres par la force ? Et Lucy avait assisté au spectacle impuissante.
A la cour, elle n'était qu'une princesse. Une pauvre princesse sans défense, et sans droit de s'exprimer. Lorsqu'elle entendit toquer à la porte, elle se leva et voyant que c'était Sherry demanda comment le jardinier allait. Après que le pauvre jardinier eut été battu, Sting avait repris son chemin, comme si rien ne s'était passé. Lucy avait alors demandé à Sherry d'aller chercher quelqu'un pour aider le jardinier. Elle avait également donné un peu d'argent à sa dame de compagnie pour couvrir les frais du médecin.
Mais le jardinier ne pourrait sûrement plus travailler dans les jardins royaux. Alors, la maigre somme qu'elle lui avait fait parvenir ne l'aiderait pas longtemps. Sherry l'informa qu'il irait bien. Puis demanda comment la princesse se sentait. Lucy lui retourna un sourire désabusé comme réponse.
Deux jours avant le mariage, Lucy et Sting étaient en train de se promener en dehors du château. Lucy ayant proposé l'idée de sortir du château, pour aller se promener dans une forêt non loin. Sting ayant accepé, c'est suivit de Rogue et de Minerva (la nouvelle dame de compagnie de Lucy) qu'ils se dirigèrent vers la forêt.
Lucy n'aimait pas non plus Minerva, mais Sting avait remarqué que Sherry était d'origine pauvre. Il avait souligné l'honneur qu'était le fait d'être la dame de compagnie de Lucy. Celle-ci n'eut donc d'autre choix que de renvoyer l'enfant. Mais, elle lui avait tout de même demandé de revenir. Son cuisinier avait toujours besoin d'aide, et Lucy savait l'importance d'avoir un travail pour Sherry, même à son âge.
Enfin, ils étaient sur un petit sentier, lorsque des bandits sortirent des sous-bois. Sous la surprise, Lucy cria, mais Sting fut tétatiné. Il ne pouvait pas bouger. Rogue défendit tant bien que mal son prince, alors que celui-ci, retrouvant l'usage de ses jambes s'enfuit. Minerva le suivit, abandonnant Lucy et Rogue. Ils étaient seuls, face à 7 ou 8 bandits.
Rogue réussit à faire tomber 3 adversaires, mais cela ne fit pas fuir le reste d'entre eux et il était blessé après ces combats. Dans un vain effort, il tenta de se relever afin de protéger la fuite de Lucy. Mais cette dernière ramassa l'épée que Rogue avait laissé tomber et fit face.
Elle se mit en garde devant les bandits, et attendit. Elle savait qu'elle n'aurait pas l'avantage sur eux si elle faisait le premier pas. Elle attendit donc que l'un d'eux perde patience et charge. Se remémorant ses leçons avec Natsu, elle joua sur son agilité et sa rapidité pour porter un coup sur le flanc droit de l'adversaire.
Celui-ci eut le souffle coupé, et tomba à quelques centimètres de Lucy. Si elle n'avait pas été dans une situation si désespérée, elle aurait sûrement célébré le fait qu'elle venait de mettre à terre un adversaire qui faisait plus de deux fois sa taille. Mais, elle devait se concentrer sur les autres. Un second adversaire chargea, et cette fois, elle lui entailla l'épaule droite. L'adversaire changea son épée de main et chargea de nouveau. Lucy l'esquiva et lui fit un croc-en-jambe. Le bandit perdit l'équilibre et tomba lourdement. En tombant il mit ses mains en avant, afin d'amortir le choc, mais avec son épaule blessée cela ne fit qu'empirer les choses, son épaule céda et sa tête heurta lourdement le sol.
Une fois cela fait, Lucy se redressa et se remis en position. Elle regarda les bandits droit dans les yeux et leur fit comprendre d'un simple regard qu'ils devaient partir. Elle leur fit comprendre d'un seul regard, qu'elle était plus forte qu'eux non pas physiquement, mais mentalement. Fuir ou mourir. Et ils fuirent. Ils abandonnèrent leurs blessés et coururent se cacher dans les profondeurs de la forêt.
Lucy quant à elle retourna chercher Rogue et le ramena au château. Lorsqu'elle revint, avec Rogue blessé, tout le monde semblait surpris. Lucy donna quelques ordres pour assurer des soins à Rogue et partit à la recherche de Sting. Elle le trouva dans sa chambre. Elle s'apprêtait à rentrer pour lui faire comprendre sa façon de penser lorsqu'elle entendit Minerva parler.
« En voyant Rogue se battre j'ai compris qu'il allait tout faire rater. Ses bandits étaient là pour tuer cette sainte nitouche. Mais non, il ne pensait pas que c'était une façon de faire. Mais tu sais, mon amour, si j'ai fait ça c'est pour nous. Si j'ai fait ça, c'est pour que l'on puisse rester ensemble… »
« Lucy ? Sors de mes appartements ! Tu n'as pas à y entrer sans permission.» Sting hurlait de l'autre côté de la porte. Minerva ne semblait avoir aucune réaction, ni bonne ni mauvaise. Elle était juste… figée et silencieuse.
Sting continuait de hurler des 'excuses' alors que Lucy se dirigeait vers la chambre du roi. Il était hors de question qu'elle épouse ce type. Jude entendit le vacarme et tentait aussi de raisonner Lucy, même s'il ignorait la raison de son comportement. Mais elle était têtue, et elle entra dans la chambre du roi comme une furie.
« Je n'épouserais pas votre fils, majesté ! Je suis désolée, mais c'est impossible. Je ne peux pas épouser un homme qui a une maitresse avant même que l'on soit mariés. Maitresse qui a tenté de m'assassiner, il y a quelques minutes à peine. Et si Rogue n'avait pas changé d'avis je serais morte également. Vous voulez que Sting épouse une femme ? Choisissez Minerva, moi je refuse ! »
Le roi leva les yeux vers Lucy. Il ne semblait pas surprit, de la liaison de Sting et Minerva, de la tentative d'assassinat. Il ne semblait surpris de rien de ce qu'elle venait de lui annoncer. Lucy recula doucement sous le choc de cette réalisation.
« Sortez tous. Sauf toi, Lucy. »
Jude, Sting et Minerva (qui avait finit par les rattraper) s'exécutèrent et quittèrent la salle du trône. Lucy, toujours sous le choc, retrouva enfin la parole.
« Vous saviez… Vous avez toujours su pour Sting et Minerva. Et vous voulez que j'épouse votre fils pour qu'elle ne devienne pas reine…
Le roi acquiesça lentement. Son regard, qui avait toujours été chaleureux perdit doucement son éclat. Il devint sombre, et calculateur. Le roi était un manipulateur. Quelqu'un qui obtenait toujours ce qu'il voulait, et si son titre n'était pas suffisant pour se faire obéir, les menaces elle marchaient à chaque fois.
« Oui, je savais. Et tu épouseras mon fils, sans quoi ton père sera ruiné. Son titre lui sera retiré, il ne sera plus qu'un simple paysan. Et un paysan ne peut protéger une fille suffisamment stupide pour se livrer d'elle même à des pirates. Courageuse, je l'avoue, mais stupide néanmoins. Et probablement souillée aussi. Parce que je refuse de croire que des pirates auraient pu avoir une femme comme toi à bord sans jamais la toucher. Si votre père perd son titre, vous perdrez tout, Lucy. Si vous n'épousez pas Sting, je vous ferais jeter aux cachots. Me suis-je bien fait comprendre ? »
Lucy regarda la porte derrière laquelle se trouvait son père. Avec son titre, son père avait fait de nombreuses choses pour les gens d'Harugeon. Son père l'avait aidée et soutenue. Son père était un homme bon, et qui pouvait encore faire de grandes choses… S'il gardait son titre, évidemment. Lucy se résigna. Protéger, encore et toujours ce qui nous est cher, Harugeon et ses habitants, Natsu, le royaume, son père… Mais elle avait aussi reçut. Elle avait rencontré Natsu et connu l'amour. Si elle ne pouvait vivre libre, elle pourrait vivre selon ses convictions.
« Bien, j'épouserais votre fils. »
Lucy sortit, son père n'était plus là. Elle devrait l'informer du fait que tout était réglé. Elle vit Sting du coin de l'œil, mais décida de l'ignorer et de partir à la recherche de son père. Mais Sting arma son bras, se préparant à la frapper. Lucy se retourna, et comme elle avait déjà vu Natsu le faire tant de fois, sortit son couteau (qu'elle avait placé dans sa manche dès qu'elle était revenue dans le château) et le plaça sous la gorge de Sting.
« Je vais t'épouser, comme je l'ai promis à ton père. Mais je veux que tu saches que je ne suis pas une femme sans défense. Ce n'est pas Rogue qui m'a sauvé la vie, mais l'inverse. Si je n'avais pas été là, il serait mort. Si je n'avais pas été là, ta maitresse aurait tué ton meilleur ami. J'ai mis en fuite ces bandits. Et sache encore que j'ai finit de jouer à la dame parfaite avec toi. »
Elle recula lentement le couteau, mais sans vraiment se détacher de lui.
« Alors c'est finit les humiliations, finit de fouetter tout le monde à tout bout de chant, finit d'être un enfant gâté qui ne mériterait même pas de régner sur des cailloux. Tu vas devenir un vrai roi. »
Elle s'éloigna cette fois de lui, fit mine de partir et ajouta.
« Oh, et une dernière chose. C'est finit Minerva. Je ne veux plus la voir. Toi, tu le peux si tu le veux. Mais si je la vois, elle sera fouettée, ou enfermée, ou tuée... Ca dépendra de mon humeur et de la manière dont tu t'es comporté… »
Et elle lui fit un grand sourire avant de repartir comme si rien ne c'était passé. Sur le chemin du retour, elle pensa à Natsu, et au fait qu'elle venait d'imiter l'attitude qu'il avait eu envers elle au début : hautaine et menaçante.
La seule différence, c'est que jamais, elle ne pourrait tomber amoureuse de Sting. Là où Natsu portait un masque d'arrogance pour protéger ses amis, Sting portait un masque d'arrogance pour cacher sa peur… Elle admirait et aimait Natsu pour sa force, son courage et sa douceur (cachée, certes mais présente). Elle avait détesté Sting, pour son arrogance et sa violence, et maintenant pour sa lâcheté. Décidément, le seul point positif de ce mariage était qu'elle pourrait peut être enfin faire quelque chose pour aider son peuple.
Malgré tout les sacrifices que Lucy avait déjà fait, c'était cependant la première fois qu'elle se demandait : est-ce que ça en vaut la peine ? Elle referma la porte de sa chambre, et se coucha sur son lit. Non, cette fois, ça n'en valait pas la peine. Mais que pouvait-elle faire ? Rien, absolument rien. Elle n'était qu'un insecte pris dans la toile du roi. Un pion que l'on sacrifiait.
Si elle fuyait, on la rattraperait, on la battrait, et son père perdrait son titre, son honneur, sa fortune. Si elle restait, elle perdrait sa joie, son amour, son honneur et son père garderait son titre, son honneur, sa fortune. Et malgré tout, Lucy avait décidé de rester...
Lucy s'endormit, des larmes silencieuses imbibant son oreiller.
voilà, j'espère que ça vous a plu !
