Bonjour tout le moonde!! AAA il ne reste plus que ce chap avant le ratin' M!! (niark niark niark...) A ce propos d'ailleurs, je remercie de vive voix (ouais bon, c'est symbolique) tous ceux qui se donnent la peine de reviewer, même s'ils sont anonymes, que je ne pas de moyens de leur répondre!! Inutile, je crois, de dire que j'adoore les reviews des habitués et des nouveaux. Yaka Yaka!
Les autres!... Heureusement pour vous que les poireaux ne sont pas arrivés (ma mère en aurait fait par paquets et j'aurai mouru... snif.) et merciii aussi de suivre .
Ps: Music, si ça vous intéresse encore, bande de pas drogués!, c'est " Clocks" de Coldplay (vous étiez prevenus, je vous avais dit que j'écoutais de tout...)
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-Ron! Attrape-le!
-Non! J'y arrive pas! Harry! Derrière toi!
Tous deux étaient traqués dans un énorme coffre dans les souterrains de Gringott's, qui sentait le moisi et où l'horcruxe les attendait, posé sur un pilier au centre de la pièce. Visiblement, le propriètaire devait avoir une confiance aveugle en l'inviolabilité de le banque gobeline.
Quand Harry se retourna, il fit face à un rire démoniaque, celui de Bellatrix Lestrange qui avait réussi à transplaner à leur suite, retrouvant leurs traces des prairies en Ecosse jusqu'aux boyaux de Londres. Elle le fixait d'un air triomphant, de ceux qui ne doutent plus. Et il eut lui aussi un sourire qui la déstabilisa quelque peu, bien qu'elle n'en montrât rien.
Le garçon pouvait être cruel, aimer le pouvoir ou la peur qui oppressait les autres, pouvait devenir sombre. Son rire devint mal assuré, à mesure que les yeux flamboyants du jeune homme faisaient reculer celui de Bellatrix, elle comprit qu'il était en train de gagner du temps. Elle sortit sa baguette en passant sensuellement sa langue sur ses lèvres, comme en transe, prête pour le jeu.
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L'aveugle avait posé ses yeux vides sur lui et recommençait:
-Si tu pars pour le cabaret, tu devras deviner laquelle des cinquante et une femmes est la tienne...
-Ce n'est et ce ne sera jamais ma femme! S'écria-t-il en tournant vivement son regard vers le sol, la respiration courte et les yeux furieux.
-Laquelle est « Hermione »... Continua de sa voix rugueuse le violeur.
-Tiens, vous connaissez son nom? Ironisa le Maître des Potions, avant que le vieillard ne lui assène:
-On pourrait te retourner la question, tu n'es même pas capable de nous dire la couleur de ses yeux...
-Ils sont de la couleur d'un chocolat chaud! La voix glaçée et frissonnante du professeur, perdue dans les brumes de ses souvenirs raviva les deux autres qui baissèrent la tête et sourirent imperceptiblement.
Ses liens, qui le maintenaient contre le bois humide du tronc d'arbre, se détachèrent d'un coup et il tomba à terre, dans un silence religieux. Ses mains cherchèrent sa baguette en hâte, mais déjà, il se rendit compte qu'ils le laissaient partir, qu'il était libre, et qu'il devait à tout prix sortir Hermione de là.
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-Dis-moi, patronne...
-Dites-voir...
-Je me demandais si 500 gallions étaient suffisants pour qu'un homme seul puisse choisir une de tes filles afin de passer la nuit dans une de tes chambres...
Elle déglutit, se pencha vers son client et sourit bravement:
-Pour 500 gallions, chacune d'elle vendrait son âme au diable...
Il sourit calmement, scrutant la salle bondée et examinant les serveuses avec l'attention minutieuse du consommateur exigeant, et d'une voix distraite, lui commanda:
-Réserve une de tes chambres pour ce soir, je vais choisir laquelle passera une nuit inoubliable... Prends un acompte.
Et ses yeux parcoururent encore la foule bruyante avant de se poser sur une jeune fille discrète, efficace, qui commençait à avoir le coup de main. Elle était à trois mois de grossesse, à présent, ayant travaillé pendant quinze jours sous le giron d'Hypermnestre, aussi invisible que possible, mais souvent repérée.
Elle sentait souvent que quelque chose n'allait pas mais elle avait à présent écarté l'hypothèse d'une éventuelle grossesse, puisque son ventre restait toujours aussi plat. Elle se rassurait en se disant avec catégorie que cela devait être dû à l'air du cabaret.
Parfois perturbée par de violents accès de maux de crâne, de tirements insupportables, le pire était évité par une drogue dont il avait été convenu entre toutes les filles qu'on devait la mettre discrètement et à son insu dans son eau le soir avant qu'elle n'aille se coucher. Elle se sentait alors pâteuse comme si sa journée avait été plus que harassante.
Hypermnestre la surveillait de près, bien qu'on n'y vit que du feu. Elle savait qu'un jour, si sa protégée était amenée à passer la nuit avec un client, il saurait immédiatemment.
Cependant, au fil des jours, il était devenu un accord tacite entre l'établissement et les clients que celle-ci était une « intouchable », qu'elle n'était pas « à vendre ». Les hommes la contemplaient alors avec une sorte de rêverie, qui les crispaient parfois de manière insupportable dans leur désir de cette chose si près d'eux, si douce et si parfumée, mais si lointaine, et désormais inaccessible.
Elle servait, commençait à gagner en assurance, récriait les clients trop affamés de luxure, ceux qui rotaient bruyamment, ceux qui lâchaient d'abominables jurons, ceux qui buvaient leur bière trop vite et ceux qui trichaient aux cartes.
A force d'être avec ces hommes, de marcher au milieu d'eux, elle commençait à les comprendre, à passer outre leurs attitudes rustres et primaires. Ce n'étaient que des bougres, qui n'avaient que cette « maison » pour les distraire de leurs misères quotidiennes. Elle entendait des récits, des fables, des maximes, des injures, des expressions qu'elle ne connaissait pas avant.
Elle servait toujours les même choses aux habitués, se faisait effleurer par les même pervers, mais n'y faisait que vaguement attention, les trouvant moins menaçants que les trois mangemorts qui venaient à présent quotidiennement, toujours à la même table et ne partaient qu'à la nuit tombée. Elle jettait souvent des regards angoissés sur les êtres encapuchonnés acculés au fond.
La présence de cinquante filles, toujours les yeux vides la rendait plus combative également, car si elle avait le privilège de ne pas se faire violer pour vivre, elles devaient vendre chaque nuit leur corps au premier venu. Et continuaient en riant parfois d'une chambre à une autre dans l'immense dortoir.
Biensûr les chambres des filles n'étaient pas celles qui étaient utilisées pour les ébats. Celles-là étaient alignées au rez-de-chaussée, dans des décor vieillis mais propice à une humble intimité, teintées de couleurs vives, de nus peints aux murs, de lits de bois odorant et de couvertures douces. Une douche juxtaposait généralement la pièce, reliée à elle par une petite porte.
Là, chaque nuit, plus d'une vingtaines de filles gémissaient.
Hermione s'occupait comme toujours avec une autre fille d'essuyer avec leur baguette les verres et la vaisselle, alors qu'il commençait à faire nuit et que ceux qui travailleraient dès l'aube le lendemain s'en repartaient chez eux, tandis que les joueurs de cartes et les « découcheurs » continuaient d'alimenter le brouhaha ambiant.
Elle était légeremment nerveuse. Lucius Malefoy, cet étranger, avait demandé à la patronne s'il pouvait choisir l'une d'elle pour 500 gallions, le bruit circulait comme un ru vif et léger entre les oreilles commerciales des filles. Et l'esprit logique de la jeune fille l'avertit qu'il avait dû la repérer et qu'il fallait la jouer finement.
Dès que son service serait fini, elle ne lui laisserait pas le temps de la prendre. Elle s'enfuirait et se barricaderait dans sa chambre.
La porte s'ouvrit et du froid qui battait la contrée au dehors vint une silhouette vêtue de noir, sobre, aux traits partiellement cachés sous son épais manteau. Mais seuls dépassaient des cheveux noirs gras et un nez inhabituel. Elle lâcha sa baguette sous le choc.
Lucius sourit avidement. Tout était fin prêt pour les festivités...
-Severus! Tiens, mais quelle coïncidence!
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Biuuuxxxx a tous, lecteurs, reviewers, chömeurs, dépressifs, emmerdeurs de service, poufs, gothiques, grundgies, profs ( y en a au moins?), noctambules, weirdos, etc... JE VOUS AIME!
