Titre : FMA : another story… Another destiny !

Genre : Drame, général

Rating : K+

Paring : RoyEd

Disclaimer : Pas à moi mais à Hiromu Arakawa !

Commentaire : Huhuhu, vous l'attendiez ce chapitre, n'est-ce pas ?

Encore désolée pour ceux et celles qui attendent le chapitre 5 de Au nom de mon frère. L'inspiration n'est pas vraiment au beau fixe.

Réponse aux com's :

Fagocyteuse : Huhu, je me suis un peu inspirée de la série. Maintenant, je vais vraiment faire différemment. Sûr, tu retrouveras des personnages du manga et de l'anime mais tout sera tournée à ma sauce à moi XD. Et pour Edo, il en a encore bien d'autres à voir ! Ne t'en fais pas ! Heureusement, le prochain chapitre sera classé dans la catégorie « mignon » ! La relation RoyEd commence petit à petit à se mettre en place. Mais la relation pure et simple ne se fera pas avant un bon bout de temps, lol !

Astate : Tu devrais me connaitre depuis le temps ! XD Et attend, ce n'est pas encore fini. Et comme tu le dis, si notre Edo n'était pas si buté, il ne serait plus notre Edo ! Voici la suite !

Thealie : Une bonne punition, ne ? Malheureusement, on en a sûrement pas encore fini d'en entendre parler ! Je lui réfléchi à un second rôle, lol. Martyrisons Edo est ma devise ! XD

Evils-Roses : Contente que tu poursuives la lecture même si l'histoire ne te plait pas trop. Tes critiques seront les bienvenues pour m'aider à m'améliorer ! Je suis contente également que tu apprécies mon style d'écriture. As-tu déjà lu mes parodies de contes ? J'aimerais avoir aussi ton avis :D

Dylie : Ne t'en fais pas. Je mets peut-être très longtemps à mettre à jour mais ce n'est absolument pas mon jour de mettre une fic à l'abandon… Bon, d'accord, celle-ci a failli l'être mais j'étais très énervée cette fois-là XD

Chapitre 12 : Une histoire de roue !

Deux semaines s'étaient déroulées depuis l'affaire de Bard et de sa Brigade Bleue. Les nouvelles de l'extermination de ce groupe terrorisme avait fait le tour d'Amestris et la population entière se sentait soulagée d'un énorme poids : pendant plus de dix ans, Bard et sa bande avaient fait régner la terreur et l'insécurité et désormais, ils n'étaient plus de ce monde.

Cependant, les raisons de leurs disparitions restaient bien mystérieuses. Officiellement, le gouvernement avait prononcé un discours comme quoi, après bien des mois de recherche, les militaires avaient localisé le groupe terroriste et avaient reçu l'ordre de les exterminer sans pitié.

Mais qui se serait douté que, officieusement, le massacre de la Brigade Bleue était du tout simplement à un enfant de quatorze ans sans histoire ?

… Personne.

Et pourtant, ce jeune garçon, appelé Edward Elric, résidait à Central en compagnie de sa famille d'adoption et, s'il n'était pas connu du public dans cette affaire, c'était uniquement grâce à son père adoptif, Maes Hughes, et au meilleur ami de celui-ci, Roy Mustang, tous deux militaires, que le jeune enfant avait pu échapper à toutes les conséquences qui auraient résultées : cours martiales et etc.

x-X-x

-« Le principal, c'est que tout se soit déroulé comme prévu, non ? » Demanda Riza, sirotant le thé offert quelques secondes plus tôt par Grace.

-« En effet… » Sourit doucement Grace.

-« Et Edward ? Comment va-t-il ? » Questionna Roy, jouant au « dada » avec Elysia sur ses genoux.

-« Merveilleusement bien ! Même trop si vous voyez ce que je veux dire… » Répondit Maes.

Les autres acquiescèrent de la tête, comprenant où voulait en venir le militaire aux lunettes. Car il était vrai que, lorsqu'ils étaient revenus de là-bas, Edward s'était soudainement mis à agir comme si rien ne s'était jamais passé. Il avait sourit, rit, fait les quatre cents coups, bref, le joyeux garçon d'avant. Mais tous se doutaient un peu du malaise qui devait l'habiter. Car même s'il ne laissait rien paraitre, Edward était un enfant avec le cœur sur la main et nul doute que, sachant qu'il avait pris des vies, même si celles-ci n'étaient pas innocentes, cet événement l'avait fortement perturbé.

Tous furent interrompu dans leurs pensées lorsqu'un bruit, ressemblant à s'y méprendre à un plongeon dans un liquide, attirèrent leurs attentions. Ce bruit fur rapidement suivi d'un grand éclat de rire qu'ils identifièrent comme celui d'Elysia. Se rendant dans l'arrière cours de la maison, ils y trouvèrent une petite fille se tordant de rire dans tous les sens tandis qu'un petit blond pataugeait – du moins, il faisait son possible pour rester à la surface à cause de ses automails – dans la piscine tout en maugréant.

-« Que s'est-il passé ici ? » Demanda Grace, tandis que Maes, hilare, aidait Edward à sortir avant que celui-ci ne se noie d'épuisement.

-« J'ai dit à Grand Frère qu'il devait manger de la soupe s'il voulait grandir et il a voulu me courir après pour me chatouiller ! Seulement, Grand Frère a bêtement glissé et est tombé dans l'eau ! » Rit la fillette, contente de ce qui s'était passé, ne se rendant pas compte qu'à cause de ses automails, son « Grand Frère » aurait pu se noyer !

-« Et elle trouve ça drôle, l'abrutie ! » Souffla Edward.

-« Edward ! » Sermonna Grace « Sois gentil avec ta sœur ! »

-« Quoi ? C'est elle qui m'insulte et c'est moi qui me fais engueuler ? » S'écria Ed.

-« Ton langage, jeune homme ! Et Elysia ne t'a pas insultée, voyons. Du moins, elle ne l'a pas fait exprès. Ce n'est encore qu'une enfant… » Sermonna Maes à son tour.

Edward ne répondit rien. Cependant, au fond de lui, et pour une raison qu'il ignorait, il se sentait profondément énervé et blessé. Et cela faisait plus d'une semaine qu'il se sentait comme ça. Il sembla, cependant, qu'aujourd'hui était le summum de ce qu'il pouvait supporter.

Il essora ses cheveux et partit en trombe à l'intérieur de la maison, direction la salle de bain. Là, il envoya valser ses vêtements trempés, dénoua furieusement sa tresse, manquant de s'arracher une bonne touffe de cheveux et cassant son élastique dans l'action. Il jura pendant plusieurs secondes avant de se décider à prendre une grande douche revigorante. Ensuite, il se sécha, enroula vite fait bien fait une serviette autour de sa fine taille, et coursa jusqu'à sa chambre, ayant pris soin de regarder à ce que personne ne se trouve dans le couloir à ce moment-là. Ouvrant ensuite les portes de sa garde-robe, il opta alors pour un short noir aux lignes blanches sur les côtés et un t-shirt rouge. Il sécha enfin ses longs cheveux blonds, qui lui arrivaient désormais à mi-dos, et les laissa libres. Il venait de toute façon de casser son dernier élastique... Tous y étaient passés durant cette semaine !

Il redescendit et là, une surprise l'attendait en bas des escaliers : le colonel Mustang.

-« Bon, mets tes chaussures, ton manteau et tu me suis. » Déclara-t-il, prenant soin de fixer le blond sans ciller.

-« Je peux savoir à quelle occasion ? » Grogna Ed, pas décidé à obéir pour un chouïa.

-« Tu me suis, point à la ligne. » Rétorqua Roy, pas décidé non plus à se laisser intimider.

Un grognement suivit sa phrase et Roy se permit un petit sourire. Il était si facile de se faire obéir d'une… Si petite chose !

Ils marchèrent pendant une bonne heure et demie, dévalant les rues sans but précis. Edward en eut soudain mare et ordonna au noiraud de lui dire où il se rendait.

-« Hn ? Oh, nulle part. » Répondit simplement ledit noiraud.

-« QUOI ? Bâtard ! Vous m'avez fait marcher pendant une demi-heure pour RIEN ? » Hurla Edward.

-« Je ne t'ai jamais demandé de me suivre… » Sourit Roy, amusé.

-« VOUS ME L'AVEZ ORDONNE ! » S'agita furieusement le petit blond de quatorze ans.

-« Depuis quand tu suis calmement les ordres ? Tu n'es pas un soldat, à ce que je sache. » Sourit encore plus Roy, vraiment amusé par la drôle de tête que tirait Edo.

-« Enflure…. » Fut la seule réponse du blond qui s'apprêta à faire demi-tour, prêt à rentrer chez lui et à ne plus le voir avant un bon bout de temps… Jusqu'à ce qu'il ait fini de bouder quoi.

Il eut juste le temps de s'éloigner de quelques pas qu'une voix grave, celle du colonel, se fit entendre dans la tiédeur du jour.

-« J'ai vu bien des soldats devenir fous… Après la guerre d'Ishbal. Les plus faibles, ceux qui n'ont pu supporter un tel massacre, ont mis fin à leurs jours à peine la guerre terminée. Les autres, les plus courageux, se sont raccrochés à un but, peu importe combien ce but pouvait être vain ou inutile. »

De dos, alors qu'il prononçait ses quelques mots le colonel sembla soudain, aux yeux d'Edward d'une personnalité complètement différente de ce qu'il était d'habitude. Se rappelant comment lui, Maes et Riza y avaient participés, il ne put qu'écarquiller les yeux face à la réalité. Tous trois auraient très bien pu choisir le chemin de la mort mais non. Ils avaient décidés de vivre, de croire en un monde meilleur et tout mettre en œuvre pour voir naître, un jour, une telle utopie.

-« Moi, Maes et Riza… Nous avons participés à ce massacre. Comme pour tes propres erreurs, cela venait d'un choix volontaire. Et ne crois pas que c'est parce que nous étions déjà adultes à ce moment-là que nous avons pu tracer la bonne voie. Etre enfant, être adulte… Cela ne change rien à un problème, ni ne lui apporte plus de profondeurs. C'est la force de nos sentiments, de notre conviction pour ce que nous croyons juste qui fait que nous passons plus facilement un obstacle ou non. »

Roy se tourna vers Edward et il ajouta :

-« Tu peux ne pas vouloir voir la réalité en face, continuer à vivre comme si rien ne s'est passé… Mais ne vois-tu pas les dégâts que tu t'infliges, aussi bien physiquement que psychologiquement ? Nous aussi avons vu et commis des atrocités. Nous sommes là pour t'aider, il ne faut surtout pas que tu l'oublies. »

Il s'approcha de l'adolescent et ce qu'il vit le fit sourire tristement. Les larmes, trop longtemps contenues, coulaient abondamment le long des joues de l'adolescent. Quelques hoquets s'échappaient de la gorge du blond et, tout d'un coup, il cacha son visage dans ses mains. Roy s'approcha encore et, délicatement, entoura de ses bras le garçon dans une étreinte qu'il voulait rassurante.

Il ne pouvait que plaindre cet enfant. Depuis l'âge de dix ans, celui-ci ne voyait que l'enfer : la mort de ses parents et de son petit frère, la mort de ceux qu'ils considéraient comme sa sœur et sa grand-mère, le face à face douloureux avec ces êtres qu'il appelait Homonculus et qui lui avaient promis un véritable enfer et enfin….

Et enfin, cette histoire où, la colère trop longtemps contenues face à Bard, cette colère qui s'était vue agrandi à cause de la manipulation de Barry… Cette colère qui lui avait fait commettre son premier meurtre… Tout cela était beaucoup trop pour un enfant. Malheureusement, le destin était quelque chose d'assez capricieux. Mais s'il avait décidé de mettre autant de bâtons dans la roue du destin d'Edward, c'était qu'il y avait une bonne raison. Que le destin testait Edward comme il les avait testé eux, autrefois. Afin de voir s'il était suffisamment fort que pour continuer à vivre malgré tout ce qui lui arrivait.

-« Je sas que tu es le genre de personne plutôt scientifique. Moi-même, en tant qu'Alchimiste d'Etat, je me dois de raisonner scientifiquement, de prouver par al science qu'il n'y a rien qui puisses nous dépasser… Que nous pouvons tout contrôler. » Il frotta le dos du garçon, dans l'espoir de lui apporter quelque réconfort qu'il soit. « Mais je pense, pour ma part, que pour chaque être vivant sur cette terre, il existe une roue du destin qui lui est propre. Et que ces roues, suivant ce que sont appelés à devenir leurs propriétaires, roulent sans difficultés ou sont parfois bondées d'obstacles sur le chemin. La tienne reçoit un nombre incalculable de bâtons qui l'empêchent de poursuivre son petit bonhomme de chemin. Il n'en revient qu'à toi de décider de laisser tomber ou d'envoyer paitre tous ces obstacles. »

Edward rit, imaginant de drôles de petits bonhommes qui s'amusaient à mettre des bâtons dans des roues de bois qui tournaient sur elles-mêmes, choisissant leurs victimes au hasard tout en riant de leurs bonnes farces.

Finalement, ce bâtard avait du bon… Son corps était chaud et con cœur, qui battait lentement, était parvenu à caler son rythme sur son propre cœur. Une pensée traversa l'esprit du jeune blond et il s'écarta rapidement de la chaude étreinte, le cœur battant et les joues rouges.

Il ne venait quand même pas de s'imaginer lui et le colonel entrain de s'embrasser, non ?

Si ?

Il avait du se prendre un coup sur la tête en tombant dans la piscine tout à l'heure. Oui, ça ne pouvait être que ça !

Il prit néanmoins sur lui et parvint à articuler un doux merci à Roy qui lui sourit sincèrement en retour. Détournant le regard, se sentant bizarrement tout chaud, il courut le plus rapidement qu'il peut jusqu'à la demeure familiale des Hughes où il fut chaleureusement accueillit par Grace et Maes, autour d'une bonne part de gâteau.