Bonsoir (ou bonjour) tout le monde !
Eh oui, voici le chapitre 13, je suis désolée pour l'attente !
Bonne lecture ! ^^
REGARDE-MOI, HARRY !
Chapitre 13 : Démons intérieurs.
Harry soupira de soulagement en entrant dans un des innombrables cafés du quartier de Westminster à Londres et enleva son écharpe et ses gants. Ron et Hermione, derrière lui, firent de même avant de se diriger vers une petite table dans un coin.
Ils s'installèrent tous les trois autour et commandèrent une boisson chaude.
La jeune née-moldue lança un regard inquiet au Survivant en constatant que Ron n'avait pas dit un mot de la journée. Il avait constamment les yeux baissés devant lui.
- Bon, vous allez me dire ce qu'il se passe ? Demanda la griffonne.
Elle vit les joues de Harry virer au rouge alors qu'il détournait le regard et Ron tourna la tête vers ce dernier pour le regarder avec douleur.
- Demande à Harry, marmonna-t-il, posant son coude sur la table et se prenant le menton dans une main.
Le brun le fusilla des yeux et Hermione soupira, remerciant la serveuse qui leur apportait leur boisson. Ils se réchauffèrent puis commencèrent à parler de leurs cours sous l'impulsion de la jeune fille, celle-ci profitant aussi de ses vacances pour étudier. Les langues se délièrent et Harry, quand leur amie se leva pour filer aux toilettes, se tourna vers Ron.
- Je suis vraiment désolé pour cette nuit, dit-il d'une voix basse, je n'étais pas... moi-même, finit-il dans une grimace.
Le rouquin le dévisagea froidement.
- C'est ça, ne vas pas me faire croire que tu étais trop bourré ou ensorcelé, je n'en crois pas un mot ! Tu étais consentant, tu as agi délibérément !
Harry écarquilla les yeux et rougit violemment en regardant son ami se lever et parler d'une voix forte. Il remarqua les regards curieux autour d'eux et tendit la main vers celle de Ron dans l'idée de le calmer et de l'amener à se rasseoir mais ce dernier l'esquiva.
- J'plaisante pas quand j'dis que j'ai des sentiments pour toi, grommela-t-il avant de prendre la direction de la sortie d'un pas rageur.
Impuissant, le brun le suivit des yeux et poussa une injure entre ses dents en le voyant sortir dans le froid. Il lança un œil vers les toilettes d'où la jeune fille n'était pas encore revenue et finit par se lever au bout de quelques secondes, emportant son écharpe, ses gants, et la veste de Ron.
Il enfila le tout, maladroit, et courut sur le trottoir recouvert de neige en direction du métro, apercevant la chevelure flamboyante de son ami au milieu des gens.
-RON, hurla-t-il.
L'interpellé pressa le pas, obligeant Harry à en faire de même, et fit brusquement volte-face quand sa main agrippa son poignet. Il le dégagea avec force, sous le regard ahuri des personnes autour d'eux qui s'écartèrent pour leur laisser de l'espace -et pour, surtout, ne pas recevoir de coups-.
Harry tituba mais parvint à se stabiliser, ses yeux verts accrochant ceux de son ami. Il déglutit en percevant la douleur de son âme et lui tendit sa veste.
- Je suis désolé, murmura le brun.
Que pouvait-il dire de plus ?
Je me suis égaré la nuit dernière. J'avais envie de te donner du plaisir, car ton amour pour moi me touche même si je ne peux y répondre sincèrement... Pourtant, je ne veux pas que tu cesses de m'aimer, Ron. Alors j'ai voulu essayer et c'était agréable, j'ai vraiment apprécié, n'en crois pas le contraire ! Mais Malefoy est toujours présent dans ma tête... J'ai eu l'impression de le trahir. Même si c'est fini avec lui, je ne peux pas lui faire ça. Je suis vraiment désolé... Je ne sais plus où j'en suis, et j'ai tellement peur que notre amitié, notre fraternité, explose à cause de ça. Je t'en supplie, Ron, essaye de comprendre...
Harry ravala les larmes qui menacèrent de naître dans ses yeux. Non, impossible de lui dire ça et c'était tellement dur... Son cœur se serra quand Ron le bouscula, sans reprendre sa veste.
- J'veux pas de tes excuses, j'veux pas de ta pitié, répondit-il d'une voix étranglée.
- Ron, arrête, tout le monde nous regarde, renchérit Harry, la gorge nouée.
- Ça m'est bien égal ! Ces moldus peuvent bien regarder !
- Putain, Ron ! T'es fou !
La main de Harry s'agrippa encore une fois à son poignet et il le repoussa sèchement, le faisant reculer jusqu'à un mur. Le jeune homme frissonna en se retrouvant coincé et sentit les larmes traîtresses revenir à la charge. Elles firent briller ses yeux et ensorcelèrent Ron, qui l'avait attrapé par le col de sa veste.
- Oui, je suis fou à cause de toi, dit-il. Tu t'rends pas compte du mal que tu me fais...
Il serra le poing autour de sa gorge et Harry sentit son cœur s'emballer en se disant qu'il pourrait très aisément l'étrangler et le tuer, si l'envie l'en prenait. Mais il ne ferait jamais ça... ?
Les lèvres du roux, rendues rugueuses par le froid, vinrent soudainement prendre possession des siennes, désespérément, et Harry plissa les yeux. Il agrippa le pull-over de son ami de ses deux poings pour le serrer et tenter de le pousser, écoutant les protestations outrées des gens légèrement étouffées par les battements excessifs de son cœur.
Quand la langue possessive de Ron tenta de forcer la barrière de ses dents, un cri retentit. Harry rouvrit les yeux, enfin libéré, et se rendit compte que c'était Hermione qui avait crié le nom de Ron avant de le pousser et de le sermonner. Il assista à la scène comme s'il n'y était pas, le regard perdu, ne sachant quoi faire. Son esprit était tiraillé entre l'envie de le repousser, de l'abandonner, de mettre un terme à leur amitié, et la peur, panique et douloureuse, de le perdre à jamais. Quelque part, il ne reconnaissait plus son meilleur ami peut-être l'avait-il déjà perdu, après tout ?
Machinalement, il ramassa la veste de Ron tombée durant leur altercation et en chassa la neige.
- Viens, Harry, on rentre, gronda la voix de Hermione en suivant Ron, qui marchait déjà d'un pas décidé plusieurs mètres devant eux.
Le jeune homme obéit, encore chamboulé, et ils prirent le métro pour ensuite, lorsqu'ils furent hors de vue, transplaner jusqu'au Terrier. Une fois là-bas, Ron partit s'enfermer dans sa chambre et la jeune fille en profita pour se tourner vers Harry qui frissonna devant son regard sérieux.
- Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, mais ne lui donne pas de faux espoirs, s'il te plaît.
Sur ces mots, elle le délaissa. Ginny vint à sa rencontre, visiblement inquiète, mais Harry se détourna pour sortir prendre l'air, pas d'humeur à lui parler.
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Les jours défilèrent lentement au Terrier, la colère de Ron ne semblant pas diminuer. Il ne lui adressa la parole que quand il en fut forcé, mais toujours avec le regard fuyant, et Harry s'évertua à l'éviter le plus possible, sous les regards inquiets de toute la famille Weasley.
Alors, lorsque vint le moment de reprendre le train pour Poudlard, le jeune sorcier à lunettes ne put s'empêcher d'en être soulagé. Jamais il n'avait eu autant hâte de quitter le foyer de son meilleur ami !
Durant le trajet, et pour ne pas rester enfermé en compagnie de Ron, Harry sortit rapidement du compartiment pour faire un tour. Il en profita pour retrouver Dean, Seamus, Neville, et tous ceux qu'il n'avait pas revus depuis le début des vacances. Ensuite, poussé par l'envie irrésistible d'apercevoir le visage d'un certain jeune homme, il continua son chemin plus loin. Chaque pas accéléra les battements de son cœur et sa respiration se fit plus vive quand il commença à croiser des Serpentards. Il ignora le sourire en coin de Parkinson, ainsi que le regard foudroyant de Nott, s'avançant toujours plus loin en territoire hostile. Assis l'un en face de l'autre, Crabbe et Goyle levèrent la tête quand Harry parvint à leur hauteur étonné de ne pas trouver Malefoy à leurs côtés, le jeune griffon préféra continuer encore sa route, l'idée de le trouver par lui-même demeurant la plus excitante.
Il traversa un couloir avant de le voir il lui tournait le dos et ses coudes étaient posés sur une tablette qu'il occupait seul. La façon qu'il avait de se tenir voûté lui indiqua que le jeune homme n'était clairement pas dans son état normal. Il esquissa un pas en avant pour le rejoindre puis s'arrêta dans son élan en repensant à la hargne avec laquelle le serpent l'avait repoussé, et les mots horribles qu'il lui avait crachés au visage. Son cœur se serra et le goût amer de la douleur refit surface mais, quand il s'apprêta à faire demi-tour, il entendit Drago pousser un long soupir de désespoir. L'envie de le réconforter fut plus grande que son orgueil et il s'approcha enfin de lui.
Drago frémit quand les mains de Harry se posèrent sur la tablette devant lui et il le regarda s'asseoir comme si c'était la chose la plus invraisemblable au monde. Harry plongea ses beaux yeux verts dans les siens, attendit un instant, et lui sourit.
- Eh bien, on dirait que tu as vu un fantôme, dit-il.
Le blondinet sourit doucement en repensant à la fois où il l'avait suivi en douce jusque dans le dortoir des Gryffondor, l'air surpris sur son beau visage, l'attraction qu'il avait ressentie à la vue de son torse nu... Il déglutit et se composa un air impassible.
- Que fais-tu là ?
Harry soupira en réfléchissant à la question.
- J'en sais rien, répondit-il. J'avais juste besoin de me faire encore repousser par toi, pour être sûr. Il faut croire que j'aime souffrir... mais tu as dû t'en apercevoir.
Son sourire mélancolique étreignit le cœur de Drago et il s'empressa de détourner les yeux avant d'avoir envie de l'attraper par le col pour s'emparer de ses lèvres. Une évidence lui tordit alors les intestins. Je l'aime, putain. Il fait chier à se ramener avec ses beaux yeux !
- Il faut vraiment qu'on arrête de se voir, c'est mieux, souffla Drago.
Sa gorge se noua face au léger silence qui s'installa ensuite il devinait le regard douloureux le scruter et ne voulait en aucun cas le croiser. Il s'attendit à le voir déserter d'un moment à l'autre, priant pour que ça soit le plus vite possible, mais Harry demeura immobile à sa place. Et il fut surpris lorsqu'une de ses mains s'aventura lentement jusqu'à lui, comme un serpent, pour se saisir de son avant-bras gauche. Son cœur fit une embardée en sentant les doigts chauds se glisser sous le tissu de sa chemise pour aller caresser sa peau.
- C'est à cause de ça ? Demanda Harry en effleurant la marque des ténèbres.
Drago se mordit la langue et leva un regard humide de douleur, chamboulé comme jamais. Harry ne souriait pas mais son regard était profond, il s'y laissa plonger avant de revenir à lui. Machinalement, il repoussa sa main, regardant autour d'eux d'un air inquiet. Harry croisa les bras sur la tablette.
- Je peux t'aider, Drago.
Son prénom ainsi prononcé fit ciller l'interpellé. Il rougit malgré lui et regarda son vis-à-vis avec intérêt.
- Je peux t'aider à les affronter, si tu décides de te ranger à mes côtés.
Cette phrase força Drago à se redresser vivement tandis qu'un fort sentiment de colère envers lui-même venait lui tordre les entrailles. Il devait avoir l'air vraiment abattu pour que le jeune homme comprenne qu'il se rangeait du côté des ténèbres contre sa volonté. Et ça n'allait pas ! Il ne pouvait pas se laisser abattre ! Il devait accomplir sa mission, car c'était ce qu'on attendait de lui, c'était ce que son père attendait de lui... Il le lui avait bien fait comprendre durant les vacances, il ne devait pas lui désobéir !
- Tss, à tes côtés avec Weasmoche et Miss-Je-Sais-Tout ? Tu rêves, finit-il par répondre, reprenant son air habituellement hautain. Sache aussi que je suis mangemort parce que je le veux bien, ne te fais pas d'illusions !
Harry recula jusqu'à toucher le dossier de la banquette avec son dos, comme s'il venait de recevoir un coup, et Drago baissa les yeux en le voyant se renfrogner. Aïe, encore touché. Il va finir par me détester à nouveau, non ? Pourquoi il s'attache encore à moi, cet imbécile ?
Plusieurs secondes de réflexion plus tard, le jeune griffon décida de le provoquer à son tour.
- Tu n'es pas un mangemort, tonna-t-il. Tu n'es qu'un gosse de riche qui a la trouille de dire ce qu'il pense et qui préfère se cacher dans l'ombre de son père !
Drago fut piqué au vif. Il écarquilla les yeux face au sourire mesquin du jeune Potter et serra les dents. Son sang se mit à bouillir. Comment pouvait-il l'insulter de la sorte ?!
D'un bond, il se leva sur ses jambes – qui se mirent à trembler – et hésita entre le pétrifier ou l'étrangler. Ne pouvant faire un choix, il se laissa retomber sur la banquette. Harry perdit son sourire en le voyant si désemparé et tendit une main vers lui.
- Drago...
- Me touche pas, putain !
Il renifla et le griffon frissonna aux prunelles argentées qui transpercèrent son regard. Il avait peut-être été un peu trop loin...
- Maintenant, va-t-en, Potter.
Le ton de sa voix fit comprendre à l'interpellé qu'il était à bout, aussi n'insista-t-il pas plus longtemps et reprit-il le chemin inverse sans un mot. Malgré tout, il était certain que le jeune homme avait encore des sentiments pour lui... Son comportement n'était pas celui d'un ennemi, il le connaissait que trop bien pour le savoir maintenant.
Le jeune Malefoy essaya plusieurs fois de ne pas se retrouver avec Potter en dehors des cours, vainement. Il fallait croire que le château n'était pas assez grand, car il lui sembla que partout où il allait, le jeune sorcier à lunettes était là, avec sa belle gueule et ses yeux de jade. Et durant les cours de potions qu'il partageait avec lui et auxquels il faisait un effort de s'y rendre, il remarqua quelque chose de tout à fait agaçant : Weasley gardait constamment un œil sur lui. Non, il gardait un œil sur lui ET sur Harry, comme s'il voulait s'assurer de ne rien manquer de leurs moindres faits et gestes. Il en vint même à se demander si les deux griffons ne s'étaient pas disputés car ils gardaient tous deux une distance anormale. Non pas que cela l'embêtait mais il était curieux d'en connaître la raison.
Seulement, il s'était juré de ne plus s'approcher de Potter...
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- Pousse-toi de là, Nott.
Assis sur un muret, une pomme à moitié croquée à la main, Drago cilla en reconnaissant cette voix. Il se pencha doucement pour voir de l'autre côté de la poutre contre laquelle il s'était adossé et sentit son estomac se contracter en voyant son camarade de maison s'en prendre à Harry. Avec un sourire carnassier, il l'attirait contre un mur.
- Tu ne pourras pas toujours m'échapper, Potter, lâcha la voix rauque du Serpentard.
Harry le poussa de toutes ses forces.
- La dernière fois ne t'a pas suffit ?! Cracha-t-il.
Drago se redressa vivement contre sa poutre quand le jeune homme passa d'un pas vif non loin de lui et son cœur eut un douloureux tressaut. La dernière fois ?! Qu'est-ce que ça veut dire ?!
Il serra les dents, lança le reste de sa pomme par dessus le muret et bondit hors de sa « cachette » pour se diriger droit vers Théodore qui marmonnait. Il le poussa violemment à l'épaule.
- Hey, Nott !
L'interpellé se retourna et loucha sur le visage du jeune Malefoy déformé par la colère.
- Je t'interdis de toucher à Potter !
Nott éclata de rire et plongea ses mains dans ses poches.
- Il ne t'appartient pas, je fais ce que je veux, dit-il lentement. Je sais qu'il finira par se donner à moi, ce n'est qu'une question de temps.
Drago eut un haut-le-cœur en imaginant Harry subir les attouchements de ce pervers et se retint d'envoyer son poing dans la tronche de Nott pour lui faire ravaler son sourire de psychopathe.
- Si tu le touches, je te jure que je te tue, gronda Drago en détachant bien chaque syllabe.
Après quoi, il tourna les talons et une fois qu'il fut hors de vue, tenta de refréner ses pulsations cardiaques. Il soupira un bon coup, une main contre la poitrine il n'avait pas l'habitude de se laisser aller à ses émotions et défier Théodore Nott n'allait pas lui porter chance mais cela avait été plus fort que lui.
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Confortablement installé dans le canapé le plus moelleux de sa salle commune, Harry fut étonné, ce soir-là, de voir Ron s'asseoir près de lui. Il sortait de la douche car ses cheveux étaient humides, bouclant adorablement sur ses joues et son cou, il sentait bon le savon et une chaleur humide émanait de la peau nue de ses avant-bras.
- Tu lis quoi ?
Le brun cligna des yeux à cette question posée comme si de rien était et lui montra la couverture sans un mot. Que convenait-il de faire après près de deux semaines sans s'adresser la parole ?
- T'es sérieux, dis donc, s'exclama Ron à la vue du titre du livre.
Le silence pesa et le rouquin finit par soupirer :
- Je suis désolé, pour mon comportement dans la rue...
Harry sentit sa gorge se serrer à ce souvenir humiliant et se força à garder les yeux rivés sur les pages de son livre. Il déglutit durement.
- J'peux pas rester fâché contre toi indéfiniment, continua Ron. Je t'aime trop...
Harry faillit s'étouffer en avalant une goulée d'air et se mit à tousser douloureusement. Pourquoi Ron devait-il continuellement compliquer les choses ?!
En le voyant se plier en deux sur son livre et tenter de ne pas cracher ses poumons, le roi du Quidditch posa instinctivement une main dans son dos.
- Hey, reprends-toi !
Enfin, le jeune homme finit par se calmer et enleva ses lunettes pour essuyer ses yeux humides, gêné par la main restée en suspens sur le haut de son dos.
- Je ne pensais pas te faire autant d'effet, pouffa Ron.
- Je ne te pensais pas si romantique, répondit Harry d'un ton sarcastique, rechaussant ses lunettes.
Le roux enleva sa main et reprit un air sérieux. Il eut l'air blessé mais Harry ne chercha pas à s'excuser, cette fois. Sa mauvaise humeur, qu'il avait traînée toute la journée, refit surface, balayant le sentiment de surprise agréable qu'il avait ressenti depuis que Ron lui parlait. Non, il n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça !
- Écoute, je me suis excusé, commença Ron, dépité. Je me rends compte que je suis...
- Laisse-moi, coupa Harry. Je n'ai pas envie de t'écouter ! Je ne vois pas pourquoi je devrais accepter de te parler du jour au lendemain, juste quand c'est toi qui le décides !
Le jeune Weasley se figea devant le regard lourd de reproches de son ami, l'écoutant épancher sa rancœur.
- Tu t'es comporté comme si tu ne me connaissais pas pendant des jours, tu n'as fait aucun effort pour me comprendre, et MOI je devrais faire cet effort pour toi ?!
- Ha-Harry, balbutia Ron. Excuse-moi...
Harry repoussa la main qui se posa sur son bras et se leva du canapé, continuant de fusiller son ami des yeux. Il fut ravi de savoir leurs camarades hors de la salle commune pour dire ce qu'il avait sur le cœur sans que personne ne l'entende à part le concerné.
- Je sais que j'ai aussi ma part de responsabilité, je n'aurais pas dû te donner de faux espoirs... Je me suis juste laissé emporter par le moment, confia Harry d'un ton plus calme. J'pensais pas aux conséquences et...
Le cœur battant, Ron le regarda baisser les yeux et attendit la suite avec appréhension. Craintivement, il se demandait ce qu'il resterait de son âme après cette discussion...
- Tu dis que tu m'aimes, Ron, continua le Survivant. Mais, je ne te comprends pas...
- Ne remets pas mes sentiments en cause, avertit Ron.
Harry déglutit. Sa colère avait fondu pour ne laisser place qu'à une tristesse amère. Il croisa son regard un bref instant avant de poursuivre :
- Ok, tu as peut-être une façon étrange de le montrer.
Ron eut envie de répliquer mais son ami ne lui en laissa pas le temps car il ramassa son livre avant de prendre la direction de la sortie.
A suivre...
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J'espère que ça vous a plu. Moi j'aime les disputes x')
Je promets que Drago sera plus présent dans la suite ! Et aussi que les tensions ne seront que plus fortes... je sais, je suis sadique, nyark x)
Bisous~
