Note : J'ai eu un plantage PC avec une mise à jour windows 10... (impossible de redémarrer mon pc, il tournait tout seul au démarage et le relancer lol) mais Doudou a réussi à prendre mon disque dur, de le mettre sur sa tour et à copier (presque tous mes docs), je dis presque parce que je n'ai pas vérifié encore... les plus récent ont été sauvé...

je n'ai plus windows 10, j'ai réinstaller windows 7 mais lui aussi fait des mises à jour (3 aujourd'hui) et je m'en méfie...

Bref,

Comme vous avez déjà attendu, je le poste.

Bonne lecture !


Chapitre 7 / Au revoir… - Partie 1

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Elle ne pouvait plus faire face aux imprévus. Le temps était tout ce qui lui restait, mais les forces commençaient à lui manquer. Une dernière fois avant de franchir la limite qui nuirait à la vie de son frère, elle parvint à le ramener à Healdor en compagnie de Constantin.

Depuis des années, sa magie se consumait et celle d'Adrian lui permettait de jouir d'un pouvoir que ce dernier n'avait pas le droit d'utiliser. Mais elle ne voulait plus de ça. Adrian était aussi un sorcier qui savait maintenant tout de l'histoire de Merlin. Il était à lui de montrer à ses pères que leur amour valait bien plus qu'une querelle inachevée.

Elle aussi était tiraillée entre son amour pour ce frère vivant et Gabriel qui désirait tant jouer avec elle. Bloquée par le voile qui la séparait de celui-ci, elle sentait qu'elle serait bientôt libre et que tout irait pour le mieux… encore fallait-il que Merlin ouvre les yeux et comprennent que la vie pouvait être magique sans l'ancienne religion.

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Merlin était couché dans son lit, les yeux clos et le cœur perdu dans ses souvenirs. Gauvain l'avait obligé à se reposer pendant qu'il irait chercher Adrian avec sa mère. Son garçon s'était volatilisé comme si la magie d'Adrian avait refusé qu'il sache où il se trouvait.

Merlin était désemparé et n'avait plus la force de vivre comme ça. Pour son fils, il devait réagir, mais de quelle manière devait-il s'y prendre ? S'il retournait à Camelot pour le présenter à Arthur, celui-ci le prendrait-il comme un héritier ou le haïrait pour être né d'un amour qui n'existait plus que dans un coin de son cœur ?

Il n'en savait rien car après avoir pris conscience de tout le mal qu'il avait fait subir à son garçon, la petite part d'humanité qui restait en lui devait le protéger avant de…

De quoi, au juste ?

Merlin désirait en finir et oublier que sa vie entière était un mensonge parsemé de sentiments inaccessibles.

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Arthur avait fait le tour d'Healdor sans aucun résultat.

— Quelque chose m'échappe, dit-il devant la maisonnette tout en regardant Hunith. Pourquoi ma fille aurait demandé à Adrian d'aller sonner le cor, ça n'a pas de sens ?

— Comment ça ?

— Les jumeaux sont liés et davantage avec leur magie. Je n'y connais pas grand-chose, mais si elle peut communiquer avec lui, pourquoi se servir de ça pour lui parler ?

— Peut-être avait-elle une raison ? lui répondit Hunith un peu songeuse.

— Lorsque je m'en suis servi, j'ai vu mon père et je peux vous dire que rien que d'y repenser, ça me donne la chair de poule. Uther qui avait gardé ses mêmes convictions n'avait pas aimé ma façon de gouverner…

— Majesté, l'interrompit la femme. Vous n'êtes pas lui et si Adrian s'en est servi, peut-être a-t-il vu quelqu'un d'autre ?

— Oui, mais qui ?

À ce moment-là, Arthur entendit du bruit de l'autre côté de la maisonnette. Hunith lui emboitant le pas, il contourna l'habitation et distingua deux corps dans l'obscurité du jardin.

— Adrian ?

— J'ai rien à te dire !

Arthur qui se sentit soudainement soulagé courut vers le garçon et le serra tout contre lui. Le parfum de son fils lui chatouillant les narines eut l'effet de lui nouer la gorge. Ce gosse était vraiment une tête de mules, mais il l'aimait.

— Tu as fait peur à ton père, chuchota-t-il sans parvenir à le lâcher.

— Laissez-moi partir !

— Pourquoi avoir pris le cor ? l'interrogea-t-il en l'éloignant un peu de lui tout en lui empoignant les bras pour éviter qu'il ne s'enfuie.

Devant son silence, Arthur lança un regard à Constantin qui commença à ouvrir la bouche :

— Il n'a rien à te dire ! le coupa l'enfant. Ça ne te regarde pas !

Avant de pouvoir poursuivre, il sentit Adrian se tendre et lever son regard derrière lui. Arthur pensa immédiatement à Merlin.

— Je vous déteste tous les deux ! s'écria méchamment l'enfant. Vous passez tellement de temps à vous haïr que vous m'oublier !

Adrian s'échappa, suivi de Constantin. Hunith qui ne dit pas un mot resta en retrait comme si cet instant était devenu la nuit des révélations. Le regard luisant que Merlin lui décocha le fit frissonner de peur.

— Je vous déteste tous les deux, répéta le sorcier en reculant d'un pas.

Arthur ferma quelques secondes ses paupières puis respira profondément.

— Depuis quand es-tu dans le corps de Gauvain ! lui tonna le sorcier.

La voix sèche et emplie de colère lui transperça le cœur. Tout ça n'était que le retour des choses et Arthur avait conscient qu'il perdrait Merlin à tout jamais s'il lui mentait.

— Depuis que tu abandonnes notre fils, répondit-il en le défiant.

— Notre fils ? cingla Merlin d'un air dégouté. Tu oses prendre la place de mon meilleur ami et tu trouves ça normal de prendre ton rôle alors que tu m'as chassé de ton château ! Je veux que tu quittes les lieux !

— Merlin ! cria soudainement Hunith.

— Maman, je vais rejoindre Adrian et, dit le sorcier en se taisant subitement avant de fixer à nouveau Arthur. Savait-il que c'était toi à la place de Gauvain ? Non, ne me réponds pas ! Venant de toi, plus rien ne m'étonnes.

Arthur le regarda partir en direction du ruisseau.

— J'ai tout gâché, murmura-t-il.

— Allons-y, lui conseilla Hunith.

— Pourquoi ? Merlin va m'ignorer et mon fils…

— C'est près du ruisseau que se trouve la tombe de Melinda.

— C'est vrai ? demanda-t-il un peu honteux de ne pas y avoir pensé.

— Merlin l'a dissimulé avec un sort… et si Adrian l'a su, alors c'est que votre garçon a bien rencontré quelqu'un qui le lui a dit.

— Très bien, dit-il en commençant à marcher.

Son cœur bondissait de peur dans sa poitrine. Non pas à cause de sa fille, mais de Merlin. Celui-ci était-il prêt à découvrir que Melinda avait tout mis en œuvre pour sauver Adrian ainsi que leur amour ?

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Merlin s'était réveillé avec un nœud à l'estomac. La magie qu'il ne cessait d'éviter depuis des années était parvenue à atteindre son garçon. Refusant de voir la traitresse qui lui avait volé sa fille et qui l'avait par la même occasion trahi sa foi, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'elle disparaisse à jamais de sa vie.

Du moins, c'était ce qu'il se disait en marchant vers le ruisseau. Quand, à la lueur des rayons de la pleine lune, il discerna son garçon, une main posée sur la tombe de Melinda, il sut en tant que père, il avait échoué…

— Papa, lui chuchota Adrian, je sais pourquoi tu t'enfermes trois jours durant. Elle ne veut plus que tu te fasses du mal…

— Elle ne peut pas te parler ! Melinda est morte !

— Si ! Mais tu ne l'acceptes pas ! Tu lui interdis de te parler et…

— Non !

— Alors qui es-tu pour ne pas me croire ?

— Je suis ton père.

— Non, parce que mon père me croirait !

Merlin était en colère, autant contre lui-même et sa magie ! Toute sa vie, il l'avait dédié à un seul homme et tout ça pourquoi ? Pour que la magie lui retire le droit d'aimer ! Et qu'elle finisse par lui ôter une vie !

Cette fois-ci, il ne se laisserait pas faire. Elle n'aura plus le dessus. Et, c'était malheureusement dans ces moments que Merlin perdait le contrôle de lui. Toute trace d'innocence et de candeur n'existait plus. Il plongeait irrémédiablement dans les ténèbres d'une colère amère.

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Adrian qui désirait pousser à bout son père ne s'attendit pas à ce que celui-ci s'énerve comme il le faisait rarement. En voyant ses yeux extrêmement doré, il recula d'un pas et percuta en tressaillant le corps de Constantin qui se plaça devant lui pour le protéger.

— Je ne sais pas qui tu as vu au milieu des pierres, mais j'espère pour toi que tu es capable de te défendre contre ton père, lui chuchota son ami.

— Ce n'est pas à moi de le faire, mais à l'imbécile de roi.

— Toujours des mots amusants, lui murmura son ami d'une voix sarcastique. Alors, éloignons-nous un peu avant de recevoir un sort…

Adrian n'était pas doué pour la communication, pourtant il essayait de faire du mieux qu'il pouvait. Si son grand-père lui avait dit d'amener Merlin et Arthur sur la tombe de Melinda, il ne voyait toujours pas comment les choses allaient s'arranger.

— Mais je veux y croire, marmonna-t-il en sentant son cœur battre à vive allure.

Adrian rêvait d'une vie de famille où il ne serait plus tiraillé par les blessures de Merlin… où il pourrait vivre sa vie de garçon sans s'inquiéter du lendemain… et, où ses pères seraient fiers de lui…

Il ne demandait pas grand-chose, mais cela paraissait difficile à croire quand il ferma ses yeux en voyant Arthur se faire violemment projeté contre un arbre.

— Adrian ? le secoua Constantin, tu devrais peut-être leur parler ?

— Non, ça les concerne tous les deux.

— Mais… Merlin va le tuer et qui plus est, dans le corps de mon frère…

— Tu dois avoir confiance, dit-il en s'en convainquant lui-même.

Adrian observa le roi se relever et passer une manche sur le coin de la bouche.

— C'est ce que tu veux Merlin ! cria celui-ci en crachant du sang.

— Tu es celui qui a pourri ma vie ! Je t'ai servi ! Et parce que j'ai osé t'aimer ! Tu m'as repoussé comme un lépreux !

Adrian frissonna en entendant Merlin émettre un ricanement qui lui donna froid dans le dos. Et si sa sœur avait eu tort ?

— Ma fille est morte des mains de celle qui a voulu que je te sauve ! Et ce sera des miennes que tu mourras !

Les yeux écarquillés par la peur et la situation, Adrian resta pétrifié quand le sorcier empli de haine fit mine de tenir le cou du roi à distance. La main droite en forme de C, Adrian n'arrivait plus à savoir ce qu'il devait faire. Melinda avait eu tort ! Jamais ses pères ne pourraient à nouveau se réentendre !

— Papa ! s'écria-t-il en voyant Arthur toussoter et qui essayait de repousser la poigne imaginaire autour de son cou.

— Comment as-tu osé me faire ça à moi ! lui hurla Merlin d'une voix rauque et colérique. J'aurai dû me douter que le sang des Pendragon nuirait à ma descendance ! Tu es aussi fiable que ton père le roi ! Lui seul a pu te retourner contre moi !

Pour la première fois de sa vie, Adrian était terrifié par ce père-là. Ce n'était plus Merlin, mais un être sombre qui se laissait guider par sa vengeance.

— Tu es un Pendragon ! reprit plus méchamment Merlin en tendant une main vers lui. Je ne peux plus tolérer qu'un seul d'entre vous me prenne pour un idiot !

— Merlin ! brailla soudainement la voix estomaquée de Constantin, ne faites pas ça ! Vous allez tuer votre fils !

Adrian, les larmes aux yeux et les pieds se balançant dans le vide, se sentit trahi. L'oxygène se faisant brutalement rare, il parvint à jeter un regard à Arthur qui murmura entre deux respirations :

— Merlin, je t'en prie, regarde-le, c'est notre fils, notre bébé…

— Il n'est pas mon fils !

Ces mots eurent raison d'Adrian qui abandonna. Il ne représentait rien pour son père à part la trahison d'Arthur… la preuve de toute une souffrance que Merlin n'avait jamais pu surmonter. Si la magie lui avait donné naissance, pourquoi devait-il mourir des mains de son père ? Pourquoi Melinda n'était-elle pas venu à son secours ?

Adrian ne souhaitait plus se battre. Il voulait rejoindre sa sœur et son frère, vivre parmi les anges en oubliant sa courte vie à essuyer les ravages d'un amour inexistant. Son père, le roi Arthur, avait échoué. Merlin n'était plus raisonnable… pas après ça. Pas après l'avoir tué.

La seule personne qui l'aimait était son oncle Gauvain. Le chevalier lui avait bien plus appris que Merlin… mais, maintenant, il pouvait s'en aller, rejoindre Melinda et Gabriel.

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Alors que tout se jouait chez Merlin, Gauvain tomba du lit en hurlant comme un enragé. Ne prenant pas la peine de se vêtir convenablement, il courut à travers les couloirs du château et percuta violemment Léon qui tomba sur les fesses.

— Mais qu'est-ce qui te prends ? s'égosilla celui-ci alors que Gauvin continua son chemin.

Il n'avait pas le temps pour ça. Quelque chose de grave était en train de se produire et il avait peur. Très peur.

Lorsqu'il poussa la porte du laboratoire de Gaius, il l'appela à tue-tête jusqu'à ce que le médecin allume une bougie et lui somme de se taire. Ses mots n'avaient aucune cohérence tant il était paniqué et c'était certainement pour ça que Léon le dévisageait avec une mine inquiète.

— Sire ! Taisez-vous et prenez deux secondes !

— Gaius, intervint le chevalier, vous savez bien que ce n'est pas le roi, n'est-ce pas ?$

Gauvain jeta un regard assassin à Léon puis se tourna vers le vieil homme.

— On doit rentrer ! Tout de suite ! Y a un truc pas normal ! Je le sens, là ! bégaya-t-il en indiquant son propre cou.

— Gauvain, reprends doucement s'il te plaît.

— D'accord, marmonna-t-il en frissonnant comme une feuille. Je dormais, tranquillement. Puis, soudain… merde, je tremble, ce n'est pas normal…

— Il est en état de choc, chuchota le chevalier.

— Non, je ne le suis pas ! rétorqua Gauvain, c'est juste que… Adrian est en danger, Arthur aussi…

— T'en es sûr ?

— Oui, Gaius ! Bon sang, comment il faut que je vous le dise ? Si on part maintenant, on y arrivera en début d'après-midi sans halte !

— Gauvain ! Tu es en nage ! s'écria Gaius. Tu as dû faire un cauchemar !

— Non, non, je vous jure que c'est vrai !

— D'accord, en attendant bois-ça, ça te fera un peu de bien.

Gauvin but d'une traite la boisson que lui tendit le médecin puis vit soudainement le monde s'effondrer autour de lui.

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Léon réussit à récupérer au vol le corps du roi et le déposa dans la petite chambre. Gauvain avait vraiment l'air sonné et surtout terrifié, chose qu'il n'avait jamais vu chez lui.

— Gaius…

— Je pars dès maintenant.

— Mais…

— Je n'ai pas le temps de t'expliquer et de ce que vient de me dire Gauvain, ne me rassure pas du tout. Je dois en avoir le cœur net.

— Adrian… le jeune garçon qui était venu avec Gauvain, c'est bien le fils d'Arthur ?

Gaius ne lui répondit pas officiellement, mais lui jeta un regard qui semblait tout autant lui dire oui.

— J'espère que Gauvain n'a fait qu'un mauvais rêve…

— Pourquoi ?

— Sinon, ça voudrait dire que le royaume est perdu…

Léon aurait voulu en savoir plus, or Gaius était pressé et Gauvain, prisonnier du corps du roi, avait sombré dans un sommeil profond.

— Sacré Gauvain ! hurla-t-il à son oreille endormie. Tu ne peux vraiment rien faire sans être vraiment toi-même ! Tu aurais pu me mettre dans la confidence !

Soudain, il se demanda si le royaume était perdu, cela voulait-il dire que le roi était mort dans le corps de Gauvain ? Ou bien, les choses allaient empirer pour tout le monde ?

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ERIDINE