Kuroshituji/Black Butler appartient à Yana Toboso !
Life's Little Moments appartient à NickeltheRed !
Note de l'auteure : Le style victorien d'une épouse obligeant son mari à dormir sur le canapé, haha ! Et je sais que ça ne devait pas arriver souvent, considérant le rôle inférieure de la femme dans la société ... mais Lizzie pourrait s'en sortir ainsi pendant un certain temps, juste parce que Ciel semble toujours incapable de refuser ses souhaits. J'ai regardé "La Belle et la Bête" hier soir donc oui, les dialogues vont sembler familiers.
Note de la traductrice : En traduisant ce chapitre, j'avoue avoir beaucoup rit en imaginant Ciel se battre contre la porte et Lizzie derrière avec les bras croisés, sans bouger, le tout sous le regard blasé de Sebastian ~ Bonne lecture !
Ciel frappait contre la porte fermée à clé comme un sauvage le ferait. « Elizabeth, ouvre cette porte immédiatement ! »
De l'autre côté de la porte, vint un aigu, « Non ! »
Les cinq membres du personnel du Manoir Phantomhive s'étaient massés au fond du couloir pour regarder avec horreur la tension entre leur lord et la Comtesse sans attendre une seconde. Il craignait évidemment pour la petite mariée, pour la porte tremblante, seule barrière restante pour la protéger de la colère de Ciel. Et ils savaient tout du manque de pitié et de la rage de Ciel. Sebastian, naturellement, fut la seule personne … et bien, osant assez pour s'approcher près du Maître furieux, qui apparaissait comme s'il était sur le point d'avoir des serres et des crocs à tout moment.
« Tu étais supposée venir dîner quand Sebastian l'annonçait ! » Ciel la poignardait du regard à travers le bois. Il ne s'embêtait même pas à demander de l'aide à son majordome -ou il n'avait simplement pas remarqué qu'il était à ses côtés.
« Et tu étais supposé être rentré de ton voyage ce matin, à la place tu es revenu ce soir ! Je n'ai pas pu voir Edward aujourd'hui alors que tu avais promis !»
« Tu ne peux pas ignorer le dîner juste parce que tu as décidé d'être en colère contre moi ! En tant que mari, je te l'interdis ! » Ciel n'avait pas encore arrêté de secouer la poignée de porte, cherchant à voir si le verrou pourrait s'ouvrir éventuellement de lui-même.
« Alors, pardonne-moi, cher mari, mais je n'ai pas faim. »
Sebastian saisit finalement la courte pause pour respirer de Ciel comme une opportunité de s'y glisser. « Maître, si je puis me permettre, je ne pense pas que hurler soit la meilleure façon de- »
« Toi …, » Ciel était pratiquement en train de trembler de rage, serrant des dents. « Tu restes, hors de ça. Je te l'ordonne. »
« … Oui, Maître. » Sebastian recula de quelques pas. « Comme vous le désirez. »
Ciel se focalisa à nouveau sur la chambre fermée à clé. Combien de temps au juste avait-elle prévu de rester enfermée à l'intérieur ? Où, dans les sept Enfers, allait-il dormir si elle ne l'autorisait pas à utiliser le lit aussi ?
Cela dit, au moins, sa voix avait baissé de deux tons. « Elizabeth, c'est mon dernier avertissement. Maintenant, ouvre la porte et viens manger quelque chose ! »
« Non merci » répondit t-elle, un peu épuisée.
Ciel grogna de frustration, exaspéré. Et Sebastian soupira. Il pensait certainement qu'Elizabeth aurait craqué maintenant. Tout cela pour essayer de prendre une approche plus subtile ...
« TRÈS BIEN ! » Ciel revint instinctivement à son vil grognement. « Alors continue et meurs de faim, Elizabeth ! »
Elizabeth ne parla plus après cela.
« Laissez-la. » Descendant finalement le couloir, Ciel grogna en voyant les autres. « Si elle ne mange pas avec moi, alors elle n'aura rien à manger, compris ? »
Les yeux s'élargissaient et les têtes bougeaient doucement avec peur.
Plus tard cette nuit, quand le rayon argenté de la pleine lune brilla sur la longue silhouette de Ciel à travers la vitre, il reposait en travers de la banquette du salon, un bras plié sur ses traits fatigués. Il soupira, toujours bouillonnant au fond de lui.
Il entendit bientôt les pas stables, sophistiqués de Sebastian entrant dans la pièce. La pièce s'assombrit davantage quand le démon ferma les rideaux. « Maître, cela pourrait ne pas être ma place de le mentionner, mais vous étiez plutôt monstrueux plus tôt … Vous pourriez presque briser l'image que la Comtesse a de vous maintenant. »
Ciel ne pouvait pas dire s'il était mis en garde, réprimandé ou encore félicité d'une quelconque manière. Mais peu importe quel cas, il ne pouvait pas s'en ficher moins.
Tout ce qu'il dit fut, « Je sais. »
Monstrueux, hein ?
