Hello,
Merci à toutes pour vos commentaires, mise en alerte ou favori, mais tout particulièrement à LyraParleOr qui m'apporte son soutien et ses conseils tout au long de cette fic. Profitez bien de l'accalmie de nos tourtereaux !
Bouchon : ça aurait été trop simple avec quelques lignes, comme tu le verras, il faut en réalité plusieurs pages….
Lisa Cullen : je suis ravie d'embellir ton lundi. C'est vrai que ce n'est pas facile pour Bella de ne pas se sentir trahie, mais y avait-il une façon idéale de se faire aborder en étant trouvé informatiquement ? En même temps, si c'est écrit qu'ils doivent être des âmes sœurs… pourquoi refuser ?
Nana10 : merci de tout cœur
Sandie : voilà la suite ! merci pour ton commentaire
Edwardxbella : merci, c'est noté pour tes préférences de suite d'OS !
Zyarra : elle ne peut pas chercher à fuir à chaque chapitre ! lol ! Par contre ce qui joue en la défaveur de Bella c'est l'assurance d'Edward, il a l'air si sûr de leur amour !
Emeline : oui la tournure était voulue dans ce sens ! merci pour ton commentaire !
Pat : merci pour ton commentaire, tu auras sa réponse dans ce chapitre !
Les votes pour savoir quel OS je continue est toujours d'actualité, c'est pour l'instant Professeur Swany qui est en tête !
Bonne lecture
Christina
Chapitre 13
J'étais complétement pétrifiée devant sa demande ou son ordre, supplique ? Je ne savais même plus. C'était juste hallucinant.
Il me regardait un mélange d'assurance et de petit doute.
Je me risquai alors de répondre.
-Comment peux-tu être aussi sûr, comment peux-tu faire autant confiance à ce programme, c'est juste surréaliste.
Il souffla.
-Oui le programme m'a aidé à te trouver mais il y a aussi ce que je ressens là.
Il posa ma main sur son torse au niveau de son cœur.
Il releva alors son autre main pour la poser en miroir sur ma poitrine.
-Toi, tu ne ressens donc rien ?
Le temps se figea, nos respirations s'accordèrent alors que nous étions plongés dans les prunelles de l'autre. Pouvais-je m'investir dans cette histoire aussi vite, pour lui ? Si sûr, si certain de notre avenir ensemble !
Je perdais mes mots, je ne savais plus ce qu'il convenait de faire. Que voulais-je ? Avoir cet homme à mes côtés indéfiniment ? Indéniablement ! Etait-ce risqué de décider cela si rapidement ? Assurément !
Je soufflai devant ce choix cornélien.
Il n'avait pas relâché la position de nos mains, chacune connectée au cœur de l'autre.
-Parle-moi, supplia-t-il.
Je pris une grande respiration.
-Mon cœur crie de te dire OUI, alors que ma tête hurle de te répondre NON. Je… Commençai-je avant qu'il m'arrête.
Il retira sa main tenant la mienne contre son cœur pour poser son index sur mes lèvres.
-Chut, mon amour, tout va bien, je sais que c'est beaucoup pour toi et rapide. Je suis là, je ne vais nulle part. Je t'aime et je te veux toi. Tu n'es pas obligée de répondre tout de suite, ok ?
J'opinai faiblement, le regardant toujours si confiant, sûr de lui.
Comment un tel être pouvait me vouloir moi ? J'avais du mal à comprendre.
Il se redressa m'entrainant avec lui pour que je me lève et il me serra dans ses bras dans une étreinte douce, réconfortante. Je me laissai aller à sa tendresse, trouvant un sentiment de sécurité inégalable.
Nous restâmes un certain temps enlacés. Il nous berçait faiblement. J'aurais pu demeurer ainsi longtemps si ma nature humaine ne me rappela pas à l'ordre. Je me mis à me tortiller inconsciemment. J'avais faim et j'avais besoin d'aller à la salle de bain.
Il s'écarta de moi et m'interrogea.
-Ça va ?
J'opinai.
-Il faut que je pense à prendre un peu plus soin de toi, il est déjà tard et tu ne t'es pas nourrie depuis longtemps.
Je levai les yeux à sa remarque, il n'est pas ma mère non plus !
Il sourit et embrassa le bout de mon nez.
-Je crois que je te dois un coucher de soleil. Est-ce que ça te dirait de passer la nuit à la belle étoile en mangeant des fraises ? M'interrogea-t-il avec un haussement de sourcil.
-Oui pour le repas devant le coucher de soleil et pourquoi pas y dormir mais si tu penses sincèrement que je vais te dire oui pour faire des galipettes en extérieur, c'est qu'il faut vraiment re-paramétrer le logiciel de Jasper.
Il grogna à ma dernière pique, mais n'ajouta rien, il me prit juste par la main pour me diriger à l'extérieur de la pièce.
-J'ai besoin d'aller prendre une douche, lui appris-je alors qu'il m'entrainait je ne sais où.
Il sourit en me faisant face.
-Souhaites-tu de la compagnie ?
Je ris.
-Oui mais non, j'ai faim, je ne suis pas sûre d'être à la hauteur sinon.
-Comment si tu pouvais, secoua-t-il la tête, désapprobateur.
Je fus flattée par la confiance qu'il avait en moi à ce sujet.
-Ok, je vais voir Maria et je te retrouve. Tu as intérêt à faire vite car je ne suis pas sûr d'être capable de me retenir si je te vois nue, me susurra-t-il à l'oreille alors qu'il avait plaqué mon corps au sien et que je pouvais sentir contre mon bas-ventre son désir pour moi.
Je gémis et il enfouit sa tête dans mes cheveux.
-Laisse-moi au moins te raccompagner.
Tel un gentleman, il m'escorta jusqu'à la chambre, il me fit un rapide baiser qui faillit déraper tellement il prit de l'ampleur rapidement. C'était à bout de souffle que nous nous étions séparés puis il partit presque en courant pour que nous soyons à temps installés pour la descente du soleil sur l'horizon.
Je me dépêchai de prendre une douche. Cela me fit un bien fou, même si la conversation avec Edward tournait en boucle dans ma tête. Ma présence ici commençait à prendre du sens et c'était assez agréable de n'être plus autant dans l'incertitude.
La seule chose qui restait encore nébuleuse pour moi, c'est le « tout » d'Edward, son monde qui le différencie des communs des mortels comme moi, je suppose. Je l'imaginais très bien héritier d'une grande fortune avec un père assez autoritaire et qui attend beaucoup de lui pour le seconder et le remplacer en temps voulu. Mais il est déjà ainsi, un côté autoritaire qui gère tout, je supposais que je ne verrai guère de contraste même si je n'avais pas encore jugé de mes yeux.
Cependant, il faudrait que nous parlions « statut social », si je peux le résumer ainsi. Je devrais surement trouver ma place dans son monde, mais il était suffisamment ouvert d'esprit pour que nous trouvions un compromis compatible et acceptable pour tous les deux.
Si je finissais mon master et qu'il devait rester dans son pays, nous pourrions continuer à entretenir notre relation malgré la distance, non ? En toute honnêteté, j'étais, pour le coup, plus que ravie de son aisance financière, il serait plus facile pour nous de nous retrouver fréquemment. Je ne voulais pas cependant vivre à ses crochets, j'étais autonome et je pensais bien le rester mais qu'en serait-il si je devenais sa femme ?
Pourrions-nous vivre séparer ? Je me promis d'aborder tout cela avec lui ce soir. Il attendait une réponse de ma part, mais j'avais besoin de connaitre tous les paramètres pour faire un choix éclairé.
-Bella !
Et merde j'étais restée sous la douche plus longtemps que prévu.
-Oui j'arrive, criai-je.
Je coupai l'eau et me saisis d'une serviette et je me frictionnai énergiquement. Bien sûr j'avais laissé mes vêtements de l'autre côté !
Je ne tergiversai pas cette fois-ci, j'enroulai un drap de bain autour de moi avant de quitter la pièce.
-Hé, le saluai-je alors qu'il avait le nez dans un tiroir de la commode.
Il se retourna et ses yeux s'assombrirent en parcourant mon corps.
En un instant, j'étais dans ses bras, son visage dans mon cou alors qu'il m'enveloppait. Il ronronna presque se collant à moi.
Je ris de son attitude et il se recula offensé.
-Tu n'es qu'une diablesse, il ne nous reste que quelques minutes avant le coucher de soleil.
-Oh dommage, dis-je taquine alors qu'il grognait.
Son ton était aussi joueur que le mien. Il se recula de moi après un dernier baiser et me tendit une robe.
-Pas de sous-vêtement ? Fis-je remarquer en m'en saisissant.
-Bella, me sermonna-t-il. Tu veux ma mort ou quoi ? Mon contrôle a des limites alors habille-toi, je prends la salle de bain un instant.
Je pouffais le voyant partir à grands pas s'enfermer dans la pièce d'à côté.
Je m'habillais tranquillement, ne mettant pas de soutien-gorge mais un string malgré tout. Je n'étais pas non plus exhibitionniste.
Il sortit quand j'enfilais des chaussures. Il me sourit avant de me présenter son coude pour que je m'y agrippe.
Nous montâmes tranquillement et je fus charmée de découvrir une couverture sur le pont supérieur avec un panier rempli et deux verres à côté d'une bouteille qui n'attendait qu'à être servie.
Je m'installai. Edward passa une jambe de chaque côté de mon corps et je me reposai sur lui dans cette étreinte si rassurante.
Il nous servit maladroitement une coupe à chacun, nous trinquâmes et nous pûmes voir le soleil commencer à lécher la surface de l'eau.
C'était juste magnifique, les couleurs changeaient en un amalgame de roses, d'oranger mélangés au bleu ambiant. C'était juste superbe.
Nous finîmes notre coupe pendant la descente, profitant de la chaleur des derniers rayons et de ses merveilleux reflets qui évoluaient sans cesse à chaque regard. Les derniers miroitements sur l'eau cessèrent. Le ciel s'assombrissait doucement, alors qu'une étoile faisait son apparition.
Edward s'écarta de moi.
-Il est temps de manger avant qu'il fasse totalement nuit, j'ai oublié les bougies, grimaça-t-il.
Je me retins de me moquer, il avait un air de monsieur parfait le perfectionniste.
Il distribua des petites assiettes où il avait déposé différents hors-d'œuvre vraiment succulents. Nous mangeâmes les premières bouchées sans un mot. L'atmosphère n'était pas pesante mais je devais vraiment en apprendre plus sur lui pour réfléchir à sa demande plus sérieusement.
Je décidai de commencer sur un sujet non tendancieux.
-Pourquoi y-a-t-il une salle de musique en bas, y-a-t-il un orchestre dans le personnel ?
Il rit.
-Non, c'est surtout pour moi.
-Pour toi, m'étonnai-je.
-Oui, j'aime beaucoup jouer, ça me détend.
-C'est vrai ? Fis-je enthousiasme, tu es un musicien ?
Il acquiesça un sourire séducteur aux lèvres.
-Tu me jouerais quelque chose ?
Il rit de bon cœur cette fois-ci.
-Bien sûr, quand tu veux ma belle.
J'aurais bien été tentée de me lever et de l'emmener de suite me jouer la sérénade, mais je me retins. Les étoiles étaient de plus en plus visibles dans le ciel et c'était juste magnifique.
Je l'interrogeai alors sur ses talents, sur les instruments qu'il maitrisait.
Nous finîmes de manger en parlant essentiellement de mélodies. J'avais un peu de difficulté à aller réellement sur les sujets sensibles, ceux qui me tenaient à cœur pour me déterminer, mais c'était nécessaire pour prendre une décision éclairée et réfléchie.
Une fois rassasiés, il rassembla toutes les affaires dans le panier et m'invita à nous installer sur un transat pour pouvoir s'allonger et regarder les étoiles.
Il nous allongea tous les deux me serrant dans ses bras, ma tête reposant sur son épaule et nos visages tournés vers le ciel.
Il caressait distraitement mon bras avant de me demander.
-Est-ce que tu es bien, est ce que ça va ?
Je comprenais au son de sa voix, le sérieux qu'il y mettait, il voulait réellement savoir comment je me sentais physiquement mais aussi par rapport à notre conversation plus tôt dans la salle de musique.
Je pris une grande inspiration et je soufflai.
-J'aimerais en connaitre un peu plus sur toi…
Je le sentis se crisper légèrement, ses doigts s'étaient figés un instant sur mon bras et enfin il reprit ses mouvements.
-Pose-moi des questions, répondit-il d'une voix étonnamment sereine en comparaison de son attitude une seconde plutôt.
-Euh ok. Dis-je surprise, sous le choc que je ne savais même plus par où commencer.
Autant y aller directement.
-Comment vois-tu l'avenir ?
Je pouvais sentir son sourire dans mes cheveux alors qu'il déposait un baiser sur mon crane.
-Avec toi à mes côtés.
-Edward râlai-je, tu sais bien que ce n'est pas à cela que je fais allusion.
Il rit.
-C'est ma réponse, pourtant.
Je grognai un peu plus et il me taquina.
-Sois plus précise ma chérie.
-Ok tu veux vivre dans quel pays ?
Toute trace d'humour s'envola à ma question, c'était un peu celle qui m'inquiétait le plus.
-Mon père attend de moi que je reste à ses côtés.
Je fermai les yeux, c'était la réponse que je redoutais, malgré tout j'en avais espéré une différente.
Un silence s'installa.
Je pris sur moi pour continuer ma collecte d'informations.
-D'une manière très terre à terre, tu aimerais que nous nous marions quand et tu veux revenir chez toi à quel moment ?
Je ne sais pas s'il entendit le tremblement dans ma voix, je trouvais que j'avais vraiment du mal à verbaliser tout cela. J'insistai et précisai pour bien avoir la réponse précise que j'attendais.
-Dans l'idéal pour toi, dis-moi comment tu vois le déroulement des choses à partir de maintenant.
Il ne répondit pas tout de suite et finit par souffler avant que je reformule ma question, encore une fois, mais il me prit de cours.
-Et toi ?
Je secouai la tête. Le faisait-il exprès ?
-Non Edward, je … c'est tout nouveau tout ça pour moi, pas pour toi, tu dois bien avoir des projets, des envies. Moi, tout est confus depuis que je t'ai rencontré. Ma petite vie toute tracée que je m'étais fixée vient juste de voler en éclats. Je ne sais plus vraiment ce que je veux. Enfin, tu sais… la raison et le cœur.
Il resserra sa prise sur moi, me collant un peu plus à lui.
-Tu sais je ne suis pas si différent de toi. Le cœur me dit que je voudrais être juste Edward et que je n'en aurais rien à foutre de là où nous pourrions vivre du moment que nous sommes ensemble, la raison me dit qu'il faut que je rentre chez moi assumer les responsabilités qui m'incombent… Idéalement avec toi et je pourrais te présenter à mes parents avant que nous nous marions.
Je laissai ses informations faire leur chemin dans mon esprit. Epouser Edward, dans son pays et après ? Je me souvenais qu'il m'avait dit que sa mère était mère au foyer, malheureusement je n'ai jamais vraiment aspiré à ce style de vie. J'ai toujours voulu être autonome et indépendante. Sûr qu'Edward aurait de quoi subvenir à nos besoins mais j'avais peur de m'oublier, de perdre mon identité propre dans son monde.
Je finis donc par lâcher.
-Et mes études ?
Il sembla surpris.
-Tu sais je ne vis pas sur une ile déserte, il y a de nombreuses façons d'acquérir des savoirs, ne serait-ce déjà que par correspondance, mais je te rassure, il y a une université pas très loin.
-Mais est-ce que ce n'est pas incompatible : étudiante et épouse ? Je veux dire que l'idée même associée à étudiant, c'est fauché qui passe son temps à la bibliothèque. Je ne suis pas sûre que d'être capable de réussir à faire les deux.
Il se décala de moi et me scruta.
-Bella, je ne doute pas de toi. Je sais que tu es capable, tu as un gros potentiel. Maintenant peut-être aussi qu'une fois chez moi, tu auras d'autres options pour lesquelles tu auras un nouvel intérêt. Ce que je veux dire, c'est que nous n'avons pas à décider aujourd'hui de nos 30 prochaines années. La question qui me semble importante à cet instant c'est : veux-tu passer ta vie avec moi ou non ?
Je frissonnai à ses mots ou de froid. Il avait une telle propension à simplifier la situation à l'amour que nous avions l'un pour l'autre. Comme si le fait de se dire : OK je t'aime, le reste n'a plus d'importance, il suffit de se laisser transporter. Je ne pouvais cependant pas tolérer cette perte totale de contrôle. C'était dépossédant de sa vie, de son avenir de juste se dire qu'avec notre amour tout va prendre sa place sans avoir besoin de prendre des décisions.
Ce pouvait-il que cela soit une forme de destin. Choisir de l'aimer à vie m'emmènerait sur une nouvelle voie faite pour moi et qui répondrait à tous mes rêves même ceux dont je n'avais pas conscience. Edward semblait en être convaincu, il était si sûr de lui, sûr de nous, pouvais-je le suivre aveuglément ?
Malgré le tumulte de mon esprit qui cherchait à trouver l'indice, le signe qui m'aiderait à prendre ma décision, les étoiles avaient envahi le ciel, c'était reposant ajouté au bercement de l'eau.
Mon adonis remarqua rapidement ma chair de poule et frictionna mon bras.
-Tu es gelée, viens rentrons, je ne veux pas que tu attrapes froid.
J'opinai faiblement.
Il m'aida à me relever et me tint serrée dans ses bras. Il ne fit pas cas du panier, je présumais qu'un employé serait en charge de récupérer nos restes, il fallait vraiment que je me fasse à cet aspect de sa vie.
Nous étions entrés à l'intérieur et je lui demandai pleine d'un espoir empreint de curiosité mais aussi pour me changer un peu les idées, avant de rejoindre la chambre.
-Tu jouerais un morceau pour moi ?
Il me fit un sourire heureux.
-Bien sûr ma belle, viens !
Tout en nous dirigeant vers la salle de musique, j'essayais de tourner les maigres informations qu'il m'avait transmises, dans tous les sens, pour leur donner une signification. Ce pouvait-il qu'il soit comme moi, qu'il ne détienne pas tous les paramètres. C'est un personnage public qui visiblement a certaines responsabilités, son père a des attentes vis-à-vis de lui et il essaie juste de trouver à son tour sa place dans tout cela et il me veut moi, avec lui.
L'aimais-je assez pour le suivre, le seconder et découvrir une nouvelle vie à ses côtés ? Si je n'étais pas capable de faire cela pour mon âme sœur alors pour qui le pourrais-je ? Il était l'homme de ma vie. Si je n'avais pas encore tout à fait digérer leur façon de procéder par rapport au programme de Jasper, j'accordais néanmoins à ce logiciel un certain crédit. Pourrais-je vivre loin de lui sachant qu'il était celui qui m'était destiné et que jamais plus je ne trouverai un amour comparable au nôtre ? Je n'eus pas le temps de répondre à ma propre interrogation qu'il me sortit de mes pensées en me tirant à lui.
Il avait pris place derrière le piano et m'encouragea à m'installer à ses côtés.
Je me tassai sur le côté pour ne pas le gêner et il rit m'attirant un peu plus à lui, collant ainsi nos bassins et nos cuisses l'une contre l'autre.
Il dégagea juste ses bras pour poser ses doigts sur les touches ivoire et une douce mélodie s'éleva. C'était doux et passionné à la fois, c'était magnifique, de multiples émotions montaient dans tout mon corps. Je me sentais vibrer au son des notes claires qui résonnaient dans la pièce. J'étais haletante face à cette déferlante de sensations. Je souriais et l'instant d'après, j'éprouvais la furieuse envie de pleurer. Je ne savais plus si la musique était triste ou joyeuse tellement j'étais à fleur de peau, les émotions étaient vives et contradictoires.
Aux dernières notes, le sentiment qui fut cependant le plus fort fut l'espoir.
Je relevai mon visage pour regarder un peu plus Edward. Il était exalté après ce morceau. Il était beau, il était doué. Si je ne l'aimais pas déjà, je crois que je serai tombée amoureuse dans l'instant.
Je voulais encore réentendre le son qu'il était capable d'émettre avec ses doigts. Jamais je ne pourrai me passer de l'entendre jouer, de le sentir contre moi, de communiquer avec lui, si intiment, si passionnément qu'à travers un morceau de musique.
Il me regarda hésitant.
J'avais mon signe.
Je lui souris et il me répondit de la même façon.
-Ok, soufflai-je.
-Ok ? Reprit-il surpris en levant un sourcil. Je te mets tout mon amour dans un morceau et tu me dis juste ok ? Me taquina-t-il.
Je déglutis avant de préciser.
-Oui.
Je secouai la tête.
-Enfin, je veux dire : j'accepte.
Ses yeux s'ouvrirent grands comme des soucoupes.
-Tu acceptes, répéta-t-il comme pour faire pénétrer l'information, tu veux bien être ma femme ?
Je jetai mes bras autour de son cou en signe de réponse, me collant un peu plus à lui, mes lèvres s'approchant des siennes, je murmurai une nouvelle fois.
-Oui.
Le cœur avait gagné sur la raison.
