Arrivés à leur salle commune, les trois Gryffondor se retrouvèrent autour d'un feu de foyer. Hermione qui n'était plus capable de retenir les questions qui lui brûlaient la langue, demanda sans attendre.

- Bon, maintenant que nous sommes seuls, peux-tu nous dire ce que furent RÉELLEMENT tes vacances d'été. Je me doute que ce ne fut pas très joyeux cependant…

Harry leur compta la totalité de ses vacances, lorsqu'il eut terminé, il se sentit las et épuisé, en regardant sa montre il se rendit compte qu'il était 23 heures.

- Mais Harry, protesta Hermione, il n'a pas le droit de te battre, tu ne peux pas te laisser faire, il existe des recours.

- Herm, dit gentiment Harry. C'est la meilleure famille que j'ai eu, si j'oublie mes parents biologiques, car de toute manière je ne les ai pas connus, il ne me laissera pas mourir, contrairement aux Dursley, au contraire, il fait tout pour me prodiguer les meilleurs soins et il s'inquiète vraiment pour moi, il me talonne pour que je mange alors que chez les Dursley je n'avais même pas le droit de penser à manger. Tu comprends, Herm. Oui il est sévère, mais il prend tout de même bien soin de moi.

Ceci dit, un long silence s'installa. Rogue venait d'entrer dans la salle commune des Gryffondor . Il détestait cette pièce, sans vraiment savoir pourquoi. Lorsqu'il vit que Harry était hors du lit et ne semblait pas vraiment prêt à y aller d'ailleurs, la colère monta en lui…Il faut dire que la colère connaissait parfaitement le chemin et ne se faisait guère prier.

- Potter, que faites vous debout, 20 points de moins pour Gryffondor. Weasley et Granger vous perdez 10 points chacun.

- Mais Monsieur, s'insurgea Hermione, pourquoi faire perdre à Harry le double des points que j'ai moi-même perdus, il n'a pas fait davantage que moi. Vous êtes injuste…

- SILENCE, Miss-je-sais-tout, bien que je n'aie pas à justifier mes agissements, je vous dirai ceci. Potter perd 10 points pour être un Gryffondor debout à cette heure tardive au même titre que vous et que Weasley. L'autre 10 points, il le perd parce que c'est mon fils et qu'il est debout à une heure tardive.

- Mais professeur…

- Arrêtes Hermione, supplia Harry, c'est correct. En s'adressant par la suite à Rogue, Harry ajouta. Pardonnez moi, père, je n'ai pas vu le temps passé.

- Que disiez-vous de si important à vos amis, Potter ? Ce devait être drôlement urgent pour ne pas pouvoir attendre à demain.

- Je leur racontais comment les Dursley avaient été odieux avec moi, dans quel état vous m'aviez trouvé, comment vous m'avez aidé à reprendre le dessus. Il faut me comprendre père, et les comprendre aussi. Ils se questionnent depuis le début de l'été, j'attendais d'être seul avec eux pour leur dire.

- Et si je vous soumettais au veritaserum, cette version serait-elle la même ?

- Oui, père, je vous jure que c'est la vérité.

- Est-ce tout ce que vous avez dit ?

- J'ai aussi dit que j'appréciais votre famille et que j'étais heureux de pouvoir y vivre. Et…oh oui je leur ai dit que vous m'aviez aidé à être plus assidu et plus concentré dans mes travaux scolaires, de même que vous m'aviez aidé à rattraper mon retard.

- Alors, voyons cela, venez ici, jeune homme.

- Je vous défend de lui toucher, ôter vos salles pattes de sur Harry.

Hermione était vraiment hors d'elle.

- Hermione, s'il te plait, murmura Harry, ça ira..

- Granger, taisez-vous à moins que vous ne préféreriez faire perdre 100 points à votre maison. Voyez-vous cela, Miss Granger se croit assez importante pour venir me faire la morale, j'en parlerai à votre directrice de maison, sur ce Hermione devint blême et ne dit plus rien. Et si je ne m'abuse, Miss, Potter est mon fils et son éducation ne vous concerne en rien.

Rogue prit le menton de Harry dans sa main et pointa sa baguette en direction de la bouche de l'enfant, il fit quelques mouvement circulaires, sous les yeux horrifiés de Ron et d'Hermione et un fil mince sortit de la bouche de Harry. Rogue y prêta attention et écouta, ce que l'enfant avait dit à ses amis. Il constata que ce queHarry lui avait dit était vrai, même que ce qu'il entendait était encore plus élogieux à son égard que la version de Potter. Le maître des potions rompit le lien, lâcha Harry et lui adressa un faible sourire.

- Bien Potter, votre loyauté envers votre famille et admirable. Je suis surpris de vos bons mots à mon égard. Pour cela je rajoute 40 points à Gryffondor. Sur ce, jeune homme, veuillez retourner à votre dortoir.

- Merci, père et bonne nuit.

Rogue toisa les deux autres du regards et les sommât d'aller se coucher. Un fois couché, Ron murmura à l'attention de Harry.

- Il fait cela souvent ?

- De quoi ?

- Le sort du Fil de Vérité!

- Quelques fois, mais c'est sans importance, j'essaie de ne plus lui mentir, ce n'est pas dans mon intérêt, car il découvre toujours la vérité. On ferait bien de dormir Ron, je n'ai pas envie d'avoir d'ennuies.

Sur ce les deux jeunes hommes s'endormirent. Pendant la nuit, Harry se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve affreux. Il n'était pas en mesure de déceler en quoi consistait le rêve, mais il savait qu'il y avait un lien avec voldemort. Sa cicatrice lui brûlait le frontà un point tel où il en était aveuglé. Il se dépêcha à prendre sa cape d'invisibilité, mit ses chaussures et se précipita vers les donjons. Alors qu'il tentait de franchir les escaliers, un nouvel assaut le prit à la tête. La douleur était si horrible, intense et continue, il marchait en tenant fermement sa cape d'une main et de l'autre son front. Alors qu'il marchait, il fonça dans quelqu'un. La chute lui fit perdre sa cape.

- POTTER ! Vous en prenez une habitude ! Un peu plus et on croirait que de me foncer dedans vous réjouit.

Si les paroles avaient été dites par quelqu'un d'autre que Rogue, la situation aurait été cocasse, mais bien entendu aucune légende, ni même histoire ne vantait l'humour de Rogue, c'est à croire qu'il n'en avait jamais eu. Rogue était debout face à Harry, furieux.

- Vous allez passer la nuit la plus longue de toute votre misérable vie. Je vous avais dit que cette cape ne devait pas servir à violer les règlements. Alors expliquez-vous avant que je ne vous emmène dans les donjons, vous faire comprendre ce qui en coûte de se payer ma tête.

- Père..père, murmura Harry. Je ne désobéissais pas. Je vous en prie, croyez-moi ! J'ai mis ma cape pour éviter que Peeves me cause des ennuies. C'est ma cicatrice…Volde…Puis il perdit conscience.

Rogue s'en voulu d'avoir engueuler Harry sans raison fondée, bien sûr l'enfant se promenait seul, la nuit dans les couloirs de l'école et sous sa cape, mais il aurait tout de même dû le laisser s'expliquer. Il s'en voulait d'être aussi impulsif et se promit de se gifler une fois qu'il serait seul. En attendant, il administra une potion à Harry et le jeune homme revint à lui.

- Ça va ? demanda Rogue apparemment inquiet.

- Oui, je crois, père.

-Votre cicatricevous fait-elle encore mal ?

- Moins que précédemment, père, que s'est-il passé ?

Rogue expliqua à Harry se qui s'était passé.

- Potter, je crois que votre évanouissement est dû au fait que vous n'avez pas assez mangé cet été, vous êtes faible, bien trop faible pour affronter les humeurs du Seigneur des Ténèbres. Suivez-moi maintenant.

- Où allons-nous ?

- Dans mes appartements

Harry vint pour se lever, mais il en était incapable, ses jambes n'étaient pas assez fortes, il sentait la douleur se manifester à chaque endroit de son corps. Il mourrait de honte d'avouer sa faiblesse, mais avant que Rogue ne soit rendu trop loin il lui dit.

- Père attendez, je ne suis pas capable de marcher.. je suis désolé, mais jambes me font mal.

Harry croyait s'attirer la colère des Dieux, mais ce qui arriva le surprit. Il aurait pu penser que Rogue l'aurait fait léviter pour qu'il se rende aux donjons, mais la réaction du professeur avait été toute autre. Il avait prit l'enfant dans ses bras, comme s'il agissait d'un précieux colis et l'avait porté jusqu'aux donjons. Harry été stupéfait, Rogue prenait de son énergie pour le porter, il n'y croyait pas. Rendu aux donjons, Rogue fit apporter une grande quantité de vivres et exigea que Harry mange un peu.

− J'ai parlé à Mme Pomfresh, il y a quelques heures de cela. Elle a dit que vous allez devoir manger plusieurs fois par jour, au moins 6, à partir de maintenant. Apparemment votre estomac et trop faible pour accepter un repas normal, alors il faudra vous nourrir plus souvent. Faites un effort, Potter, je ne veux en aucun cas que des situations comme ce soir se répète à nouveau. Il n'est pas très prudent d'arpenter le château, seul lorsque l'on est aussi mal en point et aussi souffrant que vous l'êtes. Ne m'obligez pas à faire en sorte que vous passiez vos nuits dans mes appartements. Je ne crois pas que vous allez être enchanté.

− J'obéirai, père, je vous jure, je ferai tel que Mme Pomfresh a dit, mais ce soir j'avais tellement mal, qu'aurais-je pu faire d'autre ?

− Je vais vous donner ceci, jeune homme, c'est une petite pierre portant l'insigne des 4 maisons. Lorsque vous vous sentirez mal, serrez la très fort et je viendrai vers vous le plus rapidement possible. Maintenant je vais vous raccompagner à votre dortoir, il est déjà très tard et si je ne m'abuse vous avez un cours de potion demain matin à 9 heures.

Rogue raccompagna Harry jusqu'à son lit. L'enfant se sentait déjà assez mieux pour pouvoir marcher. Harry s'endormit rapidement et sombra dans un profond sommeil. Lorsqu'il se réveilla, il était 9 heures, exactement. Avant qu'il ne réalise les troubles qu'il aurait, quelques minutes s'écoulèrent, soudain il se souvint.