Bonsuar !
(Oui, vous avez le droit à du bonsoir puisque j'écris cette présentation à 23h40, qu'il est donc le soir, et que du coup, j'ai le droit, et que...*S'interrompt sous les soupirs des lecteurs* Comment ça vous vous moquez de mes explications? Bon, ok, je présente, je présente).
Un chapitre de Pline, donc. Et de 84. N'oublions pas 84. Sinon, il va bouder. Et un 84 qui boude est dangereux. Même que parfois, il frôle les 85 quand il est en colère. Oui, je sais, c'est grave. Très grave.
*Observe les visages blasés des lecteurs*
Pardon? Ah oui, il faut que j'arrête de dire des bêtises? J'vois pas du tout pourquoi vous dites ça. Vraiment. Ce n'est pas comme si on était dans une présentation de chapitre qui se veut super importante, quand même.
*Se racle la gorge*
Bon, ok, cette présentation de chapitre se veut super importante, puisque c'est un chapitre de Pline (et de 84, n'oub * SBHAM*, Pardon). Qui dit chapitre de Pline, dit foules en délire, et qui dit foules en délire, dit... Foules en délire. Hum.
Bref. Je crois que j'ai assez parlé et que je vous ai peut-être même fait un peu peur. Oui, c'est mon ADN made in Abby qui se réveille, parfois.
Et sinon... Bonne lecture à tous!

.

Hola !

Eh bien, PBG était en forme ! Elle a raison de parler de 84, le pauvre, il est triste sinon.

Bon, bonne lecture !

Je vous nem !

À la semaine prochaine !

PS : Ce chapitre devrait particulièrement plaire à Gwen...


Famille et faiblesses

« Je vais bien, j'espère que vous aussi.

Moi aussi j'aurais aimé que les choses se passent autrement. Prenez soin de vous.

Tony. »

Ses mots tournaient dans leur tête, entêtants. Chaque membre de l'équipe avait ce message marqué au fer blanc dans le cœur. Que ce soit Abby dans son laboratoire, avec la musique à fond McGee tapant à toute vitesse sur son clavier Ziva faisant des recherches, des larmes au fond de la gorge Ducky et Jimmy enfermés dans l'obscurité de la morgue ou encore Gibbs, un café à la main et veillant du haut de l'open space sur son équipe tous pensaient à ces deux dernières années.

Ils pensaient à Tony, à ses blagues qui les avaient tant agacés, à ses nombreuses références cinématographiques... Chacun d'eux aurait tout donné pour revenir en arrière.

« Que les choses se passent autrement. »

Ils soupirèrent en même temps, chacun perdu dans ses souvenirs. Ils devaient le retrouver. Ils ne seraient sûrement jamais réuni mais ils devaient tout tenter.

Leur famille avait été disloquée. Dans cette histoire, ils s'étaient tous perdus.


« La famille, ce havre de sécurité, est en même temps le lieu de la violence extrême. »

Boris Cyrulnik


Brad Pitt, qui n'était pas l'acteur mais bien le médecin, ne bougeait pas. Il bouillait intérieurement d'impatience mais il ne montrait rien. Son métier lui avait appris à rester maître de ses émotions. Il était dans une gare bondée, l'Union Station, assis sur un banc.

Tony lui avait donné rendez-vous ici, il n'avait pas demandé d'explications.

Tony...

Voilà deux ans qu'il était parti, sans prévenir. Que dire après tout ce temps ? Et pourquoi était-il revenu ? Brad se doutait que cela avait un rapport avec l'attentat sanglant du NCIS. Mais les fédéraux ne laissaient filtrer aucune information et personne ne savait qui étaient les terroristes.

Le médecin laissa son regard vagabonder sur la foule. Une jeune femme éclatait de rire en regardant son petit garçon qui s'amusait à imiter les passants. Il songea avec douceur à la famille qu'il allait bientôt fonder avec Paige, sa fiancée. Il aimerait une petite fille, pour qu'elle soit aussi belle que sa mère mais il savait qu'il aimerait leur enfant quoiqu'il arrive.

« Brad ? »

L'interpellé releva la tête. Un immense sourire barra son visage.

« Tony ! »

Sans réfléchir, il se releva soudainement et prit son ami dans ses bras. L'Italien fut surpris mais répondit à son étreinte au bout de quelques secondes et un air amusé se peignit sur ses lèvres.

Ils se séparèrent et leur regard se croisèrent pour ne plus se lâcher. Dans celui de Tony brillait une lueur désolée et coupable alors qu'on ne lisait dans celui de Brad qu'une franche allégresse.

« Brad, je...

- Non. Ne dis rien. Je sais que tu vas vouloir t'excuser. Je ne t'en veux pas, plus maintenant. Au début, quand McGee m'a dit que tu étais parti, je me suis senti abandonné. Tu ne m'avais même pas prévenu alors que je pensais être ton ami. »

Il s'interrompit et, mal à l'aise, Tony ne répondit rien.

« Mais j'ai fini par comprendre. J'ai eu des brides d'informations, j'ai recoupé avec ce qui était dit à la télé. Tu es parti parce que tu ne trouvais plus ta place, plus rien ne te retenait ici. Ta vie avait volé en éclat. Je l'ai compris. Je ne t'en veux pas parce que j'aurais fait pareil. »

Brad disait la vérité, il était absolument sincère. L'ancien agent fédéral parut soulagé, ses traits se détendirent et il souffla :

« Merci.

- Je t'en prie, mec. Alors, la vie non-américaine ? Tu étais où au fait ? Panama ? Paris ?

- Même pas, rit Tony. J'étais à Rome.

- Rome, eh ? Pizza, glaces et belles brunes ?

- Mi piace questa paese. La vita è più dolce laggiù.

- Ne commence pas à ramener ta science avec moi, j'ai fait espagnol deuxième langue ! »

Tony allait répondre mais il fut interrompu par une grimace de douleur. À ce moment-là, un troisième homme que le médecin n'avait pas remarqué s'approcha d'eux. Il était bien plus jeune qu'eux, ses cheveux noirs étaient en bataille et il portait un T-shirt des Beatles.

« Sûrement un étudiant, songea Pitt.

- Loin de moi l'idée d'interrompre ces joyeuses et touchantes retrouvailles mais je crois qu'il est mal en point.

- En effet, soupira le médecin. Que t'est-il encore arrivé ?

- Oh, la routine. J'étais dans un bâtiment qui a explosé et après on a tenté de m'enlever. Ce jeune homme chevelu que tu vois...

- Fred, interrompit celui-ci.

- Oui, Fred, reprit Tony. Bref, il a joué les wonder women et il m'a délivré du méchant dragon.

- Je crois qu'il délire.

- Non, il est toujours comme ça.

- Je suis là, vous savez.

- On devrait aller dans un endroit à l'abri des regards, marmonna Brad pour lui-même. Venez ! »


« Non mais c'est pas vrai ! »

D'un geste brusque, McGee appuya sur le bouton de la machine à café mais celle-ci refusa de marcher. Il était à bout de forces, il sentait qu'il risquait de craquer à un moment ou à un autre. Depuis l'explosion, il ne s'était reposé qu'une petite heure. Tout le monde était triste et sur les nerfs.

Et il sentait qu'il risquait de pleurer au moindre problème.

« Sois fort, Tim. » se sermonna-t-il.

Il pensa à Tony, à Gibbs, à Ziva, à leur manière de ne jamais se montrer faible. Mais il n'étais pas comme eux... Des larmes perlèrent au coin de ses yeux qu'il essuya rageusement. Il ferma les paupières, douloureusement, pour retenir du mieux qu'il pouvait ses sanglots.

« Tim. »

Une main s'abattit sur son épaule et il sursauta. En se retournant, il croisa le regard bleu de son patron. Pourquoi fallait-il qu'il se montre toujours faible devant lui ?

McGee regarda ailleurs, les yeux brillants.

« Ça va, patron. » mentit-il.

L'informaticien ravala difficilement ses larmes et fit face à Gibbs. Celui-ci le regardait, l'air impénétrable.

« Ce ne sont pas des larmes qui font de nous des faibles, McGee. Il faut parfois plus de force pour s'avouer nos blessures. C'est pareil pour nous tous.

- Vous avez déjà pleuré ?

- Ça m'est arrivé. »

Tim se sentit mieux, il s'accorda même un sourire que Gibbs lui rendit. Ragaillardi, il retourna à ses recherches, son patron le suivit. Ils ne firent pas attention à Hamilton qui, installé à l'ancien bureau de Tony, les observa, les sourcils froncés.


« Un homme est bien fort lorsqu'il s'avoue sa faiblesse. »

Honoré de Balzac.


« Tu as mal autre part ?

- Je suis en parfaite santé, rétorqua Tony.

- Pourquoi faut-il toujours que tu fasses croire au monde entier que tu vas tout le temps bien ?

-Parce que c'est le cas ? »

Brad soupira, exaspéré. Cela ne faisait même pas deux heures qu'il avait retrouvé son ami que celui-ci l'agaçait déjà prodigieusement. Cependant, c'était sûrement cela qui faisait son charme.

« Joli maison, intervint Fred. Vous êtes un vrai médecin ?

- Non, il est boucher mais parfois il s'amuse à recoudre des gens.

- Tony ?

- Oui.

- Tais-toi. »

Il fit semblant de bouder et observa la décoration. Il était vrai que la maison de son ami était impressionnante. Elle n'était pas décorée avec faste mais l'on sentait que les propriétaires avaient de l'argent.

« Sérieusement, tu as de quoi faire des plâtres chez toi ? Tu gardes ça pour le jour où tu taperais trop un de tes nombreux esclaves ?

- Non, j'ai pris l'habitude de le faire depuis que l'un de mes meilleurs amis se fait enlever tous les jours.

- Et libérer ! dirent en chœur Fred et Tony.

- Qu'ai-je fait pour mériter ça ? se plaignit le docteur. Deux DiNozzo pour le prix d'un.

- Tu dis ça mais je sais que tu m'adores, rétorqua l'Italien. D'ailleurs, tu comptais me parler de la jolie blonde que je vois sur toutes les photos ?

- Elle s'appelle Paige et elle est chasse gardée. C'est ma fiancée.

- Ta fiancée ? Félicitations ! Tu t'es bien assagi dis donc. Il suffit que je parte deux ans et tu te maries. Il ne manque plus que le bébé ! »

Brad eut un sourire franchement amusé. Tony s'immobilisa, bouche bée.

« Non ! Ne me dis pas que... ?

- Si.

- Dans mes bras ! Enfin, mon bras, tu m'as plâtré l'autre. Bravo ! »

Ils se firent une accolade rapide, gênés par les bandages de Tony.

« Oh, tu sais, dit Fred. La cheville cassée et le poignet tordu ça fait son effet. Et puis peut-être qu'avec ton nœud papillon sur la tête tu vas lancer une nouvelle mode. Enfin, ton gros pansement je veux dire.

- Il m'énerve. Je ne suis quand même pas comme ça ?

- Non, tu es pire. »


Au plus haut étage d'un immeuble ultra moderne, un homme d'une cinquantaine d'année observait la foule en bas. Silencieux, une femme et un autre homme ne bougeaient pas.

« Richard Heaven est mort aujourd'hui, dit le premier homme. Nous devons venger sa mort. Ce Kubrick de malheur saura qu'on intervint pas dans les affaires de Tulipe blanche impunément.

-Oui, monsieur, dirent en chœur les deux autres.

-Sa si chère équipe connaîtra ma douleur.

-Nous vengerons la mort de votre frère, monsieur. »

Dan Heaven, le plus haut dirigeant de Tulipe blanche, eut un sourire mauvais qui découvrit ses dents parfaitement immaculées.


Un petit commentaire, un petit bonjour (ou bonsuar?), un mot pour les auteurs, une pensée pour Tony, un doudou à nous offrir? Ou juste une petite review, si vous voulez? :]
*Jette un coup d'oeil à Pline* Tu crois que j'ai fait peur à nos lecteurs, Pline? *Sourire innocent*

Pline : Non, bien sûr que non ! Pourquoi auraient-ils eu peur ? *sourire angélique*