Bonjour/bonsoir les gens !

Voici le chapitre 13 de cette sublime et merveilleuse fic !

Il va se passer pas mal de trucs au niveau sentimental, donc j'espère que vous êtes contents !

Réponse à la review anonyme : Twix : déjà, ton pseudo me donne faim. Ensuite, merci de m'avoir fait remarquer que je n'avait pas fait la blague viola. Je ne manquerais pas de la faire, cette fois ! Bisous !

Comme d'hab, les personnages ne m'appartiennent pas, à part les OC, et si cette fic gêne l'un ou l'autre des protagonistes, je m'engage à la supprimer !

Voila ! Lisez, maintenant !

Chapitre 13

« Donc, si je résume bien, le fake, c'était juste un connard amoureux et jaloux ? S'écria Mathieu.

- Tu résume bien ! répondit Unster en décapsulant deux bouteilles de bière avant d'en donner une à Nyo, assis dans le canapé à côté de lui.

- Et ils risquent quoi, les deux Desames ?

- Nicolas va avoir entre quinze et trente ans de prison et Marie aura quelques mois d'incarcération et une forte amende, répondit Nyo en buvant sa bière.

- C'est cool, ça nous fait une mission sur deux de réussie ! S'exclama Mathieu en se laissant tomber sur le canapé entre les deux Assassins. Plus qu'à buter cet enfoiré de psychopathe ! »

Il jeta un œil autour de lui. Les autres Héros et Assassins picolaient et discutaient dans la même pièce, fêtant l'arrestation de Nicolas Desames, malgré l'absence de certains de leurs compagnons, et personne ne faisait attention à eux. Il passa ses bras autour des épaules de ses deux acolytes et leur souffla :

« Alors, c'est quoi cette histoire de paris ? »

Il sentit Nyo se raidir et Unster sursauter contre lui.

« C'est pas ce que vous croyez Monsieur Sommet ! » S'écria Unster en recommençant à le vouvoyer comme à chaque fois qu'il avait fait une bêtise.

Il tenta de s'écarter précipitamment mais fut retenu par la poigne de son supérieur qui eut un sourire carnassier.

« Alors qu'est-ce que je crois ?

- … Euh... » fit Nyo avec éloquence.

Le petit Assassin soupira et perdit son sourire.

« Mais alors, Kriss, il est vraiment... ?

- Amoureux de toi ? Oui, répondit Unster. Mais il n'ose pas te le dire.

- Du coup il déteste Antoine parce qu'il passe son temps à te draguer et toi tu ne fais rien, ajouta Nyo.

- Mais Antoine ne me drague pas... !

- Bien sûr que si ! Même que tout le monde, dans les deux guildes, l'a remarqué ! »

Mathieu fronça les sourcils, pas convaincu, et jeta un œil au Héros chevelu qui, assis dans un fauteuil, enchaînait les bières depuis le début de la soirée. Antoine capta son regard, lui sourit, et se leva pour le rejoindre.

« Tu vois ? Souffla Nyo. Il suffit que tu le siffle pour qu'il accoure !

- T'y attache pas trop, ajouta Unster. Après tu va être triste quand il faudra l'euthanasier.

- Surtout ne lui donne pas de surnom, poursuivit le convalescent en kigurumi Pikachu.

- Tu va pleurer, sinon. Kriss va être obligé de te réconforter. »

Antoine arriva à ce moment là et s'assit, ou plutôt s'affala avec la grâce d'une baleine échouée sur Unster qui grogna et lui lança :

« Tranquille, posey ? Je te gêne pas ?

- Tu parle un peu trop pour un fauteuil, mais sinon ça va. »

Nyo rit et se leva.

« On a compris, on vous laisse en amoureux ! Viens Unster !

- Je veux bien mais j'ai un éléphant sur les genoux.

- L'éléphant t'emmerde. grogna Antoine en se levant pour laisser le jeune homme s'échapper.

- Nyo, tu nous traite d'amoureux encore une fois et tu t'occupera des corvées tout seul pendant deux semaines, le menaça Mathieu.

- OK, j'ai compris, je ferme ma gueule !

- Fuck la liberté d'expression. » marmonna Unster en s'éloignant pour aller se chercher une autre bière, suivi par Nyo.

Mathieu soupira et Antoine rit.

« Ils sont aussi con l'un que l'autre ! Ils iraient bien ensemble...

- Tu vois de l'homosexualité partout, abruti ! Répliqua l'Assassin en levant les yeux au ciel. Ils ne sont pas ensemble. »

Antoine éclata encore de ce rire que Mathieu trouvait si agréable à entendre et lui ébouriffa affectueusement les cheveux. Après tout ce que Nyo et Unster venaient de lui dire, il ne put s'empêcher de rougir légèrement. Peut-être qu'ils avaient raison, Antoine le draguait. Et il s'apercevait que ça ne lui déplaisait pas, ce qui l'énervait encore plus que les conneries de ses frères de guilde.

Il sursauta quand le Héros passa son bras autour de ses épaules pour l'attirer contre lui.

« Tu fout quoi, là ?! S'écria-t-il en s'écartant.

- Ca se voit pas ? » répliqua Antoine en l'attrapant doucement par la nuque et en l'embrassant.

Le cerveau de Mathieu crasha. Pendant quelques instant, il laissa le Héros mouvoir ses lèvres chaudes contre les siennes, caresser son dos, ses cheveux, sans pouvoir réagir. Puis, quand la langue d'Antoine passa la barrière de ses lèvres pour venir caresser la sienne, son cerveau daigna se reconnecter.

Il repoussa brusquement Antoine et le gifla avant de se lever précipitamment.

« Ne t'approche plus de moi enfoiré ! »

Il s'éloigna vivement, laissant Antoine seul, figé dans le canapé, le regardant partir en se tenant la joue d'un air choqué.

Mathieu calma les battements effrénés de son cœur et chercha quelqu'un avec qui discuter pour ne pas avoir à penser à Antoine. Il avait un peu trop apprécié ce baiser. Nyo et Unster avaient raison. Il ne devait pas s'attacher à Antoine. Kriss le tuerai, et sûrement avec un immense plaisir, dès que le psychopathe aurait été arrêté.

Il se demanda avec qui il pourrait passer le reste de la soirée. Il ne voulait pas voir la gueule de son chef et il ne connaissait pas la plupart des Héros, à part Siphano et Links qui dansaient au milieu de la pièce avec un lapin rose. Cette soirée tournait vraiment au what the fuck le plus total.

Il bouscula soudain quelqu'un qui tomba. C'était Pepper.

« Pepper ! S'écria-t-il en l'aidant à se relever. Tu va mieux ? »

La jeune femme le fixa d'un air perdu puis lui dit :

« Mathieu, pourquoi tu as des oreilles de papillon ? »

Ce fut au tour du petit Assassin d'avoir l'air perdu.

« Des... oreilles... de papillon... ? »

Il tâta son crâne pour voir si ses oreilles avaient changé, mais elles étaient tout à fait normales. Puis il remarqua quelque chose.

« Mais, Pepper, ça n'a pas d'oreilles les papillons ! »

Elle chancela et il la rattrapa avant qu'elle ne s'effondre. Il la fit s'asseoir dans un fauteuil.

« Mathieu... J'ai mal à mon cœur... ! Elle me manque... »

La jeune femme était toujours sous le choc de la mort de sa sœur, Blondie. Il lui caressa les cheveux avec douceur.

« Repose toi, Pepper, ça va aller... »

Elle semblait s'endormir alors il la laissa là.

Il voulut rejoindre Nyo et Unster, mais renonça quand il remarqua leur comportement. Ils étaient l'un en face de l'autre, l'air gêné, évitant le regard de l'autre. Finalement, ils marmonnèrent chacun quelque chose d'inaudible et Unster s'éloigna en direction de la porte. Nyo l'interpella juste avant qu'il ne sorte et le rejoignit en courant avant de l'embrasser passionnément. Ils se séparèrent au moment où Links et Siphano, qui dansaient toujours avec le lapin rose, hurlèrent « Bouge toujours ! ». Sous la surprise, Nyo fit un bond en arrière et sa tête heurta violemment le mur. Unster, l'air inquiet, le fit sortir de la pièce. Cette soirée était vraiment très what the fuck.

Il sentit soudain une main se poser sur son épaule et se retourna. Kriss. Il avait l'air triste et bourré. Avant que Mathieu n'ai pu ouvrir la bouche, il se retrouva enserré dans les bras de son chef, ses lèvres soudées aux siennes.

Après s'être dit qu'il avait préféré le baiser d'Antoine, Mathieu se débattit et le repoussa.

« Putain mais tu fout quoi ?! Cria-t-il en s'écartant.

- Je t'aime, Matt. »

Le petit châtain se figea. Il le savait déjà, mais l'entendre de la bouche de son chef le chamboula. Et l'énerva.

« Bordel mais c'est quoi votre délire de m'embrasser toutes les trente secondes ?!

- Qui d'autre t'as embrassé ? S'écria Kriss, soudain aussi énervé que lui.

- Antoine. » répondit Mathieu.

Kriss fit volte-face et se précipita vers le Héros chevelu, certainement pour lui défoncer la gueule à coups de tabourets. Mathieu, passablement énervé, haussa les épaules, s'essuya les lèvres d'un revers de manche et sortit.

Il profita de la fraîcheur de la nuit pour se calmer et faire le point sur ce qui lui arrivait. D'abord Antoine, puis Kriss.

Il ne connaissait Antoine que depuis quelques jours, mais il l'aimait bien, même s'il était un ennemi. Mais de là à ce que le Héros le drague... Il ne savait pas quel était son but. Ne faisait-il cela que pour faire chier le monde ou coucher avec lui ? Ou y avait-il des sentiments dans tout ça ?

Quant à Kriss... Il ne s'était absolument jamais douté des sentiments de son chef pour lui. Il avait fallu qu'on le lui foute brutalement sous le nez pour qu'il s'en aperçoive. Cet imbécile venait de gâcher leur amitié.

Il soupira et s'adossa au mur. Non, ce n'était pas la faute de Kriss. C'était celle d'Antoine. C'était lui qui était venu foutre la merde. Si n'avait pas commencé à le draguer, Kriss n'aurait pas pété un câble et Mathieu n'aurait jamais été au courant.

Il soupira encore.

Cette situation n'aurait pas pu durer. Cela n'aurait apporté que de la souffrance. Il devait arrêter de rejeter la faute sur les autres. Il était lui aussi coupable de ne rien avoir remarqué. Quelle merde.

Il s'apprêtait à rentrer quand il entendit des bruits de course. Il se tourna vers la source du bruit et aperçut Brioche qui courait vers lui. Il semblait paniqué, essoufflé, et une coupure au dessus de son sourcil gauche faisait couler un flot abondant de sang sur son visage. Il boitait.

« Brioche ? » s'écria Mathieu en faisant quelques pas vers lui.

Le jeune s'effondra dans ses bras, haletant.

« Brioche, qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je... fit-il. C'est... Il...

- OK, calme toi, tout va bien ! Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

- Il me poursuit ! Il est derrière moi ! Il est juste derrière moi, Mathieu ! Il va me tuer ! Il va me tuer comme il a tué Jigmé !

- Calme toi Grégoire ! S'exclama Mathieu en l'appelant par son prénom et pas par son pseudo d'Assassin. Qui te poursuit ? »

L'autre le fixait d'un œil paniqué, l'autre étant fermé à cause du sang à moitié séché qui collait ses paupières.

« Le taré, finit-il par répondre. Le psychopathe qui a tué Jérémy, Blondie et Jigmé !

- OK, ne bouge pas d'ici, je reviens tout de suite ! »

Brioche acquiesça d'un signe de la tête et se laissa glisser au sol pour reprendre son souffle et se calmer.

Mathieu s'éloigna et fouilla rapidement la zone, son pistolet à portée de la main. Nulle trace du psychopathe.

Il s'adossa au mur le plus proche et serra les poings avec rage. D'après Brioche, Jigmé était mort. C'était ce que Mathieu craignait, mais sans oser y accorder trop de crédit, préférant penser que le jeune tibétain avait perdu son portable. Malheureusement, il s'était trompé et un autre Assassin était mort.

Il devait prévenir les autres et contacter le commissaire Theurel.

Il rejoignit Brioche, toujours assis par terre, qui semblait s'être calmé.

« Ca va mieux ? » demanda Mathieu en lui tendant la main.

L'autre acquiesça et saisi la main qu'il lui tendait afin de se relever. Mathieu ouvrit la porte et ils entrèrent.

Voila ! (viola 3) ce chapitre est maintenant terminé, j'espère qu'il vous aura plus ! N'hésitez pas à laisser une review, ça me fait extrêmement plaisir !

Le chapitre 14 arrivera bientôt, en attendant soyez heureux et mangez des pâtes au saumon !

Des bisous,

Rain :)