Titre : Le piège

Auteur : Akiko

Traductrice : Shali Maxwell

Couple : C'est un HPSS

Disclaimer: Harry Potter et tous ses personnages sont la propriété de J.K.Rowling. et l'histoire en elle-même (de cette fic) appartient à Akiko.

Avertissements: Ceci est un slash... pour ceux qui ne savent pas ce qu'est cela, c'est une histoire qui traite de relations homosexuelles, donc si vous n'aimez pas, mieux vaut que vous le lisiez pas. Maintenant que ceci est clarifié, entamons l'histoire.


Merci pour vos reviews à jenni944 ; NEPHERIA ; oOoO Black siri OoOoO et eloune.


Le piège

Chapitre douze : Celui qui respecte les normes.

Il s'était avéré difficile de maintenir la sérénité à tout moment, spécialement en désactivant les défenses et ne pas montrer de l'angoisse, en souhaitant que le garçon ait eu suffisant de temps pour s'échapper.

Severus lui-même avait guidé Lord Voldemort jusqu'au lieu où se concentraient les apparitions du château et ils y avaient seulement trouvé une seule personne. Son cousin Streng.

Il l'avait alors informé des présences qu'il avait senties... Deux personnes qui avaient pu se déplacer dans le château en toute liberté puisqu'elles ne souhaitaient pas de mal au garçon... condition que les mangemorts ne réunissaient pas, ce pourquoi ils tombaient les un à la suite des autres dans les pièges, jusqu'à ce que la défense soit déconnectée. Lord Voldemort lui-même avait complété l'information avec un mot : Aurors. Et la vérité était que Severus l'avait silencieusement remercié d'avoir trouvé cette excuse.

Voldemort avait rejeté le cadavre de son cousin sur le côté avec le talon de sa botte et était resté dans un silence profond. Il n'avait pas besoin d'être très observateur pour savoir qu'il était furieux et chacun d'eux pourrait calmer cette fureur.

Face au Maître noir, les mangemorts qui étaient sortis vivants des pièges impitoyables étaient dans un sale état. Tous amochés et en loques. Avec des blessures ici et là... Tous maintenaient leur visage couvert, peut-être pour ne pas montrer leur fatigue causée par les sortilèges protecteurs d'un château qui était en Son pouvoir.

"Severus." Fit Voldemort avec froideur en regardant le sorcier en question. "Tu retourneras au collège pour continuer à surveiller le garçon."

Severus fit un geste affirmatif. Il ne s'était même pas sentit gêné en entendant mentionner le sortilège laborieux qui avait été utilisé puisque, aux yeux de son maître, il avait gagné quelque chose semblable à de la confiance. D'une certaine manière tout s'était terminé de manière nécessaire.

« - Quand est-il du plan, mon Lord ? » Demanda un des mangemorts. « - Cet homme était un point faible pour Potter. »

Voldemort se tourna vers le sorcier qui avait parlé et il le tua d'un mouvement rapide.

"Personne avec une telle noble ne laisse en arrière la personne qu'il est censé aimer." Fit-il d'un ton furieux. "Harry Potter n'a pas aidé ce sorcier... Il ne croyait pas en lui."

Severus acquiesça en silence et fronça les sourcils.

La cité fut abandonnée ce même après-midi, mais il ne put retourner au Collège que deux jours après l'attaque. Bien qu'il avait assez de force pour se lever et obéir à l'ordre de son Maître, il n'était pas capable de retourner au château. Donc il avait passé ce temps à se reposer et regarder avec impuissance le corps maltraité de ce qui est qui avait été son cousin.

Jeune. Brillant. Adorable.

... Et maintenant...

... mort...

Il avait suffi qu'Ernst énumère des demandes voluptueuses pour attirer l'attention de Lord Voldemort... Avec ce corps et l'âme de Severus, il pensait pouvoir attirer Harry Potter jusqu'à la Cité Streng.

Difficile, n'est-ce pas ?

Le plus cruel était de remarquer qu'il ne voulait que ramollir le cœur du héros une fois mélangée ces deux éléments.

La vérité est que Severus ne voulait pas penser à cela.

Il ne voulait pas le faire.

Chaque fois qu'il pensait à ce sujet, sa mémoire lui rappelait qu'il était cette faiblesse et cela le rendait malade et l'affligeait.

Des milliers de scènes horribles en rapport avec cette faiblesse se jouaient devant ses yeux, à cause de la fatigue et de ses blessures. Et de nouveau il pensait qu'il ne voulait pas y penser.

Il ne voulait pas.

Avant que le second jour ne finisse, il sentit qu'il avait la force suffisante pour se lever et récupérer le corps de son cousin pour lui donner une sépulture correcte. La terre recouvrit alors le joli visage et le corps fin... Cela noya primitivement l'odeur que la décomposition commençait à faire ressentir et qui ne pouvait disparaître qu'avec une potion simple. Mais seul Ernst était enterré là, dans la terre de la Cité Streng, avec ses ancêtres... Les ancêtres à tous les deux. Il avait également décidé d'enterrer tout l'amour qu'il portait.

Et maintenant qu'il était sous la protection du Collège, il avait entre ses mains, la seconde décision la plus difficile de sa vie. Une décision qui, comme celle quand il était devenu mangemort, allait agiter son monde de manière violente.

Mais c'était pour le bien... Si Harry Potter pouvait être en lieu sûr pour accomplir sa grande victoire, c'était bien.


Draco avait remarqué qu'il y avait des problèmes chez le professeur Snape en ce qui concernait Potter. En accord avec ce qu'il avait analysé pendant la plus grande partie de la nuit, il s'était mit d'accord sur le fait que la Petite Merveille ne pouvait pas s'extasier sur deux personnes à la fois... Une devait être la conséquence de l'autre. Le plus difficile était de savoir qui.

Clairement, après presque trois heures à jouer avec une plume fine il avait décidé qu'en définitive le professeur Streng était une partie de Snape, puisqu'il avait adopté les caractéristiques de ce dernier pour attirer Harry, ils avaient même servi à attirer le reste.

Ce qu'il avait vu au bord du lac avait été un baiser brutal... il y avait de la fureur à ce moment... Une fureur qui était à peine contenue avec le désir... Chose qu'il attribuait à Severus Snape.

Il paraissait logique de penser que Streng avait adopté certains caractères de Snape... C'est pourquoi Draco avait remarqué tant de similitudes malgré les différences et était arrivé à le soupçonner de quelque chose de mauvais.

En résumé, Harry n'avait pas aimé de Streng lui-même... il avait aimé les similitudes.

Cette pensée provoqua un frisson à Draco, cela pouvait toutefois avoir certain... sens une fois que chaque donnée se réunissait.

Blaise savait ceci, bien sûr. Ou il aurait dû s'en rendre compte et passer l'information à quelqu'un qui ferait tout... Évidemment, Draco ne savait pas précisément ce qu'était ce tout.

Et il ne pensait pas demander de toutes manières. Cela sortait de son image.

Donc après avoir passé une nuit blanche, il trébucha deux fois sur le chemin des cachots et marcha accidentellement sur les pieds de ses compagnons, il pénétra dans son double cours et s'assit à sa place en attendant que le merveilleux trio fasse son apparition.

La première à entrer fut Granger. Tellement correcte et intellectuelle... Avec ce livre de potions qui sortait de la bibliothèque et qui maintenant lui servait à essayer de deviner quelque chose qui lui servirait pour obtenir des points. Il était évident qu'ici, elle n'en obtiendrait pas... Même si elle avait les réponses exactes, elle n'en obtiendrait pas...

Derrière elle, il y avait Weasley. Tellement désaligné comme toujours. Il regardait la sang de bourbe, ou plutôt le livre qu'elle avait dans les bras. Et la vérité était que son visage d'ennui s'avérait amusant et digne d'un commentaire mordant, mais Draco n'avait pas le temps pour cela. Spécialement parce que l'enfant Merveille entra juste derrière eux.

Intéressant.

Il était apparemment à l'écoute de la discussion de ses deux amis, mais Draco était capable de voir la distraction dans le regard vert et ce sourire concis qu'il consacrait à Weasley en remplacement d'une réponse intelligente. Pas que Draco pense que Potter était capable de donner une réponse intelligente, mais il ne perdrait jamais l'occasion de parler avec son pauvre ami de sujets dignes de l'intelligence des Gryffondors. Donc il se produisait là quelque chose d'étonnant... Quelque chose dont Draco avait (maintenant) une idée.

L'acteur suivant arriva à temps. Juste comme ça devrait être. Draco remarqua tant de différences chez son professeur de potions que pendant un moment il souhaita ne pas avoir su. La réponse à tous ses soupçons était juste là, dans les cachots... En étant développé de manière tellement pénible que lui-même sentit de la pitié pour son rival.

Mais il n'avait pas le temps pour cela, n'est-ce pas ?

Snape le savait... Draco le comprenait maintenant...

... et vite...

Potter le saurait aussi... et il devrait l'accepter.


« - Quoi ? »

Severus leva le regard de ses travaux qu'il corrigeait jusqu'à présent où il entendit ces mots stupides sortir de la bouche de sa seule amie... Juste elle...

Il aurait comprit si cela provenait de Dumbledore... il avait toujours eut des idées tordues et hors de propos... Mais pas d'elle... Pas précisément d'elle.

Ce qui était certain c'est que les yeux dorés de la femme étaient absolument calmes. Bien qu'ils brillaient d'une lueur quelque peu fatigué et il devina alors que son dernier sortilège l'avait beaucoup affaiblie, mais ce n'était pas quelque chose de grave qu'une sirène ne pourrait pas récupérer avec le repos nécessaire... Chose que Déborah ne faisait pas et qui était plus marquant chaque jour.

« - Comment peux-tu en arriver à ça ? » Demanda-t-il avec acidité et il se leva de son bureau en lui consacrant ce regard qu'elle n'avait jamais mérité. Clairement, elle était la créature qui possédait de la supériorité qui influençait le respect de chacun, et lui, ne faisait pas l'exception.

« - Je suis l'héritière d'un miroir qui montre plus de chose que tu ne penses, Severus... Je suis la créatrice des plumes jumelées qui lisent et écrivent les émotions vraies qu'elles lisent... Et je suis... ton amie la plus proche... »

« - La solution que tu me donnes n'est pas intelligente, Déborah... Elle est... inutile. »

« - Réagir avec ton cœur ne te satisfait pas, mon ami ? » Demanda-t-elle avec une douceur odieuse et Severus souhaita la gifler, mais serra ses poings pour se contenir.

« - Depuis quand es-tu devenu si anarchique ? Ta solution ne satisfait rien. »

« - Ne te suffit-il pas d'être satisfait? » Déborah serra les lèvres. « - la métamorphose permanente sera très difficile et sollicitera davantage de magie noire que ce que j'ai requis pour sauver la vie de mon neveu. »

Cette partie là, il le savait déjà. Transformer un corps permanent... sans potion périodique... sans échantillon de rien... Obtenir simplement le miracle de mettre quelque chose dans un lieu et le laisser là. Mais ce n'était pas cette partie-là du plan qui avait ébranlé Severus... C'était la raison qui le tourmentait... Raison que Déborah savait et qu'elle n'avait partagé avec personne à cause de la loyauté qu'attribuait leur amitié depuis l'enfance.

« - Pourquoi veux-tu me le faire Déborah ? » Insista Severus avec l'espoir de la faire douter.

« - Parce que je le veux. » Dit-elle simplement et elle leva le menton. « - Chaque cellule de ton corps soupire pour lui... Ton esprit aussi en pensant à lui et à chaque détail de son corps... »

« - Ce n'est pas correct !! »

« - Qu'est-ce qui est correct, Severus ? » Fit-elle en élevant la voix. « - Cette guerre nous a consommées tous les deux... Moi, elle m'a volé la vie... la fertilité et la liberté de penser... elle m'a transformée en un assassin de même que pour toi... Tous les deux nous avons été en elle, mais au moins elle laisse la possibilité qu'un des deux ait une occasion de sauter les normes (sociales, magiques et naturelles) pour être heureux... Cela, à mon avis, est correct. »

« - Non !! »

Déborah atténua les caractéristiques. Encore avec les lignes d'expression que son corps humain avait marquées, elle était impartiale et tranquille.

« - Être né avant n'est pas ta faute. » Dit-elle avec douceur et se tourna pour sortir du bureau. « - Si tu changes d'avis, je serai à ta portée. »

Généralement les idées de Déborah pouvaient être qualifiées comme brillantes. La femme avait cette étincelle qui attirait l'attention des deux côtés et elle l'obligeait à prendre part à celle erroné. Mais Severus n'était pas sûr que cette idée en particulier puisse arriver à être la bonne.

Non. Ce n'était pas la bonne.

Non, il ne voulait pas le faire.

Il y avait davantage d'inconvénients en disparaissant des yeux de Lord Voldemort et de Dumbledore et de réapparaître du côté de Harry Potter (même s'il devait être le gagnant).

Harry était seulement un enfant même s'il avait atteint l'adolescence. Il avait peu de connaissances pour lutter dans cette guerre et peu d'alliés qui étaient lentement réduits grâce à un plan encore plus élaboré que celui qui l'avait séduit. Et Severus n'avait pas le droit de lui enlever un allié tellement important bien que ce qu'il souhaiterait au plus profond de lui, s'était de se fondre entre ses bras pour tout oublier.

Il serait très simple à admettre l'amour qu'il ressentait pour le garçon, mais il ne voulait pas le faire.

Pour le bien de tous les deux, il ne devait pas le faire.

Et Déborah devrait aussi comprendre cela. Severus Snape ne pouvait simplement pas disparaître pour devenir un amant adéquat pour Harry Potter.


« - Harry ? »

La voix préoccupée de Hermione le sortit de la bulle dans laquelle il était entré, apparemment. Un peu gêné, il remit droit ses lunettes et il regarda ses amis avec un sourire en essayant de rappeler de quoi ils parlaient avant qu'il ne perde le fil. Toutefois, il remarqua l'air préoccupé de Ron ce qui lui confirma que cela n'allait pas être tellement simple.

« - Depuis que tu es revenu, tu es très distrait. » Lui indiqua Ron avec son manque de tact habituel. « - Bon, tu ne nous as pas dit ce qu'il c'était passé, mais j'imagine que ça a été horrible pour que tu sois ainsi. »

"Oh, non ! Ron, ça n'a jamais était horrible pour moi" pensa Harry avec ironie. "Mais ça l'est maintenant".

« - Je préférerais ne pas parler de cela. » Dit Harry et regarda à nouveau le livre avec lequel il complétait son travail d'Histoire de la magie avant qu'il ne parte dans ses pensées. Évidemment en voyant qu'il n'y avait pas avancé de plus de deux lignes il comprit qu'il avait une raison de plus d'arrêter de penser à rien d'autre qu'à ses devoirs pour le moment.

« - Ne pouvons-nous pas t'aider ? » Demanda Hermione.

« - C'est déjà du passé. » Répondit Harry. « - je suis revenu en bonne santé et c'est tout ce qui m'importe. »

Bon, c'était plus simple de le penser de cette manière. Ils étaient venus le récupérer pour le ramener au château sain et sauf et maintenant il était là. L'intention de tous était de le ramener sans aucune blessure et partiellement c'était fait.

... En vérité n'était-il pas blessé ? ...

Harry ferma le livre et commença à ranger ses affaires.

« - Tu ne vas pas terminer ? » Lui demanda Ron qui avait commencé à recopier un peu le devoir qu'Hermione avait gentiment laissé traîner près de lui.

« - Je viens de me rappeler que j'avais encore une retenue dans le bureau de Snape. »

« - Mais c'était le professeur Streng qui t'avait donné cette détention ! » S'exclama Ron avec une grimace de dégoût.

« - Précisément. » Indiqua Harry.

« - Penses-tu que le professeur Snape peut rendre valable la détention d'un autre ? » Demanda Hermione. « - moi, je ne pense pas. »

« - S'il est veut contrarier Harry, il pourrait rendre valable toute chose. » Fit Ron avec toujours du dégoût.

« - Exact. » Harry sourit à son ami pour l'aide. « - je terminerai ceci dès que j'aurais clarifié ce malentendu. »

« - Je te laisserai copier une partie de mon travail. » Lui promit Ron en recevant un regard désapprobateur d'Hermione.

Harry offrit un dernier regard à ses amis et sortit de la bibliothèque en courant vers le bureau du professeur. Il n'était pas encore arrivé quand il le vit tourner au bout du couloir avec un livre entre les mains.

« - Je peux vous déranger pour quelque chose ! » Demanda-t-il avec un peu de brusquerie.

Snape leva le regard du livre et haussant un sourcil.

« - Je crois que le crier à un enseignant en plein milieu d'un couloir doit mériter une diminution de points à leur maison, Monsieur Potter. » Dit-il avec cynisme et ferma le livre. « - Toutefois, je laisserais passer si vous retournez d'où vous êtes venu. »

« - Vous m'évitez ! » S'exclama Harry gêné et il s'approcha de lui d'un air décidé. « - Pendant la classe de potions vous ne m'avez pas adressé un mot, vous ne m'avez enlevé aucun point et vous ne m'avez approchez pour rien. »

Bon, avec l'insensée idée de Déborah rôdant dans son esprit et plus un bureau plein de parchemins à corriger, il n'avait pas voulu avoir beaucoup d'occasion de se risquer à se heurter à Potter comme ça se produisait en ce moment. Et le problème était qu'en vérité il fallait qu'il le croise dans un couloir désert, juste celui-là, où ils ne passeraient pas d'élèves jusqu'à ce que finisse l'heure du repas et faire ce qu'il ne devrait pas faire.

« - Maintenant que vous le mentionnez, je dois parler avec vous. » Dit Snape décidé à en terminer avec cette situation « - Suivez-moi. »

Harry fronça les sourcils en sentant un pincement au cœur et marcha derrière le professeur.

Il y avait quelque chose de bizarre dans son attitude et il n'était pas sûr d'aimer vraiment ça.

À suivre…