Disclamer: Les personnages appartiennent à Tite Kubo (et heureusement pas à moi sinon Bleach serait un manga yaoi), seule l'histoire m'appartient.

Rating: M

Pairing: Ichigo x Grimmjow (D'autres pairing se formeront au cours de l'histoire.)

Warning: Yaoi, possibilité de lemon.

Bonjour bonjour ! J'espère que vous allez bien ! Je sais pas pour vous mais... Vendredi c'est les vacaaaaaaances :3 ! Enfin bref, voilà le chapitre 13 qui, à ma grande fierté, fait plus de 3000 mots ! On m'avait tant reproché de faire des chapitres trop courts, j'espère que cette fois, la longueur satisfera. =) Sur ce, bonne lecture, j'espère que vous apprécierez.


Chapitre 13

Toujours ce rêve, ou plutôt ce souvenir cauchemardesque. Toujours ces horribles sirènes qui déchiraient le silence de mort. Toujours ces flashs aveuglants qui transperçaient l'obscurité de la nuit. Et toujours ce corps gisant sur la chaussée. Ce corps étrange, qui ne ressemblait plus à rien d'humain. Quel humain n'avait plus un gramme de peau ? Quel humain n'était plus qu'une infâme masse de chair ? Quel humain pouvait être dans une telle position ? Comment pouvait-on avoir les bras et les jambes pliés dans le mauvais sens ? Et ce visage, était-il possible d'avoir la tête tournée à 180° ? Non. Quoi que cette chose ait été avant, elle n'était pas, ou du moins plus un humain.

Il y avait dans ce souvenir, ce rêve, quelque chose qui faisait toujours sourire le rêveur bien que ce n'était pas drôle. Ce détail amusant mais surtout très intrigant, ce corps immonde et sans vie ne possédait plus une seule goutte de sang. Pas de sang non plus autour de ce cadavre, pas la moindre petite tâche rouge, mais, sur les murs qui bordaient la rue, l'hémoglobine avait remplacé la peinture dessinant grossièrement un second corps, une silhouette inconnue. C'était toujours de dessin de sang qui amenait l'horreur à son paroxysme. C'était aussi à ce moment là qu'un enfant, penché sur la victime mutilée, qui achevait le rêve en hurlant :

« Mamaaaaan ! »

- Qu'est ce que ce… cet… ce type fait chez moi ?! s'écria Isshin

Urahara sourit avec indulgence alors que Yoruichi se bouchait les oreilles et que le nouvel arrivant jetait un regard dégoûté sur Kurosaki.

- Calme-toi ! grogna Yoruichi. Ryuken est le seul qui peut nous aider et tu le sais très bien !

- Mais euh ! On sait très bien où est Barragan, on a pas besoin de lui !

- Et comment feras-tu pour le voir sombre crétin ? questionna le dit Ryuken. Tu crois peut-être que rencontrer un des plus dangereux criminels de la Terre est aussi facile ? Tss… Tu aurais bien besoin d'aller y faire un tour en prison. Peut-être cela te rendrait-il plus intelligent. Ou du moins plus docile.

Isshin vira au rouge et serra les poings mais ne répliqua pas. Il savait qu'il avait tort, et puis il avait bien trop l'habitude de ce genre de confrontations pour s'arrêter à la moindre provocation. Il reporta son attention sur Kisuke.

- Il est si craignos que ça ce Barragan ?

Kisuke haussa les épaules et répondit :

- Je sais pas trop, j'ai entendu dire qu'il engageait des tueurs à gages mais…

- Foutaises ! cria Ryuken, faisant sursauter les trois autres. C'est lui le tueur ! Vous croyiez quoi ? Comme si Barragan avait peur de se mettre du sang sur les mains ? Il est bien trop radin pour jeter son argent par les fenêtres ainsi !

- Mais je croyais que… commença Isshin.

- Mais rien du tout ! Il les étranglait, tous, un par un. Ses concurrents jonchent le sol de sa cave croyez-moi. Cet homme est un véritable malade !

- Pourquoi avoir été son avocat dans ce cas ? Cracha Isshin.

- Je… Je voyais ça comme un défi… Et surtout je ne tenais pas à finir six pieds sous terre, marmonna-t-il.

- Ça ne change rien, trancha Yoruichi. Nous irons voir Barragan, un point c'est tout.

- Elle a raison, acquiesça Urahara. Il nous mènera à Las Noches, et par conséquent à Aizen.

Ryuken eut un sourire amusé.

- Et qu'est-ce qui vous porte à croire qu'il répondra à vos questions ? Je le connais, je sais comment il est. Il n'est pas du genre à faire des choses gratuitement, il doit avoir quelque chose à y gagner en échange.

Ce fut au tour de Yoruichi de ricaner.

- Tu oublies l'homme qui l'a fait atterrir en prison et qui possède encore pas mal d'éléments compromettants à son sujet : ton fils. Et Barragan ne voudrait pas aggraver sa peine n'est-ce pas ?

- Ça ne marchera jamais.

- Aies un peu plus confiance en nous, dit Isshin. Et aussi en la force de persuasion de ton fils.

- TOI NE ME PARLE PAS DE LUI ! C'est ta faute s'il a rejoint le Gotei 13 ! TA FAUTE ! Si Masaki était là…

- Mais… le coupa Isshin. Et à mon grand regret, Masaki n'est pas là. Peut-importe ce qu'on fera, ce qu'on dira, elle ne reviendra pas. De plus je te rappelle qu'il y est allé de son propre-chef, alors réfléchi avant de parler. Mais je suppose que dans ta grande sagesse tu as trouvé une autre solution pour atteindre Aizen et, éventuellement, sauver ce qui te sert de fils.

Les yeux d'Isshin étaient devenus froids et cruels alors qu'il jetait un regard méprisant sur Ryuken qui, pour une fois, ne répliqua pas, les joues rouges.

- Bien… reprit Kurosaki. Quand allons-nous rendre visite à ce cher Barragan ?

Les trois autres se levèrent en même temps. Malgré leurs peurs et aversions respectives, ils allaient continuer, et envoyer Aizen rejoindre son ami Barragan derrière les barreaux.


La salle de réunion du Gotei 13 résonnait du son de multiples voix, remplissant la pièce d'une terrible cacophonie. Ichigo, terré dans un coin, observait les capitaines et vice-capitaines dont il avait à peu près retenu les noms, se crier dessus ou balancer leurs opinions aux quatre vents dans l'espoir que quelqu'un les entende, ou encore rester silencieux et droits. Seulement, tous étaient visiblement étonnés, voire sonnés. Et Ichigo les comprenait parfaitement. Comment pouvait-il en être autrement après les révélations que venait de leur faire Ishida ?

Il promena son regard autour de lui, tentant de se remémorer tous les noms et prénoms qu'il avait entendu. Le gros type là-bas, avec son sachet de cookies devait être Omaeda, et la femme qui lui criait dessus, avec les deux tresses blanches, devait être Soi Fon. Les deux étaient respectivement vice-capitaine et capitaine de la 2ème division. Il y avait aussi son capitaine un peu plus loin qui semblait demander au Boss s'il y aurait de la baston. « Quelle belle impression j'ai du leur faire à tous les deux... » Soupira mentalement Ichigo. Sur sa droite, au fond de la salle, il avait reconnu Unohana et sa vice-capitaine Isane, entourés de quatre autres personnes. Le type avec les longs cheveux blancs était Ukitake, capitaine de la 13ème et la jeune fille aux cheveux noirs à ses côtés était sa vice-capitaine : Rukia Kuchiki. « Jolie fille. » Constata le roux avec un hochement de tête. L'autre capitaine, avec les cheveux ondulés bruns et un haori de femme rose à fleurs ne pouvait être que le capitaine de la 8ème : Kyôraku, accompagné de son austère vice-capitaine à lunettes Nanao.

Puis il avait aussi retenu le nom des trois autres capitaines, ceux qui ne bougeaient pas depuis le début de la réunion. Il y avait d'abord l'homme aux cheveux noirs, à la peau blanche et aux traits sévères et solennels : Kuchiki, Byakuya Kuchiki, capitaine de la 6ème division et son vice-capitaine Renji, pour le moins original avec ses cheveux rouges et ses tatouages tribaux. Ichigo su tout de suite que ce Renji était un type bien, mais que si il en venait à lui parler fréquemment, de nombreuses disputes éclateraient. Ce type avait l'air d'avoir un fort caractère. A côté, deux têtes en-dessous de tous, il y avait un petit garçon intriguant avec ses cheveux d'un blanc éclatant et sa jeunesse : Toshiro Hitsugaya. Cependant Ichigo n'était pas dupe. Si cet adolescent –car il devait avoir entre 14 et 16 ans, comme sa sœur Karin- avait su devenir capitaine, son aptitude au commandement et au combat n'était plus à prouver. D'ailleurs on pouvait voir dans ses yeux une détermination inébranlable et une haine presque palpable. Le rouquin haussa un sourcil. Comment un si jeune homme pouvait avoir en lui une telle haine ? Puis il se souvint de ce que lui ressentait en ce moment, cette haine, ce désarroi, ce vide. Alors il comprit que la vie n'avait sûrement pas été facile pour ce Toshiro. La blonde sulfureuse aux yeux océans et à la poitrine d'une taille peu commune était Rangiku Matsumoto, sa vice-capitaine. En enfin, le capitaine de la 7ème division. Celui qui avait le plus étonné Ichigo. Cette homme plus que musclé, gigantesque, et avec un masque en fer cachant son visage. Il imposait respect et peur.

« Il t'impressionnes hein ? lui avait soufflé Grimmjow qui, lui aussi, participait à la réunion. Personne ne sait pourquoi il porte cet espèce de casque mais certains disent qu'un jour, au court d'une guerre sanglante à laquelle il aurait participé, alors qu'il venait de vider la dernière cartouche de son arme, que son sabre était à plusieurs mètres de lui, brisé en mille morceaux, et que son bouclier était parti se ficher dans le crâne d'un ennemi, une balle perdue serait arrivée droit sur lui à une vitesse fulgurante. N'ayant aucun moyen de se protéger, plus le temps d'esquiver, sentant la mort approcher à grands pas, il l'aurait attrapée et arrêtée avec ses dents. Seulement l'impact lui aurait déchiré la mâchoire et fracturé tous les os du visage. La douleur aurait été telle qu'il serait resté deux jours et deux nuits agonisant sur le champ de bataille avant de se traîner jusqu'à un fusil qui ne contenait plus qu'une seule cartouche, une seule. Il comptait l'utiliser pour mettre fin à ses jours, mais juste avant d'appuyer sur la gâchette, il aurait jeté un dernier regard autour de lui, et se serait rendu compte qu'il était le seul survivant. Le dernier homme encore vivant. A ce moment-là il se rendit compte qu'il n'était pas mort, qu'il pouvait continuer à survivre et à se battre. Pour se rappeler cela, il aurait décidé de ne pas se faire opérer et aurait décidé de garder ce visage si immonde qui remplaçait à présent celui qu'il avait eu longtemps plus tôt, il aurait juste décidé de mettre ce masque de fer, ce masque qu'il aurait trouvé sur le champ de bataille, en bon état. »

Ichigo avait frissonné tandis que Grimmjow éclatait de rire et rajoutait :

« Que des conneries m'est avis. Il doit juste être affreux de naissance haha ! »

Enfin bref, ce capitaine se nommait Komamura et le type accroupi à ses côtés, avec ses lunettes de soleil et sa bouteille de saké dans sa main droite était Iba, son vice-capitaine.

Et pour finir, il y avait le capitaine de la 12ème division, responsable du développement technique. Un bonhomme effrayant avec des cheveux bleus foncés et des dents jaunes, genre savant-fou. Mayuri Kurotsuchi et Nemu, sa vice-capitaine stoïque, voire robotique… Vraiment effrayant…

Ichigo avait fait le tour, mais quelque chose clochait. D'abord, il était au courant que trois capitaines avaient déserté, mais il avait pensé que la 3ème, 5ème et 9ème division seraient quand même représentées.

Ensuite il n'avait pas vu le vice-capitaine du Boss Yamamoto. Pourtant la 1ère division devait bien posséder un vice-capitaine.

Et enfin, où était le vice-capitaine de Kenpachi ? Pourtant Grimmjow lui avait bien précisé qu'il n'était que le premier lieutenant. D'ailleurs tous deux avaient du se démener pour assister à la réunion n'étant ni capitaine, ni vice-capitaine. C'était, au final, l'argument d'Ichigo qui avait fait mouche. Il avait rappelé que sans lui, jamais il ne pourrait atteindre Aizen sans pertes. Yamamoto avait alors cédé, mais à la condition que Grimmjow et Ichigo jurent de tout mettre en œuvre pour stopper Aizen. Tous deux avaient juré sur ce qu'ils avaient de plus cher, et tous deux étaient entrés avec un regard à la fois admiratif et intimidé dans la salle. Même pour Grimmjow qui n'avait pas non plus l'habitude d'être en compagnie de tant de personnes aussi importantes et impressionnantes.

Pour Ichigo, il y avait tout de même beaucoup de zones d'ombre concernant le bleuté, le Gotei et Aizen. Bien trop de zones d'ombre. Quand il avait demandé à Grimmjow pourquoi Ishida avait eu besoin de chercher le QG d'Aizen alors qu'il suffisait de lui demander, il avait sourit mystérieusement et répondu : « Tu ne crois quand même pas qu'Aizen serait assez bête pour rester trop longtemps au même endroit ? Surtout après avoir renvoyé un de ses « agents » chez l'ennemi ».

Au contraire, pour Ichigo c'était incompréhensible ! Il était absolument impossible qu'un type comme Aizen se laisse trouver aussi facilement… Tout cela était bien trop louche. De plus, le sourire qui avait étiré les lèvres du bleuté l'avait énormément gêné. Il cachait visiblement quelque chose. Le rouquin avait longuement hésité à raconter la conversation téléphonique de Grimmjow qu'il avait surprise au Boss, mais il avait préféré se taire. « Pour l'instant Shiro est ma priorité, et j'ai besoin de Grimmjow pour l'atteindre… » S'était-il dit. Plus facile à dire qu'à faire. Enfin… Maintenant tous savaient où se cachait Aizen… Aussi difficile que cela puisse paraître, Las Noches était placé… En plein centre-ville ! A quelques centaines de mètres seulement du Gotei 13. Juste à côté de la banque et, non loin, 2 km tout au plus, de la clinique Kurosaki. C'est cette révélation qui avait provoquée le brouhaha qui régnait à présent dans la vaste pièce. Une telle proximité avec la maison d'Ichigo et Shiro ne pouvait être une simple coïncidence. D'autant plus que tout le monde savait que pour Aizen, le hasard n'existait pas…


Ulquiorra poussa la porte de la salle principale et y pénétra. Lorsqu'il passa le seuil, les discussions cédèrent la place à un silence glacial et de nombreuses paires d'yeux se braquèrent sur lui alors qu'il gagnait sa place au fond de la pièce, dans l'ombre. Après qu'il se soit assis, droit, les mains sur les genoux, les chuchotements reprirent mais ils n'affectaient pas Ulquiorra qui continuait à regarder loin devant lui, faisant abstraction des regards coulés en douce vers lui. Cependant, au bout de quelques minutes, deux mains blanches vinrent s'aplatir avec force sur ses épaules et un visage encadré de mèches noires se pencha au-dessus du sien.

- Tu l'as tué ! C'toi j'le sais. Hallibel est morte par ta faute !

Ulquiorra lui jeta un regard agacé et lui répondit avec froideur.

- Oui. C'était une traitresse. Alors je l'ai éliminé. Et je t'éliminerai aussi si tu nuis à Aizen-sama.

Nnoitra se redressa et serra les poings. Ca n'allait sûrement pas se passer comme ça !

Il saisit l'autre par le col et lui souffla à l'oreille : « J'vais te buter enfoiré. Si t'as quelque chose à dire avant de crever c'est le moment. »

Mais Ulquiorra ne fit pas l'ombre d'un geste, se contenant de regarder droit devant lui, ce qui mit Nnoitra hors de lui. Il balança son poing dans la figure du noiraud, qui l'arrêta avec son doigt, tournant enfin ses yeux vers lui. Des yeux froids, inexpressifs et pourtant indéniablement cruels. Des yeux de tueur, verts bouteille, des yeux dans lesquels on se noyait. Des yeux à vous glacer le sang, des yeux à vous faire vous réveiller chaque nuit en hurlant. Des yeux cauchemardesques.

Et alors que Nnoitra blêmissait toujours plus, Ulquiorra se détacha de son étreinte et lui dit d'une voix monotone :

« Tu empestes la peur… Humain… »

C'est ce moment que choisit Aizen pour entrer dans la pièce, accompagné de Gin et Tôsen. Ces derniers furent quelque peu étonnés en voyant le désordre y régnant : tous les Espadas avaient renversés leur chaise en se levant, fixant d'un œil éperdu le visage de Nnoitra, recroquevillé à même le sol et Ulquiorra, de nouveau assis comme si rien ne s'était passé, le regard obstinément tourné vers un point que lui seul pouvait voir.

Aizen s'avança vers lui et dit annonça d'une voix calme :

« Ce n'est pas la peine de le traumatiser Ulquiorra. »

Ce dernier leva les yeux vers son maître et ses lèvres s'étirèrent en un semblant, un petit semblant de ce qu'on pourrait qualifier de sourire.

Sôsuke ricana et se tourna vers l'assemblée d'Espadas avant de proclamer d'une voix claire et ferme :

« Oui, Ulquiorra Schiffer, Quarta Espada, votre frère à présent, a tué Tia Hallibel, ex-tierca Espada. Mais elle nous avait trahi et je… Nous n'avons pas besoin de traîtres ici. Elle a été surprise en train de traiter avec notre ennemi : le Gotei 13. A l'heure qu'il est, les 13 divisions doivent certainement savoir où nous sommes, et ils ne tarderont pas à venir nous rendre une petite visite. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'une fête de bienvenue s'impose, que nous les accueillerons comme il se doit, et que la plupart d'entre vous mourront dans d'atroces souffrances à mon grand regret. Bon… Quelqu'un veut du thé ? »


Shiro s'amusait à faire léviter son plateau repas, le faisant pencher de droite à gauche sous le regard mi-effrayé, mi-fasciné d'une jeune servante d'Aizen nommée Noli. Ses longs doigts fins et blancs s'agitaient dans le vide au rythme du plateau, dont le contenu oscillait dangereusement.

- On mange toujours la même chose dans votre « palais », dit-il. Et autant te dire que ce n'est pas bon.

- Nous mangeons la même chose, le coupa Noli. Et si maître Aizen nous dit de manger ça, on le mange.

- Tiens donc ! Et si ton « maître Aizen » te dit de te tirer une balle, tu le fais ?

- Evidemment !

Il n'y avait pas une once d'hésitation dans la voix de Noli, ce qui, loin d'étonner Shiro, ne fit que l'amuser d'avantage. Il reprit avec un ricanement.

- Vous, les humais, êtes si naïfs ! Tu ne comptes pas le moins du monde pour Aizen. Il n'en a rien à faire de toi. Tu peux crever sous ses yeux dans d'atroces souffrances, il ne lèvera pas le petit doigt. Tu n'es rien. Vous n'êtes rien.

La jeune femme détacha son regard du plateau toujours en suspension et le posa avec une lenteur exagérée sur Shiro qui la fixait avec amusement. Elle remua à peine les lèvres mais les mots sortirent de sa bouche, tel du venin.

- A t'entendre, on pourrait croire que tu n'es pas humain. Pourtant c'est bien ta mère qui t'a mise au monde. Et toi tu l'as tué. Tu es vraiment une ordure de la pire espèce. Ne prononce plus jamais le nom de maître Aizen, tu n'en es pas digne.

A peine avait-elle craché ces mots qu'elle regrettait déjà. L'expression de Shiro avait brutalement changée. L'amusement avait cédé la place à une colère froide. Ses yeux, braqués sur le visage pâle de Noli, lançaient des éclairs. Il ne bougea pas d'un pouce mais la jeune femme sentit une main aux longs doigts fins et glacials lui enserrer la gorge. De petits cris étouffés sortaient de la bouche, elle se sentit décoller du sol et traîner devant Shiro qui la détaillait du regard. Elle essaya vainement de se débattre, portant ses mains à son cou, tentant de se soustraire à l'emprise invisible, mais rien n'y fit. Shiro ricana, Noli s'approcha encore de lui, jusqu'à ce qu'il puisse saisir son menton entre ses deux doigts. Il colla sa bouche à son oreille et lui souffla :

- Ne parle pas de ma mère. Tu ne sais rien, alors si tu veux mourir pour ton abruti de maître, libre à toi, mais je t'interdis de me parler comme ça alors que tu n'es rien. Rien qu'une source d'amusement, et de plaisir.

Comme pour appuyer ses dires, il mordilla le cou de Noli, la faisant gémir. Il éclata d'un rire fou et secoua la tête. Aussitôt Noli se sentit libre, elle respirait à nouveau normalement. Elle s'écroula comme une masse au sol et se recroquevilla en position fœtale, des larmes de douleur et de honte perlaient au coin de ses yeux.

Shiro enjamba son corps tremblant et sans un regard pour elle, se dirigea vers la porte, lançant seulement un « Bouffe mon assiette puisque tu aimes tant ça. Et tu as plutôt intérêt à ce qu'il ne reste rien à mon retour. » avant de franchir le seuil d'un pas décontracté.


Ayé ! Fini ! Après de longs jours de labeur, ce chapitre est fini ! J'espère qu'il vous a plu et je vous prie de m'excuser pour les fautes d'orthographe et les oublis de mots... Enfin bref, sur ce bon week-end/bonnes vacances/bonne soirée !

A bientôt j'espère, et merci de votre soutien !

Clo'