Mardi 13 décembre.

Extérioriser

Découvrir les cadeaux de Pietro.

Faire une liste des cadeaux de Noël.

Avenir

Le crush de Tony

Ranger les cartons.

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Quand il se réveilla, il n'avait pas cette impression forte de manquer de sommeil. Il avait juste la sensation d'être retourné à la normale à ce niveau. C'était une bonne chose.

Et effectivement, quand il regarda son réveil, il était 10h. Ce n'était pas si grave que ça au final. Il avait toujours eu l'habitude de dormir plus longtemps en présence de Natasha, elle avait cette sorte de présence apaisante. Elle ne dormait pas énormément avec lui, juste quand l'un d'eux allait mal. C'était une habitude peut-être bête au fond, mais lui se sentait tout de suite mieux quand sa meilleure amie faisait office de nounours réconfortant.

Il se glissa hors du lit et sortit de la chambre sans un bruit pour éviter de réveiller Natasha. Il se dirigea vers la cuisine, personne n'y était mais à cette heure-ci, c'était normal. Steve et Sam couraient tranquillement ou s'entraînaient. Vision était certainement dans la bibliothèque, à emmagasiner une tonne de connaissance, accompagné soit par Bruce, soit par Thor. Vision aimait bien leur compagnie. Tous les trois n'étaient pas forcément les plus à l'aise ici, pas dans le QG mais sur cette Terre. Thor venait d'Asgard, et même s'il ne le montrait pas le moins du monde, Midgard n'était qu'en deuxième position. Asgard était là où il se sentait le mieux, il était avec ses parents, avec son peuple, avec des personnes qui avaient la même force que lui. Midgard était simplement l'endroit qu'il voulait protéger, qui avait sa protection et où se trouvait sa deuxième famille. Il restait de plus en plus parce qu'il avait l'impression de tout perdre là-bas, de ne plus rien comprendre et d'être systématiquement mis sur le côté. Il ne le disait pas, mais tout le monde voyait à quel point cela le touchait au fond.

Bruce avait l'impression d'être la pire erreur du monde. Un monstre vert qui grondait tous les jours dans le fond de son être et qu'on essayait tant bien que mal de maitriser. C'était dur. Ca l'épuisait. Il avait toujours eu cet air fatigué, ces cernes sous les yeux. Les gens qui ne le connaissaient pas mettaient ça sur le compte d'insomnies ou d'un travail trop acharné. Les Avengers savaient que c'était du travail supplémentaire pour éviter de penser, pour se concentrer sur autre chose que les mille et une pensées qui l'accablaient. Les Avengers savaient que c'était des nuits blanches à essayer de se calmer, à essayer de trouver de nouvelles techniques pour le maintenir encore plus profond dans son être. Et parfois, il s'endormait un peu partout dans le bâtiment, trop épuisé pour continuer de réfléchir.

Quant à Vision, il avait été créé de toute pièce à partir d'un programme informatique. Tout le monde le considérait comme une personne à part entière, mais pour lui c'était tout autre chose. Il se voyait comme étant la version réussie d'Ultron, rien d'autre. Il ne comprenait pas ses pouvoirs, il ne comprenait pas vraiment comment ils avaient fait pour lui donner une apparence humaine. Il comprenait encore moins ce qu'il faisait encore ici, sur cette planète. Son but ultime était de détruire Ultron, c'était fait. Il n'avait plus rien à faire maintenant. Il se sentait inutile et compensait en s'informant sur tout et n'importe quoi. Peut-être qu'en fin de compte, il comprendrait son réel but. Au delà de la phrase 'je suis du côté de la vie', il pensait que personne ne lui poserait plus de questions après ce genre de phrase.

A trois, ils se comprenaient plus ou moins. Ils se parlaient et se disaient certainement plus de choses personnelles que ce qu'avaient entendues les membres du groupe. Mais personne ne disait rien, parce que personne ne pouvait nier que cela leur faisait du bien.

Pietro devait certainement encore dormir, Wanda était soit occupée de l'accompagner dans ce câlin à Morphée ou s'entraînait quelque part à faire léviter des choses.

Tony était sûrement dans son atelier, bricolant personne-ne-savait-quoi.

Ou il s'avançait plutôt vers Clint.

L'archer lui sourit en coin, l'ingénieur venait de faire une nuit blanche. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il avait un gilet et un plaid, un tournevis dans la poche de son pantalon et les gestes encore engourdis par le manque d'énergie.

« -Sans sucre ? »

« -Un double. Un triple même. »

Clint rit en entendant le brun et s'exécuta. Il ferait celui de Natasha après. Après avoir vidé le reste de la cafetière dans un grand bol devant Tony, Clint s'assit en face de lui.

« -Petite nuit ? »

« -Plus petite que la tienne apparemment. C'est quoi cette bonne humeur dès le matin ? »

« -Il est 10h15 et j'ai dormi avec Natasha. Elle a des pouvoirs magiques pour faire dormir les gens. »

Tony sourit en coin et but une gorgée de café.

« -Tu devrais essayer un jour. »

« -Je passe mon tour. Ta meilleure amie préférerait certainement dormir au milieu de crocodiles plutôt que dan mon lit. Et puis, j'aurais trop peur qu'elle m'égorge dans mon sommeil. »

L'archer rit.

« -Il faudra quand même bien que tu dormes à un moment. »

Le brun haussa les épaules pour toute réponse.

« -Pourquoi tu dors pas, Tony ? »

Le concerné se mit en tête de boire son café à cet instant-là. Il réfléchissait. Se confier ou inventer. C'était un agent du SHIELD -pour ce qu'il en restait- dans le pire des cas, il savait que son secret serait bien gardé.

Il soupira, posa son bol et regarda Clint dans les yeux.

« -Les combats me donnent des insomnies. Ca m'affecte plus que je ne le voudrais. Ca a commencé avec New-York et depuis, chaque combat me donne son lot de cauchemars avec. »

Clint se mordit la lèvre inférieure, il savait bien que des cauchemars, c'était le pire. C'était notre propre inconscient qui se liguait contre nous en nous faisant revivre le pire. Alors que qu'on avait gagné.

« -Je crois que le pire, ça a été la bataille contre Ultron. »

Tony ne le regardait même plus, il avait les yeux rivés dans son bol de café.

« -Parce que, déjà, c'est ma faute. Tout est ma faute, entièrement. Je n'aurais jamais dû le créer mais je ne voyais rien d'autre qu'une expérience qui pouvait aider la Terre entière. Enfin... Ce n'est même plus des excuses valables, même moi je les déteste. J'ai détruit la moitié de la Sokovie. J'ai détruit des vies. Et je n'avais vu que la possibilité de grandeur. »

C'était surprenant d'avoir des aveux de la part de Tony, il avait beau être extravaguant, social et tout le reste, il n'en était pas moins qu'un homme très secret. Il n'aimait pas se confier, il n'aimait pas mettre des mots sur ce qu'il ressentait, il aimait encore moins le fait que quelqu'un voit ce qu'il pouvait ressentir. Il cachait ses secrets et ses souffrances par des sourires et de belles paroles.

« -Ensuite, parce que je n'ai jamais cessé de voir cette... hallucination de Wanda. Je ne lui en veux pas parce qu'elle n'était pas du bon côté et qu'elle ne savait même pas que ce qu'elle faisait était mal. Je m'en veux à moi. Parce que c'était une de mes seules faiblesses et qu'elle a pointé le doigt droit dessus. »

L'archer n'avait jamais su ce qu'il avait vu dans cette hallucination. Tony n'avait jamais voulu le dire, à personne. Seule Wanda savait, elle s'était 'connectée' à lui pour taper dans le mille. Alors elle savait ce qu'il avait vu mais elle n'avait jamais rien dit. Elle n'en avait jamais parlé à Tony non plus.

Clint avait été épargné par ce mirage, mais le reste des membres du QG non. Du moins en parti. Natasha lui avait dit ce qu'elle avait vu, les autres étaient bien plus discrets.

« -Qu'est-ce tu as déjà essayé pour dormir ? »

« -Ce n'est pas dormir qui est le problème, j'ai de la fatigue à revendre. C'est les cauchemars qui suivent... »

« -Je ne vois pas de solutions scientifiques à ce problème-là. La science a fait des progrès mais elle ne sait pas encore contrôler l'inconscient. Par contre, je connais quelqu'un qui est passé pro dans le contrôle mental. »

Clint était un peu gonflé au fond. Proposer Wanda alors que c'était elle qui avait créé le plus gros des cauchemars de l'ingénieur, c'était pas mal. Mais maintenant, elle était du bon côté. Elle savait comment faire pour faire resurgir un souvenir douloureux, une peur profonde. Pourquoi n'arriverait-elle pas à trouver des souvenirs agréables, ou mieux : créer un apaisement total.

« -Wanda... »

« -Elle n'a jamais essayé de contrôler les esprits dans ce sens-là. Mais si elle sait faire du mal mentalement, pourquoi pas le bien ? »

« -Je ne suis pas sûr qu'elle veuille bien tenter l'expérience. Ca fait longtemps qu'elle n'a plus essayé. »

« -Depuis la Sokovie, ce n'est pas si loin que ça. Si tu ne lui en parles pas, je le ferais. »

« -Non, c'est bon. Je le ferais. »

Tony était un peu perdu, mais il ne pourrait jamais nier qu'il avait souri en coin en entendant cette idée. L'idée que pour la première fois depuis des années, il avait l'espoir de retrouver une nuit calme et paisible.

« -Tu te sens comment, toi ? »

Clint haussa les épaules.

« -Ils me manquent déjà. »

« -Je comprends... Tu sais, je peux faire agrandir le QG. Ils seront toujours les bienvenus tes enfants. Et si ça peut te permettre de les voir un peu plus, j'abats quelques murs et le tour est joué ! »

« -Loin de moi l'idée de refuser une destruction de murs, mais je vais chercher quelque chose proche de leur école. Et je suis certain que Laura aura déjà fait un laius complet sur les désavantages d'emmener des enfants dans le QG de superhéros, prêt à être présenté à un juge. »

« -Hm. Pas faux. En tout cas l'offre tient tou- »

Tony s'arrêta de parler en voyant Wanda entrer dans la cuisine. Elle se servit d'un bol de céréales, parfait pour un diner et sourit aux deux bruns.

« -Vous n'êtes pas obligés de vous arrêter au milieu de votre conversation parce que je suis là. »

« -Oh. Ce n'est pas ça. »

Non, ce n'était pas ça. Tony essayait de faire passer cette phrase avec un sourire en coin. Clint avait déjà remarqué qu'il y avait toujours une sorte de distance entre les deux. Il venait de comprendre pourquoi dans le cas de Tony, mais pour Wanda c'était encore un peu flou.

L'archer se disait que c'était parce qu'elle s'en voulait d'avoir utilisé ses pouvoirs de cette façon sur l'ingénieur. Elle savait ce qu'il avait vu, ça devait pas être joli de lui avoir fait vivre ce genre de chose. Ils ne parlaient pas réellement ensemble, et quand c'était le cas, il y avait ce mini gouffre entre eux.

Ce n'était pas faute d'avoir essayé de les rapprocher, Vision ne faisait que ça. Il parlait de Tony à Wanda et de Wanda à Tony. Essayant de vanter les mérites des deux et de briser la glace. Ca fonctionnait un peu tout de même, il voyait que les deux faisaient des efforts.

Et malgré cette distance, il savait que les deux ne manquaient pas d'une occasion pour s'aider. En mission surtout, ils savaient très bien se coordonner.

« -Tu nous as surprise, on ne pensait pas te voir arriver. »

« -Il est midi. -elle sourit- vous deviez être absorbés par votre conversation pour ne pas voir l'heure. »

« -C'est pas faux ! D'ailleurs, il faut que j'aille voir Natasha. Je vous laisse ! »

Clint avait attrapé la cafetière, un restant de pâtes du frigo et s'éclipsa de la cuisine. Il espérait que Tony parle de leur idée, il le faudrait vraiment parce que ce n'était pas une vie que de ne pas dormir ou s'éveiller en sursaut dès que c'était le cas.

Il entra dans la chambre, Natasha émergeait encore. Elle était assise et sourit en coin quand Clint arriva avec le plateau.

« -Il est quelle heure ? »

« -Midi. Je ne t'ai jamais vu dormir aussi longtemps. »

« -J'avais du sommeil à rattraper. »

Elle sourit en coin et prit une fourchette. Elle piquait tranquillement dans le plat, tout comme le faisait Clint.

« -Nat' ? -elle lève les yeux sur lui- Je voulais te remercier. D'avoir été directe avec moi et de ne pas m'avoir fait de faux espoirs. »

« -C'est le rôle d'une meilleure amie. »

Elle avait haussé les épaules et souriait. Elle ne se prenait pas plus la tête que cela. Elle avait fait son 'boulot'. Elle savait que Clint souffrait et elle n'avait pas envie de lui donner de faux espoirs concernant son couple, tout en sachant qu'il ne durerait certainement pas. Il avait toujours été honnête avec elle, elle ne voyait pas pourquoi ce ne serait pas réciproque.

« -Tu comptes faire quoi maintenant ? »

L'archer soupira.

« -Je ne sais pas. Il ne me reste pas grand chose à faire non plus. Je sens qu'on va vite m'oublier... -il désigna les cartons d'un coup de tête- puis elle s'occupe de tout je suppose. Je ne suis pas en position de force face à elle alors, j'attends et je subis. »

« -Ce n'est pas la meilleure solution... »

« -C'est la seule que j'ai. »

« -Il doit bien y av- »

« -Non. Nat', elle a les enfants, des tonnes d'exemples pour prouver que mon travail est dangereux pour eux. C'est elle qui veut divorcer. Elle a décidé de tout depuis le début, je ne pense pas vraiment avoir le droit de paroles. »

La russe reprit une fourchette de pâtes, elle savait bien que Clint avait raison mais elle avait peur qu'il se laisse trop faire. Surtout dans ce genre de période. Il n'était pas bien moralement, même s'il faisait des pieds et des mains pour que cela ne se voit et il était vulnérable dans ce genre de moment. Cela n'arrivait pas souvent heureusement et elle n'avait connu qu'une seule crise jusqu'ici. Mais elle savait que la moindre remarque ou critique de Laura pourrait le faire chuter.

« -Qu'est-ce qu'il y a ? »

Natasha baissa les épaules, elle venait de dire que c'était le rôle d'une meilleure amie d'être directe, elle ne pouvait pas se défiler.

« -J'ai peur que chaque mauvaise décision de la part de Laura ne te fasse déprimer. »

« -Je ne déprime pas. »

« -Tu es sur la limite. Ne me mens pas Clint, et ne te mens pas non plus. Tu le sais que le prochain coup dur, s'il arrive dans la semaine, va t'enfoncer un peu plus. »

« -Ca n'est plus arrivé depuis longtemps, ça va aller. »

« -Ce n'est plus arrivé depuis Sue. Mais depuis ce temps-là, on ne te menaçait pas de ne plus jamais voir tes enfants. »

C'était dur de l'entendre mais encore une fois, elle avait raison.

« -Ca va aller, je te dis. Je me suis promis de ne plus jamais lui écrire, je n'aurais pas d'autre choix que de surmonter tout ça. Non ? »

« -Tu t'es peut-être promis ça, mais- »

« -Nat' ! Ca va aller. D'accord ? A l'époque, je n'avais qu'elle. Aujourd'hui, je sais que je t'ai, toi. Que tu peux m'aider, que tu sais me dire les choses telles qu'elles sont. Je sais que je peux compter sur les Avengers. Je sais qu'ils sont là et j'espère que vous ne m'abandonnerez pas en plein milieu de cette chute. »

Natasha avait un doute. Mais elle savait qu'il avait raison. Les Avengers ne pourraient pas faire ça à un de leur membre, ils l'avaient déjà prouvé. Ils n'abandonneront pas Clint, il suffisait de voir comment ils s'étaient comportés quand les enfants sont arrivés. Ainsi que la rapidité plus que remarquable de Tony et Pietro pour trouver un berceau à la limite de la fermeture des magasins. L'ingénieur avait senti que quelque chose clochait, il n'avait pas dû dire énormément pour que les autres comprennent, et pour que le jumeau se propose pour trouver quelque chose. Avec sa rapidité, il avait réussi à acheter un berceau à la dernière minute dans la ville la plus proche, Tony était venu le chercher après. Une vraie petite famille.

Une grande famille qui avait besoin de quelqu'un pour les surveiller et pour organiser tout cela. Même si Steve faisait office de mère poule, toujours très à l'écoute des problèmes et toujours avec une solution sous le bras en plus d'une organisation presque sans faille, c'était Clint qui avait pris la place de la figure paternelle. Pas toujours là, occupé souvent mais toujours là pour remonter le moral des troupes, pour s'occuper individuellement des Avengers et sans jamais rien demander en retour. Il faisait beaucoup, mais toujours en catimini, comme si ça devait être un secret que d'être présent.

Natasha avait essayé de trouver le rôle de chacun dans cette famille hors norme, mais ils avaient commencé à devenir trop nombreux avant qu'elle ne l'achève.

Quand ils finirent de manger en parlant de quelque chose de tout de même bien plus joyeux, Clint lui dit simplement qu'il allait essayer de lister et de ranger ce qu'il y avait dans les fameuses boites. Elle n'avait fait qu'approuver la décision de son meilleur ami et elle débarrassa le plateau pour le laisser seul avec ses pensées.

Il posa l'album photo sur le lit, il n'avait pas encore envie de voir les sourires radieux de la famille parfaite qu'ils avaient avant tout ceci.

Il s'assit par terre et attrapa le premier carton à portée de main. Il n'y avait rien de très surprenant au départ, les deux premiers cartons étaient remplis de photos, de cadres, de petites babioles qu'il avait quand il était dans la ferme. Il savait qu'il ne possédait pas grands choses, la dizaine de cartons en face de lui le lui rappelait bien. Mais il n'avait jamais voulu accorder beaucoup d'importance aux choses qu'il avait. Enfin, beaucoup moins quand il était devenu adulte que quand il était plus jeune. Il savait qu'il avait toujours pris les choses qu'il trouvait comme de vrais trésors et jamais il ne se séparerait de ces objets. Mais en grandissant, il avait appris à s'attacher au moins de choses possibles, à voyager léger, toujours prêt à partir en cas de danger. Il se rendait compte qu'il ne s'était plus attaché à autre chose qu'à des personnes.

En prenant la troisième caisse, il s'attendait à trouver des cadres, comme dans la précédente mais à la place, il tomba sur ses affaires d'enfance. Elle avait donc été cherché tout ça dans le grenier... Il soupira mais il ne nia pas le fait que ce retour en enfance ne le tentait pas. Il trouva à l'intérieur un vieux walkman, quelque chose dont il ne se souvenait plus du tout. Il sourit en coin en mettant le casque sur ses oreilles et en appuyant sur 'play'. C'était des vieilles chansons, il ne les aimait pas forcément mais il se souvenait que c'était la première chose qu'il avait acheté lorsqu'il avait quitté le cirque. Il ne supportait plus le silence autour de lui, alors il l'avait acheté et avait pris quelques cassettes en plus. Il n'avait même pas regardé, il avait juste envie de ne plus se sentir seul.

Il retrouva les autres cassettes à côté. Tears for fears. Phil Collins. AC/DC. The Cure. Foreigner. Ca faisait déjà un beau petit pactole. Il faudrait qu'il montre ça à Tony, il était sûr que l'ingénieur avait ce genre de musiques en fond quand il était ado.

Il retira le casque quand il trouva le Graal : son pull favoris. Il l'avait partout, le mettait tout le temps et était à deux doigts de tuer le premier qui le touchait. Bon, il devait se faire à l'idée : il était quand même un gringalet à l'époque. S'il remettait le pull, il craquerait à cause de ses bras qui avaient doublé de volume. Mais il était tout de même heureux de retrouver ce vestige.

Il allait de découverte en découverte. Il avait l'impression de revoir toute son adolescence passer devant ses yeux. Son tout premier arc était encore dans son ancien étui, il n'avait même pas fait attention en chargeant toutes les caisses. Il était encore en bon état mais trop vieux pour tirer encore parfaitement. Il retrouva ses premiers livres, ceux qu'il piquait à Claire, une fille du cirque qui profitait d'être la favorite du directeur pour demander des livres ou d'autres choses. Il ne lui refusait presque rien et elle donnait ses livres à Clint une fois qu'elle avait fini de les lire. C'était elle qui lui avait appris à lire, d'ailleurs. Ainsi qu'à écrire. Heureusement, il avait des facilités et elle ne dut pas y passer dix ans. Il vit des papiers au fond d'une autre caisse et qui s'avérait tout simplement être les programmes du cirque. Il ne pensait même pas les avoir gardés. Il y avait le programme où il donnait sa toute première représentation. Il était extrêmement fier.

Peu à peu, il retombait complètement en enfance. Il était, d'un côté ,nostalgique et, de l'autre, heureux de ne plus vivre dans cette époque. Cette époque avait était très dure pour lui, pour son frère. Ils avaient vécus beaucoup de choses ensemble, de bonnes comme de mauvaises. Et malheureusement, plus de mauvaises que de bonnes.

Il oublia le temps d'un après-midi le fait qu'il y avait Laura, qu'elle le jugeait et qu'elle le rendait coupable de leur séparation. Il oublia qu'il était en pleine galère que ça s'aggraverait certainement. Pour l'instant, il se foutait pas mal du présent, puisqu'il se complaisait dans le passé. Il retraçait son histoire. Ca lui faisait du bien au fond.

Il ne s'aperçut même pas tout de suite que Steve avait ouvert la porte de sa chambre pour le prévenir qu'ils allaient bientôt manger. Le blond l'observa seulement en train de jouer avec deux figurines pendant quelques minutes avant que l'archer ne le remarque. Celui-ci lui sourit en coin.

Le soldat alla s'asseoir à coté de lui et reconnut les figurines. L'une le représentait, l'autre était un soldat SS.

« -Apparemment, beaucoup d'Avengers ont joué avec toi, étant môme. »

Steve rit.

« -Le Captain, c'est le premier jouet que j'ai eu. C'était un petit garçon qui était venu au cirque un soir. Je donnais une représentation, ce n'était pas la première fois mais c'était la première fois que je ratais ma cible. J'avais 12 ans. Je m'étais enfui en plein spectacle, trop honteux d'avoir échoué. A la fin, il m'a trouvé et m'a tendu cette figurine en me disant que le Captain America avait déjà échoué dans ses missions mais qu'il n'avait jamais abandonné pour autant. Il m'a dit de la prendre et de ne jamais oublier ces paroles. »

Steve souriait. Il se demandait quel genre d'enfants avait ces paroles à la bouche. Elles étaient justes et aussi très matures.

« -Le SS, c'est mon frère qui me l'a donné. Il l'avait trouvé à la fin d'une représentation et m'a dit qu'il me revenait. J'avais un Captain, il fallait bien qu'il se batte contre quelqu'un. »

L'archer eut un sourire un peu triste, il haussa les épaules et soupira.

« -Je les avais presque oubliées. »

Steve regardait autour de lui, il voyait les cartons ouverts et parfois quelques affaires par terre, comme ce pull qui trainait juste à côté de Clint. Il ne lui fallut pas plus de temps pour comprendre que tout cela venait de son enfance. Le soldat attrapa un cahier, il avait l'air assez vieux et était presque usé jusqu'à la corde.

Steve hésita à le feuilleter, il avait peur de tomber sur quelque chose qu'il ne devrait pas voir.

« -C'est mon ancien journal de bord. »

« -Ow. »

Steve se félicita d'avoir hésité et reposa le cahier dans le carton.

« -Mes pensées ne devaient pas être si terribles que ça à l'époque. Il faudrait que je le relise mais je suis presque sûr d'avoir noté le vol de mon morceau de chocolat par mon frère. Pas grand chose en soi. »

« -Ca me plairait d'un jour retrouver les affaires de mon enfance. »

Clint acquiesça. Il savait ce que ça faisait, il connaissait ce sentiment de mi-bonheur, mi-nostalgie ultime qu'il avait quand il fouillait dans les affaires qui le ramenaient dans son enfance. Il ne s'était jamais inquiété de ces affaires parce qu'il savait qu'elles étaient à porter de main. Il n'imaginait pas être propulsé dans une époque où plus rien ne pourrait le ramener à sa vie passée aussi vivement. Les musées ne représentaient rien face à un journal de bord.

« -Il me semble qu'ils ont rasé la maison familiale. Qu'il n'en reste plus rien. »

« -Je compatis. »

L'archer soupira.

« -Demandes à Stark. »

Steve releva le regard vers Clint.

« -Pourquoi ? »

« -Son père t'a connu. Il était littéralement fan de toi, jusqu'au point de te chercher et de te dégivrer. Ca m'étonnerait qu'il n'ait pas gardé certaines de tes affaires, au moins, dans des archives. Avec un peu de chance, la Stark Industrie n'aura pas tout enterré. »

Le blond retrouva un sourire plus joyeux.

« -On ferrait mieux d'y aller, ils sont certainement occupés de manger maintenant. »

L'archer capitula et laissa ses affaires là le temps d'aller manger.

Tout le monde était effectivement déjà à table et avait déjà entamé une conversation. Il se servit en pâtes et décida de ne faire qu'observer. En regardant Tony parler à Sam, il espérait que l'ingénieur ait parlé à Wanda ce midi. Il essayait de l'aider mais il fallait que le brun se laisse aider également.

Les jumeaux parlaient ensemble, ça avait l'air joyeux parce qu'ils riaient tous les deux. Clint n'avait jamais vraiment compris le réel lien qui les unissait. Quand ils étaient ensemble, c'était comme si le monde extérieur n'existait même pas.

Natasha avait entreprit une conversation avec Bruce et Vision, l'archer n'avait pas essayé de comprendre le sujet de conversation. Ca partait un peu trop dans tous les sens pour lui.

Steve avait rejoint Thor et ils parlaient de ce qu'ils pourraient bien faire le lendemain.

Au milieu de tout ça, Clint avait encore l'esprit dans le passé et les observait tous comme s'il les voyait pour la première fois. Cela avait dû se voir puisqu'il se fit agripper l'épaule par Pietro. Les jumeaux étaient juste à côté de lui, d'ailleurs il se retourna vers le blond. Il avait un sourire jusqu'aux oreilles.

« -Arrêtes de penser, papy. C'est comme ça que tu deviens gâteux. »

Clint sourit en coin.

« -D'accord, je veux bien t'accorder ce point-là. »

« -Tu reconnais enfin ma supériorité. »

« -Laquelle ? »

« -Celle que j'ai toujours eu, ton grand âge ne te rend plus aussi lucide qu'auparavant. »

L'archer ne put réprimer un rire de passer entre ses lèvres.

« -T'as rigolé, un point de plus pour moi ! »

« -Hm, t'as de la chance que je suis gentil aujourd'hui. »

« -Gentil ? La prochaine étape, c'est la case 'papy gâteau' c'est ça ? »

« -Cette étape a été dépassée. Je ne savais pas qu'on pouvait choper l'Alzheimer aussi jeune. »

Le blond sourit et ébouriffa les cheveux de Clint en lui disant qu'il gagnait un point aussi mais qu'il restait toujours premier.

Il se leva juste après en proposant de regarder un film tous ensemble. Wanda renchérit en disant qu'ils avaient encore des Disney à rattraper, ce sur quoi Tony rebondit en étant entièrement d'accord avec les jumeaux. Il se dirigea le plus rapidement possible dans le salon pour préparer le Disney, échappant par la même occasion à la corvée de ranger la table et la vaisselle sale.

Ils s'installèrent le plus vite possible dans les canapés du salon. Clint s'était mis au bord d'un des canapés, Natasha était venue le rejoindre et s'était presque affalée sur lui. Un plaid, un coussin et son nounours de meilleur ami. Clint avait souri en coin en voyant le spectacle.

Il y avait assez de places pour tout le monde, voire plus même mais les jumeaux s'étaient quand même mis par terre, juste en face de la télé et donc, juste devant le canapé de Clint. Tony avait décidé qu'il était temps de regarder Peter Pan. C'était un des classiques.

L'archer sourit en coin, c'était surtout le Disney préféré de l'ingénieur. Mais ça, il le taira très certainement. Pietro et Wanda étaient complètement à fond dans le film, ils étaient littéralement scotchés à l'écran. Même une bombe nucléaire n'aurait pas pu les décoller de leur place. La plupart des Avengers avaient vu les principaux Disneys, Clint avait surtout commencé à les voir grâce aux enfants. Puis il y avait Thor qui débarquait sur cette planète et découvrait les 'coutumes' concernant l'enfance d'un Midgardien lambda. Tout le monde, ou presque, avait oublié qu'il ne venait pas d'ici et qu'il n'avait jamais vu ces dessins animés. Vision, lui, regardait le film sans rien dire, il analysait peut-être tout. Ou se demandait comment il était possible de faire bouger des dessins, puis il aurait trouvé la réponse tout seul.

A la fin, cependant, il avait un sourire aux lèvres, signe qu'il avait apprécié cette découverte. Les jumeaux étaient presque intenables. Entre les chansons qu'ils reproduisaient et la tentative de voler, le spectacle fut intéressant.

Clint s'était levé et avait dit au revoir à tout le monde. Il se sentait fatigué. Il fit un signe à Natasha, elle ne devrait pas venir ce soir. Il se sentait assez bien pour passer la nuit seul. Ce ne serait pas si terrible que ça.

Il entra dans sa chambre et soupira. Il entendait encore certains rires venant du salon. Il sourit en coin, ils ne pouvaient décidément pas comprendre à quel point ils étaient importants... Clint se dirigea vers son lit quand une caisse attira son attention. Elle avait l'air plus vieille que les autres. Il s'arrêta, se demanda si c'était vraiment une bonne idée de continuer à se remémorer tous ces souvenirs le soir. Mais il savait qu'il n'arriverait pas à dormir tant qu'il ne savait pas, même globalement, ce qu'il y avait dans cette boite. Il l'attrapa et la mit dans son lit. Il prit le temps de se mettre en pyjama, autant être confortablement installé.

Il ouvrit la mystérieuse boite et fut pris de court. Il regarda l'intérieur quelques instants, sans rien dire. Il avait oublié qu'il l'avait encore, il avait oublié qu'elle était à la ferme. Cette boite qui contenait toutes les affaires de son frère.

Barney...

Il attrapa un ours en peluche. C'était la seule qu'il ne savait pas mettre dans son sac et dont il acceptait la présence. Barney avait toujours eu ce côté fataliste. Il avait toujours l'impression qu'une connerie allait se passer et qu'ils devraient tous fuir le plus vite possible. Alors il ne voulait rien de plus que ce qui pouvait entrer dans son sac à dos. Ses affaires seraient en sécurité et il pouvait les attraper en moins d'une seconde. Sauf cette peluche. Il l'avait appelé Cley. Avec un 'e' parce que c'était la combinaison de Clint et Barney. Il disait que tant que cette peluche était avec l'un d'eux, leur amour fraternel existerait toujours.

Une boule se forma dans la gorge de Clint.

Il posa l'ours et attrapa la première chose qui arrivait ensuite : un cahier. Un cahier à dessin en l'occurrence. La trousse était juste à côté. Barney récupérait toujours ce qu'il trouvait. Il disait que c'était une technique de survie, ça lui a surtout permis de trouver assez de crayons de couleur pour se créer une palette complète. Il n'était pas vraiment doué pour le dessin au début, les visages ne ressemblaient à rien et les corps étaient l'imitation de saucisse à hot-dog. Mais il s'améliorait au fur et à mesure. Clint lisait les dates, il y avait un petit dessin par jour. Pas une place sur la page était blanche. Recto et verso. Barney ne gaspillait rien. Il s'était peut-être lancé une ou deux fois dans la réalisation d'un plus grand dessin vers la fin mais ça lui prenait des jours pour le terminer. Pour rajouter un décor et pour colorier. Le dernier dessin du calepin était Clint en train de s'entrainer. C'était parfois encore un peu brouillon et il y avait eu beaucoup de coups de gomme, mais l'archer se reconnaissait.

Il y eut encore un sifflet, un mini sac de secours qu'il avait piqué dans l'infirmerie du cirque, un vieux paquet de bonbons, un livre sur la légende du roi Arthur.

Mais ce qui attira vraiment son attention, c'était un cahier dans le fond de la caisse. Clint le prit, rangea le reste et posa la boite à côté du lit. Il n'avait pas l'impression d'avoir déjà vu ce cahier, il avait eu cette boite déjà fermée et il avait été trop faible pour l'ouvrir après. Il l'ouvrit et se rendit compte que c'était le journal de bord de son frère. Il commença à feuilleter doucement, il n'avait pas envie de découvrir toutes les pensées de son frère, il y avait encore cette idée d'intimité que Clint ne voulait pas briser, il faudrait peut-être qu'il se dise un jour que son frère n'avait plus besoin d'intimité.

Il lisait quelques phrases par ci, par là. Elles concernaient généralement ce qu'il se passait dans le cirque, les disputes avec un autre membre, la colère qu'il ressentait contre le directeur ou le fait qu'il avait vu les mentors de Clint voler dans les recettes du cirque. L'archer se disait que ces petites phrases prises au vol, il les connaissait déjà toutes.

Mais c'était autre chose qui attira l'attention de Clint. A la fin du cahier, une page commença par un « A Clint ». Son coeur rata un battement en voyant ça. Depuis toutes ces années, Barney lui aurait adressé un message qu'il n'avait jamais eu le courage de trouver ? L'archer prit une bouffée d'air et se décida à passer le pas.

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A Clint,

Parce que je sais que tu es le seul qui prendra le temps de feuilleter ce cahier, un jour. Je sais que si tu as cette boite, c'est que je suis mort. Je n'ai pas envie de prendre des pincettes avec cette expression parce qu'il n'y a pas de mots qui pourraient mieux décrire cet état. Si tu lis ceci, c'est que je suis mort. Depuis combien de temps ? Il n'y a que toi qui pourra le dire.

Je ne vais pas te mentir, actuellement, je me suis fourré dans de très grosses emmerdes. Comme d'hab' tu me diras mais comme mon introduction pourrait te le laisser entendre, dans de plus grosses que d'habitude. Alors vu que je ne sais pas si je vais m'en sortir vivant ou pas, je t'écris cette lettre d'adieu en prévention.

Je suis désolé, Clint. Pour tout ce qui nous est arrivé quand on était enfant. Pour la mort de papa et maman. Pour l'orphelinat. Pour notre fuite et pour le cirque. Je sais que tout n'était pas de ma faute mais j'ai failli à mon rôle. J'aurais dû te protéger, de tout ça, de toutes les pensées que tu as pu avoir. Tu étais littéralement la seule personne qui comptait réellement pour moi. Et j'ai été trop faible et trop immature pour me comporter comme je l'aurais dû.

J'ai fait des choses pour essayer de te prémunir de toute cette misère mais ce n'était pas assez, ça n'aurait jamais été assez. C'est moi qui ait frappé ce petit con qui t'avait insulté. C'est moi qui mettais de l'argent dans ton pot après une représentation. Je sais que tu as toujours soupçonné Mindie parce que tu avais un béguin pour elle. Et qu'elle réagissait comme une grande soeur pour toi. Désolé de te décevoir.

Pour tout te dire, j'ai toujours été jaloux d'elle. Et de Claire. L'une parce qu'elle te protégeait mieux que je ne l'aurais jamais fait et l'autre parce qu'elle arrivait à t'offrir ce dont tu avais besoin. Moi, j'étais trop nul pour tout ça. Trop nul pour te faire rire ou pour essayer de te réconforter parce que j'étais trop embarrassé par les propres pensées qui m'assaillaient jour et nuit. J'ai failli tout laisser tomber, tu sais ? J'ai failli prendre le pistolet du directeur et me faire éclater la cervelle. Mais quand je suis sorti de la tente pour aller trouver l'arme, tu t'es jeté dans mes bras et tu m'as ramené à l'intérieur. Tu pleurais. Et ça m'a brisé en deux, parce que personne n'avait le droit de te faire du mal. Tu étais mon frère, tu étais la seule chose qui comptait et qui méritait d'être protégé.

Je sais que je n'ai pas été souvent là, que je n'étais peut-être pas le grand frère dont tu avais toujours rêvé et que je ne montrais pas toujours ce que je ressentais, mais, Clint, je t'aime et je te demande pardon pour tout ce que je n'ai pas fait pour toi.

J'espère que la chance te sourira enfin, que tu rencontreras quelqu'un de bien, que tu fonderas un famille qui c'est ? J'espère que tu trouveras des gens sur qui tu pourras compter, vraiment.

Je veux que tu sois heureux et pour moi, pour papa, pour maman, je t'interdis d'être malheureux. Tu mérites le bonheur, petit frère.

Je t'aime,

Barney.

.

Son coeur se serra. La boule dans sa gorge se fit plus grosse. Il referma le cahier et le posa sur sa table de nuit. Il ne voulait pas lui pardonner parce qu'il n'y avait rien à pardonner. Clint avait eu le grand frère dont il avait toujours rêvé, il avait été protégé assez et savait qu'il pouvait toujours compter sur lui. Il n'y avait pas de faille entre eux, ils étaient comme ils étaient mais c'était tout ce qu'avait toujours voulu Clint.

Mais quand il se retourna, il tomba sur Cley. Et ce stupide ours en peluche avait encore son odeur. Alors pour la première fois depuis des mois, Clint pleura.

Tout partait en cacahuète dans sa vie. Et son grand frère lui manquait.

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Mardi 13 décembre.

Extérioriser

Découvrir les cadeaux de Pietro.

Faire une liste des cadeaux de Noël.

Avenir

Le crush de Tony

X Ranger les cartons.

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OKEY ! Déjà, bonsoir x) ensuite, désolée... J'avais prévenu dans le dernier chapitre que de je n'arrivais vraiment pas à écrire des choses joyeuses et je crois que vous en avez la preuve ultime maintenant. Je ne pense pas que je vais réécrire quelque chose d'aussi triste que cette lettre (j'avais des frissons en la relisant, je n'avais pas conscience que c'était triste à ce point en l'écrivant ^^' ) mais je ne peux rien promettre !

J'espère que ce chapitre vous aura tout de même plu et qu'il vous donnera l'envie de continuer tout de même :3 désolée pour les fautes si j'en ai laissé et voilà ! Je ne vois pas quoi rajouter de plus alors je vais juste ne rien dire de plus x)

nagron : Merci pour ta review ! Tes commentaires me font toujours autant plaisir ! ** Laura réagit comme elle peut je suppose mais oui, je pense qu'elle ne ressentait plus rien pour lui depuis un petit moment. Elle n'avait plus envie de vivre cette histoire et que malheureusement, elle s'y prend mal pour quitter Clint. Après, je suppose que ça peut s'arranger, non ? :') J'ai hésité avec Pietro pour le soir, mais ça me paraissait mieux que ce soit Nat', c'est sa meilleure amie après tout ! x) Alors pour Sue, ce n'est pas du tout Pietro ^^ Clint écrivait à Sue au début de sa relation avec Laura, il n'avait donc encore jamais rencontré Pietro :) mais si tu veux un indice : tu as raison en disant que ce n'est pas une femme :3 Encore merci pour ta review ! **

Oliverkriss : C'est exactement ce que je voulais faire passer comme sentiment, Clint bloqué entre ce qu'il veut extérioriser et ce qu'il ressent sur le moment. Ca me rassure tellement d'avoir réussi T_T Les enfants, c'est toujours les rayons de soleil :') les autres, c'est une autre histoire. Pietro surtout, effectivement xD On verra comment les Avengers arrivent à gérer aussi, niveau coeurs brisés et souffrances, ils sont pas mal non plus il faut dire ^^ mais ils sont une vraie famille maintenant, j'en suis persuadée :) J'espère qu tu n'as pas trouvé ce chapitre trop triste par rapport au précédent ^^"" En tout cas, je te dis tout simplement un ENORME MERCI pour ta review et pour ton soutient depuis le début :3

Je vous souhaite en tout cas une bonne journée et je vous dis au prochain chapitre !