Pour commencer, JOYEUX NOEL ! J'espère que vous avez eu un bon réveillon, et que vous avez été gâtés.
Nos persos eux, sont loin de l'être. Voldy n'est pas content, et le fait savoir. Toutefois, cela ne se passe guère comme prévu.
Merci à ceux qui suivent, et bonne lecture.
En attendant que Lily soit de nouveau d'attaque, Lupin, Rogue et Dumbledore se retrouvaient dans le bureau directorial. Severus avait informé son chef de la vengeance de la mère d'Harry.
« Cela va précipiter les choses. Voldemort sait probablement déjà ce qui s'est passé. Il a dû envoyer des partisans savoir pourquoi vous n'avez pas répondu à son dernier appel. » dit le directeur.
« Il ignore encore qui est responsable, et vu l'état du corps, ça ne fait pas penser à une attaque de sorcier. » dit Severus.
« Autrement dit il va croire qu'il a un nouvel ennemi. Restera à savoir pourquoi il aura porté son choix sur Peter. » ajouta Remus.
« Je pense qu'il pourrait tenter d'en savoir davantage à travers Harry. Malheureusement il ne maîtrise toujours pas l'occlumencie. » continua Dumbledore.
« Il n'a fait aucun effort pour il faut dire. » fit dédaigneusement Severus.
Le professeur avait été chargé d'enseigner cette discipline au jeune homme, lorsqu'il s'était avéré qu'il avait accès aux pensées de Voldemort.
« C'est toi qui n'as fait aucun effort oui ! Tu crois que ça s'apprends en deux trois nuits peut-être ? » répliqua Lupin.
« Potter ne s'est jamais montré doué pour retenir quoi que ce soit. » continua Rogue, glacial.
« En effet, rien de ce que tu pouvais lui apprendre ! Tu t'es montré mesquin avec lui, méprisant et insultant ! Personne ne peut apprendre quoi que ce soit dans ces conditions ! » continua Remus avec véhémence.
« Saint Lupin au secours du chevalier Potter. » soupira Rogue.
Dumbledore allait leur demander de se calmer, quand Lupin lança une dernière pique, et pas des moindre :
« Saint Lupin se demande surtout comment cette chère Lily réagira, quand elle apprendra que tu maltraite quasiment son fils. »
Rogue se leva d'un bond, renversant sa chaise. Il était livide. Déjà sa main avait saisi sa baguette. Lupin aussi s'était levé, prêt à en découdre.
« Ça suffit tous les deux ! Rappelez-vous que la discorde peut nous coûter cher à tous ! » s'exclama-t-il.
Les deux hommes se fixèrent comme s'ils allaient se mordre, puis décidèrent de se rasseoir.
« Bien. Dans un premier temps, nous allons informer Harry qu'il pourrait … avoir de la visite. Et pour l'en protéger, je ne vois personne d'autre qu'un des princes. » reprit Dumbledore.
Pour le coup, la surprise fit oublier leur colère au deux sorciers.
« Comment cela ? » demanda Remus.
« Il m'apparaît comme évident que leurs altesses possèdent une très grande puissance. Pour être capable de détruire un Horcruxe comme Blackwood l'a fait … et le prince Erwan possède des capacités de legilimencie et d'occlumencie supérieures aux miennes. » révéla le vieil homme.
« Mais pourtant Lily est intervenue lorsque vous avez tenté de lire en lui. Ça doit vous être possible. » rappela Severus.
« Plus maintenant. Il le sait et a donc dressé des barrières impénétrables. En revanche, il n'a pas eu le moindre mal à passer outre les miennes. Il m'a été impossible de me libérer de son emprise. De plus, quand je vois ce qu'un peu de leur sang confère comme pouvoir à ceux qui le reçoivent, je peux affirmer sans me tromper qu'ils sauront protéger Harry contre une intrusion de Lord Voldemort. » précisa Dumbledore.
Les deux hommes considérèrent ces propos. Ils avaient vu de quoi Éric était capable, e t c'était un guerrier de sang de Blackwood. Severus lui, avait eu en plus un aperçu des capacités de Lily. Le directeur était dans le vrai : les princes possédaient une force qui devait être immense, ils le cachaient simplement.
« J'ai des nouvelles concernant le jeune Malefoy également. Moïra m'a annoncé qu'il cherchait à réparer une armoire, dans la Salle sur Demande. » continua Albus.
« Une armoire ? » releva Lupin.
Severus aurait préféré avoir cette discussion en privé avec le directeur. Celui-ci en avait visiblement décidé autrement.
« Je crains que nous devions organiser des patrouilles de nuit à nouveau. A présent, Lupin si vous voulez bien convoquer Harry et un des princes. »
« Tout de suite, professeur. »
Le loup-garou quitta la pièce, au grand soulagement de Rogue. Ce dernier croisa les yeux saphirs de son directeur.
« Oui ? » demanda-t-il un peu sèchement.
« Mais je n'ai rien dit. » sourit Dumbledore.
« Alors continuez. »
Severus quitta à son tour le bureau, ne tenant nullement à se retrouver avec Potter et Lupin. Parlant de lui, il pensa à ce qu'il avait dit. Si Lily savait … elle le détesterait. Pour le moment, la jeune femme s'était montrée amicale, mais Severus savait qu'elle n'avait rien oublié du passé. La preuve : elle avait réglé ses comptes avec Pettigrow. Il serait le prochain sur la liste si Lily apprenait ce qu'il faisait endurer à son enfant. Ou … si elle apprenait que c'était lui qui avait appris la prophétie à Voldemort. C'était comme cela que le mage noir avait décidé de retirer les Potter de la circulation.
Pour Rogue, ça équivalait à avoir tué Lily de ses mains. Jamais elle ne lui pardonnerait, pensa-t-il avec amertume. Il le méritait il le savait.
Entretemps, des Mangemorts étaient effectivement allé voir Impasse des Tisseurs. Pour y découvrir la même chose que Rogue et Lupin.
« Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ? » demanda l'un d'eux.
« A ton avis ? Un règlement de compte. Ou un truc du genre. » fit son collègue.
« Tu crois que c'est Rogue ? »
« Non. Ça y ressemble pas. On dirait un animal, sauf que … ce trou dans le cœur. C'est ça que je trouve bizarre. Puis on lui a tranché une main aussi. »
Quel genre d'animal viendrait attaquer une personne dans une maison ? Et où était Severus ? Sans doute à Poudlard, mais pourquoi avait-il ignoré l'appel du maître ? S'était-il fait attaqué et avait-il péri lui aussi ?
« Rentrons, on n'a plus rien à faire ici. » décida celui qui répondait aux questions.
Les Mangemorts disparurent aussitôt dans un nuage de fumée noire. Ils se retrouvèrent au manoir Malefoy, où séjournait Lord Voldemort, au grand dam leurs propriétaires.
« Crabbe, Goyle, entrez donc. Alors ? » lança une voix au timbre frigorifique.
« Bien maître, Pettigrow est mort. » commença Crabbe.
« Tiens. Ce n'est pas une grande perte. Serait-ce l'œuvre de Rogue ? » reprit Voldemort.
L'homme se tenait pour le moment dans l'obscurité. On devinait cependant sa silhouette, ainsi que celle de son gros serpent, Nagini.
« Eh bien c'est là que nous ne comprenons pas. Son corps était couvert de coupures, comme s'il avait été attaqué par un animal et pourtant, il a eut une main tranché et a reçut un coup au cœur. » répondit Goyle.
Voldemort resta silencieux un moment. Ça ne collait avec les pratiques d'aucun de ses serviteurs. Il existait bien un sort pouvant couper profondément la chair, mais il n'avait besoin d'être lancé qu'une seule fois. Et de toute manière, aucun d'eux n'aurait eu l'idée de tuer Pettigrow. Black était mort, Lupin en revanche … mais ce n'était pas la pleine lune. Sans compter qu'il ne connaissait pas cette adresse. Seuls les Mangemorts et leur chef le savait. Qui donc pouvait s'attaquer ainsi à eux ? Car sans doute l'agresseur n'allait pas s'en tenir là. Il pensa à Potter. Non, ça ne collait pas non plus. Harry était trop vertueux pour songer à tuer qui que ce soit. Toutefois, il était possible qu'il aie une petite idée. Le mage noir avait déjà tenté de le posséder, mais l'expérience avait été des plus désagréables pour lui.
La renouveler ne l'enchantait guère. Pourtant, si un nouveau danger venait d'apparaître, il lui faudrait savoir.
« Bien. Où en est notre cher Drago ? » interrogea-t-il.
« Il est presque prêt maître. » répondit une voix féminine.
Elle appartenait à une sorcière brune, aux paupières lourdes, qui avait dû être séduisante autrefois. Répondant au nom de Bellatrix Lestrange, elle était considérée comme le lieutenant de Voldemort, et une de ses plus fidèles servantes.
« Parfait. Bientôt le dernier rempart contre moi tombera. Dites à Greyback qu'il me ramène Rogue quand vous y serez. » ordonna Voldemort.
Au château, Lily venait de se réveiller. Elle retrouva tout le monde à l'exception d'Erwan dans le petit salon. Serengeti bavardait avec Cléo dans un coin, pendant que les hommes papotaient entre eux. Lorsque Lily croisa le regard d'Éric, elle se sentit rougir. Elle se dirigea vers ses amies.
« Dis donc toi, c'est quoi ces joues rouges ? » demanda la métisse dans la langue du royaume.
« Oh ben ... » fit Lily, en souriant.
« Y aurait-il eu une avancée entre vous deux ? » intervint Cléo.
« Voui. On a échangé un baiser. »
Cléo et la métisse affichèrent une mine des plus intéressées.
« Bien il ne reste plus qu'à vous déclarer. Parce que c'est évident que vous vous plaisez. » continua Serengeti.
Lily continuait à sourire, les joues roses. Cléo regarda en direction de Lokis, et se rembrunit. Ce qui n'échappa pas à la guerrière de sang rousse. Ce fut Serengeti qui lui expliqua toute l'affaire. Lily compatit.
« Et toi Serengeti, t'en es où avec Erwan ? » demanda Lily.
« Euh … moins avancé que toi, mais toujours en bons termes. »
Du côté des garçons, Éric avait lui aussi appris la mésaventure du loup-garou et de la vampire.
« Et à ton avis, elle t'asticote pour quoi ? » lui dit-il.
« Je t'en sais moi ! A part me hérisser ... »
« Pour attirer ton attention pardi. » reprit le blond.
« Ça c'est réussi. Sauf que ça me prends un peu beaucoup le chou. » reprit Lokis.
Éric et Anthony échangèrent une regard blasé.
« C'est parce que tu lui plaît, idiot. » lança Blackwood.
Lokis qui avait la tête penchée en arrière se redressa, incrédule. Il jeta un œil à Anthony, qui confirma.
« C'est une méthode inconsciente classique. Au moins quand elle te taquine, toutes tes pensées sont centrées sur elle. Tu la remarque. » expliqua Anthony.
« Mais bordil, c'est pas en m'énervant qu'elle va arriver à s'attirer mes faveurs ! » reprit Lokis.
« Sans rire ! Tout ça pour te dire de ne pas l'envoyer paître quand elle viendra s'excuser. » dit Éric.
Lokis repartit dans sa contemplation du plafonds. Voilà donc pourquoi Cléo avait fondu en larmes la dernière fois. La réponse du rouquin l'avait blessée. Ah là là.
Un peu plus au-dessus de leur tête, Dumbledore venait d'expliquer au prince Erwan ce qu'il attendait de lui.
« C 'est tout à faisable. Tu sais Harry, un de nos guerriers de sang avait développé une méthode originale pour se protéger de ce genre d'intrusion. » répondit Erwan.
« Ah laquelle ? » questionna le jeune.
« Eh bien il pensait à des trucs cochons ou insolites. Cela avait le mérite de déstabiliser l'intrus, et lui permettait de réagir. » fit Erwan en lui posant un index sur le front.
Harry n'osa pas imaginer la réaction de Voldemort s'il lui faisait visualiser une paire de fesses. Mais pour être déstabilisant ça l'était. Erwan s'était mis à dessiner sur le front de l'adolescent. La chose dura quelques instants.
« Voilà. J'aimerais bien voir qui que soit parvenir à lire tes pensées à présent. » dit-il.
« Merci beaucoup altesse. » répondit Harry.
Tiens, Dumbledore ne pourrait plus savoir ce qui lui passait par la tête. Ce qui en soit n'était pas une mauvaise chose. Le directeur remercia également le prince. L'adolescent pensa aller rendre visite à sa mère. Pour ce faire, il suivit donc le prince qui retournait dans son quartier.
« Ah Harry ! » fit Lily.
« T'as fini ta journée ? » lança Éric.
« Oui, y'a un petit moment. »
« C'est pas trop pénible les cours ? » demanda Lokis.
« Non, ça dépends avec qui mais généralement ce n'est pas désagréable.» sourit-il.
Harry se sentait bien au milieu d'eux. Personne ne lui avait demandé de raconter son histoire avec Voldemort, même si Lily avait dû en parler. Ils s'intéressaient à lui pour ce qu'il était vraiment et pas parce qu'il avait une tâche à accomplir. Ces gens ne le connaissaient pas mais l'accueillaient volontiers parmi eux, comme quelqu'un de normal, comme s'il appartenait au groupe. D'ailleurs, ils vinrent tous l'entourer pour lui demander comment s'était passée sa journée. Harry leur donna quelques détails avec plaisir, ayant l'impression d'être dans une famille.
« Tu voudras de l'aide pour tes devoirs, mon chéri ? » interrogea Lily.
« Oui peut-être. Je peux les faire ici avec Ron et Hermione ? »
« Bien sûr. » répondit Erwan.
L'adolescent sourit et alla les chercher. La troupe leur fit aussi bon accueil qu'à Harry. Des petits gâteaux et des boissons leur furent proposés, qu'ils prirent avec joie. Ceci fait, les adultes retournèrent à leur conversation, à mi-voix pour ne pas déranger les jeunes.
« Sont sympas, vous trouvez pas ? » demanda Ron en croquant dans un cookie.
« Oui. Je me sens bien avec eux, normal. » répondit Harry.
« Malgré leur statut royal, les princes sont plutôt accessibles. On peut leur parler facilement. » remarqua Hermione.
Les garçons hochèrent la tête. Harry tenta de savoir ce qu'ils disaient, mais ils ne parlaient pas en français. Sans doute la langue de leur royaume. Toutefois, en apercevant le rouleau qu'ils avaient ramené d'Ovodarhian, l'ado comprit qu'ils devaient être en train de faire le point. Le brun à lunettes avait raconté à ses amis comment ils avaient trouvé un autre Horcruxe. Il donna même à Hermione deux livres qu'il avait pris. Ce qui ne manqua pas de ravir la concernée. Après quoi, Harry se concentra sur ses devoirs. Il espérait toutefois que sa mère le tiendrait au courant. Quoique … vu qu'elle l'avait déjà écarté de cette histoire. Enfin.
Le soir tomba. Les jeunes quittèrent le quartier des invités pour se rendre au dîner commun avec tous les élèves. En passant ils déposèrent leurs affaires de classe.
Bien plus tard, les professeurs patrouillaient dans les couloirs. Dumbledore réfléchissait dans son bureau. Il était au courant des intentions de Drago. Avant l'arrivée du cortège royal, il avait prévu de le laisser faire, pour plusieurs raisons. Déjà parce qu'il savait que si le jeune échouait, Voldemort risquait de le tuer. Ensuite, parce que le directeur possédait une baguette particulière dont il voulait briser le pouvoir. Et enfin, parce qu'à cause du sortilège d'un des horcruxes, il était condamné.
Ce problème-là avait été réglé, et cela chamboulait tous ses plans. Il pressentait qu'une attaque aurait lieu ce soir, et si elle ratait … il y aurait une victime innocente en plus. Comment faire à présent ? Devait-il s'en ouvrit aux princes ? Erwan avait lu dans son esprit, il était peut-être au courant. Cependant, Albus n'aimait pas l'idée de s'en remettre à un inconnu, de ne plus rien contrôler. Il n'était plus sûr de rien, et cela l'angoissait. Les enjeux étaient grands, aucun droit à l'erreur n'était permis. Certes les princes possédaient une grande puissance, qui devait dépasser la sienne. Leurs guerriers aussi étaient forts. Des alliés pareils ne seraient pas à refuser. C'était décidé : Dumbledore devait tenter le coup. Ne serait-ce que pour reprendre pied. Il se dirigea donc vers la porte de son bureau. Mais lorsqu'il actionna la poignée, celle-ci resta résolument close.
Il tourna la clé, sans effet. Le directeur eut alors recours à la magie. A sa stupéfaction, elle n'opéra pas non plus.
« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il à haute voix.
La réponse lui vint rapidement à l'esprit. Quelqu'un l'avait sciemment enfermé dans son bureau. Et pour que sa magie soit inopérante, c'est qu'une autre supérieure agissait. Or il n'y avait pas trente-six personnes capables d'une telle prouesse ici. Dumbledore soupira. Il tenta alors le transplanage, sans succès non plus. Derrière la porte du bureau, Blackwood sourit avant de tourner les talons. Dans les couloirs, les professeurs effectuaient leur ronde. Tout allait pouvoir commencer. Le jeune prince fit un signe de tête à son frère. Ce dernier hocha la tête, puis d'un geste ordonna aux autres de se mettre en route. A l'étage, Drago accueillait les Mangemorts qui débarquaient par l'Armoire à disparaître, reliée par sa jumelle à la boutique d'un certain Barjow. Le petit blond jeta ensuite une poudre qui fit naître une obscurité compacte. Personne ne les verrait passer.
« Je vais chercher Rogue, occupez-vous du vioque. » lança un Mangemort.
Il se sépara aussitôt du groupe. Il marcha un instant dans les couloirs. Un peu plus loin, Severus se disait que l'attaque n'allait plus tarder. Il faisait mine de patrouiller avec ses collègues. Il fut le seul à remarquer que Lily se promenait.
« Que … mais que fait-elle là ? » se dit-il.
Avec ce qui était sur le point de se produire. Vite, il fallait qu'il l'avertisse, qu'elle se mette à l'abri. Il jeta un œil aux autres, et fila dans la direction qu'avait prise la guerrière. Il la rattrapa un peu plus loin.
« Lily ! » appela-t-il.
Elle se retourna et le regarda venir à elle.
« Écoute, il ne faut pas que tu restes là. » commença le brun.
« Non Severus, c'est toi qui ne doit pas rester là. » répondit doucement Lily.
« Comment ça ? » s'étonna-t-il.
« Désolée. »
Mais de quoi parlait-elle ? Il entendit une porte s'ouvrir derrière lui. Il fit volte-face, pour constater que ce n'était qu'Erwan. Avant qu'il ne puisse penser à autre chose, Severus fut brutalement projeté en avant, droit dans la pièce où il tomba. Erwan referma la porte, et scella l'endroit.
« Allons-y. » dit-il.
Ils partirent, laissant Rogue se rendre compte de la situation. Autre part, Fenrir Greyback rencontra Remus. Ce dernier se figea en le reconnaissant.
« Tiens salut Remus. Tu n'aurais pas vu Rogue par hasard ? » demanda le loup-garou.
« Greyback ... »
« Salut collègue ! » lança une voix derrière eux.
C'était Lokis, pieds et torse nus. Il fixait Greyback d'un air narquois. Lupin se sentit un peu rassuré de se découvrir un allié.
« T'es qui toi ? » demanda Greyback.
« C'est toi l'intrus, à toi de te présenter. » rétorqua le roux.
« Je suis le chef des loups-garous, Fenrir Greyback. Alors deux choses l'une, ou vous vous écartez de mon chemin, ou je vous bousille tous les deux. »
A son étonnement, Lokis éclata de rire. Il fixa ensuite Fenrir avec un air qui n'annonçait rien de bon.
« Je crois que c'est surtout moi qui vais te bousiller. » sourit-il avec sadisme.
« Tiens donc. T'as de la chance que ça soit pas la pleine lune. Je te jure que tu le regretterais. » répliqua Fenrir.
« C'est surtout toi qui a de la chance qu'elle ne soit pas pleine. »
Lokis se métamorphosa, sous l'œil ahuri de ses semblables. Il était bien plus grand et plus épais qu'eux. Ses griffes étaient affreusement longues. Le loup-garou au pelage fauve émit un grondement effrayant.
« Bien … voyons donc un peu ce que tu sais faire, minus. » dit-il.
Il pouvait parler ?! C'était incroyable. Remus se rappela ce que Lokis avait dit leur de leur rencontre. Les loups-garous d'ici étaient différents de ceux du royaume. Il comprenait pourquoi à présent. Visiblement, ils ne subissaient plus la pleine lune, étaient conscients et conservaient la possibilité de parler. Lupin n'eut pas le loisir de réfléchir davantage à leurs différences. Lokis s'élançait. Greyback n'en menait pas large, et il avait raison. Quelle chance avait-il face à une bête pareille ? Lokis atteignit sa cible en peu de temps, et lui envoya un magistral coup de patte. Greyback valsa comme une balle, avant de s'écraser contre un mur.
« C'est bien ce que je pensais. » lança Lokis.
Greyback se releva, furieux et humilié. Il décida alors d'attirer le loup vers les Mangemorts, qui eut pourraient le neutraliser.
« J'espère que tu cours vite, tas de poils. » lança Fenrir.
« Si ça t'amuse. » répondit Lokis.
« Non attends ! C'est sûrement un piège il n'est pas tout seul ! » lança Lupin.
« Je le sais bien. Reste à savoir qui tombe dans le piège. »
L'énorme loup fonça. Greyback détala, tâchant de repérer ses alliés. Il sentait presque le souffle chaud de Lokis. Et il n'avait pas franchement envie de passer sous ses mâchoires. Remus lui, décida d'alerter les enseignants. Greyback trouva enfin les Mangemorts.
« A l'aide vite ! » cria-t-il.
Lokis le frappa de nouveau. Aussitôt plusieurs sortilèges fusèrent. Sans le moindre effet.
« Héhéhéhé ! C'est pas des guerriers ! » lança Lokis.
« Alors tant pis pour eux. » fit une voix froide au timbre masculin.
Anthony s'élança, accompagné de sa sœur. Leur air gentil avait disparu, pour faire place à l'envie de nuire. D'un autre côté jaillirent les trois guerriers de sang les yeux rouges, puis enfin les androïdes et les princes. Lokis repartit s'occuper de Greyback.
« Argh ! » fit Clara.
Elle jeta une armure qui percuta un gros Mangemort. Ceya lança un couteau, qui se ficha dans l'épaule d'un autre. Vu son cri perçant, c'était une femme.
« Alecto ! » s'exclama un autre.
Hélas, il n'eut pas le temps de s'occuper d'elle. Sa baguette lui fut arrachée de la main par un coup de pied retourné d'Éric. Le Mangemort recourut à ses poings, en vain. Le blond était mieux entraîné. Il ne tarda pas à lui planter une lame recourbée qui sortait de son bras dans le dos. Lily s'occupa d'un autre, qui lui lançait force sortilèges. Protégée comme ses camarades par une amulette anti-magie, elle n'était ralentie en rien. Aussi son adversaire ne put-il que la voir arriver et lui trancher la tête. Serengeti s'était transformée elle aussi, et plantait ses longues canines dans la gorge de son opposant. A l'autre bout, les professeurs arrivèrent. Ils s'arrêtèrent net devant la bagarre. Les Mangemorts se faisaient décimer.
« Euh … je crois qu'ils n'ont pas besoin de nous. » fit Flitwick.
Drago vit arriver sur lui le prince Blackwood. Naturellement, il chercha à se défendre. Ce fut l'androïde Ceya qui bloqua la magie. Le prince profita de la diversion pour se glisser derrière l'adolescent, et l'assommer. Erwan lui, vint vers le Mangemort maintenu au sol par Clara. Le seul encore vivant.
« Tu vas porter un message à ton maître. Raconte-lui tout ce que tu as vu ce soir, absolument tout. Nous avons un prisonnier, et nous avons l'intention de vous tuer tous jusqu'au dernier. Ai-je été clair ? » dit-il.
Le Mangemort regarda cet homme qui avait les mêmes yeux que son maître sans dire un mot. Puis Clara le souleva comme une plume.
« Par où es-tu entré ? Je te conseille de répondre si tu ne veux pas qu'elle te brise les os un par un. » demanda Erwan.
« L'armoire à disparaître, dans la Salle sur demande. »
« Bien. Clara tu l'y ramène. »
« Argh. »
Le robot partit avec son fardeau. Erwan fit signe à Blackwood. Tous deux allèrent desceller les pièces où se trouvaient le directeur et Severus. Puis ils leur demandèrent de les suivre. Tous découvrirent le carnage occasionné.
« Pouvez-vous nous expliquer Altesse ? » demanda Albus.
Son ton avait perdu de sa courtoisie. Il n'avait pas voulu qu'il y ait autant de sang dans son école.
« A partir de maintenant nous allons nous occuper personnellement de cette affaire. Dès que nous aurons brisé le pentacle, et ouvert la salle nous nous rendrons chez ce Lord Croquemort. » répondit Erwan.
« Avec votre respect, cette bataille ne vous concerne pas. » intervint Severus avec colère.
Il n'avait pas du tout apprécié d'être enfermé et ainsi écarté.
« Oh que si. Plus que vous ne croyez. »
« Bon, on va ranger un peu. » fit Blackwood.
« Prince Erwan, je dois vous faire part de mon grand mécontentement concernant votre intervention. » reprit Dumbledore.
« Je m'en doute, mais je ne changerais pas d'avis. Et au risque de vous offenser, si vous tentez quoi que ce soit pour nous barrer la route, je vous enfermerais comme ce soir. »
Le ton était sans réplique, mais laissa un directeur passablement énervé. Erwan s'éloigna pour bien signifier que la discussion était close.
