Bien le bonjour,
Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard.
Ensuite, les personnages ne sont pas à moi mais bien à J. K. Rowling !
Ensuite, je remercie toutes les personnes qui m'ont postée une review ou/et mis cette fic en Alert ou en Favoris ! Cela m'encourage beaucoup alors merci du fond du coeur !
Bonne lecture !
CHAPITRE 6 : DEUX SERPENTARDS ET LA MALÉDICTION DES ALLIES, DEUXIÈME PARTIE
Blaise se tourna vers le roux à ses côtés qui regardait d'un air las son, à ce qu'il lui semblait, ancêtre. Le basané décida de sortir Ronald de sa transe zen et pour cela lui frappa le bras. Le Gryffondor grogna et le foudroya du regard. Le Serpentard allait lui rétorquer quelques choses lorsque l'ancêtre roux s'écria :
« Me prend pas pour un con, sale connard doublé d'une triple buse et d'un crétinisme au-delà de toute imbécilité, plus instruit qu'un porc élevé pour aller à l'abattoir ! Sale tronche de sourie ! Petit être insignifiant qui ferait mieux de retourner dans sa grotte ! Loup à puce de merde à la con de putain de bordel de merde de connard d'imbécile sortit d'un bulbe pour… » la voix de l'homme se perdit dans sa gorge lorsqu'il remarqua que, derrière l'homme qu'il insultait copieusement -il aurait de toute manière tout son temps pour continuer-, se tenait deux adolescents.
Il resta silencieux quelques minutes observant son ennemi blond continuer de se défouler sur la vitre, alors qu'il ne l'entendait pas, et les observa. Le premier, avec un air niai et des yeux démontrant son imbécilité totale, son incapacité à analyser sa situation et qui, donc, en disant long sur sa capacité de déduction et d'interprétation, avait les cheveux noir corbeau et des yeux d'un vert peu commun. Il avait devant lui un sorcier tout à fait inintéressant au possible.
Il dévia donc son regard sur le blond qui se tenait à ses côtés. Un port altier, des yeux gris orageux, une aura aristocrate, un regard intelligent et déterminé, quoi que peut-être un peu fatigué. Voilà, tout ce dont un Weasley se devait de posséder. Il esquissa un bref sourire lorsqu'il se rappela que surement, il s'agissait d'un de ses descendants s'il était parvenu ici. Puis, il réprima un grimace de dégout lorsqu'il se souvint que s'il était ici, s'était pour briser sa malédiction chérie, qu'il protégerait et aimerait par-dessus tout, et donc pour s'associer à un de ses… Malfoy. Quel atroce idée ! Il détourna donc le regard et le reposa sur son Malfoy.
C'était un être d'une stupidité affligeante, bien qu'il l'ait beaucoup aimé jusqu'à la malédiction. Ce dernier s'était d'ailleurs arrêté de parler, lui aussi, et semblait fixer un point derrière son dos, avec un regard de merlan frit et une bouche grande ouverte démontrant de toute évidence un grand étonnement. Vraiment Aviator Destrius Delphinus Cepheus Perseus Weasley se demandait comment il avait pu être ami avec… ça.
Il soupira et se retourna alors près à se débarrasser du descendant bien téméraire de son opposant en malédiction. Il prépara donc un réplique bien sentit –il avait eu le temps de perfectionner sa maîtrise de cet art depuis plusieurs années- lorsqu'il découvrit les deux jeunes hommes. Il écarquilla les yeux, ouvrit légèrement la bouche, même s'il avait l'impression que sa mâchoire était tombée sur le sol, et oublia vite sa réplique. Un roux. Il y avait un roux devant lui. UN ROUX ! Seuls les Weasley étaient roux depuis que la famille des Black s'était dissociée en deux branches. Comment un Malfoy avait pu devenir roux ? Sa malédiction n'avait-elle pas fonctionné ? Ce n'était tout de même pas… son descendant ? Non, ce regard stupide, bien qu'apparemment crispé et haineux, ne pouvait pas être celui d'un Weasley ! Il ne pouvait appartenir à sa si noble famille avec son allure de paysan et ses vêtements bon marché. N'est-ce pas ? N'EST-CE PAS ?
« Bien, il n'y a pas à dire, on voit vite la ressemblance. Mr. Weasley ? » demanda alors le basané à la gauche de l'ignominie rousse.
« Je ne ressemble en aucun trait à cet être totalement dépourvu de self contrôle et d'intelligence. » rétorqua glacialement Aviator.
« Pourtant vous abordé le même air stupéfait, la bouche grande ouverte et la même couleur de cheveux, la même peau couverte de graine de beauté, la même carrure –Weasley n'a apparemment pas finit de grandir d'ailleurs-, le même regard colérique, les mêmes mimiques boudeuse, les mêmes expressions, les mêmes insultes,… besoin d'une autre ressemblance ? » s'enquit Blaise.
Le roux fulminait sur place. Comment avait-il pu… ? Comment se sale petit vermisseau à l'allure très aristocratique avait pu… ? Il n'était pas comme ce pouilleux ! Le basané découvrit un léger sourire. Aviator s'était fait avoir. Le jeune homme noir venait de l'inviter à dansser et il ne l'avait même pas remarqué. Il était déshonoré, il avait perdu une dansse sans même l'avoir commencée. Cela faisait bien trop longtemps qu'il était enfermé ici. Foutu immortalité ! Il se sentait vieux tout d'un coup. Il avait besoin de s'assoir. Un fauteuil apparut derrière lui et il se laissa gracieusement tomber dedans.
« Donc, qui êtes-vous et que faites-vous là ? » demanda-t-il d'un air las alors qu'il faisait apparaître d'autre fauteuil pour ses invités.
Il avait perdu la dansse, le basané avait le droit de se considéré comme son invité, et il se devait de le servir, de l'accueillir et de répondre à ses questions. Le tout en souriant et avec joie et bonheur humeur. Il poussa un profond soupire alors que les deux adolescents posaient leurs regards pleins d'innocence, quoi que pas tellement finalement, sur lui.
« Je m'appelle Ronald Bilius Weasley. » déclara son pire cauchemar roux. « Je suis votre… »
« Descendant, oui, j'avais compris. » le coupa-t-il agacé. « Et vous, de quelle famille venez-vous ? »
« Zabini, je me nomme Blaise Leonardo Zabini. Je viens d'une très ancienne famille Italienne. » annonça le Serpentard.
« Je ne connais pas. » dit-il réfléchissant tout de même, c'était qu'il ne fricotait pas avec des italiens lui. « Bien, trêve de civilité, que peut-il bien m'importé qui vous êtes. Que me voulez-vous ? »
« Nous sommes venu ici dans le but de lever cette putain de malédiction de merde à la con provenant d'un être complétement dénué de tout trait d'intelligence ! » s'écria le roux.
Ce dernier commençait lentement à prendre une couleur rouge d'ensemble. En effet, ses cheveux flamboyaient comme un feu bien chaud et ses yeux bleus viraient au rouge sang tandis que toute sa peau chauffait. C'était un phénomène très intéressant que Aviator aurait été très heureux de pouvoir étudier s'il n'avait pas été la proie de la bête et s'il ne ressentait pas les effluves de magie incontrôlables et au combien puissantes de son descendant. Il n'y avait qu'un Weasley qui pouvait terrifier même les plus froids d'un simple regard ! Il se racla donc la gorge, fit fi du fait qu'on venait de l'insulter, d'atteindre à son intelligence qui plus est, et dit posément :
« Restons calme, ne nous énervons pas. »
« Je suis parfaitement calme ! » rétorqua Ronald.
« Weasley ? » appela le petit Zabini.
Le roux tourna son regard incendiaire vers lui et l'interrogea des yeux.
« La ferme ! » déclara simplement le basané.
Aviator se tint prêt pour venir en aide au plus jeune lorsque son descendant l'attaquerait. Si, si, s'enfoncer dans son fauteuil pour échapper à tous sorts potentiellement perdus était une position de protection du plus jeune, il pouvait l'assurer. Il attendit donc un cri, un mouvement de son prochain héritier. Chose qui ne vint pas. Il rouvrit donc les yeux, qu'il n'avait absolument pas fermé par peur, et vit un spectacle des plus surprenants. Le roux était assis, tranquillement, et dévisageait avec reconnaissance le brun qui, lui, le regardait amusé. Il reprit contenance, envoya un regard mauvais au basané et reprit :
« Raison de pourquoi vous voulez lever ma malédiction et de pourquoi vous » dit-il en désignant Blaise « vous êtes ici. »
« Nous devons nous battre côte à côte dans une guerre, nous avons un objectif commun. » répondit calmement, quoi que de manière légèrement crispé, son descendant qui continuait de fixer le brun. « Nous n'avons pas le choix. Je n'apprécie pas particulièrement Malfoy, voir même pas du tout depuis que je le connais. Mais nous avons besoin de cette alliance entre nos deux familles. » finit-il plantant un regard sûr de lui dans celui de son ancêtre.
Bien si c'était par nécessité, il pouvait faire un effort. Non, mais le prenait-il pour un imbécile ? Il avait jeté un malédiction, une MALEDICTION, lui ! Il n'allait pas la briser pour une petite alliance entre adolescents qui ne devaient rien y comprendre à la vie. Ce n'était pas comme si un grand mage noir complétement cinglé et mégalomane les menaçait et qu'ils allaient devoir se battre ensemble pour survivre. Il n'était pas bête. Cela n'arrivait qu'une fois tous les millénaires, pas deux fois dans le même siècle. Le dernier en vogue avait été Grindelwald, toujours pas mort d'ailleurs d'après cette vielle femme sénile, mais il se garderait bien de dire quoi que ce soit.
Cela faisait en effet, longtemps qu'ils n'avaient pris de nouvelle du monde extérieur, mais ce n'était pas souvent aussi qu'une personne réussissait à pénétrer dans son manoir dans le Wiltshire, et acceptait de les renseigner. S'il se souvenait bien, seulement deux personnes étaient rentrées dans sa demeure depuis qu'il avait lancé la malédiction. Un enfant de quatre ans, très utile pour se renseigner, et une jeune femme de 92 ans qui ne savait même pas qui était les Malfoys et les Weasleys ! Vraiment, quel manque de culture !
Enfin bref, il reporta son intention sur les deux garçons attendant, il lui paraissait, une réponse qu'il n'allait pas leur donner. Il devait encore savoir ce qu'un être non-Weasleyen faisait ici. Il reporta donc son attention sur le basané.
« Je suis connecté à Ronald par un lien magique. Je ne peux aller où il ne va et réciproquement. »
Cette explication-là, lui allait parfaitement. Non mais ils le prenaient pour qui ? Il n'était pas né de la dernière tempête. On ne créait pas un lien magique comme ça ! Il le prenait vraiment pour un scroute à pétard !
« Comment vous êtes-vous lié ? »
« Nous avons utilisé le sortilège de ''potentia transsmissone'' avec Draco et Harry… » débuta le basané.
« Harry ? Draco ? » le coupa-t-il essayant de se rappeler pourquoi ce sort lui paraissait si familier.
« Harry James Potter, le brun de l'autre côté de la vitre, et Draco Lucius Malfoy, le blond assez jeune à côté d'Harry. » détailla Blaise sous le regard désespéré du roux.
Il se souvenait. Il l'avait utilisé avec Leo Ara Lupus Argo Phoenix Malfoy et Lyra Lacerta Aquila Cygnus Libra Capella Potter, ils avaient été lié les uns aux autres et ils n'avaient plus pu s'éloigner de plus de quelques mètres. S'il se souvenait bien, c'était à cette époque qu'ils avaient commencé à s'entendre. Ce sortilège était vraiment une plaie. Pratique, certes, mais aux effets secondaires catastrophiques. Voyez lui-même et ce satané Leo Malfoy de l'autre côté de cette stupide vitre.
« Vous êtes liés tous les quatre ? » demanda-t-il alors, réalisant l'ampleur du problème, et, alors que le roux acquiesçait, il renchérit : « Pour combien de temps ? »
« Notre infermière nous a prescrit deux-trois mois de cohabitation. » répondit le basané.
L'ancêtre se releva alors et commença à faire les cents pas. Que devait-il faire ? C'était son descendant, il ne pouvait tout de même pas l'obliger à… Oh et puis non ! Il avait lancé une malédiction, ce n'était pas pour rien. Il se réinstalla donc dans son fauteuil et attendit. Un Weasley ne se plie jamais aux exigences des autres et encore moins à celles de gamins geignards !
« Toi ? » questionna le blond d'une quarantaine d'année. « Mon descendant ? Toi ? »
Draco hocha paresseusement la tête. Son vis-à-vis explosa alors de rire. Le Serpentard peu patient cria alors :
« Et alors ? Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? Je vous préviens que, nous, nous ne sommes pas ici pour rire ! »
« Heu… Malfoy ?… » intervint Harry, le blond le foudroya du regard mais le brun ne broncha pas. « Tu devrais te détendre un peu, tu ne penses pas ? »
« Heu… Potter ? Depuis quand j'écoute tes conseils ? » rétorqua Draco peu poli.
« Potter ? » coupa alors son ancêtre assez amusé par ses jeunes gens, alors que le dénommé se renfrognait. Le blond était nettement plus mignon inconscient.
Leo commençait un peu à en avoir assez de passer ses journées ainsi, à insulter un homme pourri gâté et complétement dépourvu de savoir vivre. Il voulait profiter de sa jeunesse. Il n'avait que 982 ans, 9 mois et 19 jours. Il avait toute la vie devant lui. Il ne se souvenait même plus pourquoi il avait lancé cette malédiction. C'était complétement stupide et infantile. Il voulait pourvoir parcourir le monde lui !
Le brun acquiesça à sa question et l'ancêtre se perdit dans ses souvenirs. Il l'avait beaucoup aimé dans sa jeunesse. Lyra était une des personnes qu'il avait le plus affectionné durant sa vie de mortel. Il l'avait même aimé. Cependant, pour ne pas détruire leur amitié à eux trois, il avait préféré ne rien dire, comme Aviator n'avait rien dit. Ah, cela avait été le bon temps. Il sourit alors au brun et l'inspecta. Il n'avait presque rien hérité de sa brunette, à part cette chevelure indomptable typiquement Potterienne.
« Alors, que faites-vous ici ? »
Son descendant le dévisagea comme un imbécile. Bon, il avait peut-être posé une question inutile –puisqu'il venait de passer quelques dizaines de minutes à le lui expliquer- mais il fallait bien débuter quelques parts ! Il allait dire quelque chose lorsque le brun débuta :
« Nous devons lever cette malédiction, vous comprenez c'est très import…. »
« Bien sûr ! » s'écria-t-il joyeusement tout en le coupant.
Harry avait voulu partir dans une longue explication, mais en le coupant, le blond l'avait complétement planté. Ce fut pourquoi il resta là, la bouche ouverte, une main tendue en avant dans le but de mimer son explication, les yeux écarquillés de surprise.
« Ferme la bouche Potter, tu gobes les mouches. » lui glissa Draco.
Harry retrouva toutes ses facultés et jeta un regard méprisant au blond qui en fit fi et lui sourit chaleureusement. Le brun soupira et lui rendit son sourire. L'ancêtre demanda alors au blond de le suivre et Draco s'exécuta.
« Bien tu vas faire la même chose que moi. »
Le Serpentard acquiesça. Ensemble, ils déposèrent leur main sur la paroi de verre et appuyèrent. Le blond vit son ancêtre effectuer d'étrange cercle qu'il reproduisit et quelques figures plus tard, la vitre disparut les laissant rejoindre les deux Weasley et Blaise.
« J'ai dit qu'il en était hors de question ! Est-ce bien compris crétin ? » rétorqua la voix d'Aviator.
« Vraiment, tu n'es même pas capable d'être poli avec ton propre descendant ? » intervint Leo.
Le rouquin se retourna lentement et ne put retenir une grimace de dégout en se retrouvant face au blond. Il préféra se détourner de son ancien ami. Ce dernier lui lança un sourire goguenard et dit d'une voix amusé :
« Et dire que Salazar a essayé de t'inculquer comment te comporter en société. Ce furent des leçons bien inutiles ! »
« Je ne te permets pas Leo ! » rétorqua le roux alors qu'il se retournait vivement le foudroyant du regard.
Ce denier lui renvoya un sourire moqueur. Un autre fauteuil apparut alors et il se laissa tomber mollement dedans. Il observa alors le roux et le brun qui se tenait en face de son ancien ami. Ils avaient la bouche grande ouverte et le fixait avec incrédulité. Le basané leva alors un doigt vers lui et se tourna vers son descendant. Il bégaya un instant et finalement, ce fut le roux qui termina sa phrase :
« C'est ton ancêtre ? »
Harry acquiesça alors que le blond hochait la tête avec dépit. Il se rapprocha de celui à la peau mate et s'installa sur ses genoux avec classe tandis qu'Harry s'asseyait sur une chaise nouvellement apparut et remerciait Leo.
« Mais je t'en prie, fait comme chez toi. » lui déclara ironiquement Blaise.
« Bon, allez-vous la lever cette malédiction ou non ? » questionna le blond de sa voix trainante faisant fi de la protestation de son ami.
Aviator l'observa avec un certain respect ce qui fit lever les yeux à Leo. Ce dernier soupira alors faisant tourner tous les yeux vers lui et déclara :
« Je ne suis pas contre. Si ce que vous m'avez raconté sur ce Voldemort est vrai Harry Potter » débuta le blond alors qu'il insistait bien sur le nom de famille du brun ce qui fit sursauter le rouquin de quarante ans. « Nous n'avons aucune raison de nous opposer. Il faut simplement que vous soyez sûr que vous pouvez vous faire totalement confiance, selon toutes les manières possibles et inimaginables, sinon, la malédiction vous en fera subir les effets. »
« Il en est hors de question ! » rétorqua le roux.
Le blond lui renvoya un sourire désabusé et eut un rictus moqueur :
« Il fallait le dire que tu appréciais à ce point ma présence. »
« QUOI ? Je tolère ta présence et encore...» se scandalisa le roux.
Les quatre adolescents observèrent silencieux l'étrange échange. Le blond se leva alors et se positionna face à Aviator, dos aux adolescents. Il fixa son regard dans celui du roux et annonça :
« Trois raisons acceptables. »
Le roux le dévisagea et se réinstalla confortablement dans son fauteuil. Il leva la main et présenta son index.
« Ils n'ont aucune raison valable pour vouloir lever cette malédiction. »
Harry intervint alors coupant l'ancêtre Weasley et l'empêchant de lever son majeur.
« Nous sommes en période de guerre. Depuis maintenant un an, un ancien mage noir très puissant est revenu à la vie. Nous sommes dans le même camp. Il nous faut lutter ensemble pour le détruire. Cette malédiction peut mettre en péril toute notre organisation. S'ils ne peuvent être alliés, ils ne pourront pas se faire confiance. Et la confiance est primordiale dans un groupe tel que le nôtre. »
Aviator leva un sourcil surpris face à cette annonce. Leo eut un sourire victorieux et partit rejoindre son fauteuil. Le roux ne crut cependant pas le petit brun en face de lui et se résolut donc à demander confirmation et quelques explications de plus à l'italien.
« Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom…. » débuta ce dernier avant de se faire couper par le descendant Potter qui rajouta :
« Voldemort. »
« Potter ! » siffla le basané agacé sous le regard lourd de sens du concerné. « Je disais donc, que le Seigneur des ténèbres est un grand mage noir. Il y a de cela presque vingt ans maintenant. Il est arrivé au pouvoir et à montrer sa puissance grâce à l'aide d'un groupe de partisans : les mangemorts. Il avait comme projet de ramener la suprématie des Sang purs. Beaucoup l'ont suivi pour cela. Mais sous cette facette, il ne cherchait que l'extermination des Moldus et des Née-moldus. Tous avaient presque arrêté de combattre sauf un petit groupe de résistant : L'Ordre du Phénix. Il a amené à une grande guerre. Tous les êtres magiques ont participé ou ont été touchés. Les massacres qu'il perpétrait étaient horribles. On commença à avoir peur de son nom. Plus personne n'osait le prononcer. » expliqua-t-il. « Puis vint le jour de sa disparition. Un miracle perpétrer par un enfant d'à peine un an. Il passa pour mort pendant plus de 13 années, mais finalement, l'année dernière il reprit vie. Il rassemble en ce moment même tous ses anciens partisans, en cherche d'autre, en menace beaucoup. Aujourd'hui, les résistants, nous, nous devons de le battre. Pour cela, comme l'a expliqué Harry, nous devons pouvoir être unis. »
Aviator observa avec une grande stupéfaction, habilement dissimulé par son éduction –c'est-à-dire les yeux grands ouverts et la bouche entrouvertes-, le jeune homme. Bon, ils avaient peut-être, il se pourrait qu'ils aient, peut-être, de manière peu probable, peu certainement, un raison valable à lui soumettre. Il observa donc son propre doigt toujours présenté devant les cinq hommes et reprit en se raclant élégamment la gorge :
« Comment m'assurer que vous ne nous mentez pas ? »
Les quatre garçons se regardèrent puis finalement le blond débuta :
« Nous ne pouvons vous fournir aucune preuve… » mais il fut coupé par Harry qui déclama :
« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois ... » (Cf Harry Potter)
Un silence s'abattit alors sur la pièce. Les deux Serpentards observaient choqués le Griffondor alors que ce dernier avait encré son regard dans celui de l'ancêtre roux. Ce dernier fronça les sourcils.
« Il s'agit là d'une prophétie, je ne me trompe ? » questionna-t-il.
« Bien sûr qu'il s'agit d'une prophétie. » s'exaspéra Leo. « Tu ne sais plus en reconnaître une quand tu en entends ? »
« Rien ne me prouve qu'il ne l'ait pas inventé. »
« Potter, inventer quelque chose de pareil ? » ricana Draco. « Ne lui en demandez pas trop, son cerveau est légèrement atrophié. »
« Ferme-là Malfoy ! » grinça Ron qui recommençait à virer aux rouges.
Le Serpentard l'observa surpris. C'était bien la première fois qu'il voyait quelqu'un devenir rouge de colère, concrètement. Il décida donc, dans un éclair de lucidité, de se taire. Draco reporta son attention sur Harry. Il commença alors à s'inquiéter pour lui, il devait vraiment le tuer ? N'avait-t-il vraiment pas le choix ? Tandis qu'il se plongeait dans ses réflexions, le concerné attendait avec un léger agacement les prochaines paroles de l'ancêtre roux. Ce dernier posa alors, de nouveau, son regard sur le brun à la cicatrice.
« Qui fait l'objet de la prophétie ? » demanda Aviator légèrement mal-à-l'aise.
« Moi. »
« Et je suppose qu'elle ne s'est pas encore réalisée… » hasarda-t-il timide sous le regard insistant du brun.
Ce n'était de toute évidence pas un sujet à aborder avec lui. Il chercha un quelconque secours dans le regard des autres personnes présentes mais tous ne lui renvoyaient qu'une seule réponse : ''débrouille toi tout seul''.
« De toute évidence, je ne suis pas mort. »
« Bien, donc, heu…. Je disais… »
« Trois raisons Aviator. » lui rappela Leo.
Le roux le foudroya du regard et observa de nouveau son doigt. Il le releva soudainement et déclara :
« Pourquoi devrais-je levé ma malédiction ? Le mal n'est pas réparé. La faute commise reste impayé. »
« Te souviens-tu seulement de la faute commise ? » questionna avec agacement et exaspération la voix de Leo.
Aviator replongea alors dans ses souvenirs. Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas repensé. Mais maintenant qu'il cherchait. Il eut un sourire désabusé et aperçut les regards interrogateurs. Les quatre adolescents leur avaient livré beaucoup d'information. Ils étaient là pour lever une malédiction. Ils devaient donc la comprendre. Il replongea dans ses pensées et, alors que son souvenir défilait devant ses yeux, sa voix perça le silence :
« Nous étions en mission. Maître Serpentard, Maître Griffondor et Maîtresse Pouffsoufle nous envoyèrent toi, Lyra et moi en Pays de Galle. Nous devions y retrouver des guides et traquer, puis arrêter des créatures magiques devenues incontrôlables. Cependant, durant nôtre voyage, Lyra tomba malade et elle dut rentrer au château. Nous décidâmes de poursuivre tout de même. Même si nous n'étions que deux, nous nous pensions assez puissant.
« Et nous l'étions. Nous trouvâmes la horde en premier. Ce fut toi qui tuas le premier loup. Ils avaient complément perdu leur part d'humanité. Ils se nourrissaient de chair fraîche, humaine, plus particulièrement moldu. Tu te défendis simplement. Il t'attaquait. Sans suivit une longue bataille. Je tuai le chef. Nous gagnâmes. Epuisé, nous repartîmes et nous arrêtâmes à la ville la plus proche. Nous ne nous préoccupâmes pas d'effacer notre trace.
« Une semaines plus tard, nous découvrîmes les êtres de la nuit. Assoiffé de sang et de vengeance, ils s'étaient mis en tête d'éteindre la race moldue comme elle avait voulu éteindre la leur. Nous essayâmes tout d'abord la diplomatie, mais en vain. Puis, alors qu'ils nous offraient l'hospitalité, un jeune loup, survivant de la horde récemment exterminée, leur réclama vengeance. Les vampires acceptèrent.
« Nous nous bâtîmes donc. Je fus mordu par un vampire, toi par le loup. Tu tuas mon adversaire de tes crocs. Je vidai le sang du tien. Nous nous jurâmes alors de garder le secret de nôtre nouvelle condition. Nous ne fîmes pas le serment inviolable. Nous eûmes confiance en notre amitié. Nous retournâmes à Poudlard. Tu continuas tes apprentissages auprès de Maître Griffondor et moi auprès de Maître Serpentard. Cependant, notre nouvelle condition nous demanda des sacrifices. Tu m'offris ton sang régulièrement. Je t'offris mes pleines lunes et mon habilité à devenir animagus pour devenir membre de ta meute.
« Cependant, un jour, tu me maudis. Je ne compris pas pourquoi. Je ne cherchai pas à comprendre. J'entendis qu'on savait ma nouvelle condition. Je devins un paria. On m'apprit que tu l'avais révélé. De toute manière, cela ne pouvait être que toi. Je t'en voulus. Tu m'avais maudis, je décidai de te maudire en retour. Juste retour des choses pour un vampire.
« Je n'ai jamais compris pourquoi tu avais fait cela Léo. Pourquoi ? » le questionna-t-il plongeant son regard dans le sien.
Le dit Leo l'observa un instant. Les deux ancêtres avaient totalement oublié la présence de leurs descendants. Le blond fusilla le roux du regard mais répondit tout de même :
« Tu m'avais trahi. »
Aviator fut surpris de ces paroles. Quand avait-il trahi le blond ? Jamais. Il n'avait jamais rien dit. Il l'avait juré, juré sur son nom. Un Weasley ne brise pas ses serments, jamais. Il s'était même éloigné de Lyra qui devenait trop curieuse, trop inquiète, qui remarquait leur nouveau comportement, leur nouvelle complicité.
« Je n'ai jamais fait cela. »
« Tu leur as dit, à tous. » l'accusa le blond.
« Jamais je n'aurais fait une telle chose. J'ai même menti à Lyra pour protéger notre secret ! Ton secret ! »
« Ils l'ont appris. Toi seul le savais. Moi, je n'ai rien dit. Ils l'ont découvert et m'ont chassé. Lyra est venue me voir pour me raisonner, mais ma colère était trop forte. Ma propre meute m'avait trahi. Tu ne peux pas savoir ce que, comme Alpha dominant, j'ai ressenti. » exposa le blond, une lueur de rage dans les yeux.
« Je n'ai rien dit ! » explosa le roux.
« Alors qui ? Si ce n'est toi, qui aurait pu le découvrir et me faire accuser ? » questionna Leo.
« Potter… » grinça-t-il.
Harry releva la tête à cette appellation. Il voulut poser une question, mais ce fut Blaise qui s'en occupa.
« Je croyais que vous appréciez Lyra Potter. »
« Elle oui, c'était le soleil de nos nuits et de nos jours. » répondit Leo. « Son frère légèrement moins. »
« Ce petit bâtard ! C'est lui ! J'en suis sûr ! »
« Tu ne peux pas savoir, cela fait quelques centaines d'années maintenant. » rétorqua le loup garou.
« Si, maintenant que j'y repense, il possédait cette étrange cape d'invisibilité et avait commencé à m'espionner pour me faire déprécier de Salazar Serpentard. » plongea-t-il dans ses réflexions.
« Il t'aurait suivi un soir de pleine lune et aurait assisté à ma transformation puis tout raconté ? » exposa Leo. « Tu ne trouves pas cela un peu tiré par les cheveux ? Je sais bien qu'il était d'une compagnie fort peu agréable, mais il n'aurait jamais fait cela. Tout ce qui l'intéressait était le bien être de Lyra. Il était un peu trop protecteur parfois, mais nous ne lui faisions rien. Nous nous sommes même éloignés d'elle. Je ne vois pas comment elle aurait pu en souff… Je suis stupide ! » constata-t-il alors.
« Heureux que tu t'en rendes enfin compte. C'était lui. » déclara-t-il alors sous le regard peu amène de Leo.
« 942 ans, 3 mois et 12 jours, pour rien… » soupira-t-il.
« Bon, bah si j'ai bien compris. Votre malédiction là, elle était inutile donc vous allez gentiment nous la lever ! » résuma Blaise.
« Bien évidement. » répondirent-ils d'une même voix.
Ces paroles firent pousser aux quatre garçons un soupir de soulagement. Cependant, l'étrange lueur dans leurs yeux obligea la conscience de Draco à demander :
« Qu'allez-vous faire ? »
« Nous allons maudire la famille Potter par la malédiction des traîtres. » annonça le blond alors qu'il posait son regard sur Harry.
Blaise décida donc d'intervenir :
« Il n'est pas forcément le descendant du frère...»
« Les Potters n'avaient qu'un héritier. » le coupa Aviator. « Seul Perseus avait la possibilité de transmettre son nom. Lyra étant une femme, sa descendance portera le nom de son mari : Prewet »
« Qui vous dit qu'il est le descendant direct de Perseus ? Qu'il n'est pas aussi un de vos descendants ? » contrattaqua Draco. « Les anciennes familles sorcières sont peu nombreuses et toutes reliés par des mariages entre elle. On a même assisté à une union Weasley-Malfoy. Ils ont réussi à détourner la malédiction en étant, elle, une femme donc non-héritière des traditions magiques de sa famille et, lui, un craquemol donc non atteint par la magie ancestrale. »
« C'est une honte qu'on ait ainsi réussi à détourner notre malédiction. » s'insurgea Aviator.
« Nous nous devons de maudire les Potters. » le coupa Leo avec une expression sérieuse. « Il en va de nos tradition et de nos instincts de créatures magiques. »
« Vous ne pouvez pas faire cela ! Harry est déjà assez maudit comme ça. Pas besoin d'autre chose pour lui pourrir la vie ! » cria presque Ron.
« En quoi consiste cette malédiction ? » demanda alors Harry coupant court aux protestations des trois autres adolescents.
Les deux adultes se regardèrent et Leo débuta :
« Par le mal commis sur ses deux familles alliées, le traître devra rembourser.
Accusant à raison et ternissant leur méfait, si la trahison n'est pas justifiée, de par leur immortalité, les deux familles feront payer.
Accusant à tort et ternissant leur effort, si la trahison est justifiée, de par leur immoralité, les deux familles exécreront celle à payer.
La magie choisira dans son impartialité le devenir de la famille à haïr. »
« Donc vous avez autant de chance que moi de subir le contrecoup de votre vengeance. » comprit Harry.
Leo et Aviator acquiescèrent. Le brun poussa un soupir soulagé et reprit :
« Vous avez dit que Perseus Potter cherchait à protéger sa sœur. Vous n'étiez peut-être pas en tort selon votre vision de l'histoire. Cependant, vous deviez l'être pour lui. La magie tranchera si vous lancé la malédiction. Mais elle pourra ne pas trancher en votre faveur. » il marqua une courte pause et, voyant que les deux anciens méditaient ses paroles, s'adressa à Draco : « Quels seraient les effets si je recevais les effets de la malédiction ? »
Le blond resta silencieux un certain temps réfléchissant puis finalement se leva, faisant pousser une exclamation de contentement de Blaise qui commençait à avoir mal sous le poids de son ami. Draco se rapprocha du brun et s'arrêta à un mètre de lui.
« Si tu reçois cette malédiction, ce sera la distance minimal qu'il pourra y avoir entre toi, les Malfoys et les Weasleys. Tu n'auras le droit de nous toucher que si nous t'y autorisons. Ceci pour des questions de sécurité. Il te sera impossible d'avoir un seul acte offensif envers nous. Tu devras nous protéger quel qu'en soit le prix. Tu n'auras aucun autre choix que de te sacrifier, si cela est nécessaire. Ce serait de même pour tes enfants et tous tes descendants. »
Harry déglutit alors et chercha le regard de son meilleur ami. Ce dernier préféra baisser la tête de peur de trop l'effrayer. Il avait de plus en plus de mal à contrôler sa colère.
« Et dans le cas contraire ? »
« Tu ne veux pas le savoir. » rétorqua sèchement le blond provoquant un long silence.
« Nous ne pouvons ne pas nous venger… » brisa la voix de Aviator.
« C'en est assez ! » le coupa le roux à bous de nerf. « Vous vous rendez compte de votre stupidité ? Nous ne voulons pas être ennemis, nous devons être unis, tous les QUATRE ! Vos anciennes querelles ne doivent plus interféré avec nous. MERDE ! »
Sur cette dernière exclamation, Ron prit totalement feu et se modela à l'image d'un immense Gryffon. Les deux ancêtres poussèrent une exclamation de surprise et de peur tandis que Draco se rapprochait inconsciemment de Harry complètement éberlué par la transformation. Blaise était, lui, paralysé dans son fauteuil. Le gryffon grogna en direction des deux ancêtres qui s'exclamèrent à l'unisson :
« Nous allons oublier toute cette histoire de malédiction ! »
Ils se levèrent alors et se positionnèrent l'un en face de l'autre. Leo leva alors une main et déclama rapidement :
« Une malédiction pour un mal. »
« Un mal causé par une trahison. »
« Le prix a été payé. »
« Les deux anciens alliés devenus ennemis. »
« Les deux anciens ennemis voulant devenir alliés. »
« Que notre malédiction soit levée. »
« Car le mal a été réparé. »
« Car la trahison a été lavée. »
« Maledictio est super sociorum. »
Le décor blanc disparut alors que Ron reprenait son apparence normale.
Sirius s'inquiétait tout de même un peu, mais un peu beaucoup, vraiment beaucoup en fait. Il stressait énormément. Cela faisait plus d'une heure qu'il patientait sagement avec Hermione. Il avait l'interdiction de bouger ne serait-ce qu'un doigt de pied. La brunette avait été précise, aucun mouvement.
Il s'était d'abord dit qu'il s'agissait d'une blague, mais au vu de tout le brique à braque présent, ils essayaient de lever une malédiction. Ce qui était plus que difficile. Ils n'auraient jamais dû s'occuper de cela seul, sans superviseur. Mais bien évidement, ils ne l'avaient même pas mis au courant.
Alors qu'il ronchonnait, les quatre adolescents se mirent à briller. Hermione eut un petit cri de contentement. Ils avaient réussi. Il questionna la brune du regard pour savoir s'il avait l'autorisation de bouger. Cette dernière accepta et il se précipita sur son filleul qui papillonnait des yeux. Il avait peut-être fait les 400 coups dans sa jeunesse. Il savait où arrêter avant le danger, lui. Il allait leur faire passer un sale quart d'heure. Peu lui importe leur état post-comateux.
A SUIVRE…
Voili, voilou !
J'espère que vous avez aimez et que vous me direz ce que vous en avez pensées !
Sur ce, A bientôt !
