Une culotte en dentelle noire.
Par Saeshmea
Traduction Calidora Black
Bonjour à tous !
Je reviens pour un nouveau chapitre de Mon Maitre, qui vous plaira je l'espère. Bonne lecture !
Je me sens revivre, renaitre comme un phénix, alors que je me prépare pour commencer la semaine le lundi matin. Pendant que j'hésite entre une culotte en coton blanc et une autre en dentelle noire, je me demande combien de temps cette euphorie va durer.
« Bonjour » Dis-je à Pomona en prenant un siège entre le fauteuil vide du directeur et elle.
« Bonjour. » Répond-elle « Tu as bonne mine aujourd'hui » Ajoute-t-elle avec son éternel sourire.
« J'ai passé un bon week-end » C'est la seule information que je vais laisser filtrer.
« Vraiment ? Les filles et moi avons été faire du lèche-vitrines et nous voulions que tu nous accompagnes, mais tu étais introuvable. »
« Tu sais que je n'aime pas aller faire les magasins si je n'ai pas quelque chose de précis à acheter. » Je réponds en me servant du thé. J'essaie de détourner ses questions concernant le lieu où j'ai passé mon week-end.
« Nous avions un but, tu sais. » Dit-elle du ton malicieux d'un enfant qui cache quelque chose. Je lève ma tasse de thé et la regarde. Maintenant, elle sait que j'écoute. « Je suis allée essayer ma robe de mariée. » ajoute-t-elle, et je suppose qu'elle entend mon exclamation de surprise. « Tu n'as pas oublié le mariage, n'est-ce pas ? »
« Bien sûr que non. » Je mens en cachant ma honte derrière ma tasse de thé.
« Tu veux voir la robe ? » Demande–elle, enthousiaste.
« J'adorerais. » Mais je regrette immédiatement.
« Bien. Les filles viennent pour le thé après les cours, pourquoi tu ne te joindrais pas à nous ? »
« Pom, ca me ferait très plaisir, mais…
« Pas d'excuses. Tout le monde a beaucoup de travail, mais nous trouvons tous du temps pour nous détendre, à part toi, Minerva. Tu n'es pas morte pendant la guerre. » Dit-elle, et avant que j'ai pu commencer à formuler une réponse, une majestueuse chouette blanche traverse la pièce et atterrit en face de moi.
Je sais à qui elle appartient, et sa seule présence m'angoisse. Il y a seulement deux raisons qui expliquent pourquoi ma tante m'écrit et comme ce n'est ni mon anniversaire ou une fête particulière, et que je vois Dumbledore entrer dans la Grande Salle, ce signifie qu'il n'est pas injoignable, je commence à avoir peur qu'il soit arrivé quelque chose, à elle ou à Oncle Vincent.
Apres avoir récompensé l'oiseau avec un morceau de toast, et l'avoir vu repartir, j'ouvre la lettre.
Chère Minerva,
Nous souhaitons t'inviter à prendre le thé, vendredi prochain. Nous t'attendons à cinq heures. Soit ponctuelle et correctement habillée.
Affectueusement,
Vincent et Millicent
« Bonjour » La voix du Directeur me tire de ma lecture.
« Bonjour, Albus. » Dis-je en me tournant vers lui pour lui faire face. Ce faisant, j'aperçois Severus quelques chaises plus loin, qui mange en silence.
« Tout va bien ? » Me demande Dumbledore, en voyant l'enveloppe ouverte à coté de ma tasse de thé à moitié vide.
« Il semble oui, mais… » Je murmure, et soudain, il me vient à l'esprit qu'il a vu ma tante plus récemment que moi. « Est-ce que, par hasard, vous savez pourquoi Millicent veut m'inviter à prendre le thé, en plein milieu de l'année scolaire ? »
« Eh bien, elle semblait s'inquiéter pour vous, la dernière fois que je l'ai vue. »
« Comment cela ? »
« Elle m'a demandé comment vous alliez, et je lui ai dit que ça allait, hormis votre manque de vie sociale ou de loisirs. » Répond-il d'un ton détaché. Je dois me faire violence pour ne pas le gifler.
« Quand quelqu'un demande comment quelqu'un d'autre va, c'est en général pour être poli. Ils n'attendent pas un rapport complet. » Cela sonne encore moins gentil que je ne le voulais.
« Mais elle est de votre famille. » Explique-t-il, comme s'il s'agissait d'une raison suffisante. Je sens que j'ai attend la limite de ma patience.
Je laisse échapper un soupir, et je m'excuse pour m'éclipser. Alors que je marche à côté de la table, je sens le regard de Severus dans mon dos, mais je ne me retourne pas. Mon euphorie est totalement retombée.
…
Les lundis sont en général suffisamment stressants, sans avoir en plus à devoir répondre à une invitation à laquelle je ne veux pas participer. Mais je ne peux pas refuser, car si je mens, elle apprendra la vérité, d'une façon ou d'une autre, et elle m'en voudra pour cela. Je finis donc par lui répondre en lui disant que je la verrai avec plaisir, et que je n'oublierai pas l'heure. Par chance, j'ai toujours le rendez-vous avec Severus vendredi pour me remonter le moral. Mais cela me rappelle le mariage de Pomona.
Elle va se marier en avril, et je dois penser à prévenir Severus que je ne pourrai pas venir pendant ce week-end-là. Je n'arrive toujours pas à croire que je l'ai oublié ! Elle est avec Hans depuis de lustres. Ils devaient se marier avant la guerre, mais il a été appelé pour aller aider les aurors, et ils ont ajourné le mariage. Ils ne pensaient pas qu'ils devraient attendre pendant dix ans.
…
Des coups frappés à la porte de ma salle de classe vide, pendant que je nettoie le tableau, me tire de mes pensées. Je me retourne, m'attendant à voir un élève qui vient récupérer quelque chose qu'il aurait oublié, Mais je vois Severus, debout derrière les rangées de tables.
« Je suis désolé de vous déranger, Professeur » s'excuse-t-il avant de traverser la classe.
« Ne vous inquiétez pas, Mr Snape » Dis-je en reposant la brosse. « J'ai terminé mes cours pour aujourd'hui. »
C'est étrange d'être soudainement aussi formel avec lui. Je sais que c'est ce que nous avions convenu, mais cela me donne l'impression que le week-end n'a été qu'une illusion. Particulièrement quand ma joie de ce matin s'est évaporée aussi vite.
« Que puis-je faire pour vous ? » Je lui demande en m'asseyant derrière mon bureau et en le regardant à quelques mètres de moi.
« Le Professeur Slughorn m'a demandé de vous dire qu'il doit annuler ses cours de jeudi matin. » Il me tend alors le formulaire que nous utilisons habituellement dans ce cas. « Il a apparemment des impératifs médicaux. »
« Rien de grave, j'espère. »
« Je ne veux pas en savoir plus. » Répond-il. Je ris silencieusement devant son manque de curiosité.
« Bien, je ne pense pas que cela posera problème. » J'ouvre un tiroir, et je sors les emplois du temps pour vérifier quelles classes seront annulées. « Quatrième et septième année. » Je me mets à penser tout haut. « Horace a perdu l'esprit. Ces enfants ont des examens à la fin de l'année, ils ne peuvent pas manquer des cours ainsi. » Je me souviens brusquement que je ne suis pas seule. « Désolée. » Je dis en regardant Severus quelques instants. Le silence s'épaissit.
« C'est bon. » Je l'entends murmurer alors que je détourne mon regard vers le formulaire. « Vous semblez stressée. Vous avez quitté la Grande Salle en colère, et vous avez manqué le déjeuner. J'espère que ce n'est pas à cause de ce week-end. »
« Oh, Merlin, non. » Je lui dis, en me relevant pour lui redonner les papiers. « Je pense qu'il s'agit, en fait, de la seule chose qui m'a permis de tenir le coup pendant ce satané lundi. » Je me force à sourire, et avant que j'ai pu le réaliser il se tient juste devant moi, suffisamment proche que je sente son souffle caresser mon menton. Je continue à tenir stupidement ce maudit formulaire.
« Bien, peut-être que je peux aider maintenant. » Dit-il en prenant les parchemins et en les posant sur le bureau. « Retire ta culotte, Miss McGonagall »
Son ton a changé, il semble même diffèrent d'il y a quelques secondes. Je me demande s'il a une sorte de bouton sur lequel il appuie pour passer du Snape normal à Maitre Snape avec une telle facilité.
« Severus, c'est ma salle de classe. » Je chuchote, mais je ne sais pas pourquoi, car personne ne peut nous entendre. « Quelqu'un pourrait entrer. »
Sans dire le moindre mot, il se tourne et ferme la porte d'un coup de baguette, puis se retourne vers moi.
« Dois-je me répéter ? » Demande-t-il, avec cette voix qui me fait fondre. Sans réfléchir plus, je commence à faire descendre ma culotte le long de mes cuisses.
…
Dix minutes plus tard, je suis en train de me faire baiser sur mon bureau, les fesses douloureuses après quelques fessées, mes mains maintenues magiquement au-dessus de ma tête, et ma culotte en dentelle noire bâillonnant ma bouche avec le gout de ma propre excitation.
Soudain, comme si j'avais été victime d'un Oubliette, j'oublie tout de l'invitation mystérieuse de ma tante, l'absence de limites personnelles d'Albus, le mariage de Pomona et mon rendez-vous avec elle et les filles dans quelques minutes.
…
Lentement, il vide ma bouche après que nous ayons finis, et avant que j'aie pu commencer à retrouver mes esprits, ses lèvres me prennent d'assaut. Je ferme les yeux, et je suis de retour à La Maison, attachée au lit, aveuglée par le foulard, et embrassée par un étranger qui s'est révélé être Severus Snape. Je réalise alors qu'il ne m'a jamais embrassée depuis cette fois-là.
« Si ça ne te dérange pas » Dit-il alors que je reprends mon souffle « Je garde ceci jusqu'à vendredi. » Il me montre ma culotte humide dans sa main, et je ne trouve pas les mots pour répondre. Il la glisse dans sa poche, récupère le formulaire de Slughorn et quitte la pièce.
Et voilàà!
Je sais que ce chapitre est assez court, mais le suivant compensera un peu;
Je vous remercie de me lire, et de reviewer, pour ceux qui le font (merci Bella). C'est tellement encourageant pour les auteurs/traducteurs. Vos retours sont vraiment importants et aident à s'améliorer, donc n'hésitez pas.
Je profite d'avoir un peu de temps libre en ce moment pour continuer à traduire cette fic, et pour prendre un peu d'avance. Comme ça, vous n'aurez pas à attendre un mois comme la dernière fois ^^
Merci d'avoir lu/reviewé et à bientôt !
Calidora
