Ca y est j'ai récupérer mon ordinateur, j'admets m'être pris quelques libertés quant au passé de Diego et celui de Monastorio, mais comme rien n'est dit dans la série... Sur ce Bonne lecture et encore merci de votre patience.
Chapitre 13 : Retrouvailles.
Diego tout sourire, regarda Isabella se jeter dans les bras de son oncle.
_ Que ? … Isabella ?
Le padre regarda Diego perplexe, à la recherche d'une explication. Ce dernier, se relevant, sorti de la pièce prenant appui sur le padre tandis que Bernardo arrivait en courant, laissant oncle et nièce discuter. Diego fit signe à Bernardo de rester attendre Isabella.
_ Isabella, comme tu as grandi ! Que fais-tu ici … Avec De la Vega ?
_ C'est une bien longue histoire oncle Enrique, et vous paraissez bien fatigué pour l'entendre maintenant.
_ Ne t'en fais pas Isabella, je vais déjà mieux… Tu as des ennuis, c'est De la Vega ?
_ Non mon oncle. Diego n'y est pour rien… Il a déjà des ennuis et je lui en ramène d'autres.
_ Que t'as raconté ce renard ?
_ Oncle Enrique… Vous ne semblez pas apprécier Diego. C'est pourtant un bon ami… Je ne sais pas ce qu'il y a entre vous et je préfère continuer à l'ignorer… Que vous est-il arrivé ? Tenta-t-elle changeant de sujet.
_ Des ennuis… Que je partage avec De la Vega, dit-il hautain.
_ Oncle Enrique s'il vous plaît, soupira Isabella.
Dans le couloir, Bernardo effaça vite son sourire amusé. Monastorio souffla et se redressa davantage. Il n'avait jamais su dire non à sa nièce.
_ Un homme que l'on m'avait dit disparu est remonté des enfers.
_ Un homme ?
_ Celui-là même qui… Il porte bien son nom après tout, maugréa-t-il.
_ Vous en dites trop sans en dire assez. De qui parlez-vous ?
_ Du diable, il a profité de ma faiblesse pour tenter de m'emporter.
_ Du diable ?... El Diablo, frissonna Isabella faisant réagir Monastorio à cette appellation. Il est partout. Quand l'avez-vous croisé ?
_ A en croire le padre Felipe, il doit y avoir deux ou trois jours de cela, avant d'être conduit ici. Tu sembles le connaître… T'a-t-il fait du mal ?
_ El Diablo… Il… Il est la raison pour laquelle je me tourne vers Diego.
_ Quel rapport existe-t-il entre De la Vega et El Diablo ? Demanda Monastorio perplexe.
Au dehors, Bernardo se fit plus attentif, et savait qu'il ne pourrait en aucun cas intervenir.
_ Diego m'a sauvé des griffes du diable par deux fois.
_ Racontes-moi ma chère, tu m'intrigues.
_ La première fois remonte à l'époque où il venait d'arriver en Espagne… La seconde était peu avant son retour… El Diablo avait alors fini au fond d'un ravin.
_ Il l'a poussé ?
_ Oh non… Ils se sont battus et El Diablo est tombé. Diego a voulut l'aider mais…
_ Ils se sont battus… A l'épée ?
_... Non, tenta-t-elle de mentir. Mais au sourire satisfait de son oncle elle su que c'était perdu d'avance et s'en mordit les lèvres.
_ Je comprends maintenant pourquoi De la Vega me parlait d'ennemi commun. Ainsi donc il s'est retrouvé face au diable et il a survécu…
_ Il n'était pas seul, Bernardo et d'autres amis étaient présents… La première fois.
_ Et la seconde ?
_ Bernardo était là… Oncle Enrique, ils m'ont sauvé la vie ainsi que celle du petit.
_ Celle du petit ? Tu es mère ? Tu es donc marié… Où est ton époux ?
_ Je suis mère c'est exact… Mon époux est décédé bien avant la naissance de notre fils et peu avant ma première rencontre avec El Diablo et celle de Diego… Il m'a alors doublement aidé.
_ Oh… Je suis navré de l'apprendre.
_ Oncle Enrique ? Questionna Isabella se mordant les lèvres hésitante.
_ Oui Isabella ?
_ J'ai entendu des tas de choses sur vous.
_ De la Vega ?
_ Oh non ! … Au pueblo… On dit même que vous avez tiré de sang froid sur Diego.
_ Ce babo… Il s'est retrouvé dans ma ligne de mire sans que je ne m'en rende compte… C'est accidentel.
_ Diego m'a dit la même chose.
_ Il t'a expliqué ?
_ Non… Enfin très légèrement… En comparaison Zorro passe pour un homme juste dans la conversation des gens.
_ Zorro… Maudit soit-il. C'est de sa faute si je me retrouve dans cette situation. Et puis je suis certain que c'est lui… Je le prouverai d'une manière ou d'une autre.
_ Mon oncle, vous êtes en sécurité ici, vous devez le savoir. Personne ne viendra vous chercher.
_ Hormis l'homme qui m'y a conduit… Et à qui je dois la vie. Une ombre aussi noire que son cheval.
_ Un homme juste, souligna Isabella.
_ Je dois admettre que je ne porte pas De la Vega dans mon cœur, mais te savoir sous sa protection me rassure, même si c'est un bien piètre bretteur, rajoute-t-il espiègle.
'A malin, malin et demi De la Vega.'
_ Piètre bretteur ? Vous ne l'avez pas vu à l'œuvre, s'emporta-t-elle.
Dans le couloir, Bernardo se cacha le visage dépité par la naïveté d'Isabella.
' Oups, je crains d'en avoir encore trop dit.' Songe-t-elle devant le regard étincelant de son oncle.
_ Isabella ma chère enfant, tu ne sais pas à quel point tes mots me réconfortent.
'Il est vraiment futé ce renard. Mais arriverai-je à le prouver ?'
Oncle et nièce continuèrent de discuter un instant puis Bernardo frappa à la porte et entra sans attendre de réponse. Il fit signe à Isabella et salua Monastorio.
' Lui… C'est lui qui m'a découvert et il a déguerpit bien vite.'
D'un signe de tête, Monastorio lui rendit son salut, le surprenant quelque peu. Bernardo fronça les sourcils et posa sa main sur son front, le comparant au sien.
_ Je n'ai pas de fièvre Baboso, râla Monastorio lui retirant vivement sa main de son front.
_ Oncle Enrique, modérez vos paroles. Bernardo ne vous a rien fait… Bernardo venez.
Mais ce dernier ne réagit pas et continua à observer Monastorio impassible, puis il haussa les épaules et se tournant vers Isabella, lui offrit son bras.
' Ca fait déjà deux fois qu'il m'ignore. Bizarre…'
_ Portes-toi bien mon enfant et… Remercie El Zorro de ma part. Dit Monastorio souriant.
_ Je le ferais si je le vois… Je n'ai pas encore eut l'honneur de le croiser jusqu'à présent.
_ Il m'est avis que tu l'as déjà croisé et que tu le croiseras de nouveau assez rapidement, sourit Monastorio malin.
_ Je suis curieuse de faire sa connaissance.
Monastorio observa Bernardo toujours impassible.
'Quel lien peut-il avoir avec le renard ? Je suis certain qu'il en a un.'
Quelque part, voir sa nièce lui avait fait du bien. Ses blessures semblaient lointaines, même si celles-ci ne se faisaient pas oublier.
Au dehors.
_ Au revoir padre.
_ Au revoir mon enfant… Diego ?
_ Oui padre.
_ Soit prudent.
_ Je n'y manquerai pas padre. Rétorqua Diego grimpant dans la calèche à son tour.
Durant le trajet retour, Isabella interrogea Diego sur l'absence de réaction de Bernardo.
_ Oh… Il a tendance à avoir un peu la tête ailleurs en ce moment.
_ Je comprends mieux. Diego… J'ai. J'ai peur d'en avoir trop dit à mon oncle, avoua-t-elle gênée.
_ Mon oncle vous a traité de piètre bretteur et j'ai réagit vivement, vous me connaissez.
_ Oh… Ce n'est pas si grave, mentit-il souriant.
' C'était un risque à courir en les laissant seuls, mais j'avais de mon côté quelques explications à apporter au padre.'
_ Croyez-vous que nous croiserons Zorro ? Demanda-t-elle par la suite.
_ Zorro ? Pourquoi vouloir croiser ce hors-la-loi ? Demanda Diego étonné.
_ J'ai un message à lui transmettre.
_ J'ai bien peur que vous allez devoir garder ce message un certain temps. Il est plus commun de croiser El Zorro durant les nuits, à ce que l'on dit.
Bernardo stoppa soudain la calèche.
_ Que se passe-t-il Bernardo ?
Ce dernier lui désigna la route devant eux. Un cavalier galopait vers eux.
_ Avançons calmement Bernardo.
_ Diego ? Interrogea Isabella.
_ Ne vous inquiétez pas, je reconnaitrai ce cheval facilement.
Isabella le regarda avec étonnement tandis que le cavalier et la voiture se rapprochaient l'un de l'autre.
_ Holà, s'arrêta le cavalier tandis que Bernardo arrêta la calèche.
_ Buenas días père.
_ Buenas días Diego. Venez-vous de la mission ?
_ Si.
_ Comment se porte le padre Felipe ?
_ Bien. Il était ravi de me voir éveillé… Je croyais que vous aviez une affaire à régler en ville ?
_ Une affaire peuh ! Ce vaurien voulait m'escroquer. Il a bien vite compris à qui il avait à faire… En rentrant un messager m'a remis un pli m'indiquant que tu étais en danger.
_ Je crains que ce message ne soit erroné.
_ A moins que celui qui l'a écrit n'ait pu te localiser.
' Probable.'
_ Êtes-vous armé père ?
_ Bien sûr.
_ Alors tenez-vous prêt, sait-on jamais.
' Je ne suis ni en état, ni en position de pouvoir me défendre.'
Diego fit un signe à Bernardo qui fit repartir la calèche tandis que Don Alejandro les escorta.
Le retour se fit avec plus de tension qu'à l'aller et ce fut d'autant plus le cas lorsqu'un coup de feu claqua faisant cabrer le cheval de Don Alejandro qui malgré tout resta solidement sur la selle… Isabella se réfugia dans les bras de Diego, le faisant involontairement grimacer tandis que le cavalier galopa vers eux, arme à la main. Don Alejandro sortit son arme et attendit le bon moment avant de s'élancer à son tour.
_ PÈRE, l'interpella Diego sans succès.
