Je sais que j'ai mit du temps à poster cette suite mais voila j'ai eu beaucoup à faire ces derniers temps ! J'espère que cette suite vous plaira ! Et puis avec tout ça je pense que se sera bientôt la fin de mon histoire ! :( C'est peut être bête mais je commençais à m'y attacher ! lol c'est pas que c'est du grand art mais voila !! bonne lecture !! (enfin je l'espère !! ) merci pour vous commentaires !!

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Seul, dans une maison qui respirait la joie de vivre une semaine auparavant, Alan Eppes s'installa sur le canapé et tenta de comprendre ce qui se passait avec sa famille. Charlie avait eu l'air serein quelques temps auparavant, un air qu'il ne lui avait jamais vu, un air que seule Amita, et maintenant Mohinder, semblaient capable de lui procurer mais tout avait basculé, en quelques jours, son plus jeune fils avait perdu le sourire et plusieurs jours après c'était son fils ainé qui partait pour une raison obscure. Ce même fils qui plaisantait avec son frère une semaine plus tôt, celui qui, même s'il ne lui aurait jamais avoué, était vraiment bien avec Liz. Alan secoua la tête, complètement perdu, comment une famille sur le point de s'agrandir et de se fortifier pouvait-elle s'écrouler en si peu de temps ? Et puis, il y avait Liz, Liz s'était fait agresser, cette idée était si irréelle… Deux coups frappés à la porte le firent sortir de ses pensées. Il n'eut cependant pas le besoin de se lever, il savait qui était là, elle était la seule à frapper de cette manière.

« C'est ouvert ! » lança-t-il.

La porte s'ouvrit, laissant apparaître la directrice du département des sciences de la faculté de Los Angeles, Millie Flinch.

« Salut ! »

Comme à son habitude, cette femme respirait la joie de vivre, un état d'esprit bien loin de refléter celui de son ami à cet instant, ce qu'elle ne tarda pas à remarquer. Refermant lentement la porte, elle se dirigea vers Alan et prit place à ses côtés en lui parlant doucement.

« Un problème, Alan ? »

« Pas moi, non… »

« Tes fils ? »

« Pas seulement… »

« Comment ça ? »

Alan prit une profonde inspiration et entreprit d'expliquer tout ce qu'il savait à Millie.

« - D'après ce que je sais, Liz a des problèmes… Elle a été… enfin, quelqu'un l'a…agressé. »

« Mon Dieu ! »

« Don le savait pas, c'est Charlie qui s'occupait d'elle… Pendant ce temps là, un mec était en train de démolir Amita et Mohinder, il disait de ces choses…je peux pas répéter ça. Aucun de mes fils ne savait exactement ce qui se passait. Don et Amita on finit par croire que Charlie et Liz avaient, disons… une liaison. »

Sous le choc face à toutes ces nouvelles, Millie resta silencieuse. Alan respecta ce silence, d'autant plus qu'il ne savait plus ou donner de la tête, il devait impérativement trouver une idée, la moindre petite chose était la bienvenue. Dans un souffle, presque pour lui-même, il avoua :

« Je ne sais pas ce que je vais faire ! »

Millie retrouva une part de sa clarté d'esprit et lui répondit calmement, se voulant rassurante :

« On trouvera bien quelque chose. »

« Je l'espère. »

Les deux amis restèrent assis en silence pendant un long moment, ils avaient besoin de faire le point, de prendre les choses une à une pour essayer d'y voire plus clair. Au bout d'un moment qu'ils ne purent définir, Alan se leva et se dirigea vers la cuisine, préparant machinalement du café. Millie ne le suivit pas immédiatement, pleinement consciente du fait qu'il avait besoin de solitude. Sentant l'arôme alléchant du café, elle marcha en direction de la pièce voisine, de là où elle était, elle pouvait observer sans être vue. Mais bientôt, son instinct lui ordonna de franchir le seuil. Le teint d'Alan était encore plus blanc qu'à son arrivée. Elle s'approcha de lui et lui posa une main tendue sur l'épaule.

« Tu vas tenir le coup ? »

Alan mis un certain temps avant de répondre, comment exprimer ce qu'il ressentait ? Il y avait-il seulement un mot pour ces émotions ? Il secoua la tête et fixa un point devant lui, ne voulant pas croiser un regard qui, il le savait, le percerait de part en part et le comprendrait mieux qu'il ne se comprenait lui-même.

« C'est dur…dur de les voir comme ça. Mes fils ne vont pas bien et je ne sais pas comment les aider. Ils sont entrain de tout perdre. Et moi je suis entrain de perdre ma famille…pas que mes fils tu sais… Mohinder est un gamin adorable, mon premier petit fils et Amita et Liz… Je les aime vraiment tu comprends ? Je ne comprend pas ce qui arrive, je peux pas les perdre elles aussi, pas mes filles… »

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Charlie était accoudé à la fenêtre de sa chambre. La lune était pleine et aucun nuage ne traversait la nuit noire. La douceur de l'air était apaisante. Le silence qui régnait, seul maître, puissance des ténèbres, appuyait le malaise du jeune mathématicien. Son père était avec Millie à l'étage du dessous, ils parlaient, ils communiquaient. Charlie se retourna, son lit était vide, son armoire était vide, son cœur était vide…

Le silence…

L'absence…

Les membres de Charlie se mirent à trembler, son corps lâcha, il tomba tout en pleurant, comme quand il était gamin, comme quand une personne en qui il tenait venait de partir, il pleura.

Depuis aussi loin qu'il se souvenait, il n'avait jamais vécu paisiblement, aucune journée n'avait été un cadre idyllique, juste de mieux en mieux mais pas facile. Aujourd'hui, Amita était partie, elle avait prit ses valises, avait prit Mohinder et …

Charlie pleura encore, il en avait pas honte, il pleurait avec tant de colère dans la tête…

Après quelques secondes il se releva et s'apaisa petit à petit. Il essuya tout de même rageusement les dernières larmes. Le jeune mathématicien se fraya un chemin vers son lit et l'allongea de tout son long sur celui-ci.

« Tous ces gens qui vivent,

Comme s'ils ignorent qu'un jour,

Il faudra mourir… fredonna t'il,

On ira…

On ira toi et moi…

Où je sais pas… »

La voix tremblante il poursuivit cette magnifique chanson. Charlie laissa sa voix fébrile, briser le silence qui lui faisait peur. Amita était partie mais elle reviendrait, il ferait tout pour ça. Il serait à la hauteur de tous, il vaincrait ses peurs, les regards qu'on lui avait lancé il y a quelques années, quand on pensait qu'il n'était pas humain, quand les gens pensaient à tord… Parce qu'aujourd'hui il souffrait à force d'aimer. N'était-ce pas un sentiment humain ?

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Souffrir était a priori le sentiment prédominant dans la famille Eppes. Don franchit la porte des locaux du FBI et prit place face à son bureau. Il ouvrit sèchement un tiroir et en sortit sa plaque de service et son arme, il les rangea et s'apprêta à ressortir des locaux quand il tomba nez à nez avec Larry que Don n'avait jamais vu dans un tel état, ses yeux n'affichait pas leur air habituellement perdu, il avait l'air…sérieux. Le scientifique le fusilla du regard, une chose qu'il n'avait jamais vu auparavant puis prit durement la parole.

« Qu'est-ce-que tu fais là ? »

« Je suis venu chercher des affaires. »

Larry, qui ne l'écoutait pas réellement, jeta un coup d'œil vers la salle de repos où Megan était assise et sirotait un café, les yeux dans le vague. Il se tourna de nouveau vers Don et poursuivit sa tirade.

« Tu te rends compte de ce que tu as fais ? »

Don ne sut quoi répondre, deux choses le choquaient, premièrement : Larry le tutoyait, ceci aurait pu être positif si seulement la deuxième chose n'existait pas : Larry l'accusait, ouvertement, sans ses phrases énigmatiques qu'il paraissait être le seul à comprendre… Qu'importait le comportement de Larry après tout ? Il devait voir Liz et ne se laisserait pas ralentir par un homme soudainement nerveux et en proie à des sentiments contraires. Sentant la moutarde lui monter au nez, Don tenta de forcer le passage mais Larry fit face. Bien que Don le dépassait d'une bonne tête, il refusa de perdre du terrain. Comprenant qu'il était sur le point de s'énerver, Don lâcha :

« Laisse-moi passer, bon sang ! »

« Certainement pas ! »

« Ecoutez Larry, j'suis pas d'humeur. »

« Tu penses qu'il n'y a que toi qui comptes ? »

« Quoi ? »

« Après tout ce que Liz à vécu… »

« Je n'ai pas de leçon à recevoir de vous ! »

« Tu as raison mais tu devrais peut-être réfléchir deux minutes avant de faire n'importe quoi. »

« Foutez-moi la paix ! Elle ne m'a rien dit, j'avais le droit de savoir ! »

« Et elle, elle avait le droit de te rejeter ! Un homme s'est jeté sur elle, Don, il lui a pris ce qu'elle avait de plus précieux. Sa vie part en lambeau et toi tu n'essaye même pas de comprendre… Tu fais tout en sorte pour que ça empire. Tu ne comprends donc rien, si Megan avait ce problème je ferais tout pour l'aider. Mais toi… »

« Moi j'ai mal. Elle ne m'a rien dit, Larry ! Elle n'a pas confiance en moi. »

« Peut-être qu'au contraire, elle savait exactement comment tu allais réagir. »

Don se laissa tomber sur son fauteuil et Larry s'approcha de lui. Plus calmement, il reprit :

« Cette femme t'aime Don, ça ne fait aucun doute. Elle n'a pas peur de toi. Elle est simplement trop fière pour que tu la voies comme ça. »

« Mais je veux être là pour elle… »

« Montre-lui. »

Don jeta sa tête entre ses mains et prit de profondes inspirations, la main de Larry se posa sur le haut de son dos et Don sentit quelques tensions s'apaiser. Maintenant, Don comprenait ce que ressentait Charlie à l'égard de cet homme, il avait une grande capacité d'écoute et une compréhension hors du commun. Larry quitta le bureau et alla retrouver Megan qui le serra contre lui. Don se redressa et essaya de retrouver son calme, il allait voir Liz mais son optique était très différent à présent : il n'avait besoin que d'une chose ; la serrer dans ses bras et lui faire comprendre qu'il était là, peut-être même lui faire comprendre ce qu'il ressentait… Il devait à tout prix voir Liz, maintenant…

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Le soleil s'était levé depuis peu, Don avait pris soin de remettre son arme et son insigne dans la boîte à gant de son SUV. Il ne voulait pas effrayer la jeune femme, bien qu'il avait peur que ce ne soit trop tard. Larry lui avait fait comprendre qu'il avait été beaucoup trop loin avec Liz. Don regrettait à présent.

L'agent du FBI monta les dernières marches qui menaient à l'étage de la jeune femme. Son regard se posa sur la porte, première victime de sa colère. Les yeux du jeune brun s'humidifièrent et il hésita avant de frapper : il était 7h30, le soleil se levait, une nouvelle journée débutait.

Dans son appartement, l'agent Warner finissait de laver la table de cuisine et avait prévu de ranger le salon, plutôt occupé par Amita et son fils qui venaient de partir pour l'école. La présence de son amie l'avait beaucoup aidé, elle voulait faire face, oublier.

Soudain, elle entendit trois faibles coups contre la paroi de la porte d'entrée. Son cœur se serra et elle leva la tête :

« Qui est-ce ? » demanda t'elle fébrilement.

« C'est moi… »

Liz savait que c'était lui, qu'il était revenu.

« Vas-t-en Don… »

Un long silence prit chemin entre les deux jeunes gens. Liz fit un pas en avant et attendit.

« Pardonne-moi… Excuse-moi Liz… » murmura Don à travers l'épaisseur de la porte.

« Je… Laisse-moi du temps… »

« Ok… »

Don fit demi-tour mais ne put partir, il avala de nouveau sa salive et se retourna :

« J'ai besoin de voir ton visage, de te serrer dans mes bras… » débuta t'il doucement.

« Je… Je suis malade. » bredouilla la jeune femme.

« Je sais tout Liz… »

Don sentit un nouveau haut de cœur surgit de sa poitrine, Liz quant à elle, ferma les yeux et imagina la tête de celui qui l'aimait, une autre larme parue, elle décida qu'il était tant d'ouvrir la porte. Elle traversa la cuisine et se retrouva dans le couloir, un instant plus tard, son cœur s'arrêta quand elle croisa le regard intensément perdu de Don. Le jeune homme n'avait pas bougeait, il n'osait même plus parler. Il baissa les yeux et fixa le parquet, la porte fut le deuxième sujet d'expertise. Ses mains se mirent à trembler :

« Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » demanda tristement Don en levant les yeux vers la jeune femme.

« Désolée… »

« Non, je ne voulais pas dire ça… »

Don avait tellement peur de faire mal, il s'approcha pour prendre la main de Liz mais celle-ci fit un pas en arrière. Elle s'agita soudainement :

« Je marchais, je te le promets, je ne faisais que marcher, j'ai pris le même chemin que d'habitude, je marchais, c'est tout… (Elle marqua une courte pause et fit un pas vers Don) et puis, j'étais trop préoccupée, je n'ai pas entendu cet homme avançait derrière moi… Il a couru, je… (Elle leva les yeux sur Don et vit son regard, cet affreux regardIl m'a attrapé et plaquait contre le mur, j'étais dos à lui, je ne le voyais pas… Il a enlevé…mon pantalon, il a arraché ma veste… je… j'ai crié ! Il a continué, il a remit une mèche derrière mon oreille et son odeur, je… »

Cette fois si elle ne put se retenir, elle se jeta dans les bras de Don et se mit à pleurer de toute son âme. Elle était si bien dans ses bras mais elle devait finir son récit, elle devait tout lui dire :

« Don… Je croyais que c'était toi… »

Liz sentit le corps de son homme se raidir, pourtant il ne bougea pas, son seul réflexe fut de serrer la jeune femme plus fort dans ses bras, il devait la réconforter :

« Chut, c'est tout ma puce… »

Liz s'arrêta d'un seul trais et se recula doucement, elle scruta le visage de Don et fut perturbée de rencontrer les joues humides de l'agent du FBI :

« Tu pleures ? » demanda t'elle.

« J'aurais voulu être là pour t'aider, j'aurais du comprendre, mais… Liz, j'étais pas là moi. »

Don baissa les yeux et appuya sa tête contre l'épaule de la jeune femme. I l lui prit les mains et les posa autour de ses hanches :

« Je veux être avec toi maintenant… »

« Tu l'es… »

Liz mit ses mains, précédemment posé sur les hanches du jeune homme, sur son torse. Ainsi il se redressa et ne put cacher plus longtemps les larmes qui coulaient sur ses joues :

« Liz, je… »

« Ne suis pas prête pour ça… »

Elle fit demi-tour et avança dans le couloir, Don la suivait du regard :

« Je t'aime… »

Don s'avança doucement et la prit dans ses bras, il la regarda le plus tendrement possible et lui fit un tendre baiser sur le front avant d'essuyer une larme qui coulait sur la joue de l'agent Warner :

« Je pense que je t'aime Liz… »

La jeune femme se noya dans le regard du jeune homme, une sensation de bien être s'empara d'elle alors que depuis longtemps elle n'avait plus l'impression de vivre, sa seule réponse fut un hochement de tête ; un simple hôchement…

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Vous en pensez quoi ?