THE EVAN'S COMPANY

Posté le : 16 Mai 2011. Gueule de bois...

Rating : MA, semblerait-il

Genre : Romance, puisqu'il faut vraiment en donner un... UA. Slash. Blablabla.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling Ce que j'en fais, sort tout droit de mon imagination complètement loufoque.

Note d'auteur : Je me demande ce qu'il m'arrive. J'écoute des chansons romantico-pathétiques depuis ce matin. J'ai peur. J'ai même laissé la cendre de ma première cigarette de la journée tomber sur mon pantalon. Et moi qui avais pensé un instant à me mettre en jupe, je l'ai échappé belle...

Petite précision, hum ce site rencontre quelques problèmes, publier devient une vraie galère et je dois répondre aux reviews sous forme de message privée. Dans l'absolu, ce dernier détail ne change pas grand chose pour moi, seulement certains d'entre vous ne les autorise pas, ce qui explique qu'à l'heure actuelle, quelques uns n'aient pas reçu de review. Je ne peux tout simplement pas le faire.

Oh et euh pour continuer dans les réjouissances... Je ne pense pas publier la semaine prochaine. Pour la simple et bonne raison que je suis fatiguée. Mes partiels arrivent. Je dors peu. Et j'ai tout simplement besoin d'une petite semaine de répit. Je sais, c'est cruel, surtout à ce moment de l'histoire, mais je ne l'ai pas vraiment choisit. Et je vous demande de m'excuser. Et de m'excuser encore.

Je vous souhaite, malgré cette pas très bonne nouvelle, une bonne lecture. Et je vous demande de m'excuser. Encore une fois.

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Réponses aux reviews anonymes :

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Meringue : Je suis contente que ce chapitre t'ai plu. Que tu aimes la personnalité des personnages. Que tu laisses une review. Même si ce n'est pas à chaque fois. Une fois, même de temps en temps, suffit à me faire sourire ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les autres. Je t'embrasse !

Lolotte : Je sais désormais comment faire un chapitre qui te plaira à coup sur ;) Merci pour ta review. Je t'embrasse !

Ano Nym : Oui, ça fait du bien de redevenir un enfant. Alors, autant en profiter. Tout comme Draco et Harry dans le chapitre précédent. Je suis d'ailleurs contente qu'il t'ai plu ;) Merci pour ta review. Bisous :)

Vicky : Victoria, j'ai bien cru que vous devineriez jamais que c'était moi. Moi, qui ? Vous le savez très bien. Vous l'avez devinez ! Haha ! Chargée de TD de droit fiscal ? Le job de mes rêve. Je dois bien l'avouer...

Bon, assez rigolé. Enfin presque ! Une gueule de bois c'est un très bon prétexte pour rater un galop d'essai. Et encore plus s'il s'agit de droit fiscal ! Et lire mon chapitre est beaucoup plus intéressant... Mouhaha je deviens prétentieuse. Ceci dit, me laisser une review, ça, oui, c'est beaucoup plus important. Vital même. Je pourrait mourir si je n'avais pas de review de toi très chère. Je suis prioritaire par rapport au droit fiscal. Oui Madame ! Et je suis prête à assumer toutes les responsabilités si jamais tu rates ce galop par ma faute. ;)

Ce chapitre n'était pas niais. Si tu l'as dit bah ça veut dire que c'est vrai parce que tu as toujours raison. Voilà c'est décidé. Et puis la grosse trouillarde qui sommeille en moi peut enfin prendre un peu de repos. Attention à ce que tu me dis dans tes prochaines reviews. Je croirais tout ! :O

Ceci dit, je suis contente que tu ai aimé le chapitre. Et je t'encourage de tout mon cœur pour la réussite des ronds avec la fumée de cigarette. Comme ça, après tu m'appends !

Enfin, 5 P.S. ? T'es la fille la plus cool du monde. Alors, petit 1 j'emmerde moi aussi l'administration de ce site, même si j'essaye de ne pas le dire trop fort. Je met desormais des heures à poster un chapitre, ce qui n'étais pas le cas avant et c'est enervant ! Par contre, si tu veux me laisser ton adresse mail, ne t'en fais pas, je saurais quoi en faire ( PLEIN DE MAILS COCHONS ! :P). Petit 2, 3, 4 & 5 : N'est-elle pas un peu plus longue ? Boarf étant donné qu'il y a une deuxième qui a suivi, on va dire que si, elle est plus longue. Mais elle m'a fait sourire, rire, m'a flatté et m'a fait me dire, une énième fois, que j'étais folle amoureuse de toi, alors tout va bien!mais par contre, je t'en supplie, la liquidation de l'impôt... Il est trop tôt ce matin pour que j'ai un avis :O

Des milliers de bisous. Merci pour tes reviews. Je t'embrasse. Je me répète. À très vite :D

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Treizième Chapitre : Et construire un empire juste pour ton sourire.

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Bristol, le 23 Juillet 2010...,

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- Pincez-moi, je rêve, il est à peine dix-heures et quart et Harry Potter ramène ses jolies petites fesses dans mon bureau...

- Je peux toujours retourner me coucher, marmonne Harry et se laissant tomber sur un fauteuil. J'en suis à trois cafés et mes yeux ne restent toujours pas ouverts sans que je doive y mettre toute la volonté du monde...

- Bienvenue dans le monde du travail où, parfois, tu dois aller au bureau même si tu meurs de fatigue ! Se moque gentiment Hermione. Mais, surtout, même après cette découverte, ne retourne pas te coucher, on a beaucoup trop de travail ici.

La voix d'Hermione se fait un peu plus grave à cette annonce. Elle semble préoccupée et cela inquiète un peu Harry.

Après tout, même s'il avait tendance à paraître totalement désintéressé du monde du travail, il devait bien avouer que tout ce qui concernait la Evan's Company de près ou de loin, le touchait particulièrement.

Il avait monté cette compagnie pratiquement seul, même si Hermione avait toujours été là pour le soutenir. Il y avait mit tout son cœur et ressentait une fierté particulière à chaque fois qu'il repensait à sa mère, passionnée de musique, elle aussi.

- Quel genre de problème ? Demande-t-il en se redressant.

- Commençons par le plus simple... As-tu la moindre idée de la galère que c'est de trouver un hôtel à Liverpool en plein mois de juillet ? Élisa a eu beau utiliser toutes nos relations, il n'y a rien. On va sûrement se retrouver paumer dans la campagne environnante, mais ce n'est pas bien grave. Ensuite, on n'a eu un problème avec la salle de répétition, celle que l'on utilise d'habitude était déjà prise, mais le problème a été réglé, on a la meilleure secrétaire du monde. Par contre...

- Par contre quoi Hermione ? Insiste Harry. Dis moi, tu m'inquiètes.

- Tu as passé une bonne nuit ? Je veux dire, tu es assez détendu ? Non parce que ce que je vais te dire risque de ne pas te plaire.

- Hermione, répète Harry dont al voix est maintenant devenue menaçante.

- Ok, tu l'aura voulu. Tu te souviens des deux jeunes irlandais qui avaient débarqué et qui voulaient absolument sortir un CD il y a deux ans ?

- Tu as raison, s'il s'agit d'eux, cela risque de me mettre hors de moi. Continue.

- On avait déposé les paroles d'une de leurs chansons avant qu'ils n'aillent l'enregistrer ailleurs. Enfin, bref, tout un bordel. Tu avais finit par laisser tomber parce qu'on perdait plus d'argent qu'autre chose, et que ça nous bouffait pas mal de temps.

- Je m'en souviens, en effet. Mais ça date, pourquoi reviennent-ils sur le tapis ces deux là ?

- Figure toi qu'ils ont finit par la sortir cette satané chanson. Et qu'en réalité les paroles ne leur appartiennent pas. Seulement elle sont toujours déposées sous notre nom et le véritable auteur a décidé de porter plainte...

- Merde. Quelle bande de petits cons. Ils mériteraient que...

- Je sais ce qu'ils mériteraient Harry, le coupe Hermione, seulement tous ces papiers viennent d'arriver ce matin et...

- Je vais m'en occuper, déclare Harry. Ne t'en occupe pas. Vérifie que les répétition d'Anna se passe bien, je devais y aller mais je vais m'occuper de ça. Essaye de régler le problème de l'hôtel aussi s'il te plait. Je vais m'arranger pour qu'on ai un rendez-vous avec notre avocat assez tôt.

- Tu es sur que tu n'as pas besoin d'aide ?

- C'est bon, ça ira. On se voit tout à l'heure, répond le brun avant de venir déposer un baiser sur la joue d'Hermione, d'attraper le dossier en question et de rejoindre son propre bureau la mine morose, la journée s'annonçant passionnante.

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Quelques heures plus tard...,

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- J'ai pensé que tu aurais sans doute un peu faim.

Harry lève la tête d'un dossier, qu'il est en train de lire pour la quinzième ou vingtième fois, et sourit en voyant Hermione, se tenant dans l'embrasure de la porte, des plats à emporter à la main.

- Une des nombreuses raisons pour lesquelles je t'aime, répond le brun en souriant ?

- Quoi, parce que je te paye à manger ?

- Mais non, imbécile. Parce que tu t'occupes toujours mieux de moi que je ne le fais moi-même. Tu as le plus grand cœur que je n'ai jamais vu.

- Hum, tu as quelque chose à te faire pardonner, ou je me trompes ? Se moque la jeune femme en dégagent le bureau de son ami afin d'y poser la nourriture.

- Ça tu vois par contre, c'est ce que j'aime le moins. Le fait que tu me connaisses tellement que je ne peux rien te cacher, même si je le voulais..., commence Harry. Je dois avouer que je n'ai pas tellement été présent depuis quelques temps. Et quand j'en viens à me dire que tu me manques, je me dis que j'ai certainement dépassé les bornes. Non ?

- C'est vrai qu'il y a bien longtemps que tu ne m'as pas appelé pour que je viennes dormir chez toi, mais en même temps tu as l'air heureux. Plus détendu. Moins destructeur. Et c'est tant mieux. Je suis heureuse pour toi.

- C'est gentil. Mais tu me manques tu sais. Parfois, je me réveille, je pense à nous, et je me sens vieux. Que dirais-tu de partir en vacances bientôt ? Rien que toi et moi. Le Mexique, les Caraïbes, la République Dominicaine... N'importe où de toute façon. Du moment qu'on est ensemble.

Hermione le regarde en souriant. Un regard presque protecteur. Un regard plein d'amour. Un regard dans lequel repose des années d'amitié, de confiance et de tendresse.

- Si tu m'invites, je ne peux pas refuser, répond-elle en riant. Mais la réelle question est « Es-tu capable de te passer de Draco Malefoy le temps qu'on parte en vacances ? ».

- Oh Hermione, ne sois pas bête. Évidemment que je peux faire ça.

- Permet moi d'en douter. Si je ne me trompes pas, il semble avoir élu domicile dans ton lit. Ou toi dans le sien, je dirai que ça dépend des jours. Je ne sais pas qui vous espérez berner. J'ai vu sa voiture garer dans l'allée de nombreux matins cette semaine. Et quand elle n'y était pas, Anna m'a souvent dit que la tienne était garée devant chez eux...

Harry rougit que la relation qu'il commence à entretenir avec Draco soit ainsi mise à jour aussi facilement.

- Te rends tu compte du ridicule de la situation ? Lavande Brown en mangerait tous ses bouquins minables en matière de déco. Harry Potter et Draco Malefoy.

- Hum, à l'époque du lycée surement. Mais aujourd'hui... Ceux que ça choque sont vraiment des abrutis finis pour lesquels il n'y a plus aucune solution. Moi je trouve que, étrangement d'ailleurs, il te rend beaucoup plus calme. Le fait qu'il ai un aussi mauvais caractère que toi te pousse à faire des concessions, tout comme ton mauvais caractère le pousse à en faire.

- C'est un faux égocentrique. Et il m'envoie chier parfois. Tout comme je le fais. Je n'ai pas encore eu à vraiment le faire, mais je crois qu'il serait capable de me faire ravaler ma fierté. Tout comme je lui ai fait ravaler la sienne. J'aime parler avec lui. Il a un avis sur pratiquement tout. Et il me fait rire Hermione. Ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je veux dire ce sentiment d'insouciance, cette liberté. Sauf que cette fois je ne suis pas marié, alors je n'ai pas à culpabiliser.

- Tu sais qu'avant-hier James m'a envoyé un mail ? Il me demandait où ça en était entre Draco et toi. Il n'est pas bête ce garçon. Et il m'a fait rire parce que... Oh promet moi que tu ne lui dira pas. Il insiste pour que ces mails restent exclusivement entre lui et moi. Il m'a dit que quitte à choisir quelqu'un pour partager ta vie, Draco avait plus de crédit en tant que beau-père que cette couille-molle de John. Et c'est exactement ça Harry. Je crois que tu as besoin de quelqu'un qui te remette en place de temps en temps. De quelqu'un qui n'hésite pas à te dire quand tu vas trop loin. Mais quelqu'un qui prenne soin de toi également...

- Toi en mec ? Se moque Harry.

- Moi en mec, confirme Hermione en riant. De quoi faire grossir encore un peu cette vipère de Brown. Tu couches avec son fantasme, qui n'est autre que moi en mec.

- Attend, attend. Premièrement, tu crois que Draco pourrait être toi en mec ? S'étonne Harry en se redressant d'un coup. Et hum... Tu crois vraiment que Lavande fantasmait sur lui ?

- C'est évident ! Pour les deux d'ailleurs. Il y a des signaux qui ne trompent pas.

- Hum et que dirais-tu de me raconter tout ça devant une glace ? Je meurs d'envie de manger une glace. Et je pourrais aussi te parler de ce truc que Draco sait faire avec sa langue et qui me rend complètement dingue...

- Va pour une glace alors, répond la brune en riant.

Harry sourit avant de sortir dans la tiédeur plus ou moins humide du début de soirée. Il est heureux. Sa meilleure amie lui avait manqué. Et avant de se laisser happer par le fil de leur conversation, il se promet de ne plus jamais permettre à une telle situation de s'installer.

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Royaume-Uni, le 27 Juillet 2010...,

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- Au prochain arrêt, je monte avec les musiciens, se lamente Draco Malefoy.

Lamentation qui reçoit en réponse une légère tape sur l'épaule de la part de sa sœur.

- J'ai une meilleure idée, au prochain arrêt, tu montes avec les musiciens ! Continue Draco, ce qui lui vaut, cette fois, une tape un peu plus forte.

- Un peu de silence les Malefoy, se moque Hermione, tandis qu'Harry, pour sa part, pousse un profond soupir.

Et le silence se fait, effectivement.

Ils étaient partis aux alentours de neuf heures du matin et Harry était particulièrement de mauvaise humeur. Sans compter qu'Anna et Draco avaient passé le trajet à se chamailler. Pire que des enfants. Il se promit d'ailleurs de ne jamais recommencer.

Étant donné qu'ils n'avaient eu que très peu de temps pour préparer ce voyage, ils avaient du faire avec les moyens du bord. Par conséquent, c'est Harry qui s'était chargé du transport et après de nombreuses recherches, il avait finit par trouver un hôtel capable de les accueillir, eux et les musiciens, après l'annulation d'une sorte de congrès, à la dernière minute.

À présent, il était presque midi et ils approchaient de Liverpool. Le concert de la jeune blonde était prévu pour le soir même et elle avait quelques difficulté à contrôler son stress, ce qui avait l'air de particulièrement amuser son frère.

Une fois arrivé, le début d'après-midi n'est pas des plus amusant. Ils doivent s'installer dans leurs chambres relativement rapidement et ont à peine le temps de manger un petit truc avant de se rendre au bar pour que les répétitions commencent.

Anna est complètement terrorisée et, malgré son abominable envie de dormir, Harry décide d'être près d'elle pour l'encourager.

Elle fait la connaissance des autres jeunes qui chanteront le soir même, commence un peu à se détendre, répète sans arrêt la chanson qu'elle va chanter le soir. Parce que « vous n'avez le droit qu'à une chanson » précise le gérant de l'établissement.

Puis elle stresse de nouveau. Hermione tente de la détendre. Harry se remplit de café. Draco observe la scène de l'extérieur. Ne sait pas trop quoi faire. Se dit qu'il n'aurait peut-être pas du venir. Même si Potter avait insisté en lui disant qu'Anna en avait besoin. Que finalement il se sent de trop.

Puis l'horloge affiche dix-sept heure, et tout le monde est mis dehors. Il faut préparer la scène pour le soir, et surtout il faut que les jeunes se détendent. Sauf qu'il est stupide de croire, qu'une fois sortis, ils font autre chose que stresser. Encore.

- Il faut y être à vingt et une heure, ce qui me laisse environ... Trois heures pour dormir et une pour me préparer. Parfait, déclare Harry une fois qu'ils sont de retour à l'hôtel. Anna, je t'en supplie, détend toi. C'est la seule solution. Maintenant, je te laisse entre les mains d'Hermione. Il faut vraiment que je dorme.

Il lance un dernier sourire, qui se veut rassurant, à Anna, puis disparaît dans sa chambre.

Une fois à l'intérieur, il se passe un peu d'eau sur le visage, sourit en se regardant dans le miroir et en constatant qu'il a toujours, sur le cou, le suçon que Draco lui a fait quelques jours plus tôt, retire son pantalon, et se glisse dans les draps fraichement lavés.

Seulement, à peine a-t-il fermé les yeux, que de petits coups discrets sont portés à la porte. Il fait mine de ne pas les entendre, mais de nouveaux coups sont portés, cette fois-ci un peu plus fort. Il soupire et se lève, maudissant sur une centaine de génération celui ou celle qui ose venir le déranger.

- Malefoy, qu'est-ce que tu fais là ? S'étonne Harry en se retrouvant nez à nez avec le blond.

- Je viens quémander l'asile. Hermione a investit la chambre que je partage avec Anna, et elle sont en plein essayage, et je crois même avoir entendu Anna parler de vernis à ongle. Je te promet d'être sage si tu me laisse rester ici jusqu'à ce soir.

- Hum, tu es presque convainquant, marmonne Harry en se décalant pour le laisser entrer. Je te préviens, je suis mort de fatigue.

- Tu as une petite mine, en effet, répond Draco en passant sa main sur la joue du brun. Tu as l'air préoccupé en ce moment...

- Hum, on a quelques problèmes avec un groupe qu'on a failli produire il a un ou deux ans. Une historie stupide, mais qui me prend pas mal de temps. Qui me prend pas mal la tête aussi. En plus j'ai eu James au téléphone et il m'a eu l'air triste. Je voulais aller le voir bientôt, mais je ne suis même pas sur d'avoir le temps. Je...

Pour la première fois depuis qu'ils se sont retrouvés, Draco trouve qu'Harry semble faible. Il a vraiment l'air de souffrir de la situation. Pour la première fois depuis qu'il a réappris à découvrir Harry, Draco trouve qu'il a l'air plus vieux que son âge.

Alors, le blond lui prend la main et le mène jusqu'au lit. Harry se laisse faire, et s'allonge, retrouvant la douceur des draps qu'il vient à peine de quitter. Draco, lui, fait le tour du lit, retire son pantalon, et vient coller son corps à celui d'Harry.

- Juste dormir, hum ? Rappelle Harry.

- Juste dormir, lui confirme le blond.

- Alors retire celle de tes mains qui se trouve sur mes fesses. Je te jure que ça m'aiderait.

- Oh, bien sur, déclare Draco en obtempérant.

Puis, il vient déposer un baiser au creux du cou d'Harry, et ils finissent, tous deux, par sombrer dans le répit que leur offrent ces quelques heures de sommeil.

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- Tu t'es mis sur ton trente et un pour moi ? Demande Anna en riant.

- Il s'est mit sur son trente et un parce qu'il sait qu'il y a toujours un ou deux journalistes dans ce genre d'endroit et qu'il ne veut pas avoir l'air d'un vieux ploucs si, par le plus grand des hasards, il se faisait prendre en photo, se moque Hermione.

- Je savais bien que je n'aurais pas du t'écouter, bougonne Harry à l'intention de Draco.

- Tais-toi. Tu es beau, réplique ce dernier d'un ton froid qui a le privilège de calmer absolument tout le monde.

Puis, ils n'ont même pas le temps de recommencer à se chamailler, que tout s'enchaine très très vite. Anna et les musiciens sont poussés d'un côté, Harry, Hermione et Draco sont priés de regagner la salle. La soirée allait bientôt commencer.

Des centaines de jeunes, et de moins jeunes sont regroupés entre les tables, le bas de la scène et le bar.

Pour certains, des jeunes qui profitent de leurs vacances et qui, attirés par l'idée d'assister à un concert pour pas cher se sont précipité ici. Pour d'autres, quelques professionnels Liverpudliens venu ici par habitude, espérant toujours dénicher un nouveau talent qui n'aurait pas encore de label. Et puis la famille, les amis, le soutient de ceux qui doivent chanter ce soir là.

Enfin, la lumière se tamise et tout est lancé.

Un premier groupe de jeunes et le premier verre d'Harry, Draco et Hermione. Puis un deuxième, un troisième... Des voix qu'on apprécient, d'autres dont on se moque sous cape. Certains les laisse perplexe, et d'autres, encore, les enchantent particulièrement.

Puis, une petite blonde, un peu gauche, un peu paniquée, fait son apparition. Presque en même temps, on voit apparaître quelques photographe qui veulent la nouvelle chouchoute de la Evan's Company. Ou son producteur qui n'a pas fait d'apparition publique depuis un petit moment. Ou la magnifique robe d'Hermione. Ou tout ce qui pourra faire vendre un de leur journaux.

Quelques jeunes garçons, assis un peu trop près de Draco et qui parlent des fesses, particulièrement plaisantes, de la jeune fille, sont soudain attaqué par un regard noir qui veut absolument tout dire.

Puis le blond abandonne et ses yeux se fixe sur la jeune fille. Ils ne la quitteront plus. Ils brillent. Ils dégagent la fierté certaine d'un jeune homme qui se répète sans cesse qu'il a la meilleure sœur du monde.

Les premières notes de musiques. Une petite voix, marquée par le stress, qui s'élève. Des yeux qui en cherchent d'autres, en particulier, histoire d'y puiser du courage.

Des regards entendus entre les spectateurs qui apprécient la musique.

Des signes d'encouragements, qu'elle est la seule à voir, et qui pourtant la fond chanter un peu plus fort. L'assurance qui la gagne enfin, quand elle voit que sa musique est appréciée. Un sourire, dirigé vers une table en particulier. Et puis un autre, dirigé au guitariste cette fois, mais certainement un peu plus à l'amant qu'au musicien.

Des mains qui frappent en rythme, quelques cris d'encouragement. Un refrain qu'on a en tête et qu'on fredonne tout doucement. Puis plus fort.

Et une main qu'on attrape sous la table. Une main qu'on serre à s'en faire mal à la main. La main de celui qui a permit de réaliser le rêve d'un ado de dix-sept ans. La main de celui qui vous a fait devenir un bon frère aux yeux de la personne que vous chérissez le plus au monde. On serre cette main, sous la table, et on se dit qu'après le sourire que cette jeune fille vous renvoie, vous pourriez bien mourir, cela aurait très peu d'importance.

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- Tu as été exceptionnelle, s'exclame Draco quand il retrouve enfin sa jeune sœur.

Cette dernière s'empresse de lui sauter au cou, et lui répète des dizaines de merci au creux de l'oreille. Elle le serre à l'étouffer, et son frère lui rend la pareille.

- Ça me fait mal au cœur de l'avouer, mais pour une fois je dois admettre que je suis d'accord avec Draco, déclare Harry.

La jeune fille se fige, quitte les bras de son frère, le regarde donner un petit coup sur l'épaule d'Harry, et finit par leur lancer un regard interrogateur, au brun et à Hermione.

- C'est vrai, c'était bien ? Murmure-t-elle.

- C'est une blague ? Demande Hermione. Est-ce que tu as encore le moindre doute ? C'était absolument génial.

- Ce que veut dire Hermione, la corrige Harry, c'est que, bien sûr, il y a eu une ou deux fausses notes, bien sûr, tu t'es même trompé dans les paroles, et bien sûr tu n'as forcément pas occupé la scène comme il le fallait, mais tout ceci relève du détail et donnera lieu à un débriefing, mais dans quelques jours. Ce qui compte à cet instant même, c'est que tu t'es très bien débrouillé. Ta toute première prestation était vraiment très très bonne et nous sommes tous les deux très fiers de toi !

- Et Potter a oublié de préciser que, bien sûr, nous allons aller fêter ça comme il se doit ! Ajoute Draco qui tient toujours sa sœur par l'épaule.

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Il est presque six heures du matin quand Draco, Harry, Hermione, Anna et les musiciens, regagnent l'hôtel, et on peut lire sur leur visage à tous qu'ils ont fêter la première scène de la jeune blonde comme il se doit.

- Je ne me rappelle plus la dernière fois que j'ai fait un truc pareil, s'exclame Harry alors qu'il retourne vers sa chambre. Je crois que c'est pour ça que j'ai toujours voulu produire des rock-star, s'esclaffe-t-il sous la regard amusé de son amant et de sa meilleure amie.

- Des Rock-star ? N'importe quoi, se moque Hermione. Attendez tous les deux. Draco tu n'as pas tourné avec Anna, est-ce que ça veut dire que tu comptes passer la nuit avec Harry et que je dois me trouver une autre chambre ?

- Non, répond Draco.

- Oui, répond Harry quasiment en même temps.

- J'ai compris. Je vais me débrouiller avec Anna et les musiciens. J'avais bien dit que vous finiriez par partager la même chambre, mais personne ne m'écoute jamais moi, déclare Hermione, d'une voix légèrement altéré par l'alcool. Amusez vous bien. À plus tard. Pas trop de bêtises, et oh... ! Pas trop de bruit, ajoute-t-elle, avant de partir en riant.

- Granger est complètement saoul.

- Ceci dit, nous aussi, fait remarqué Harry en riant.

- Pas faux. Hum, et alors comme ça tu veux passer la nuit avec moi ?

Harry acquiesce.

- Et Hermione se retrouve obligée d'aller dormir dans une autre chambre.

Il acquiesce de nouveau.

- Tu sais que c'est très méchant ça, Potter.

Il continue de hocher la tête puis, d'un coup, attrape le visage de Draco entre ses mains et vient coller sa bouche contre celle du blond.

Le baiser se fait immédiatement insistant et sauvage. Ils se mordent les lèvres, se titillent de la pointe de leurs langues. Leurs corps se collent. Draco se retrouve plaqué contre le mur et gémit bruyamment.

- Harry, Harry, gémit Draco. Il faut... Oh oui, juste là... On ne peut pas faire l'amour dans ce couloir.

Il avait dit faire l'amour. Et non baiser. Ou coucher ensemble. Peut-être était-ce du à l'excitation, à la précipitation. Ou peut-être cela révélait-il un réel désir. Le désir de vivre autre chose que des parties de jambes en l'air. Le désir de créer quelque chose de plus officiel entre eux.

Harry détache, à contrecœur, ses lèvres de celles de son amant et le tire, par la ceinture, jusqu'à sa chambre.

Une fois à l'intérieur, il pousse Draco sur le lit, et il se mettent tous les deux à rire en se déshabillant.

- Tu remarqueras qu'on finit toujours par coucher ensemble quand on a une certaine dose d'alcool dans le sang, déclare Draco, à présent entièrement nu, tandis qu'Harry se bat toujours avec son pantalon.

- Conneries, répond Harry avant de reprendre la bouche du blond. Si tu veux, je te ferais l'amour demain. Et après demain. Et tous les jours où tu en auras envie, et je n'aurais pas bu une seule goutte d'alcool. Je te le promet, ajoute-t-il tout en caressant les fesses de Draco qui recommence à gémir.

Leurs corps nus sont à présent l'un contre l'autre, et le jeux des caresses commence. La main de Draco remonte le long du torse d'Harry tandis que, celui ci, positionné entre ses jambes lui embrasse le cou tout en donnant de légers coups de reins pour que leurs sexes se rencontrent.

- Tu me feras l'amour quand je voudrais ? Demande Draco entre deux gémissements.

Faire l'amour. Encore. Il n'a certainement pas idée à quel point cela réconforte Harry.

- Sans aucun doute, lui répond le brun, tout en commençant de lents vas et vient sur le sexe érigé de son amant.

Draco gémit. C'est l'aboutissement rêvé de cette interminable journée. C'est aussi le commencent rêvé d'une réelle histoire entre Harry et lui.

- Oh..., gémit-il, avant de lancer un regard enflammé à Harry lorsque ce dernier prend son sexe en bouche. C'est bon...

Pris par l'impatience, la passion peut-être, ils n'ont pas pris le temps de fermer les rideaux, et Draco a le bonheur de pouvoir observer les premiers rayons du soleil se reflétant sur Harry, et cette vision est tout simplement sublime.

Puis la langue de Potter quitte son sexe pour se diriger un peu plus bas et, à cet instant, Draco croit mourir. Harry était littéralement en train de lui faire l'amour avec sa langue. Et c'était divinement bon.

- Putain, Potter, je...

- Tu ? Demande l'intéressé, arrêtant sa douce torture mais gardant toujours la tête entre les jambes de Draco.

- S'il te plait..., Harry..., gémit le blond tandis que la langue d'Harry reprend du service.

- Dis moi ce que tu veux, murmure Harry quelques minutes plus tard, alors qu'il remonte le long du corps de Draco, s'attaquant à présent à ses tétons. Dis moi exactement ce que tu veux.

La blond ne répond pas immédiatement. Son corps bouge contre celui d'Harry. Va à sa rencontre. Et il gémit.

- Je te veux, finit par lâcher Draco. Je te veux en moi. Viens.

C'est une sorte d'appel. Une requête. Une supplique. Une prière. Une imploration. Une revendication. Un ordre.

Et, il n'en faut pas plus à Harry pour perdre tous ses moyens. Il lui faut obéir. Sur le champ. Il ne peut plus attendre. Il ne veut plus attendre. Il n'en est pas capable.

Il soupire, tous ses membres tremblent d'impatience, et il se sait perdu lorsque Malefoy se redresse, se met à genoux, puis se retourne, offrant son dos et son fessier à sa vue. Harry gémit alors. C'était la vision la plus érotique qu'il lui avait été donné de voir jusqu'à présent.

Harry se met alors à genoux lui aussi et vient se positionner derrière le blond qui l'appelle et pleure presque d'impatience.

- Vient Harry..., vient. Maintenant.

Et le brun finit par s'exécuter. Il pose une main sur la hanche de Draco, de l'autre il guide son sexe, et bientôt il pénètre doucement le corps du blond, leur arrachant à tous les deux un cris de pure luxure. Ils ajustèrent leurs corps, et Harry commença à bouger.

Son torse était collé au dos de Draco, et cette position, à genoux l'un derrière l'autre, restreint leurs mouvements. C'est désagréable, surtout quand on sait qu'ils veulent tous les deux beaucoup plus.

Le reste est incontrôlé, indéfini, un vrai bordel.

On bouge comme on peut. Comme c'est bon. Comme notre corps nous le permet.

On cherche à donner du plaisir par tous les moyens. On cherche à en avoir, également, par tous les moyens.

Tout est bon à prendre.

On soupire. On crie. On gémit.

Le plaisir de la chair. Du bonheur, à l'état pur. Le contentement du corps dans son état le plus naturel. La luxure. Ce péché si plaisant.

Mais, le plaisir n'est pas éternel. Ils ne sont qu'humains. Ils finissent par jouir.

Dans une position bien éloignée de la première mais qui leur permettait de prendre encore plus de plaisir. Leur état animal ayant pris le dessus.

Puis, épuisés, ils se laissent tomber, l'un et l'autre. L'un comme l'autre. L'un sur l'autre. L'un avec l'autre. L'un pour l'autre. Ils se laissent tomber et collent leurs corps.

Ils tombent désormais de fatigue. C'est évident. Et pourtant ils restent éveillés. Sans même prendre la peine de parler. Juste pour être là. Juste pour sentir l'autre respirer à côté de d'eux. Juste pour regarder à la dérobée, ce corps dont ils viennent à peine d'être séparé.

Leurs mains caressent encore. Lentement. Leurs yeux, eux se ferment. Les respirations se font plus lentes. Plus calmes. La fatigue prend le dessus. Ils se laissent bercer.

Et sont réveillés par de violents coups donnés à la porte.

- Il n'y a personne, marmonne Draco d'une voix à peine audible, remplie de sommeil.

- Non, on n'est pas là, rajoute Harry tout en venant nicher son nez encore un peu plus au fond du cou du blond.

Ils font les morts. Tout simplement. La personne allait abandonner. C'était une évidence.

Mais non, les coups sont portés un peu plus fort. Une voix se fait entendre. Elle est féminine. Elle est suppliante. Elle supplie Harry d'ouvrir. Vite. C'était urgent.

- Hermione, je dors, lui lance le brun.

- Ouvre cette putain de porte Potter. Je ne suis pas en train de rire. Ouvre. Vite. Merde.

La jolie Hermione, douce et classe est loin. Vraiment très loin. Elle a l'air paniquée. Et sa voix est brisée.

- Je vais ouvrir, murmure Harry à l'oreille de Draco qui, lui, est déjà à moitié endormi.

- Fais ce que tu veux, lui marmonne son amant.

Alors, Harry se lève. Attrape un boxer qui ne lui appartient même pas, se dirige vers la porte, tente de remettre un peu d'ordre dans ses cheveux, se dit que de toute façon il doit puer le sexe, puis ouvre.

Et là, il croit mourir. Hermione lui fait face, le visage couvert de larmes. Elle tremble. Elle est en colère. Elle est triste. Elle a peur. Elle le sert dans ses bras. Ses sanglots réveillent Draco.

- Granger ? S'étonne-t-il en rejoignant son amant et la jeune femme qui pleure doucement dans ses bras.

- Qu'est-ce qu'il y a Hermione ? Qu'est-ce qu'il y a ? ne cesse de répéter Harry.

- J'ai... C'est Élisa qui l'a ouvert. Elle croyait... Ça aurait du être un papier pour la société. Elle a ouvert. Elle a voulu te prévenir, mais ton portable n'était pas allumé. C'est... Ginny, Harry. Elle demande la garde exclusive de James. Elle a fait intervenir son avocat. Tu n'as plus le droit de le voir. Il va y avoir un procès. Je suis tellement désolée. Elle...

Draco, qui s'était demandé ce qui pouvait bien mettre une femme aussi forte que Granger dans un tel état, le comprend immédiatement. Il le comprend quand il voit Harry la lâcher et se laisse tomber au sol. Il le comprend quand c'est le visage du brun qui se rempli de larme et qu'Harry pleure en silence. Il le comprend quand il essaye de croiser son regard et que celui-ci est vide.

Il avait suffit d'à peine une minute. Harry Potter, qui moins de quinze minutes auparavant était des plus vivant, était à présent un homme brisé.

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Fin de la Première Partie.

A suivre...

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* J'veux qu'on baise sur ma tombe. Damien Saez. Ce type m'inspire. & ces chansons me font chialer.