Disclaimer: Shaman King et ses personnages ne m'appartiennent pas!

Tout est dans le titre! Bonne lecture.


Cinq phrases

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61 – Noodles (HoroRen)

Queen, c'est pour toi.

Slurp, fait sa bouche comme il avale ses nouilles, mais raté, ça retombe dans le bol, et Horo Horo constate à ses joues rouges que c'est la fin du monde, oui, au moins, car la fierté de Ren a ceci de pathologique que même ne pas réussir à aspirer des pâtes correctement équivaut à une tache sur son honneur, et ça provoque immanquablement un facepalm intérieur chez l'Aïnou, parce qu'il sent venir l'engueulade, il sait que Ren va lui reprocher de l'avoir vu et il ne pourra jamais lui avouer que c'est précisément dans ces moments-là qu'il le trouve incroyablement mignon.

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62 – Music Box (Marion, Tamao ou TamMary si vous voulez)

On croyait que personne n'arriverait jamais à apprivoiser Mary, hormis ses deux fleurs protectrices et Hao, mais c'était sans compter la persévérance discrète de Tamao qui sait, mieux que quiconque, ce que c'est que d'être enfermée en soi-même, incapable de s'exprimer en public, une âme rouillée, une boîte à musique, en jolie porcelaine ancienne, dont la mécanique cassée serinerait éternellement la même petite mélodie, et justement, parce qu'elle sait, elle n'a pas besoin de mots pour rendre à Mary les pièces qui lui manquent: le silence, l'écoute accueillante, une caresse effleurée suffisent pour l'aider à trouver la voie de l'épanouissement.

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63 – Lace (JeanneHao)

Ce mot est vraiment trop beau. Lace... J'ai lu il y a peu, un texte de Rain sur le même thème, avec les mêmes personnages… je vais essayer d'y faire référence sans répéter. Bref, Rain, c'est pour toi.

Jeanne ne se sent jamais aussi libre ni aussi captive que lorsqu'elle se trouve aux mains d'Hao qui l'enlace et la délace, dont les doigts, la chevelure, la bouche éveillent des sensations troubles sur et sous sa peau, lorsque les lacets défaits de son corsage, dans un froissement délicat, la libèrent de la chape de tissu qui pèse sur elle tout le jour, lorsqu'elle s'offre à l'ennemi, son pareil, dénouant ainsi ses propres entraves, et lorsque Hao l'emprisonne, la fait sienne et qu'en silence, contenus, ils gémissent et se délassent dans un étau plus serré qu'un corset de demoiselle.

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64 – Vanilla (ChocoPi. Ça leur allait trop bien.)

La vanille pour elle, c'est l'odeur des cheveux de Chocolove, et, oui, c'est cliché, mais coco-vanille-karité, c'est le parfum des shampoings cheveux secs, et les siens sont crépus, alors c'est normal qu'il en utilise, certains trouvent ça écœurant, mais ça se marie parfaitement avec l'odeur qu'elle ne sait comment nommer alors, on va dire "fauve", comme Mick, senteur baroque, puissante, chatoyante, à laquelle le shampoing apporte de la douceur, et Pirika adore le sucré, justement, et le poivre aussi, les sensations fortes, la vie, qu'elle croque avec lui, comme une gousse de vanille, sur ses cheveux, sur sa peau, dans sa bouche.

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65 – Nurse (Meene)

Meene se souvenait de sa propre horreur autrefois, pas parce qu'elle n'avait pas compris ce qui lui arrivait, mais parce que le sang sur ses draps la ramenait à une féminité insupportable, qu'elle refusait, qu'elle trouvait sale, honteuse, dégradante, un boulet la clouant sur terre, loin des envolées de son éducation militariste, et pourtant, c'était son instructeur de père qui l'avait bercée avec une douceur d'infirmier et aidée à comprendre que c'était normal, pénible, mais pas immonde, ni choquant, avec des mots parfaits, si justes qu'ils lui revenaient naturellement maintenant qu'elle devait consoler une Jeanne bouleversée par ses premières règles.

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