Rating: M

Pairing: HP/DM bien sûr ! Et maintenant SB/RL aussi...

Disclaimer: Tout l'univers de Harry Potter appartient à J.K Rowlings, je ne fais que joujou avec, et espère les rendre à la propriétaire pas trop abimés.

Bêta Reader: Mais non je ne t'ai pas oublié ma Grande Gourou du Yaoï ! Place à SoulEater ! xD

Note importante: Dumbledore est vivant dans cette fic' mais Severus et Sirius (bien que je les adore) sont aussi morts que dans le bouquin de JK.R.

RAR: Merci beaucoup aux reviewers anonymes: marmeladegreen, merrycherry, petitpeton, nicos appolonos à poilos longos, kaoriii, tartiflette56, minacota, analora, behappy-andsmile, morgane-thefairy, biboula,

Note: YEAAAh !!! Je ne suis pas en retard ! Heureusement que ce n'est pas une habitude chez moi, le retard ^^ J'espère que ce chapitre va vous plaire en tout cas !

Chapitre 13: Journée mouvementée

La journée du lendemain se passa tranquillement, Harry se tenait le plus loin possible d'Angela, beaucoup trop dangereuse pour ses neurones –il ne comprenait rien à son comportement- et ce ne fut qu'au dernier cours que les choses commencèrent à devenir intéressantes.

Il faut dire que c'était le cours du bel Edward Sweetlips, et que Gabriel bavait allègrement dessus. Le cours venait pourtant à peine de commencer, et le professeur les avait salué chaleureusement.

"C'est pas possible, il faut qu'on arrive à les caser ensemble tout les deux ! souffla Harry à Ron alors que Sweetlips faisait un petit discours sur la métamorphose.

-Tout à fait d'accord, mais pour l'instant je ne vois pas comment, approuva Ron. Et à propos de relation amoureuse, je crois que les invitations pour notre mariage devraient arriver ce soir où demain.

-Ah cool", sourit Harry.

Ils s'arrêtèrent de parler pour rire sous cape, car le professeur venait de demander, comme par hasard, à Gabriel de faire la démonstration du sort qu'il venait d'expliquer. Bien entendu il se leva, exécuta le sort avec brio (même si Harry aurait fait encore mieux), et retourna à sa place sous les compliments du professeur.

"Très bien Mr Jeiwel, vous n'auriez pas du sang de la fée Morgane en vous par hasard ?

-Si, pourquoi ?

-A cause de la grâce avec laquelle vous avez lancé ce sort, je suppose. Mr Evans, au lieu de pouffer, pourriez-vous me dire quel est le sort Camelonus s'il vous plait ?"

Harry reprit contenance (la nonchalance avec laquelle Sweetlips flattait Gabriel était irésistible).

"Si je m'en réfère à son nom, c'est un sort "caméléon". Il doit donc pouvoir transformer n'importe quoi pour qu'il puisse se fondre dans le décor, je suppose. Un peu comme un sort de Désillusion mais plus élaboré.

-Parfait. Vous en avez déjà pratiqué ?

-Non.

-Eh bien c'est le moment de commencer. Venez sur l'estrade comme votre camarade auparavant. L'incantation est Cameli Ilusio. Je suppose que vous n'avez pas besoin d'autre chose pour l'exécuter ? Ironisa-t-il gentiment, sachant parfaitement que Harry n'aurait aucun problème à lancer le sortilège.

-En effet", sourit Harry.

Il pointa sa baguette vers son propre torse et prononça d'une voix claire et distincte:

"Cameli Ilusio !"

Sans rien sentir du tout, il vit son propre corps prendre la couleur et la forme de l'estrade, du bureau derrière lui. En fait il n'existait plus. C'était comme s'il était invisible, sauf que l'on distinguait un léger mouvement d'air lorsqu'il se déplaçait.

"Bravo, Mr Evans ! Le félicita Sweetlips. Puis en s'adressant à la classe, il ajouta: Ici, le sort a été jeté correctement, mais lorsque l'on fait des erreurs, on se retrouve parfois avec un décor tout à fait autre que celui qui est autour de nous en guise de corps. C'est parfois embêtant, concéda-t-il avec un sourire. Vous allez vous mettre en petits groupes, pas plus de quatre, et vous allez travailler ce sortilège jusqu'à la fin du cours. Merci Mr Evans."

Il pointa sa baguette vers Harry, toujours "caméléoné", et s'apprêtait à lui rendre sa forme originale mais Harry réapparut comme par enchantement devant lui.

Les élèves avaient commencés à bouger les tables et les chaises pour travailler, et un certain brouhaha régnait dans la salle de classe. Angela, Ron et Gabriel l'attendaient, leur groupe s'étant formé naturellement.

"Mr Potter, je persiste à dire que vous n'avez presque plus votre place ici, soupira Sweetlips. Qu'ai-je à vous apprendre, si vous faites tout parfaitement ? Dit-il avec un sourire désabusé.

-Professeur, vous avez bien 22ans ? Demanda Harry abruptement en ignorant la question du jeune professeur.

-Je… Oui, mais pourqu… Répondit Sweetlips stupéfait par la question impudente de son élève.

-Alors je resterais dans cette classe jusqu'à ce que vous vous mettiez avec Gabriel, arpès j'ai un autre projet en tête", le coupa Harry avec un immense sourire.

Sans laisser le temps à Edward Sweetlips de reprendre ses esprits, il lui tourna le dos pour rejoindre ses trois amis, qui avaient commencé l'exercice. Il tourna la tête furtivement, et il remarqua que Sweetlips avait les joues étrangement roses.

Très satisfait, Harry s'assit à côté de ses amis qui étaient debout. Pourquoi faire l'exercice quand on savait parfaitement le lancer ?

Il était plongé dans ses pensées, au sujet du "futur projet" qu'il avait mentionné auprès de Sweetlips, quand un visage ironique se planta devant lui.

"C'était bien la visite de l'appartement avec ton chéri ?" Lui demanda Angela.

Son ton réfrigéra Harry. Il avait la mauvaise impression qu'elle savait que Draco et lui n'avaient pas fait que visiter l'appartement. Sauf que c'était tout bonnement ridicule. Juste une impression due à l'ironie suintant de ses paroles. Elle ne pouvait pas savoir.

"Oui, c'était plutôt bien, l'appartement me plait, répondit-il d'un ton détaché.

-Le Square Grimmaud ne va pas te manquer ? Susurra la jeune fille.

-Qu… Quoi ? Comment tu sais que j'habitais là-bas ? s'affola Harry.

-Tout le monde sait que Harry Potter habite la maison de son parrain. Chuchota-t-elle.

-Pourquoi tu fais toujours des allusions et des sous-entendus à ma vie ? S'énerva Harry en essayant de ne pas alerter l'attention des autres.

-Moi ? C'est toi qui voit ces allusions partout, Harry, fit Angela d'un ton innocent. Au fait, Draco fait bien ses études à l'Institut de pharmacie et de recherche contre les poisons ?

-Ecoute j'en ai par-dessus la tête, tu m'espionnes, c'est ça ? S'exclama Harry en montant le ton. Arrête de me parler à l'avenir, je m'en porterai mieux ! Les commères y'en a plein les médias et c'est largement suffisant ! Cria-t-il presque en changeant de place, s'attirant les regards d'une bonne partie de la classe.

-Qu'est-ce qui se passe, Harry ? demanda Gabriel, inquiet.

-Rien, tout va très…

-Mr Evans, essayez de ne plus perturber le cours à l'avenir je vous prie, l'interrompit Sweetlips. Vous pouvez ranger vos affaires la cloche va bientôt sonner.

-Excusez-moi professeur, fit Harry d'un ton teinté d'amertume.

-Ce n'est rien, mais repensez à ce que je vous ai dit, l'excusa Sweetlips.

-Et vous, repensez à ce que moi je vous ai dit, railla Harry insolemment avec un sourire en coin.

-Nous reviendrons sur ce sujet une autre fois Mr Evans", répondit Sweetlips d'un ton un peu guindé et les joues roses. Il tourna les talons et, selon Harry, s'enfuit vers son bureau pour ranger ses affaires.

Les autres étaient déjà sortis et Harry les rejoignit en hâte. Angela n'était pas là.

"Ben alors, qu'est-ce qu'il s'est passé avec Angela ? Demanda Rob alors qu'ils se dirigeaient dans les couloirs vers la sortie.

-Ça n'avait pas l'air grave, si ? Fit Gabriel. Elle est partie en disant que tout allait bien, et que tu comprendrais sans doute plus tard.

-Je ne sais pas de quoi elle parle mais ne vous inquiétez pas, tout va bien. C'est juste qu'elle a fait une allusion qui m'a déplut, les rassura Harry en se forçant à sourire.

-Désolé, ma cousine est un peu bizarre, s'excusa Gabriel.

-Tout va bien, Mr Jeiwel. Avez-vous du sang de la fée Morgane en vous ?" Mima Harry pour changer de sujet.

Gabriel rougit tandis que Ron et Harry riaient.

"T'inquiètes, je crois que tu as le tiquet, fit Harry en souriant.

-Ah bon ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Questionna Gabriel avidement.

-Mon petit doigt !" Se moqua Harry.

Ils étaient aux portes de l'école.

"Bon je vais rejoindre ma femme, moi ! Dit Ron.

-Et moi mon homme", renchérit Harry.

Ron et Gabriel explosèrent de rire.

"Tu lui fais la cuisine à ton homme ? rigola Ron.

-Tu lui prépares ses chaussons et son journal pour quand il rentre du travail ? Plaisanta Gabriel.

-C'est pas une mauvaise idée ! Et tu n'as rien à dire, Monsieur le célibataire ! ajouta Harry à l'adresse de Gabriel qui se renfrogna. Je rigole, ton célibat ne va sûrement plus durer longtemps, hein Ron ?

-Tout à fait !

-Bon allez, salut !

-A demain Gaby !"

Et c'est ainsi que les deux meilleurs amis plantèrent le pauvre Gabriel, rouge de confusion, devant la sortie de l'école.

Harry se rendit compte que la journée était passée extrêmement rapidement, et qu'il ne s'était presque (le tout étant dans le presque) pas ennuyé, mis à part en cours de Potions ("On ne se refait pas !" avait-il dit à Ron) avec le Professeur Pathetick où il avait failli faire un suicide collectif à lui tout seul. (NdA: Ceux qui ne comprennent pas ne vous affolez pas, on va dire que c'est un petit délire de l'auteur ^^' )

Il se dirigea vers un coin isolé de la rue, et au couvert des yeux indiscrets, il transplana.

Il ne se doutait évidemment pas que des yeux l'avaient pourtant suivis avec un regard machiavélique.

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"Ah !!!"

Ce fut le cri que poussa Draco Malfoy quand il rentra à son domicile ce soir-là, car un objet pesant et non identifié venait de lui sauter dessus alors qu'il venait seulement de passer le seuil de la porte.

"Mon ange, je crois qu'une journée sans te voir c'est déjà trop… ronronna Harry d'un ton sensuel dans ses bras.

-Oh oh", s'alarma Draco.

Il avait parfaitement calculé le ton séducteur qu'avait prit Harry avait de lui donner son baiser de bienvenue. Baiser tendre qui devint très rapidement… Fougueux… Lascif… Passionné… Que brisa à regret Draco.

"Fait pas ça s'il te plait petit soleil, implora-t-il.

-Pourquoi donc mon ange ? Tu ne vas pas me dire que ça te déplait ?" fit innocemment Harry en passant délicatement sa main sur l'entrejambe déjà bombée du blond qui gémit en retour.

Draco lui attrapa les poignets et les colla au mur le plus proche.

"C'est loin de me déplaire, mais je suis censé analysé un extrait de poison pour demain, et si tu continues je vais te sauter dessus pour te supplier de me prendre ! gronda Draco en embrassant avidement son cou.

-Mais je n'en demande pas moins, voyons ! répondit Harry en reprenant sa bouche pour un baiser affamé.

-Harry… Bon je vois, il faut que moi, un Malfoy, te supplie à genoux de calmer tes hormones au moins jusqu'à après manger pour pouvoir travailler ? Fit Draco en le lâchant, mettant ses poings sur ses hanches d'un air contrarié.

-Très bien, va donc bosser ! Mais ne te défile pas après ! Je te ferais subir les plus douces des tortures sinon… Promit-il d'un ton un peu vexé.

-Je n'attend que ça… Mais après mon travail. Et toi 'Ry, tu n'as jamais de devoirs pour ton école d'Aurors ? demanda Draco en se dirigeant vers la pièce où trônait un large bureau.

-Aucune idée, je ne les prends pas, rétorqua Harry en s'asseyant dans un fauteuil alors que Draco sortait ses affaires pour son expérience.

-Comment ça ? S'exclama Draco en tournant vivement la tête vers lui. C'est pas sérieux !

-Je m'y ennuie dans cette école, j'arrive à tout, soupira Harry en haussant les épaules.

-Ça devrait te réjouir au contraire, remarqua Draco en se remettant à ses devoirs.

-Je préfèrerai avoir quelques difficultés, ça serait mieux.

-C'est bien la première fois que j'entend un truc pareil ! dit Draco en levant les yeux au ciel.

-Même le prof de métamorphose me dit qu'il vaudrait mieux que je fasse autre chose ! S'écria Harry. En fait je ne reste dans cette école que pour être avec Ron et Gabriel. Je veux que Gabriel et Sweetlips sortent ensemble, ricana Harry.

-Sweetlips ? C'est quoi ce nom ? Explosa Draco de rire.

-C'est le prof de métamorphose. Selon moi il doit bien porter son nom.

-Pourquoi ? Répondit aussitôt Draco, tendu. Il est beau ?

-Plutôt", fit Harry pour le rendre un peu jaloux.

Draco lui lança un coup d'œil contrarié, puis voyant qu'il souriait, il souffla, énervé.

"Mais t'as fini de me faire tourner en bourrique, oui ? S'agaça-t-il.

-C'est pour mieux t'aimer mon enfant… Railla Harry.

-Oh, on dirait un vieux couple marié !" S'exclama une voix qui les fit sursauter.

Ils se retournèrent et découvrirent Hermione quoi les regardait le sourire aux lèvres dans le salon. Ils se levèrent pour aller la rejoindre.

"Eh alors, on fait intrusion chez les gens maintenant ? Plaisanta Harry en l'embrassant sur les deux joues.

-C'était ouvert ! Se justifia Hermione en souriant.

-Qu'est-ce que tu viens faire chez nous ? Viens, assis toi, demanda Daco en lui désignant un fauteuil couleur crème tandis qu'il s'asseyait sur un des canapés avec Harry.

-J'étais venue visiter votre nid d'amour, je dois dire que c'est plutôt bien décorer, concéda-t-elle en examinant le salon.

-C'est tout de même un appartement de Malfoy, se vanta Draco en faisant mine de bomber le torse.

-Ah ah, tu ne changeras donc jamais" rit Hermione avec un regard affectueux au blond. Non en fait je vous apportais l'invitation à notre mariage, ajouta-t-elle en sortant une lettre de son manteau noir qu'elle leur tendit.

Harry la prit d'un air étonné.

"Je croyais qu'elles arrivaient par hiboux ?

-C'est la première que nous "envoyons", et comme ce sont les jumeaux qui les ont faits…

-Je comprend mieux, répondit Harry en posant sagement la lettre sur la petite table devant lui.

-Elle va exploser ? Demanda Draco.

-Aucune idée, si ça se trouve elle est tout à fait normale, mais bon je voulais vous voir l'ouvrir, et ça me donnait une excuse pour venir vous rendre visite, sourit Hermione.

-Comme si tu avais besoin d'une excuse, dit gentiment Draco.

-Bon, on l'ouvre ? Questionna Harry avec appréhension.

-Vas-y" l'encouragea Draco.

Harry reprit la lettre, le tenant à bout de bras, et l'ouvrit précautionneusement.

Elle était vide. Soudain, un nuage de fumée blanche enveloppa Harry, et une voix joyeuse qu'ils reconnurent comme celle de Georges Weasley retentit.

"Vous êtes invités au mariage d'Hermione Granger et de Ron Weasley le samedi 20 Septembre à 11heures ! ! Maintenant la noce mais à quand les gosses ?"

Le nuage de fumée se dissipa et laissa les trois amis totalement éberlués. Mais quand Draco et Hermione regardèrent Harry, ils partirent dans un tel fou-rire que Draco en tomba du canapé.

Harry s'examina brièvement et poussa un cri étranglé.

Il était vêtu d'une couche-culotte, d'un bavoir et avait une tétine autour du cou !

L'illusion s'évapora , il redevint normal et consentit à rire avec les autres qui ne s'en remettaient pas.

"Si tu avais vu ta tête !

-J'ai bien fait de venir, rien que pour voir ça !"En pleurait presque Hermione, le souffle coupé par des éclats de rires.

Ils rirent encore quelques temps et réussirent à se calmer. Après quoi, Harry demanda:

"C'est vrai, ça, à quand les enfants, 'Mione ?"

Hermione rougit.

"Euh… Je ne pense pas que ça soit prévu pour l'instant ni à l'ordre du jour… Bégaya-t-elle.

-Comment , tu ne rêves pas d'une portée de petits rouquins braillards ? Railla Draco en souriant.

-Ah stop, pas un mot de plus sur ma vie de couple, se défila Hermione. Vous venez ou pas ?

-A ton avis ? Ironisa Harry. Evidemment ! J'attend ce moment depuis ma première année voyons !

-Ah, tu parles de toutes ces années où ils se sont tournés autour et se sont chamaillés au lieu de s'embrasser ? Continua Draco, complice.

-On pourrait dire la même chose des deux personnes en face de moi ! Rit Hermione en se levant. A samedi, et soyez à l'heure ! Fit-elle en transplannant.

-Gnagnagna, grogna Harry tout en sachant qu'elle était déjà partie et qu'elle ne l'entendrait pas.

-Elle n'a pas vraiment tord, remarqua Draco en retournant vers son bureau.

-Mouai. Bon, puisque tu ne veux pas prendre soin de mes hormones je vais aller prendre soin de nos papilles, fit le brun en se levant du canapé pour se diriger vers la cuisine.

-Tu vas faire quoi ? demanda la voix de Draco du bureau.

-Des crêpes, façon moldue c'est bien meilleur !" Répondit Harry en ouvrant un placard.

Il sortit de la farine, du sucre, un grand bol, une cuillère en bois ainsi qu'une balance.

"Ah bon, tu sais cuisiner comme les moldus ? S'étonna au loin Draco.

-Je te rappelle que j'ai vécu onze ans parmi eux et que j'y faisais tout, le ménage et la cuisine, donc ça me connaît, ne t'inquiètes pas !"

Harry entendit un cri indigné tandis qu'il sortait du frigo des œufs et du lait. Draco était sorti de son bureau et venait de se planter devant lui, les mains sur les hanches, furieux.

"Ils te prenaient pour leur elfe de maison ou quoi ?

-Euh… Un peu, mais bon, j'avais l'habitude à force, fit Harry en haussant les épaules, versant la farine dans le saladier.

-Mais quelle bande de saloperies ! Déjà que je savais que tu n'avais pas bien vécu avec eux, mais si en plus ils te faisaient tout faire ! S'insurgea Draco.

-Mais calme-toi, c'est fini maintenant, le rassura Harry.

-Non ce n'est pas fini ! Ils habitent où déjà ?

-4, Privet Drive, pourquoi ? Répondit Harry sans réfléchir, ne voyant pas où son amant voulait en venir.

-Très bien ! Je finirais mon analyse plus tard, je pense qu'il est temps de leur rendre visite ! Annonça Draco en tirant sa baguette, se dirigeant vers la patère où était suspendue sa cape.

-Quoi ? Mais ça va pas ? Qu'est-ce que tu…?" S'exclama Harry en se précipitant derrière lui.

Sauf que le seul problème, c'était que Draco avait déjà transplané en un "plop" sonore.

"Merde", grommela Harry à voix haute, se dépêchant d'enfiler sa cape.

Il transplana immédiatement à la suite du blond, redoutant ce qu'il allait faire aux Dursley.

En une fraction de seconde, il se tenait face à la maison des Dursley. Draco semblait s'apprêter à sonner à la porte.

"Draco ! Arrêtes ! Qu'est-ce que tu veux faire ? L'interpella Harry en lui attrapant le bras, l'empêchant de sonner.

-Rien de bien grave, regarde, se défendit Draco.

-J'ai beau ne pas les aimer, il ne faut pas que tu leur fasses du mal, le ministère de la Magie te collerait un procès !

-Je ne vais pas leur faire de mal, rétorqua Draco en se dégageant de la poigne de Harry.

-Tu vas faire quoi ? Questionna Harry l'œil sévère et en croisant les bras.

-Tu ne penses pas qu'un cou de girafe à ta tante serait bien ? Comme elle espionne ses voisins ça lui serait pratique, non ? Et une queue de paon pour se pavaner près de ses collègues pour ton oncle ? Et pour ton cousin, des… Ah oui, c'est embêtant ça, s'interrompit Draco en fronçant les sourcils, la mine soucieuse.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Mmm… Je pense que des fanons lui iraient bien, déclara Draco sans se préoccuper de la question de son amant.

-Quoi ? Pourquoi ? Fit Harry perdu.

-C'est la seule chose qui lui manque pour ressembler totalement à une baleine."

Harry explosa de rire et Draco pouffa avec lui, mais bien vite, Harry redevint sérieux.

"Mon dieu, tu ne vas pas faire ça… Dit-il en souriant malgré rour.

-Tu n'as pas envie de te venger après toutes ses années qu'ils t'ont faites subir ? De les blesser ou de les humilier ?

-J'en meurs d'envie mais… Oh ! S'écria Harry, une idée lumineuse à l'esprit.

-Quoi ? Répondit Draco, pressé de découvrir ce à quoi il pensait.

-Mon oncle et ma tante ont extrêmement peur du regard des autres… Lui confia Harry. Ils se protègent de tout, c'est à peine si les voisins savaient mon existence quand j'habitais chez eux.

-Et alors ?

-Alors, si, comme je le pense ils sont dans leur jardin vu qu'il y a encore un peu de soleil, ils prennent peut-être l'apéritif dans leur jardin, l'annonce de mon homosexualité à voix haute les ravira…

-Ah…"

Ils échangèrent un regard machiavélique. D'un même mouvement ils se redirigèrent vers la porte, et sonnèrent.

"Fais comme si tu voulais traiter une affaire avec eux. Avec ta chemise et ton pantalon, tu fais moldu. Mais enlève vite ta cape !" Souffla Harry en se dissimulant derrière lui.

Draco défit l'agrafe de sa cape et la jeta au loin, de façon à ce que les Dursley ne la voient pas.

Il était moins une. La tante Pétunia ouvrit, toute guindée dans sa robe stricte, les lèvres pincées et les muscles du cou contractés.

"Que voulez-vous ?

-Bonjour Mrs Dursley, je viens voir votre mari au sujet d'une affaire sur le point de se conclure, improvisa Draco aimablement.

-A cette heure ? fit Pétunia d'un ton sec.

-Les affaires n'attendent pas vous savez, sourit Draco.

-Très bien, entrez monsieur, mon mari est au jardin, répondit Pétunia, éblouie par le sourire ravageur de Draco, s'effaçant pour le laisser passer.

-Merci."

Entre temps Harry avait jeté sur son dos un sort de désillusion, de sorte que sa tante ne le vit pas franchir la porte à la suite du jeune blond.

Harry souffla la direction du jardin à Draco, qui s'y dirigea d'un pas ferme, sans attendre Pétunia, "légèrement" choquée par les manières de cet inconnu séduisant.

L'oncle Vernon était assis dans une chaise longue, un cocktail dans une main, le journal dans l'autre.

"Eh bien, que signifie cette intrusion ? Demanda-t-il en apercevant Draco.

-Vernon, cet homme dit qu'il a une affaire à conclure avec toi, s'empressa d'expliquer Pétunia.

-Pardon ? Je ne vous ai jamais vu ! Fit l'oncle en se redressant dans sa chaise longue, le fixant de ses yeux contrariés.

-Mais moi non plus monsieur, répondit Draco tranquillement.

-Alors que faites-vous donc chez moi ? S'énerva Vernon en se levant, imposant dans toute sa masse frémissante de gras et de colère, semblable à de la gelée anglaise.

-Je suis venu parler de quelque chose avec vous", fit Draco en allant s'asseoir à une petite table en plastique blanc, caractéristique des jardins, accompagnée de ses quatre chaises dans la même matière.

Pétunia s'était rapprochée de Vernon, et toisait Draco de toute sa petite taille, la bouche ne formant plus qu'une ligne tellement elle était pincée, et les yeux lançant des éclairs. Dudley apparut dans l'encoignure de la baie-vitrée, alerté par les éclats de voix.

"C'est qui ? Demanda-t-il d'un ton un peu agressif.

-Aucune idée, mais peut-être que "Monsieur" va nous le dire", répondit Vernon en reniflant d'un ton méprisant.

Sans l'écouter, Draco détaillait la carrure informe du jeune homme, dégoulinante de gras et de bourrelets. Ce garçon était une véritable offense pour ses yeux d'esthète, et il détourna bien vite le regard, le tournant plus tôt vers le couple.

Harry riait déjà sous cape, car Draco échauffait déjà les Dursley sans avoir rien dit, alors quand ils sauraient la suite…

"Je suis venu pour vous parler de votre neveu", lâcha d'un ton condescendant et abruptement Draco.

La réaction ne se fit pas attendre. Dudley blêmit, Vernon devint écarlate de colère, et Pétunia laissa échapper une espèce de couinement d'horreur.

"Nous n'avons pas de neveu ! Lança d'une voix forte Vernon.

-En êtes-vous si sûr ? Vous l'avez pourtant maltraité pendant onze ans si je ne me trompe pas, non ?"

L'oncle et la tante de Harry semblaient étouffer, et celui-ci aperçut déjà quelques voisins qui observaient la querelle de leurs fenêtres.

"De quel droit… Beugla l'oncle Vernon.

-Je suis venu vous annoncer quelque chose à son sujet qui devrait vous réjouir, le coupa Draco d'une voix tranchante, les coins de ses lèvres se relevant légèrement pour former l'esquisse d'un sourire.

-Ah oui ? Fit Vernon d'un ton soupçonneux tandis que Pétunia s'accrochait à son bras massif et que Dudley les contemplait en silence, l'air perdu et étrangement vide.

-Oui, mais il va vous le dire lui-même, je pense, acquiesça Draco.

-Comment ? Il est hors de question que ce malappris remette les pieds ici !" Cria Vernon.

Du coin de l'œil, Harry vit une voisine avide de ragots qui entrouvrait sa fenêtre pour mieux entendre. Un couple était même sorti de chez eux pour regarder le spectacle. Il est vrai que cela faisait bien longtemps que Mr Dursley ne s'était pas mis en colère, et que c'était quelque chose à ne pas manquer, surtout si c'était intéressant et que l'on pourrait le raconter plus tard…

Soudain…

"Surprise !" Fit Harry en levant le sort de désillusion.

Vernon prit une affreuse couleur qui s'accordait vaguement avec celle de sa cravate, Pétunia glapit d'une voix aiguë et faillit tourner de l'œil, et Dudley, malgré sa centaine de kilos se cacha derrière son père en poussant un cri.

"Comment oses-tu remettre les pieds dans cette maison ? Rugit l'oncle Vernon.

-Bonjour oncle Vernon, comment vas-tu ? Répondit poliment Harry en s'asseyant à côté de Draco qui lui souriait.

-Qu'est-ce que tu veux ? Non, je ne veux pas le savoir, sors de cette maison immédiatement !!! Beugla Vernon, son visage prenant une couleur pourpre impossible à définir.

-Calme-toi, je ne vais pas rester longtemps, et baisse le ton les voisins nous regardent", rétorqua Harry.

A ce moment les Dursley se rendirent compte du nombre de personnes qui les regardaient dehors, derrière un rideau, ou à une fenêtre. Pétunia se cacha le visage dans ses mains. Vernon, aveuglé par la fureur tordit sa face en un espèce de sourire, et fit signe aux voisins que tout allait bien. Ces derniers firent comme s'ils n'étaient pas du tout en train de les regarder et ne bougèrent pas d'un pouce.

"Si tu veux parler, c'est dans la maison et vite, je ne veux pas que l'on te voit trop ! Postillonna l'oncle, furieux mais avec une voix plus basse.

-Mais non, pas la peine de rentrer, même les voisins seront ravis quand ils sauront que j'ai trouvé le bonheur ! Reprit Harry d'une voix forte, pour que chaque personne les espionnant soit bien au courant.

-Moins fort, les voisins écoutent, gémit Pétunia, rouge de honte.

-Quelle importance ! Tout le monde a le droit de savoir, je ne suis pas avare pour ce qui est de clamer ma joie ! Répondit Harry aussi fort.

-Dépêche-toi de le dire et repart dans ton monde de fou, alors !" Tempêta à voix basse l'oncle Vernon.

Draco qui regardait et qui attendait que Harry ait besoin de lui faillit se lever pour apostropher ce gros moldu bedonnant qui se permettait de critiquer le monde des sorciers, mais il se retint: le meilleur était encore à venir.

"J'ai la joie de vous annoncer que j'ai enfin trouvé mon orientation sexuelle et que je la vis parfaitement: Je suis homosexuel !" Clama haut et fort Harry.

Pétunia hurla d'horreur et tomba dans les pommes, c'en était trop, son neveu honni débarquait, il était gay, tout les voisins étaient au courant: ils allaient être la risée du quartier. Dudley poussa un cri de dégoût et recula précipitamment, allant le plus loin possible de son cousin.

Quant à Vernon…

"Qu'est-ce que c'est que cette histoire ??? Hurla-t-il. Sors de chez-moi espèce de malade où j'appelle la police ! Et ne t'avise pas de toucher à mon fils !

-Je ne m'y risquerai pas voyons, je préfère les personnes plus minces…" Rétorqua Harry délicatement.

Et sans prévenir personne il embrassa fougueusement Draco devant sa famille et la moitié du quartier, ameuté par les beuglements de l'oncle Vernon.

Vernon cria de fureur et de dégoût, heureusement que Pétunia s'était évanouie avant, elle n'avait pas vu ce spectacle. Et sans attendre la réaction de son oncle, Harry attrapa la main de Draco et se précipita à l'intérieur de la maison, sortant à toute vitesse dans la rue et transplanant immédiatement.

Explosés de rire, ils atterrirent au beau milieu de leur chambre à coucher et s'écroulèrent sur le lit en essayant de calmer leur fou-rire.

Les Dursley n'avaient jamais du été humiliés de cette façon, et Harry songea que c'était une bonne leçon pour eux, étant donné que dans le monde moldu l'homosexualité était encore mal acceptée, tout leurs voisins allaient les mépriser pour avoir un neveu gay et fier de l'être.

"Bravo Draco, ça faisait longtemps que j'avais envie de me venger, mais je n'y avais jamais songé de cette façon et tu as joué ton rôle à merveille !

-C'était trop drôle ! Je revois encore ta tante s'évanouir sous le choc… Et ton cousin s'écarter comme si tu étais malade… Par contre je ne m'y attendais pas quand tu m'as embrassé…

-C'était juste un avant-goût mon ange… Fit Harry en roulant sur Draco pour se positionner au-dessus de lui. Ne t'ai-je pas dit que je voulais un câlin ce soir ?

-Hum… Je pense être plus disposé maintenant à t'accorder ce petit plaisir… Mais je me sacrifie vraiment… Répondit Draco en souriant.

Harry fondit sur sa bouche pour l'embrasser voluptueusement.

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A suivre !

Alors, ça vous a plu ? Désolée, le lemon est pour le prochain chapitre, c'était vraiment trop long sinon !

J'espère ne pas vous avoir déçu, il se passe pas mal de choses dans ce chapitre…

A dans deux semaines normalement ! Et n'oubliez pas une petite review pour encourager l'auteur à être à l'heure =)

Anabanana94