Disclamair:Les personnages de Naruto ne m'appartiennent en aucun cas. Ils sont à Masashi Kishimoto.
Résumé:Naruto et Sasuke sortent ensemble depuis le collège. Malgré la durée de leur relation, Naruto sent chaque jour que Sasuke s'éloigne de plus en plus de lui et il a peur. Peur de se retrouver tout seul, peur d'avoir mal, peur de souffrir. Et quand il découvre que Sasuke le trompe, il se dit que ce n'est pas grave tant que celui-ci i reste avec lui mais quand cette personne s'avère être l'un de ses meilleurs amis, Naruto est brisé. Si seulement l'histoire se terminait là mais non elle continue. Et au fur et à mesure nous montre un Naruto brisé par la vie. Qui le sauvera? Quelqu'un prendra t-il sa main? Dépêchez vous, in ne tiendra pas longtemps. Entendez ses cris et sauvez le.
Couples :NaruNeji, NaruSasu, GaaraShino, SasuNeji, KibaHIna, NaruSai, SaiHaku, NaruIta. Ca va d'un seul baiser à un lemon.
Genres: OOC, UA, POV Naruto, Romance, Humour.
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Ce chapitre a été corrigé par ma bêta-correctrice Misaki-sama. Encore merci ma belle.
Attention LEMON
Chapitre 12
Nous arrivons dix minutes plus tard devant le lycée, il fait toujours aussi froid que ce matin. Je n'arrive pas vraiment à rassembler mes idées. Le fait qu'Hinata soit partie définitivement me paraît encore impossible. Je n'ai pas eu le temps de m'y faire, inconsciemment je pensais que tout cela n'était qu'une plaisanterie de mauvais goût, qu'elle avait juste fait une fugue même si ce n'est pas trop son genre. Cette possibilité est plus acceptable pour moi que la réalité.
On dépasse les grilles du lycée sans que le gardien ne cherche à nous retenir. Il doit sans doute être fatigué le pauvre homme. Toujours à être sur ses gardes, pensant que les élèves ne cherchent qu'à faire des bêtises quand il ne les surveille pas. Sasuke me suit jusqu'au casier d'Hinata que j'ouvre avec le double de clé qu'elle m'avait passé un jour en cas de problèmes. Contrairement à d'habitude, le casier est vide. Il n'y a plus les photos qu'Hinata aimait coller sur la porte de son casier ni sa liste de photographes avec qui elle a travaillé un jour . Le parfum en forme de cygne qu'elle aimait tant gardé dans son casier a également disparu, seule son odeur reste présente. . Je commence à tâtonner dans son cassier à la recherche de cette fameuse lettre, grâce à Sasuke qui m'aide en éclairant celui-ci de son portable, je trouve celle-ci assez rapidement. Avec empressement, je la sors du casier et Sasuke ferme celui-ci après que j'ai ressorti mon bras. Sans un mot, nous ressortons du lycée et prenons le bus du retour. Je tiens à ce que Neji soit présent quand je la lirais, c'est le cousin d'Hinata même si je sais qu'ils ne sont pas très proches. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi vu qu'ils sont de la même famille et qu'ils ont pratiquement grandi ensemble. Hinata ne me parlait jamais de sa famille, c'était comme un sujet tabou entre nous. Elle savait pourtant que je connaissais son père mais ça s'arrêtait là, elle ne me demandait jamais de quoi on * parlait * son père et moi quand nous nous isolions. Je n'ai jamais non plus tenu à savoir pourquoi elle n'en parlait pas. Pour moi c'était un problème personnel et je n'avais rien à faire dedans. C'est de là qu'est devenu notre marché secret de ne pas parler de nos familles. Elle ne me disait rien sur sa famille, je ne lui disais rien sur Zabuza. Un marché simple à tenir mais pourtant primordiale pour notre bonheur à tous les deux.
Le retour en bus se fait dans le silence, Sasuke contemple le paysage à travers la fenêtre tandis que moi je frotte la lettre dans ma poche. Arrivés à la maison, Neji nous accueille d'un regard curieux mais je ne lui dis rien et prend la direction du salon pendant que Sasuke lui explique pourquoi on est retourné au lycée. Je n'ai pas trop envie de parler avec Neji, je n'oublie pas ce qu'il m'a fait et ne compte pas lui pardonner. J'ai juste instauré un climat d'entente parce qu' Hinata a disparu et qu'il est un de ses * parents. Je ne rechercherai pas à retrouver mon meilleur ami après cette histoire. Tout ce que je veux c'est qu'ils sortent tous les deux de ma vie, qu'au moins ils ne me voient pas souffrir. Je préfère la souffrance aux regards de pitié qu'ils risquent de me lancer s'ils restaient.
A peine dans le salon, je m'affale sur un fauteuil et sort aussitôt la lettre de ma poche. Neji et Sasuke se mettent de chaque coté de moi un peu en retrait, pour pouvoir lire au-dessus de mes épaules. Fébrilement et avec un peu d'angoisse je commence ma lecture avec l'espoir de ne pas y découvrir certaines choses que je préférerais ignorer.
« Cher Naruto,
Je ne sais pas comment commencer cette lettre. A vrai dire je comptais te dire tout ça de vive voix mais le temps me manque ainsi que le courage que j'aurai dû avoir devant toi. Tu dois te sentir déboussolé et confus, tu te demandes sans doute pourquoi je me suis enfuie, pourquoi j'ai préféré quitter ma famille sans * avertir personne et surtout sans t'avertir toi mon ami, mon meilleur ami, mon seul ami
Après tout ce n'est pas ce que la vraie Hinata aurait fait, cette douce et gentille fille sans la moindre mauvaise intention. Mais il y a quelque chose que je voudrais te dire. Quelque chose que personne ne sait sur moi. Tout le monde pense me connaître. Connaître ma personnalité, mes goûts, mes rêves, mes activités. Ils pensent que tout ça me définit et que ça s'arrête là. Pourtant il y a tellement de choses à dire, tellement de choses à savoir sur moi que je pense que cette lettre ne suffirait pas. Mais par manque de temps, je ne te dirais que le stricte nécessaire, la vérité qu'il faut savoir pour me connaître, celle qui me définit en tant qu'Hinata, la fille et non en tant qu'Hinata l'héritière maudite.
Je ne suis pas celle que tu penses. En moi, vit une personnalité complètement à l'opposé de celle que tout le monde voit. J'ai essayé de l'étouffer mais rien n'y suis pas arrivé. Elle est toujours là, présente, tapie dans l'ombre et guettant la moindre occasion pour sortir. Malheureusement, je ne pourrais pas t'en dire plus, ce serait trop dangereux pour moi, pour toi. Tout ce que tu dois savoir, c'est que même si je ne suis pas celle que tu penses, je suis et resterai ta meilleure amie pour toujours.
Commençons par le début, afin que tu comprennes pourquoi je suis partie. Ce n'est pas une idée qui m'est venu à l'esprit comme ça. Je projetais de quitter le clan dès que j'aurais eu 16 ans. Je n'ai vécu ses quatre dernières années que dans cette espérance.
Quand je suis née, les médecins m'ont trouvé très faible pour un bébé. Ce n'était pas prévu que je survive plus de deux semaines. A cette époque, mes parents venaient de se marier, j'étais donc un enfant hors mariage même si mon père est bien Hiashi Hyûga.
Ma mère souffrait d'une maladie de cœur lors de l'accouchement, elle aurait dû aussi mourir toujours d'après ces médecins . Ils nous ont qualifiés de miraculées quand nous nous sommes toutes les deux remises. Pendant cette période de deux semaines, mon père s'absentait toujours, il avait trop de travail. Plus tard, j'ai su qu'il n'était pas là à ma naissance et qu'il n'était venu me voir que deux semaines plus tard. Ça m'a fait l'effet d'une bombe, je ne savais plus quoi en penser. Le fait qu'il ne soit pas là pour ma naissance est déjà un fait inacceptable mais en plus qu'il ne soit pas venu me voir de suite, j'ai eu l'impression que mon monde s'écroulait. Je crois bien que c'est à partir de là que j'ai ouvert les yeux sur mon environnement, que j'ai vraiment compris ce qu'était ma vie. J'avais quatre ans à cette époque. Mon père ne me regardait presque jamais, il n'était jamais là pour moi. Dire que je n'en ai pas souffert relève du mensonge. Ça me faisait tellement mal que je restais plusieurs jours sans rien manger, repensant dans ma tête les seuls moments que j'avais passé avec lui. Devine combien de fois mon père m'a regardé dans les yeux ? Quatre fois. Quatre minuscules fois où il était présent pour moi. Ces quatre fois se résument à mes quatre premiers anniversaires . Et encore c'est un grand mot. Quand il prenait la peine de venir, il ne restait jamais longtemps, juste le temps de me souhaiter un joyeux anniversaire et il repartait aussitôt. Ma mère quant à elle ne faisait guère mieux. Elle prenait trop à cœur son rôle de maîtresse de maison pour s'occuper de moi. Elle n'a jamais remarqué que pendant deux ans je me nourrissais que d'eaux et de vitamines. Elle n'a jamais remarqué que mes habits étaient trop larges pour moi et que je flottais dedans tellement j'étais maigre. La seule personne à avoir pris soin de moi était ma gouvernante. C'est elle qui a remarqué que je souffrais de troubles alimentaires, c'est elle qui m'a traînée à l'hôpital en urgence pendant que mes parents étaient à une réception. Sans elle, je crois bien que je serais morte à l'heure qu'il est et parfois je dois dire que j'aurais bien aimé. Déjà à cette époque j'ai commencé à développer un trouble intérieure. Je me sentais mal dans ma peau, impression renforcée par l'absence d'affection de la part de mes parents. Bien sûr j'ai essayé d'en parler à quelqu'un mais il n'y avait personne pour m'écouter, personne pour m'entendre. Juste le vide constant et effrayant. Ma gouvernante a essayé de m'aider mais mes parents ne l'ont pas écouté. Ils ont relégués mes problèmes au rang des caprices et ont assuré que cela passerait. Ce n'est pas passé et ça ne passera jamais. Encore aujourd'hui, je ne m'en suis pas complètement débarrassé. C'est aussi à cette époque que j'ai commencé à me poser des questions sur ma place dans le clan. Que voyait les membres du clan quand il me regardait, moi petite fille de quatre ans au caractère trop calme ? Voyait-il en moi l'héritière de leur clan ou autre chose de moins valorisant ? Aujourd'hui encore je me pose la question. Qu'ai-je vraiment été à leurs yeux ?
Deux ans plus, ma mère est tombée enceinte et a donnée naissance à ma petite sœur Hanabi. Tout le clan était en fête ce jour-là, même si ce n'était pas un garçon, le clan célébrait son anniversaire comme jamais n'a été fêté le mien. La fête s'est poursuivie pendant deux jours, date à laquelle ma petite sœur est rentrée chez nous. J'avais six ans à cette époque. Bien sûr j'étais vraiment heureuse d'avoir une sœur, c'était l'occasion pour moi de donner et de recevoir un peu d'amour *. J'espérais qu'avec sa naissance, mon père serait plus présent pour moi, que d'une façon ou d'une autre nous soyons enfin une vraie famille. Mais j'ai vite déchanté, la présence d'Hanabi n'a fait qu'accentuer ce que je pensais de ma place dans ce clan. Je n'étais rien de plus qu'une pièce rapportée dans ma famille, une chose inutile qui prenait trop de place, un enfant non désiré*. A l'époque, je me rappelle très bien m'être dit que je délirais, que c'était juste parce que je me sentais seule que je pensais ça. Mes soupçons se sont confirmés plus tard quand mon père regardait Hanabi comme si elle était un joyau, quand il la choyait comme jamais il ne l'avait fait avec moi. Il était toujours présent pour elle, à chaque moment comme le jour où elle a fait ses premiers pas et qu'il l'a enregistré sur une cassette tellement il était heureux. Moi, quand j'ai commencé à marcher, il ne m'avait lancé qu'un vague regard avant de partir travailler. Je peux te dire que ça fait mal de se sentir ainsi délaissée. J'avais le sentiment que tout ce que je faisais ne servait à rien.
A l'école, j'obtenais toujours la meilleure moyenne de la classe pour le rendre fière de moi. J'ai même pris des cours de piano et de danse pour le voir me sourire mais pas un seul instant il n'a parut heureux en ma présence. Pendant les concours de piano et danse, il ne venait jamais ni ne me félicitait quand je remportais un prix. Ma mère était trop occupée avec Hanabi pour venir, je pense qu'elle avait même oublié qu'elle avait une autre fille *. Hanabi avait tout ce que je désirais avoir et malgré moi une haine croissante grossissait en moi. Je n'arrivais plus à me résonner, les sentiments bouillaient en moi, se multipliaient jusqu'à devenir une tempête que j'avais de plus en plus du mal à contrôler. Je crois bien que c'est à partir de ce moment là que ma seconde personnalité s'est éveillée.
Peu à peu même les membres du clan venaient à sa poser des questions sur moi. Ils chuchotaient dans les couloirs que c'est parce que je n'étais pas digne du clan que mes parents me rejetaient. Quoique je fasse désormais j'étais toujours comparé à Hanabi. Hanabi a marché à l'âge de deux ans alors que sa sœur l'a fait seulement à trois. Hanabi est tellement plus joyeuse qu'Hinata. Hanabi est tellement intelligente que sa sœur paraît bête à côté d'elle. Ils ne cessaient de marmonner ses phrases à longueur de journées, j'en étais même venu à les croire. Tu imagines un peu ce que cela fait de se sentir inférieure à sa sœur à peine âgée de trois ans alors que tu as neuf ans ? J'avais l'impression d'être une pièce erronée, de ne pas avoir ma place dans cette famille. Les années n'y ont rien changé, je me sentais toujours inférieure à ma sœur, ma mère me délaissait au profit du clan, mon père continuait à travailler et je ne le voyais quasiment jamais.
Le pire dans tout ça, c'est que Hanabi a commencé à changer à mon égard. D'habitude elle me parlait parfois mais jamais longtemps même si c'était pour me saluer. Mes relations avec elle ne se résumait qu'à des banalités et nous ne nous voyions que pendant les cours que certains membres du clan nous dispensait pour nous apprendre l'histoire du clan ou encore les bonne manières à adopter en public. Par la suite, elle ne m'adressait plus aucun regard, m'évitait autant que possible et de plus en plus, elle me dénigrait auprès des membres du clan. Au début je n'y faisais pas attention mais les rumeurs prenaient tellement d'ampleur que je ne pouvais les ignorer. Je décidais donc de savoir ce qu'elle disait sur mon compte et ce que j'appris détruit le peu d'innocence que j'avais encore. Ma propre sœur rapportait tout ce que je faisais au clan, elle prenait un malin plaisir à leur narrer toutes les fautes que je commettais quand on était en cours, elle me calomniait en disant que je n'étais pas digne d'être une Hyûga et que si ça ne tenait qu'à elle, je serais déjà chassé du clan. Non contente de me saper sur le plan moral, elle aimait se moquer de mon physique ingrat et indigne de l'héritière du clan d'après ses propos. Bien sûr, j'ai essayé de lui parler pour savoir pourquoi elle me dénigrait auprès du clan mais jamais elle ne me répondait. Pendant des mois j'ai essayé de savoir, la harcelant de questions auxquelles elle ne répondait jamais. Elle est même allée jusqu'à dire à nos parents que je la malmenais sans raison alors qu'au grand jamais je n'ai osé poser la main sur elle. Mes parents l'ont cru dès qu'ils ont vu les marques de coup qu'elle s'était elle-même faite sur le bras. Père était tellement furieux qu'il m'a giflée en me disant que je n'étais qu'une incapable bonne à ne poser que des problèmes.
Deux semaines plus tard, j'apprenais par la bouche de ma gouvernante que je n'étais plus l'héritière du clan Hyûga mais que c'était Hanabi qui me remplaçait. A partir de ce jour, les relations avec mes parents sont devenues tendues et presque inexistant. Mon père ne m'adressait plus la parole, ma mère me regardait avec mépris, Hanabi me toisait de son regard hautain l'air de dire que c'était elle maintenant la seule et unique fille de la famille. Elle avait bien raison, pour mes parents j'étais morte et enterrée. J'avais onze ans à cette époque et la vie me paraissait terne et vide plus rien n'avait d'importance pour moi, même le fait de respirer me faisait mal. La seule personne qui soit restée auprès de moi durant toute ces années était ma gouvernante, c'est bien la seule personne que je vais regretter dans ce clan.
Quand j'ai eu douze ans, moi qui croyait que ma vie était un enfer, quelque chose d'effrayant se produisit. Mon père invitait chaque année des membres influents du clan pour passer un moment en famille. Étant la fille du chef du clan, je devais y assister mais une étrange fièvre me clouait au lit depuis deux semaines. Père ne voulant pas que j'accueille les invités dans cet état, me donna la permission de garder ma chambre. J'en profitais donc pour me reposer mais je n'aurais pas dû. J'aurais dû aller à cette maudite soirée même si c'était pour écouter Hanabi se moquer de moi devant toutes ces amies car elle ne le pouvait pas devant mes parents qui la voyaient comme une enfant fragile et délicate. Maintenant que tout ça me revient, je constate avec ironie que cette fête aurait été plus agréable à endurer que ce que j'ai subis.
Tu peux arrêter de lire ici Naruto. Je doute que tu veuilles savoir la suite. Je ne l'écris pas pour toi, je le fais pour moi. Pour me rappeler à quel point j'ai été naïve de croire en mes parents, à quel point le mot soutien n'a plus de valeur * pour moi. Ce qui s'est passé cette nuit restera gravé au fer rouge dans ma tête. Je ne pourrais plus penser au clan sans voir cette scène repasser devant moi encore et encore. Vois-tu, cette fameuse nuit où tout le monde s'amusait, un homme s'est introduit dans ma chambre et m'a pris le seul présent qui m'appartenait encore. Cette nuit alors que le vin coulait à flot, que les conversations allaient * bon train, un de mes cousins s'est introduit dans ma chambre et m'a violé encore et encore. Les cris qui sortaient de ma bouche n'étaient qu'implorations, je sentais mon corps se déchirer en deux. C'était comme si on y avait introduit de la lave. Les larmes coulaient sans pouvoir s'arrêter. J'ai eu beau le frapper, le griffer, le mordre, lui crier dessus, l'insulter rien n'y a fait. Il continuait de souiller mon corps sans répit. Le sang coulait entre mes cuisses comme de l'eau, je pouvais même voir le drap devenir rouge malgré le noir aux alentours. Une heure après être rentré dans ma chambre, il se rhabillait doucement et avant de sortir me lançait un vague merci pour ensuite éclater de rire. Je restais coucher sur mon lit, les draps tachés de sang, les yeux dans le vague. Je ne sais pas exactement combien de temps je suis restée comme ça, c'est l'odeur du sang sur mes cuisses qui me fit réagir. Avec une frénésie et une énergie violentes, je déchirais mes draps, les mettait dans un sac et les cachait sous mon lit. Mon corps me faisait tellement souffrir que je décidais d'aller prendre une douche. Mais rien n'y fit, j'avais beau me laver encore et encore, l'odeur de mon cousin restait sur moi, refusant de partir.
Encore aujourd'hui, je me souviens parfaitement du dégoût que j'ai ressenti envers moi-même. La seule façon pour moi d'oublier cette nuit était de me scarifier. Je trouvais un plaisir malsain à voir couler le sang, c'était la seule manière que j'avais trouvé pour me sentir bien. Après cette nuit, je ne fus plus la même Hinata, tout ce que j'aimais faire avant me dégoûtait. Je me répétais dans ma tête qu'il fallait que je change pour que rien ne m'arrive plus jamais. Si mes parents ont remarqué mon changement d'attitude ils en ont rien dit même Hanabi ne me posait plus de problème. Parfois elle me lançait des regards que je ne comprenais pas, comme si elle cherchait à me dire quelque chose. Petit à petit, je m'éloignais du clan, j'avais besoin de changer d'air, de vie. Celle que j'avais m'étouffait, m'oppressait. Quoique je fasse, j'avais l'impression d'être épié par quelqu'un. Sans que je ne m'en rende compte, je me renfermais sur moi * jusqu'à ne plus parler à personne. Ma gouvernante essaya de m'aider en parlant à mes parents mais ceux-ci ne l'écoutèrent pas et dirent que je faisais ma crise d'adolescent à l'avance. Ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Si même mes parents ne se souciaient pas de mon bien être, qui le ferait ?
Ma réponse est venue avec toi, Naruto. Tu as été l'astre qui illuminait mes jours pendant deux ans. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. Si jamais je tombe amoureuse un jour, je prie pour que ça tombe sur une personne comme toi. Te rencontrer est sans doute la plus belle chose qui me soit arrivé depuis que je suis capable de raisonner. Alors que je m'enfonçais dans les ténèbres, ta seule présence a suffit à éloigner l'ombre tapie en moi. Tu dois sans doute trouver que j'exagère mais je t'assure que ce n'est que la stricte vérité. Tu as su m'apporter ce que mes propres parents ne m'avaient jamais donné, de l'amour, de l'importance, du respect et de l'affection. Tu es plus que mon meilleur ami Naruto, tu es mon frère d'âme et tu le resteras à jamais. Sache que je ne t'abandonne pas, je suis juste loin de toi physiquement mais c'est tout. Où que je sois, je penserais toujours à toi à chaque moment. Je ne sais pas si on se reverra un jour mais sois sûr de mon affection pour toi.
Maintenant j'ai 16 ans, je suis une adolescente bien trop mûre pour son âge. Je n'ai jamais dit à personne que j'ai été violée, c'est une chose inavouable tellement j'ai honte de moi. Parfois je me dis que j'aurais pu me défendre si je n'avais pas été malade, que peut-être j'aurais dû crier plus fort pour qu'on m'entende. Mais ce n'est pas avec des suppositions que je peux changer quelque chose, cela s'est produit et je ne peux rien y faire. Il ne me reste plus qu'à aller de l'avant en espérant que plus jamais je n'ai à vivre pareille chose. Les hommes sont devenus pour moi des êtres cruels et mon père ne fait pas exception. Je ne pense pas être de nouveau capable de faire confiance à un homme. Tu es l'exception à la règle Naruto.
Il y deux mois, mon père a projeté de me marier avec Neji, j'ai tenté de refuser mais il ne m'a pas laissé parler. Je devais suivre les règles du clan et me marier avec un Hyûga pour continuer la succession de ma lignée. Heureusement pour moi et malheureusement pour toi, Neji et Sasuke sont ensemble et personne ne pourra les séparer comme le stipule la loi. Tu dois sans doute te demander de quoi je te parle mais je ne pourrais répondre à ta question, j'en ai déjà trop dit sur eux. Je sais combien tu dois souffrir en ce moment, j'ai vécu la même chose et je peux te dire qu'on ne s'en remet jamais vraiment. Il y aura toujours une partie de nous qui souffrira peu importe le temps passé. Mais n'oublie pas Naruto que même si la vie te semble dure et impitoyable, il y aura toujours des personnes sur qui tu pourras compter et Sasuke et Neji en font parti malgré tout le mal qu'ils t'ont infligé. N'en veut pas trop à mon cousin, il ne l'a pas voulu et n'a pas eu le choix. Même si nous ne sommes pas très proches, je peux tout de même te dire que mon cousin est quelqu'un de responsable et qu'il ne te fera jamais souffrir intentionnellement.
Maintenant tu en sais un peu plus sur moi. Je t'ai montré la Hinata que personne ne connaît pour te prouver que tu es une personne importante pour moi. J'espère que cette lettre ne te choquera pas trop. Cette partie de ma vie ne me réjouit pas et c'est avec honte que je te l'ai raconté. Je ne veux pas partir sans que tu ne saches toutes les facettes de ma personnalité. J'espère juste maintenant que notre amitié tient toujours.
N'oublie pas Naruto, tu es mon meilleur ami.
Avec toute mon amitié et mon amour,
Hinata »
A peine ai-je finis de lire la lettre que Neji me l'arrache des mains et la relit en entier. Je ne fais pas attention à lui, encore sidéré par les aveux d'Hinata. Au grand jamais je n'ai soupçonné qu'elle se soit faite violée. Pour moi, la voir renfermer sur elle-même était dû au manque d'amour de ses parents, je n'ai jamais imaginé qu'il y ait une raison à part celle-là. Maintenant tout s'explique, le fait qu'elle n'aimait pas se mélanger à la foule ou encore faire du sport dehors en short avec toute la classe au complet. Je mettais ce comportement sur sa timidité habituelle. Quand je pense que beaucoup de monde se moquait d'elle parce qu'elle n'osait pas montrer la moindre parcelle de sa peau à la piscine, je me rends compte à quel point ça à dû être difficile pour elle. Peu de personnes s'adaptent aussi bien après un viol.
Perdu dans mes pensées, je ne remarque pas que Neji prend son portable pour appeler son oncle. C'est quand Sasuke me tapote l'épaule que je reviens à moi.
- Naruto, on doit aller chez Hinata. Son père veut lire la lettre aussi.
J'hoche la tête et lui dit de m'attendre deux minutes, le temps de me rafraîchir un peu. Je ne me suis même pas rendu compte que je pleurais pendant ma lecture. Après cinq minutes nous prenons à nouveau le bus devant la maison. Une heure de route après notre départ de l'appartement, nous apercevons enfin les grilles du manoir Hyûga. Le manoir est toujours aussi imposant que dans mes souvenirs, à chacun de mes passages je le trouve de plus en plus lugubre mais sans le côté effrayant . Il faudra que je demande à Sasuke s'il ressent la même impression que moi.
Les grilles s'ouvrent devant nous et nous traversons une longue allée bordée de chênes aussi grands les uns que les autres. Tout au bout de l'allée, deux arbres de fleurs de cerisiers sont plantés pour marquer l'arrivée à l'entrée principale. Neji se gare près l'un des deux arbres pendant que Sasuke et moi descendons de voiture. Des policiers bloquent l'entrée du manoir pendant que deux serviteurs du clan nous accueillent. Neji nous rejoint et demande qu'ils nous conduisent à son oncle. Après un dédale de couloirs assez impressionnant, nous débouchons dans une vaste salle meublée à l'orientale. Des tapis persans s'étalent pas dizaines sur le sol tandis que de gros lustres font offices de lumière pour le plafond. Les fauteuils en cuirs d'habitude présents ont tous été remplacés par des divans moelleux et confortables de couleur rouge clair. Au centre de la pièce, se tient le père d'Hinata. Il a le dos droit et un air préoccupé sur le visage. Les lèvres pincées et des rides apparaissant au coin de ses yeux, il regarde sans cesse la grande horloge accrochée au mur pendant que d'une main, il tapote sa montre. Il ne remarque pas tout de suite notre arrivée, c'est quand Neji le salut qu'il se tourne vers nous avec un petit sourire triste sur les lèvres.
- Bonsoir Neji, je vois que tu as fait vite.
Neji s'approche de son oncle qui le prend dans ses bras pour une brève embrassade.
- Je ne voulais pas vous inquiétez encore plus pour la lettre.
Son oncle hoche de la tête avant de remarquer notre présence à Sasuke et à moi.
- Bonsoir Sasuke, Naruto. Merci d'être venu aussi vite.
Il nous invite à prendre place puis nous informe qu'il attend l'arrivée de sa femme qui ne saurait trop tarder. D'ailleurs celle-ci arrive juste après, tout comme son mari, elle a les traits du visage crispés et un peu de détresse se reflète dans se yeux. Ses vêtements un peu froissés témoignent qu'elle a dû courir pour venir jusqu'ici. Elle s'installe près de son mari, lequel lui prend la main dans un geste de tendresse.
- Veuillez excuser mon retard, j'ai été retardé par Hanabi.
Neji l'assure qu'elle n'est pas en retard et que nous venons juste d'arriver. Après de banales * formalités, nous en venons enfin au pourquoi de notre présence ici. C'est le père d'Hinata qui commence à poser les questions en se tournant vers moi.
- Neji m'a averti que c'est à toi qu'Hinata a écrit dans sa lettre. Pourrais-je la lire si ça ne te dérange ?
Je lui tends la lettre que j'avais mise dans ma poche en le mettant en garde sur ce qu'il risque de découvrir. Il place la lettre entre sa femme et lui et commence à lire. Au fur et à mesure, je vois leurs visages blêmirent jusqu'à ressembler à des masques de porcelaine. A la fin de la lettre, la mère d'Hinata laisse échapper des larmes pendant que son mari blêmit de rage. Il plis doucement la lettre et la met sur la petite table de façon à ce que tout le monde la voit. D'un pas rapide, il se dirige vers une petite clochette située en dessous de l'horloge qu'il regardait plus tôt puis la fait sonner. Deux minutes plus tard une servante entre et incline la tête devant lui.
- Je veux que tu ailles me chercher Hanabi. Dis lui que je veux la voir tout de suite.
La servante hoche la tête puis détale en courant. Le ton employé par Hiashi aurait fait peur à n'importe qui. Après le départ de la servante, un lourd silence s'installe entrecoupé par les sanglots discrets de la mère d'Hinata. Son mari n'y fait pas attention et tremble de rage contenue. De ma place, je le vois serrer les poings à s'en faire mal. Neji se lève et s'installe près de sa tante en lui passant un bras autour des épaules. Il lui murmure des mots apaisants à l'oreille qui finissent toujours pas « Ce n'est pas votre faute, vous ne pouviez pas savoir ». À la voir ainsi pleurer, je ne peux m'empêcher de demander si elle le fait parce qu'elle le regrette ou si c'est juste pour la comédie. Après les révélations d'Hinata, je ne sais plus sur quel pied danser avec cette famille. C'est à ce moment là qu'Hanabi débarque. Le visage maquillée sans excès, les cheveux noués en un chignon lâche, une robe en dentelle blanche qui s'arrête aux genoux, une expression d'inquiétude peinte sur son visage, elle a tout l'air de la petite fille inquiète pour sa sœur, un vrai ange. Si seulement tout ça était vrai.
- Vous m'avez fait demander, Père ?
Son père se tourne vers elle et la toise de son regard dur. Hanabi blêmit sous l'effet, sans doute que jamais son père ne l'avait regardé de cette manière.
- Assieds-toi et prends la lettre qui est sur la table. Je veux que tu la lise.
Elle obéit et va s'asseoir près de sa mère qui ne semble pas l'avoir remarquée. Elle entame sa lecture et tout comme ses parents blêmit à chaque fait raconté par Hinata. Quand elle finit, elle regarde son père puis sa mère, faisant la navette entre ses parents. Hiashi se tourne vers elle et la regarde longuement sans parler.
- Est-ce vrai tout ce qui a marqué dedans ?
Hanabi ne réponds pas de suite, elle regarde le sol comme si c'était la chose la plus intéressante au monde.
- Réponds quand je te pose une question, Hanabi. Est-ce que tout ce qu'Hinata a écrit sur toi est vrai ?
Elle relève la tête au même moment que sa mère et commence à répondre quand sa mère la coupe.
- Pourquoi lui demandes-tu cela Hiashi ? Hanabi ne peut pas nous avoir menti sur Hinata, elle ne le ferait jamais. N'est-ce pas Hanabi ?
Elle se tourne vers sa fille mais celle-ci ne lui répond pas.
- Ma chérie, dis à ton père que tout ça est faux. Allez, dépêches-toi.
Hiashi fusille sa femme du regard et en un bond, se retrouve près d'Hanabi à qui il prend le bras.
- Je déteste qu'on me mente Hanabi alors réponds-moi. Est-ce que c'est vrai qu'Hinata n'a jamais posé les mains sur toi ?
Hanabi se mord les lèvres et détourne les yeux de son père. Sa mère pousse un cri et la secoue pour qu'elle démente les propos de son père mais ses lèvres restent closes.
- Je crois bien que nous avons la réponse.
Il la relâche puis me dévisage.
- As-tu une idée de qui peut être le vio...viol...violeur d'Hinata ?
Les mots ont du mal à sortir de sa gorge. Je me doute bien de ce qu'il peut ressentir. Savoir que l'on a en quelque sorte contribué au viol de sa propre fille doit être dur à encaisser. Il y a tout de même un point noir à élucider dans cette conversation. Pourquoi il se préoccupe plus de chercher le violeur alors que sa propre fille a écrit qu'elle les haïssait pour leur indifférence vis à vis d'elle . Incapable de tenir ma langue, je lui pose la question alors que Neji me fait de grands signes de mains pour que je ne parle pas.
- Ca ne vous fait rien de savoir qu'Hinata vous déteste, vous et tout le clan ?
Il se fige pendant qu'il se serre un petit verre de whisky puis porte le liquide jusqu'à sa bouche.
- Hinata déteste le clan depuis sa naissance, Naruto.
Il n'en dit pas plus et se rassoit près de sa femme et de sa fille. Neji lui reprend sa place près de Sasuke et lui effleure doucement la main. Geste qui ne m'échappe pas et qui me confirme qu'ils sont plus proches que je ne le pensais.
- Que voulez-vous dire par là ?
Il ne m'accorde pas un seul regard et a l'air perdu dans ses pensées. Hanabi a toujours la tête baissée et sa mère lui jette de temps en temps des regards de tristesse. Elle doit sans doute se demander ce qui a bien pu pousser sa petite fille de cinq ans à mentir sur un fait aussi grave qui a conduit sa fille aînée à être reniée comme * héritière du clan. Moi à sa place je me demanderais quels autres mensonges Hanabi a-t-elle proférée pour ne pas être ignorée.
Pendant un quart d'heure, aucune parole n'est prononcée, chacun perdu dans ses pensées. Ce n'est qu'à l'arrivée d'un policier essoufflé que tout le monde reprend conscience avec la réalité.
- Excusez-moi de vous déranger monsieur Hyûga mais nous avons des informations sur votre fille à vous donner.
Hiashi ouvrit grand les yeux puis invite le policier à s'asseoir tout en lui tendant un verre d'eau. Celui-ci, après s'être désaltérer, prend le petit dossier jaune qu'il a sous le bras et le tend à Hiashi.
- Ce sont les informations que nous venons de recevoir. Il y a deux heures, votre fille a retiré une somme assez conséquente de ...
Il s'arrête de parler en nous scrutant du coin de l'œil. Hiashi qui a remarqué son arrêt lui demande de poursuivre mais le policier s'y oppose.
- Est-ce que nous pourrions en parler en privé ? Je crois savoir que ces personnes ne sont pas de votre famille.
Tout en disant cela, il pointe Sasuke du regard puis moi avant de revenir à Hiashi. Le père d'Hinata nous regarde à son tour avant de replonger son nez dans le dossier.
- Vous pouvez continuez en toute tranquillité. Ces personnes sont des proches de la famille, il n'y a rien à craindre d'eux, ils n'iront pas informer la presse.
Le policier acquiesce la tête et poursuit son rapport.
- Je disais donc que votre fille avait retiré de l'argent sur son compte. Nous avons aussitôt appelé la banque et il se trouve que celle-ci se trouve Amérique, à Manhattan plus précisément. Sauriez-vous pourquoi elle a choisi Manhattan comme lieu de fugue ?
Hiashi sort la tête du dossier et jette un œil à sa femme avant de répondre.
- Il n'y a rien d'étonnant à cela. Hinata est née à Manhattan et d'aussi loin que je m'en souvienne, elle a toujours voulu y habiter.
En racontant cela, un petit sourire vient orner ses lèvres. Il ressemble plus à un père de famille comme ça. Ne désirant pas connaître la suite de l'enquête maintenant que je sais où est Hinata, j'informe Hiashi de mon départ et lui demande de me donner des nouvelles si jamais il y a du nouveau sur Hinata. Neji décide de rester mais voit à contrecœur que Sasuke rentre avec moi. Il nous salue une dernière fois sur le pas de l'entrée et nous recommande d'être prudents comme il le fait toujours.
Au retour, Hiashi nous prête son chauffeur quand il remarque que je tombe de fatigue. Ma fièvre doit encore être présente. Nous arrivons à l'appartement une heure et demie plus tard car il y a eu des embouteillages sur l'autoroute. A peine ai-je mis les pieds dans ma chambre que je m'endors sans manger. Sasuke essaie de me réveiller pendant la nuit pour que je grignote mais il abandonne vite fait quand il voit que je suis incapable de tenir debout.
Ce n'est qu'au petit matin, vers cinq heures que je me sens enfin en pleine forme. Je prends d'abord une douche avant de manger. La cuisine baigne dans une obscurité assez agréable et c'est une demi-heure après que j'en ressors le ventre plein. En passant devant la porte de la chambre d'ami, je vois un peu de lumière filtré par la porte, j'ouvre un peu celle-ci pour voir que Sasuke est allongé sur le lit avec un livre en main. Il ne semble par remarquer ma présence et continue à tourner les pages de son roman. Je me mets dans l'embrasure de la porte et l'observe pendant quelques minutes à son insu, même si on est plus ensemble, je ne peux pas m'empêcher de toujours l'aimer. Pour moi, c'est mon idéal masculin, le garçon que j'ai toujours eu envie d'avoir. Ce n'est pas seulement sa beauté qui m'a attiré, quand je suis en sa présence je me sens tout simplement bien dans ma peau. Il m'apporte un sentiment de sérénité que je n'ai jamais ressenti, je me doute aussi qu'il ne sache pas ce qu'il me fait ressentir. Il doit sans doute penser que je *ressens pour lui qu'une amourette de jeunesse. Si seulement ça pouvait être vrai, j'aimerais tellement que mon amour pour lui ne soit que passager. Trop perdu dans mes pensées, je ne vois pas que Sasuke me regarde à son tour, ce n'est que quand il se racle la gorge que je vois le livre replié sur ses jambes et lui me toisant.
- Tu n'arrives plus à dormir, Naruto ?
Il me fait signe de m'approcher puis tapote le lit à côté de lui.
- Je me suis réveillé très tôt ce matin, mon ventre criait famine. Et toi, pourquoi tu lis à cette heure ?
- Je n'ai pas envie de dormir. Toute cette histoire avec Hinata m'épuise, je crois bien qu'il me faut du temps pour encaisser le fait qu'elle s'est faite violer à une fête à laquelle j'étais.
Je l'observe perplexe, attendant qu'il développe sa phrase.
- Tu te demandes sans doute comment j'ai pu être à cette fête alors que seuls les membres du clan y étaient ? En fait ce jour là mon père devait voir le père d'Hinata pour une affaire. Comme il faisait nuit, Hiashi a proposé que nous restions jusqu'au matin et de profiter de la fête. Mon père a bien sûr accepté, on est reparti le lendemain matin aux aurores. D'ailleurs c'était la première fois que je restais dormir là-bas.
Il finit sa phrase en se passant les mains dans les cheveux pour ensuite m'adresser un merveilleux sourire. Je réponds à son sourire et continue de lui poser des questions.
- Tu n'as rien remarqué de bizarre quand tu étais là-bas ?
Il se frotte la joue et ferme les yeux pour se remémorer la soirée.
- Je ne pense pas. Il y avait beaucoup de mondes en tout cas, tous les invités étaient rassemblés dans le hall si je me souviens bien. Le seul fait marquant c'est que les moins de vingt ans ont réquisitionnés une petite salle pour pouvoir boire de la vodka. Je me rappelle même que certains étaient tellement saouls qu'ils vomissaient dans les pots de fleurs. C'était vraiment pas beau à voir.
- J'imagine. Par hasard est-ce que tu sais si Hanabi était à la soirée ?
- Je crois bien l'avoir aperçue une ou deux fois. Elle se mettait toujours devant la porte de la salle et scrutait dehors. Ses copines se moquaient d'elle en lui demandant si elle attendait son prince charmant mais elle les remarquait à peine. Je n'ai plus fait attention à elle après, j'étais trop fatigué.
Je ne lui réponds pas, me contentant de dessiner des petits ronds sur le lit. Il ne me dit rien jusqu'à ce que je fasse mine de me lever.
- Où est-ce que tu vas ?
- Je vais aller me coucher, J'ai encore sommeil. Bonne nuit.
Je quitte le lit et au moment où je touche la porte, Sasuke me tire jusqu'à lui et je retombe sur son torse.
- Qu'est-ce que tu fais, Sasuke ?
- Reste avec moi, Naruto, s'il te plaît.
Je me tourne de façon à être face à son visage. Je n'ai jamais vu Sasuke avoir cette expression, il me supplie littéralement du regard de rester avec lui. Sa prise sur mon torse s'affermit de minute en minute. Il ne quitte pas mon visage des yeux alors que je sens une rougeur montée sur mes joues.
- Tu veux bien dormir avec moi ce soir ?
La gorge trop nouée pour parler, j'acquiesce lentement et lui demande de me relâcher pour que je puisse me coucher. Il m'adresse un autre sourire avant de me faire une grande place sur sa droite. Je m'installe entre les draps et Sasuke range son livre pour ensuite éteindre la lumière. Il ramène la couverture sur lui puis me souhaite bonne nuit avant de s'endormir. Du moins c'est ce que je crois quand il commence à me parler.
- Tu sais, je t'ai toujours aimé Naruto.
Je me relève en sursaut et le scrute dans l'obscurité.
- Qu'est-ce que tu as dis ?
Il se relève à son tour puis allume la petite lampe de chevet près du lit.
- J'ai dis que je t'ai toujours aimé.
- Pourquoi tu me dis ça maintenant, Sasuke ?
Il ne répond pas tout de suite et se mord la lèvre inférieure.
- J'ai pensé que je devais te le dire.
Non, non...pourquoi a-t-il fallu qu'il me dise ça maintenant ? Veut-il que je ne l'oublie jamais ? Veut-il que je souffre toujours ?
- Tu n'aurais pas dû me le dire. Tu n'avais pas le droit, Sasuke. Tu n'avais pas le droit.
Il baisse la tête et triture les plis du drap. Cette conversation que nous devions avoir depuis deux mois arrive aujourd'hui. Il ne peut plus reculer face à moi, autant qu'il me dise la vérité maintenant plutôt que d'attendre. Je n'ai pas envie que notre histoire se termine sur des non-dits et des malentendus.
- Je sais bien que je n'en ai pas le droit. C'est juste que je devais te le dire vu que tu penses que je ne t'ai jamais aimé.
- Je ne le pense pas Sasuke, c'est la vérité. Quand Neji t'a demandé si tu m'aimais tu n'as rien répondu, tu t'es juste contenté de me fixer sans avouer tes sentiments.
- A ce moment là je ne pouvais rien dire. Je ne sais plus quoi faire en ce moment, mes sentiments sont brouillés dans ma tête. Je ne sais plus où j'en suis. Je t'aimais, pourtant je t'ai trahi. Je m'en veux tellement de t'avoir fait souffrir, je ne voulais pas te faire de mal. Tout était plus simple avant l'arrivée de Neji.
- Tu veux dire que tu m'aimais ? Tu ne jouais pas juste avec moi ? Tu m'aimais vraiment ?
Sasuke relève la tête brusquement, les yeux écarquillés.
- Je n'ai jamais joué avec toi, Naruto. J'étais sincère quand je t'ai demandé de sortir avec moi, ce n'était pas pour rien. Comment as-tu pu croire une chose pareille ?
- C'est juste que...tu sembles tellement complice avec Neji que je me suis dit que tu sortais avec moi pour passer le temps.
Il se rapproche de moi jusqu'à toucher mes doigts qu'il caresse doucement.
- Je n'aurais jamais fait une chose pareille, tu comptes bien trop à mes yeux, Naruto.
Un léger blanc s'ensuit pendant lequel nous ne faisons que nous regarder. Sasuke caresse toujours mes doigts en me regardant. Moi, je tente de remettre de l'ordre dans mes pensées. Si Sasuke dit m'avoir aimé c'est que cela doit être vrai, je ne vois pas pourquoi il me mentirait. La seule chose qui me chagrine c'est qu'il a conjugué ça à l'imparfait. J'aurais bien aimé qu'il dise qu'il m'aime encore. Même si ça atténue un peu ma douleur, je souffre toujours autant. Sans que je ne m'en rende compte, Sasuke se rapproche doucement de moi jusqu'à frôler mon corps. Le temps que j'en ai conscience, sa bouche se pose sur la mienne pour un baiser. Au début il ne fait que poser ses lèvres sur les miennes mais voyant que je ne le repousse pas, il lèche ma lèvre supérieure avec le bout de sa langue. Je le laisse faire, attendant de voir jusqu'où il compte aller. Après plusieurs secondes, il mordille mes lèvres pour que j'ouvre la bouche, chose que je fais en essayant de réprimer un petit geignement de douleur. Sasuke n'y fait pas attention ou bien ne le remarque pas, il continue d'envahir ma bouche et bientôt nos langues se rejoignent dans un ballet sensuel jusqu'à ce que je ne puisse plus distinguer la mienne. Pendant qu'il m'embrasse, une de ses mains entreprend de m'enlever mon pantalon pendant que l'autre titille mes tétons. Je pousse un cri de plaisir, séparant ainsi nos deux bouches, Sasuke s'emploie alors a poser des baisers dans mon cou. Je ressens de légères piqûres à l'endroit où se trouvent ses lèvres que je désire, j'en déduis qu'il me fait des suçons . La main qui déboutonnait mon pantalon s'arrête quand celui-ci se retrouve sur mes chevilles et part à la conquête de mon sous-vêtement . De mon côté j'essaie d'enlever son boxer j'y parvient quand Sasuke me donne un coup de main. Il se retrouve alors nu alors que moi je suis encore en t-shirt. Sur le coup je ne pense pas à ce qu'on est en train de faire, ni à ce que Neji risque de ressentir. Seul la présence et l'odeur de Sasuke compte à mes yeux. Sasuke délaisse mon cou pour descendre mordiller mes tétons. Il les coince entre ses dents et les mord un peu avant de les lécher. Je pousse un cri de douleur quand il le pince trop fort mais Sasuke trop concentré n'y fait toujours pas attention, totalement dans son excitation . Au fur et à mesure je sens le désir monté en moi, je pousse un gémissement d'extase quand inconsciemment Sasuke frotte son membre dur contre le mien encore entravé par un petit bout de tissu. Il répète le geste encore et encore jusqu'à ce que je lui demande d'arrêter s'il ne veut pas que je jouisse de suite. Il me répond de me retenir encore un peu, que ce n'est pas encore fini. Lentement, comme un serpent, il trace un chemin sinueux qui part de mes tétons jusqu'à mon sous vêtement. J'ai l'impression que ce sont des traînées de lave qu'il laisse derrière sa langue. Bien trop tôt, il arrive à mon boxer où il voit mon membre complètement érigé.
- Je ne savais pas que je te faisais tant d'effet, Naruto.
Il ne me laisse pas le temps d'y répondre que déjà ses mains caressent mon membre dans un rythme lent. Je me crispe aussitôt tant le plaisir me traverse le corps. Bougeant des hanches, je me frotte encore plus à sa main pour qu'il aille plus vite.
- Plus vite Sasuke.
Il fait semblant de ne pas m'entendre et relâche mon sexe pour mon plus grand regret. * Il remonte tout doucement se retrouve face à moi, dépose un baiser sur mes lèvres et me susurre à l'oreille.
- En veux-tu plus ?
Rien que le ton de sa voix sensuelle et ainsi que sa phrase me donne envie de jouir. C'est la première fois que Sasuke manifeste l'envie d'être le dominant avec moi. C'est même la première fois qu'il manifeste l'envi de me prendre. j'ai même l'impression qu'il me veux plus que tout, qu'il m'aime, quelle ironie, dire qu'il a fallut que nous ne soyons plus ensemble pour qu'il me le montre.
Cependant je remets assez vite mes idées en place et me frotte de manière suggestive.
- S'il te plaît, Sasuke, prends-moi.
Ma réponse à l'air de lui plaire puisqu'il n'hésite pas à empoigner mon sexe à nouveau en instaurant cette fois un rythme un peu plus rapide. Conscient que je suis le seul à prendre du plaisir, j'entoure sa taille de mes jambes et emprisonne son membre entre mes doigts. Sasuke pousse un grognement avant de m'embrasser sauvagement, j'ai la sensation qu'avec se baisé Sasuke veux me dire quelque chose. Les seuls bruits qui se font entendre sont mes cris de plaisir et les grognements bestiaux de Sasuke. Voyant que je suis sur le point de jouir, il retire sa main de mon membre puis entreprend de me déshabiller complètement. Une fois nu, il me présente trois doigts que je prends avec gourmandise en bouche pendant qu'il s'affaire à triturer me tétons. Je veille à bien les lubrifier pourque ce ne soit pas désagréable, après quelques secondes, je fais comprendre à Sasuke qu'il peut commencer à me préparer. M'adressant un petit sourire encourageant, il descend sa main jusqu'à mon intimité puis entre un de ses doigts doucement tout en faisant attention à ne pas me faire mal. Je ressens un petit pic de douleur vite passé quand Sasuke vient m'embrasser. Il remue son doigt dans mon intimité de sorte à l'élargir. Au début je ressens une gène, Sasuke a dû le remarquer car pour me distraire il prend mon sexe en main et me masturbe. Il sort son doigt de mon intimité puis le fait rentrer mimant ainsi l'acte sexuel. Une fois habitué à cette présence dans mon corps, il entre un second doigt qui passe inaperçu puis le troisième doigt qui fait naître en moi une douleur aigue. Pour ne pas que je me contracte au risque d'avoir mal; Sasuke me murmure les mêmes mots encourageants que je lui ai servi lors de notre première fois, du moins pour moi.
Bientôt les va-et-vient de ses doigts dans mon entrée deviennent assez plaisants, au point que je demande à Sasuke de me prendre maintenant. Il me demande une dernière fois si je ne veux pas encore attendre, à ma négation, il écarte mes jambes au maximum, place son sexe devant mon intimité, me regarde pour avoir mon autorisation qui viendra grâce à un hochement de tête que je fais inconsciemment pris dans l'excitation du moment . Il salive un peu sur son membre en guise de lubrifiant puis me pénètre. J'agrippe aussitôt les draps tellement la douleur est grande et entrevois même de demander à Sasuke d'arrêter mais je me ravise au dernier moment. Il a fallu beaucoup trop de temps pour qu'il prenne l'initiative de me faire sien, qui sait s'il voudra de nouveau coucher avec moi. Ravalant mes quelques larmes, je bouge un peu mes hanches accélérant l'avancée de son pénis en moi. Une fois son membre entier en moi, il patiente un peu le temps que je m'habitue à sa présence puis essuie les larmes qui ont quand même coulés sur mes joues.
- Tu es magnifique, Naruto.
D'une poussée, il sort de mon entrée et repénètre aussitôt dans celle-ci, me faisant hurler de plaisir et de douleur mêlés. Il recommence encore une fois en agrippant mes cuisses puis se jette sur mes lèvres telles un rapace. Je ne partage pas son baiser encore étourdi de plaisir. Il n'y accorde pas plus d'importance, il se relève et prend une de mes jambes sur son épaule de façon à ce que je me retrouve couché sur ma hanche gauche. Il ressort son membre une dernière fois me faisant hurler puis me pénètre lentement comme pour contraster avec la violence dont il a fait preuve plus tôt. Il continue sur ce rythme lent, frappant à chacun de ses passages ma prostate. Je ne sais pas comment j'arrive à me retenir pour ne pas jouir mais tout ce que je souhaite à ce moment là, c'est de garder quelque chose de cette soirée. Pour m'empêcher de venir trop tôt, Sasuke serre la base de mon sexe et accélère le rythme de ses pénétrations. Je ne peux m'empêcher de crier tellement l'extase est proche. J'ai l'impression de voir le ciel se rapprocher à chaque fois qu'il touche ma prostate. De mes yeux recouverts d'un voile de plaisir, je vois le visage de Sasuke d'où transparaît le plaisir, le désir, ainsi que... que de l'amour. Les yeux fermés, les gouttes de sueurs descendantes sur son torse, sa bouche ouverte en un cri muet, il est l'image même de la luxure. Cette vison pourrait me faire jouir si seulement mon membre n'était pas entravé.
Après quelques minutes de pilonnage intense, je sens le membre de Sasuke gonfler de plus en plus, preuve de sa jouissance future. Sasuke ouvre les yeux et se penche vers moi pour un dernier baiser cette fois doux et plein d'affection. Il sort son membre de mon intimité, tombe à côté de moi, d'un murmure il me demande de me mettre sur lui et je souris à l'idée qu'il a eut. Un peu maladroitement et les jambes en coton, j'arrive à me hisser sur le haut de ses jambes avec son aide et m'empale lentement sur son membre. Un même cri sort de nos bouches, remuant les hanches, je me soulève et me laisse retomber sur son membre dur. Sasuke empoigne mes fesses et les fait mouvoir pour obtenir plus de sensations. une de ses mains délaisse ma croupe et prend mon membre en main et commence à le masturber. Après plusieurs mouvements, il me fait signe de me baisser puis m'embrasse tendrement. C'est à ce moment là que la jouissance nous prend tous les deux et que je me déverse dans ses mains tandis que lui se vide en de longs jets dans mon intimité. Nous restons essoufflés l'un sur l'autre avant que je n'esquisse un mouvement pour m'allonger. Mais Sasuke ne voit pas les choses de cette manière puisqu'il me colle à son torse et pose une main ferme sur mes fesses.
- Restons un moment comme ça, s'il te plaît.
Je trouve cette demande tellement bizarre venant de lui que je me surélève un peu, remuant sans le vouloir les hanches, ce qui nous amène un petit pic de plaisir vite parti, avant d'arrêter de bouger.
- Je vais avoir mal si je reste comme ça. Laisse-moi au moins descendre.
Il fait semblant de réfléchir puis sort son membre de mon intimité pour me permettre de m'installer confortablement.
Une fois bien installés, il éteint la lampe de chevet puis rapproche nos corps, mêlant ainsi nos jambes et nos mains. Après s'être assuré que j'étais bien couvert, il me souhaite une bonne nuit alors qu'il est six heures du matin et s'endort aussitôt. Je le rejoins bien assez vite dans les bras de Morphée songeant à ce qui venait de se produire et je me dit que Je suis heureux que Sasuke m'ait fait l'amour, cela montre peut-être qu' il m'aime encore .
Pour la première fois depuis des mois, je me sens enfin bien, tout simplement.
