Et voilà un chapitre un peu en avance ! Je me suis finalement décidée sur un lieu pour cette histoire. La Carneille (vous pouvez chercher sur google maps). Je ne connais absolument pas ce village mais c'est ce qui m'a semblé le plus approprié. C'est dans cette région que je l'imaginais et il y a une forêt pas loin pour les quatre heures de nos vampires préférés ! Donc nous dirons qu'en 1944, il y avait à La Carneille un hôpital militaire et un couvent de bonnes sœurs !
J'espère ne pas vous décevoir avec ce chapitre !
Un grand merci à evid3n-ce, Nonni, Laurie, Clzmznce et flo1359 pour leurs reviews encourageantes !
Halay : Je suis désolée de ne pas t'avoir répondu la dernière fois, j'ai mis le chapitre en ligne avant de me rendre compte que tu avais mis une review dans la nuit. C'est bien dommage que les Docteurs Cullen ne soient pas stationnés en Normandie ... sinon je serai venue plus souvent visiter ma famille ... et tomber malade lol
Flora : J'ai eu un cours entier sur la réunion l'an dernier en géographie de la France, de ses climats, à ses reliefs en passant par son organisation touristique. Je pensais bien que tu étais de là-bas mais je voulais confirmation. Contente que ces deux derniers chapitres t'aient plus !
Lectrice : Non je n'ai toujours pas trouvé ... peut-être assouviras-tu ma curiosité ?! Et ne t'en fais pas, je ne me suis absolument pas vexée. j'accepte toute critique du moment qu'elle est constructive, c'est comme ça qu'on progresse !
Lill : Maybe Baby est toujours en stagnation totale. J'ai déjà du mal à clôturer Mademoiselle Swan dans les temps alors ... Peut-être les vacances m'aideront-elles un peu à avancer ?!
Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.
- Chapitre 13 -
- Mademoiselle Swan -
La nuit avait été courte mais le peu de repos que j'avais pu trouver était le bienvenu.
Bien que tout ce soit très vite enchainé dans l'après-midi de la veille, c'était la frustration de plusieurs longues journées que j'avais évacuée en vidant mon sac auprès du docteur Cullen. A présent j'espérais une chose, qu'il réagisse. Je me fichais de savoir comment ; Mais je voulais qu'il fasse un choix. Qu'il m'ignore totalement ou bien qu'il me traite comme n'importe quelle autre infirmière mais que son inconstance cesse.
« Si vis pacem para bellum »
C'était ce que mon père me chuchotais avant de se lever de son fauteuil quand il allait régler un désaccord avec ma mère. C'était exactement ce que j'avais fais, accuser directement Edward, le confronter pour régler les problèmes. Ou du moins mon problème car lui ne semblait pas avoir de problèmes avec la situation qu'il avait initiée.
C'est avec une partie de ma bonne humeur retrouvée et un peu moins de frustration dans mes bottines que je quittai le couvent avec le groupe habituel.
Les hommes marchaient devant, leurs outils sur l'épaule et la sacoche de leur déjeuner pendant à leur côté ; venaient ensuite les infirmières et quelques femmes qui se rendaient au village qui parlaient avec animation et avançaient d'un pas rebondissant et plein d'entrain ; enfin, à l'arrière se trouvaient les sœurs qui allaient réconforter les soldats à l'hôpital, marchant d'un pas calme et discipliné. Sans avoir leur grâce religieuse, je n'avais pas non plus l'enjouement de mes collègues.
J'allais à l'hôpital avec hésitation ce jour là. Je voulais m'y rendre et avoir des réponses, mais je craignais que mon explosion de la veille n'ait servie à rien, et si cela était le cas, je ne voulais pas revoir Edward Cullen.
Lorsque nous pénétrâmes dans le bâtiment de l'hôpital, je me dirigeai immédiatement vers le mur du fond pour suspendre ma cape. Je récupérai le tablier attaché au crochet et le remplaçai par mon vêtement. Je nouai ma blouse pour protéger ma jupe et ma chemise, puis me retournai pour commencer ma garde. Edward Cullen était devant moi. Je le fixai une seconde, attendant qu'il parle, avant de durcir mon regard devant son silence.
« Mademoiselle Swan je … » Commença-t-il avec hésitation.
Il ne semblait pas savoir quoi dire et cela m'agaça. Je lui avais dis moins de huit heures plus tôt que je ne supportais plus ses changements et ses indécisions, et voilà qu'il se présentait à moi pour me parler, sans pour autant savoir quoi dire.
« Êtes-vous certain de vouloir me parler ? » Lâchai-je malgré moi. « Vous devriez y réfléchir quelques temps, peut-être aurez-vous changé d'avis dans dix minutes. » Claquai-je avant de le contourner et de partir travailler.
Après cette brève altercation, il ne tenta pas de m'approcher de nouveau mais passa les heures qui suivirent dans les mêmes pièces que moi. Lorsque je relevais les yeux d'un patient, je pouvais être sure de le voir dans la pièce. Et lorsque j'étais autrement occupée, je ne pouvais m'empêcher de me sentir observée. Même distant et silencieux, Edward Cullen me mettait dans tous mes états.
La fin de ma garde arriva comme une bénédiction. Je n'avais fait que changer des pansements ce matin là, ma garde pouvait donc presque être qualifiée d'agréable, mais le manque de sommeil de cette nuit rendait mes paupières lourdes et mes pieds douloureux. Sans me questionner davantage, je rejoignis l'étage et la chambre au fond du couloir rendue déserte par le froid qui s'immisçait toujours par le carreau cassé.
A peine me fus-je glissée sous les couvertures que mes yeux se fermèrent et je m'endormis paisiblement.
Mon réveil fut néanmoins plus agité. En effet, lorsque j'ouvris les yeux, mon regard tomba immédiatement sur le plateau posé sur la table centrale. Il avait recommencé !
D'un geste énervé, je repoussai les couvertures et me rhabillai rapidement, mes yeux lançant des éclairs au repas qui, quelques jours plus tôt, illuminait mes journées.
Une fois mes bottines relacées et mon tablier noué, j'avançai à grands pas vers le centre de la pièce. En plus du repas fourni par les cuisines, il y avait l'habituelle pomme à la forme parfaite dont le goût serait surement exquis, mais ce qui attira davantage mon attention, ce fut le carré de papier appuyé contre le verre d'eau.
Je m'en saisis rapidement et le rapprochai de mon visage. Un simple Mademoiselle Swan indiquait le nom du destinataire. Je dépliai le pli pour trouver deux pages noircies d'une écriture fine, régulière, élégante, me narguant de sa perfection.
Ma première envie fut de m'en débarrasser, mais ma curiosité l'emporta et je commençai ma lecture.
La Carneille 28 Octobre 1944
Mademoiselle,
Pardonnez mon insistance, je sais que vous ne voulez pas m'entendre mais j'ose espérer que vous accepterez de me lire. Le but de cette lettre n'est en aucun cas de vous offenser et je vous offre d'avance mes excuses si, par malheur, je vous contrariais.
Je n'ai pas réellement de réponse à offrir aux propos que vous avez tenus hier soir, mais je ne peux aucunement nier que vos accusations sont toutes, malheureusement, justifiées. Je me suis comporté comme un rustre avec vous mais j'ose demander votre pardon, en vous faisant le serment que je ne serai plus, auprès de vous, que le plus irréprochable des gentlemen. Vous pouvez être assurée qu'il n'a jamais été dans mon intention de jouer avec votre raison ou vos sentiments, sur ce point encore, je vous apporte mes plus plates excuses.
Je ne peux pourtant vous donner d'explications quant à mon comportement, si ce n'est peut-être l'irrésolution.
En effet votre personne me trouble. Jamais encore je n'ai dû subir ce genre de réactions lors d'une rencontre et, alors qu'une partie de moi brûle d'apprendre à vous connaitre, ma raison ne cesse de me rappeler que je ne le devrais pas. Ne prenez pas offense, il ne s'agit pas de vous, mais bien de moi. Le meilleur pour vous serez que je m'abstienne de vous fréquenter et que vous évitiez toute proximité avec moi. C'est lorsque cette vérité se rappelle à mon bon souvenir que je deviens l'être abominable que vous avez pu entrevoir à de nombreuses reprises.
Je ne sais toujours pas si ma raison sortira victorieuse de cette lutte, mais je vous jure que le lunatique et l'inconstant que vous avez vus en moi, ne feront plus d'apparitions.
J'espère, mademoiselle, que vous comprendrez mes raisons même si vous ne les trouvez pas valables, et que vous accepterez mes excuses les plus sincères quant au mal que j'ai pu vous causer.
Sincèrement.
Edward Cullen
Mes yeux se fixèrent un moment sur son nom engravé sur le papier avant que je ne sorte de ma torpeur. D'un geste hésitant, je repliai sa lettre et la glissai dans la poche de ma jupe.
Sûr il avait insisté alors que j'avais refusé de l'écouter, mais c'était justement cela qui me réconfortait. Depuis la veille je m'étais montrée tout aussi abominable que lui, l'envoyant promener chaque fois qu'il tentait de m'approcher, et pourtant il avait tout fait pour s'expliquer, et surtout, s'excuser. Il demandait mon pardon alors que j'étais tout aussi coupable que lui. Ou du moins, tout aussi coupable dans le domaine de l'impolitesse.
Je ne savais plus vraiment quoi faire maintenant. Continuer à lui tenir rancœur ne serait pas charitable.
Aller lui parler n'était pas envisageable. Il ne semblait pas encore décidé quant à l'attitude qu'il adopterait envers moi à l'avenir, et il serait mal venu de ma part de le forcer à interagir avec moi pour ensuite lui reprocher ses hésitations.
Mais une chose était certaine, sa lutte interne m'intriguait. Que pouvait-il bien vouloir dire lorsqu'il écrivait qu'il valait mieux pour moi qu'il ne m'approche pas ?
Le carillon installé au bout du couloir sonna dix coups, indiquant qu'il était vingt-deux heures et ainsi, le début de ma garde de nuit. Et par la même la fin de celle du docteur Cullen.
Sans prendre la peine de manger, je récupérai néanmoins la pomme et me précipitai au rez-de-chaussée avec la modération suffisante pour rester sur mes pieds.
J'arrivai en bas légèrement essoufflée et trébuchai sur la dernière marche. Je réussi à rester debout en m'accrochant à la rambarde comme une forcenée, mais le bruit de mes talons claquant sur le carrelage attira l'attention sur moi, me faisant évidemment rougir comme une écrevisse. Lorsque j'osai relever les yeux du sol une fois que chacun eut reprit son chemin, mon regard se posa sur la porte qui menait vers l'extérieur.
Son manteau sur le dos, prêt à partir, Edward Cullen me regardait. Le fait qu'il ait assisté à ma presque chute me fit me sentir encore plus ridicule, et je renonçai à l'idée d'essayer de lui parler.
A la place, je lui adressai un sourire timide, essayant de lui faire comprendre ce que je ne pouvais dire.
Je vous pardonne.
Je m'accorde une semaine de vacances chez mon papa (chose que je n'ai pas faite depuis le mois de mai) et je serais donc dans l'impossibilité de poster la semaine prochaine. NÉANMOINS, je compte mettre un chapitre en ligne samedi matin avant mon départ ce qui fera deux chapitres en huit jours au lieu de dix.
La suite, donc, le samedi 20 février ! D'ici là, j'aimerai crouler sous les reviews !!
