Coucou tout le monde, la suite arrive et vouii après plus de deux mois, je sais ce n'est pas bien mais bon je n'abandonne pas surtout une RL/HP.

Juste pour ceux que ça intéresse dans une semaine et demie, je vais poster la suite d'un été inoubliable et pour ceux qui n'ont pas vu et seraient intéressé j'ai commencé en UA une RL/HP ben vouii on ne change pas les couples…

La dernière fois, Harry et Remus avaient fini la nuit dans le même lit après une soirée chez les Weasley assez compliquée. Que va-t-il se passer ?

Merci à tout le monde.

Bonne lecture et à bientôt…

Chapitre 13 :

Il ne restait plus que quarante-huit heures avant la prochaine pleine lune et une journée avant que je ne m'enferme dans la pièce aménagée. Je devais admettre toutefois que pour l'instant, contrairement à toutes mes craintes, je n'avais souffert jusqu'alors d'aucune vraie crise de manque de potion tue-loup. Seul, un lancinant mal de tête m'accompagnait ses derniers jours et je savais qu'il ne prendrait fin qu'après la pleine lune.

Molly n'avait pas repris contact avec nous depuis notre dernier repas au Terrier, j'étais sûr qu'elle devait tout faire pour se réfréner et ne pas débarquer ici à l'improviste. Je me l'imaginais sans peine, faisant les cent pas dans la petite cuisine de la maison bancale, prenant à partie son mari, lui hurlant de faire quelque chose, qu'il était trop dangereux qu'Harry reste dans mon appartement auprès d'un hybride, que je pouvais être victime d'un accès de rage et le blesser involontairement et Arthur d'essayer de réconforter sa femme.

Pour l'instant, cependant tout ceci me semblait loin, très loin de moi, dans une autre réalité. J'étais actuellement, tout simplement allongé dans mon lit, Harry contre mon torse, respirant profondément sa douce odeur si entêtante. Depuis le retour de ce repas assez mouvementé chez nos amis, tous les soirs, le même rituel se produisait, Harry et moi passions la journée à divers menus travaux domestiques ou à des cours en DCFM pour l'aider dans son futur combat avec Voldemort, puis nous montions chacun dans sa chambre et sur les coups d'une ou deux heures du matin, Harry frappait de légers coups contre la chambranle de la porte de ma chambre. A chaque fois, il me demandait avec ses grands yeux emplis de mélancolie et d'incertitude la permission de se coucher ici et il finissait sa nuit dans mon lit. Je n'arrivais pas à lui dire non alors que je le devrais et de même, il me paraissait juste impossible que nous nous rendions ensemble dans ma chambre, cela me faisait peur, cela rendrait notre relation encore plus tangible, encore plus vitale.

Je me sentais totalement perdu, tiraillé entre deux réalités inconciliables. D'un côté, je me rendais compte que la présence d'Harry auprès de moi m'apaisait, me faisant oublier tout ce qui n'était pas lui et qu'il me devenait de plus en plus nécessaire qu'il reste à mes côtés, mais d'autre part, je ne pouvais concevoir que cette situation perdure, il était évident que ce jeune homme devrait partir pour rejoindre les autres, ses amis. Au fond de moi, je savais bien que je ne lui apporterais jamais rien de bon, mis à part l'opprobre et la honte. Et puis, après sa victoire face à Voldemort, dont je ne doutais pas un instant, il se reconstruirait à l'abri de tous ceux qui l'ont toujours pourchassé, les journalistes de la gazette des Sorciers, le Ministère, il se réfugierait auprès de ses amis de toujours et de nouvelles connaissances avec qui il n'aurait pas seulement à partager des deuils communs et je reprendrais naturellement la même place qu'auparavant, le seul lien vivant entre lui et ses parents, dans l'ombre, comme un vieux souvenir que l'on ne peut oublier.

Alors que mes idées se faisaient moroses et que je n'arrivais pas à m'endormir, je sentis Harry bouger tout contre moi, il donnait l'impression de se battre contre une force invisible. Si les premières nuits cela m'avait beaucoup surpris, je commençais à en avoir l'habitude, Harry revivait dans son sommeil, les moments les plus horribles et les plus douloureux de sa vie. Souvent, dans un état proche d'un demi-sommeil, il se mettait à pleurer, à parler à Sirius, Cédric Diggory, Albus. Systématiquement, alors, je faisais glisser ma main le long de son dos fin et je le réconfortais comme je le pouvais, lui murmurant des paroles rassurantes, mes lèvres frôlant son front moite. Généralement, sa respiration très saccadée finissait toujours par se calmer et je sentais son souffle chaud contre mon cou, contre ma peau redevenir normal.

Mais cette nuit-là, la crise fut plus forte, Harry n'arrivait pas à se réveiller et à se calmer, il s'accrochait à mon tee-shirt désespéramment et je l'entendais supplier et gémir : « Non, pitié, non, ne faites pas cela. » Des larmes abondantes coulaient sur ses joues. Quelque chose n'allait pas, c'était bien différent par rapport aux autres crises, je me relevai et secouai Harry, espérant qu'il revienne alors à lui mais rien n'y faisait, au contraire.

« Mon petit chéri, reviens, s'il te plaît. Qu'est-ce qui se passe ? »

Au lieu de me répondre et de sortir de son cauchemar, ses yeux se révulsèrent comme s'il était entré en transe et je compris. Il ne rêvait pas, Voldemort lui envoyait une vision. Harry avait eu l'occasion au cours de ce mois de m'expliquer que cela lui était déjà arrivé notamment au cours de sa cinquième année. Il n'en avait alors que peu fait état, comme Albus Dumbledore le souhaitait. Harry m'avait ainsi avoué qu'il s'était longtemps senti responsable des blessures infligées par Nagini à Arthur Weasley, étant dans le corps du serpent lorsque l'agression s'était produite et je craignais que quelque chose de très similaire ne se déroule sous mes yeux. Je me sentais tellement impuissant face à la situation, je devenais nauséeux. Les gémissements d'Harry se firent plus forts et plus fréquents, il se tordait littéralement de douleur à présent, il avait même plaqué une main contre sa cicatrice mais le plus effrayant fut quand à la fin, sa voix changea et se fit plus froide et sifflante comme celle du Lord noir lui-même.

« Severus, je n'aurais jamais cru que tu puisses me trahir. Avada kedavra ! »

Alors que j'étais sous le choc des mots que venait de prononcer Harry, littéralement tétanisé, je lâchai le corps du petit brun tandis que je sentis tout son corps se contracter subitement. Il prit une profonde inspiration, se réveillant enfin :

« Je… je… Rogue…

- Je sais, Harry. »

Machinalement, je passais ma main dans ses cheveux puis resserrais mon étreinte autour de son corps encore trop mince.

« Comment ?

- Tu as parlé durant ton sommeil… »

Pour ne pas plus l'inquiéter, je n'avouais pas qu'à la fin, il parlait avec une voix identique à celle de Voldemort.

« Il a voulu nous prévenir d'une attaque pire que la dernière fois à Pré-au-Lard, je l'ai vu, j'étais… j'étais là, je ne pouvais rien faire et, et...

- Chut, mon petit chéri, calme-toi, je sais bien que tu ne pouvais rien faire, tu n'y étais pas. »

Alors que je n'aurais jamais cru ça possible, Harry pleurait pour son ancien Professeur de Potions et moi, une fois de plus, je voyais disparaître une personne avec qui j'avais été à Poudlard et je me sentais encore plus vieux et plus seul que jamais. Pendant de longues minutes, je le gardais au creux de mon étreinte, le temps qu'il se calme et qu'il soit moins sous le choc. Je fredonnais une douce mélodie contre sa tempe comme ma mère le faisait en son temps, les nuits précédant ma transformation et je le berçais lentement.

« Harry…

- Oui ?

- Nous devons en parler aux autres, le danger n'est pas écarté. Si Severus était prêt à mettre en péril sa couverture et le payer de sa vie, le risque devait être bien réel et nous ne pouvons pas rester les bras croisés et nous devons en parler dès à présent aux autres.

- Tu en es certain ? »

Le ton de sa voix était inquiet, il ne donnait pas l'impression de vouloir quitter ce lit, mon étreinte. Je le repoussais doucement et le forçais à s'asseoir dans le lit.

« Parfaitement. Lève-toi, nous devons organiser une réunion de l'ordre de suite.

- Je… je. Ils ne vont jamais me croire, je sais ce que Ron et Hermione pensaient quand je leur ai parlé de Nagini au cours de ma cinquième année. J'avais l'impression d'être devenu fou, ils me regardaient avec… »

Tous les progrès qu'Harry avait faits ce dernier mois étaient balayés en l'espace d'une seule nuit et j'étais totalement pris au dépourvu. Je fis donc la seule chose qui me parut sensée, je l'embrassais très brièvement, voulant lui transmettre un peu de ma force.

« Chut… chut. Tout se passera bien, tu ne diras aux autres que ce que tu veux, d'accord ? »

Il n'eut pas la force de me répondre et se contenta simplement d'hocher la tête. Je me levai lentement, je sentais qu'il avait besoin de moi, il aurait voulu que je le prenne dans mes bras une nouvelle fois mais la réunion ne pouvait attendre.

« Je vais prévenir tous les autres qu'ils viennent d'urgence au Terrier. Prépare-toi, je t'attends en bas mon petit chéri. »

Je quittai alors la chaleur de mon lit et joignais tous les membres de l'ordre par cheminette. Je réussis à prévenir à ma grande surprise très facilement la plupart d'entre eux, comme s'ils avaient tous eu un mauvais pressentiment et qu'ils attendaient que quelqu'un vienne les avertir d'un drame. Un quart d'heure plus tard le fils de mon meilleur ami descendait le petit escalier, il me paraissait encore sous le choc, il jouait nerveusement avec la manche droite de son sweat gris. Il ne s'était pas passé dix secondes qu'il se jeta presque littéralement dans mes bras, nichant sa tête dans mon cou, sa respiration contre ma peau, nos deux corps s'alignant parfaitement.

« J'ai peur, Remus. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, nous ne pouvons plus rien faire pour Rogue et je ne veux plus voir dans le regard des autres, toujours ce sentiment de compassion, de gêne, comme si j'étais devenu fou.

- Ne dis pas ça, mon petit chéri, tu n'es pas fou et personne ne le pense. »

J'entendis comme un bruit étouffé.

« Je… je ne t'ai pas tout dit tout à l'heure. J'étais, j'étais… je sais que ce n'est pas vrai mais j'étais Lui, je veux dire Voldemort et c'est moi qui ai lancé l'Avada, c'est moi qui ai tué le Professeur Rogue.

- Calme-toi, mon petit chéri, tu étais avec moi tout le temps, tu n'es en rien responsable de la disparition de Severus, compris ? »

L'absence de réaction me fit un peu plus douté, Harry serait-il capable de raconter aux autres ce qui s'était exactement passé.

« Harry, avant de rejoindre les autres, pourrais-tu me raconter ce qui s'est passé ? Tu veux bien.

- Je ne sais pas. »

Je l'embrassais légèrement pour l'encourager.

« Quand je suis entré dans le salon, j'ai trouvé Rogue, il s'apprêtait, à me fuir, à me vendre, moi qui ai tout fait pour lui. Nagini se méfiait de lui et m'avait prévenu qu'elle allait le suivre mais il s'en est rendu compte et il l'a tué. Heureusement je l'ai retrouvé avant qu'il n'ait le temps de partir, je me réjouissais d'avance de le voir tomber sous mes coups. C'était si étrange, j'étais LUI !

- Harry… »

Harry s'était effondré en larmes à la fin, ses yeux ne cachaient pas son sentiment de culpabilité, j'aurais tant voulu le protéger mais nous n'avions pas le temps alors je coupais court.

« Je crois que tout le monde va nous attendre, il est temps que nous partions. »

Ses mains moites serrèrent les miennes, il tremblait légèrement, il me semblait qu'il me prenait toute mon énergie.

« Mon ange, viens. »

Lentement, après avoir déposé un léger baiser sur son front, nous prîmes place dans la petite cheminée, dans un même ensemble, j'avais profité du fait qu'il est lâché ma main gauche pour attraper une poignée de poudre de cheminette.

« Le Terrier. »

Une étrange boule à l'estomac s'était formée quand je prononçais le lieu de notre destination. Si au final, je ne lui avais que peu demandé d'explication, je me doutais que ce ne serait pas le cas des autres membres, qu'ils ne se contenteraient pas de ce qu'il venait de m'avouer et que la confrontation risquerait d'être très difficile. Lorsque, quelques secondes plus tard, nous atterrîmes dans un nuage vert, tous ceux que j'avais pu contacter étaient déjà arrivés. Tout le monde avait le visage fermé, tendu. Je n'avais bien évidemment pas dit avant le pourquoi de cette réunion impromptue mais personne n'était dupe, tous savaient qu'un événement tragique avait dû se produire. Leur impression avait été sans doute confirmée à la vue d'Harry, la tête baissée, le visage blême, les épaules rentrées. Une Molly échevelée sauta aussitôt sur Harry.

« Harry, mon chéri, tu vas bien ? Tu veux du jus de citrouille ?

- N… non, Madame Weasley.

- Molly, ce n'est pas vraiment le moment. Harry, assis-toi et dis-nous ce qui s'est passé, Remus a été plus que vague tout à l'heure. »

Alastor fidèle à ses principes n'avait apparemment aucune envie de ménager Harry et de perdre son temps en futilités, il avait à peine fini sa phrase qu'il tira une chaise et désigna la place à Harry. Je me crispais et jetais un regard furieux vers l'ancien chef des Aurors. Mon petit chéri toutefois obéit avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. La réunion allait commencer, Molly fit apparaître magiquement autant de chaises que nécessaire et nous pûmes prendre place, je me retrouvai ainsi naturellement, aux côtés du brun aux yeux verts. Nous étions en tout neuf personnes, en plus d'Harry et moi, étaient présents Arthur et Molly, leur fils Bill qui était devenu membre reconnu de l'ordre suite aux événements de juin dernier, Alastor, Minerva, Ron et Hermione dont j'avais demandé personnellement la présence à Arthur afin d'aider Harry.

Tous les yeux étaient braqués sur le petit brun qui lui n'avait pas encore levé la tête, il semblait incapable d'affronter le regard des autres. Dans le but de le soulager, je massais sa nuque, je n'avais que faire de la réaction des autres. De ma voix la plus calme et la plus apaisante, je l'adjoignais de raconter ce qu'il avait vu. La voix d'Harry était basse et hésitante mais il raconta ce qu'il avait vu, comment il avait assisté à la mort de Severus de la main même de Voldemort. Personne ne l'avait interrompu tant qu'il parlait et même si quelqu'un l'avait fait, je l'aurais remis vertement à sa place. C'était une véritable épreuve, je le sentais se crisper au fur et à mesure, des larmes s'échappaient à présent de ses grands yeux et le silence régnant dans la pièce devenait encore plus lourd, la jeune Hermione avait mis sa main devant sa bouche et tenté de réprimer des hoquets. Une fois qu'Harry eut fini de raconter sa vision, tout le monde était littéralement sous le choc, complètement abasourdi. Même si dans cette assemblée, peu de personnes appréciaient Severus, personne n'aurait cru cela possible, il paraissait toujours se sortir des situations les plus inextricables, il avait même réussi à faire croire à Voldemort qu'il n'avait jamais quitté son camp et qu'il n'avait jamais cessé de croire en ses idées et à présent, il était mort pour nous sauver. Après une ou deux minutes de recueillement, Alastor, sans doute le moins éprouvé par la nouvelle, partit à l'attaque :

« Harry, es-tu vraiment sûr ? Il n'y a pas d'erreur possible, Rogue est mort ? Tu as dit 'avoir eu une vision'. Peux-tu être certain qu'elle n'était pas faussée par l'esprit de Voldemort comme lors de la mort de Sirius ? »

A cette phrase, je crus que j'allais attaquer, ce n'était peut-être pas le bon moment pour lui rappeler ses erreurs passées.

« Je… Voldemort a tué Rogue, il était fou de rage lorsqu'il a trouvé les restes de son foutu serpent, il n'a pas pu faire semblant. C'était… c'était si…

- Calme-toi, Harry, chut.

- Très bien, mais tu n'as pas entendu pourquoi Rogue voulait entrer en contact avec nous au point de se mettre ainsi en danger.

- Non, je l'ai dit, j'étais V… Enfin, je ne suis arrivé qu'à l'entrée de Voldemort, Rogue allait prendre le réseau de cheminée mais il n'a pas eu le temps.

- Tu ne sais rien d'autre, tu n'as rien pu lire dans la tête de Voldemort.

- NON !

- Alastor, ça suffit ! Il ne sait rien d'autre.

- Et toi alors Remus ? Que s'est-il passé ? As-tu assisté à la 'vision' d'Harry ?

- Il dormait. Je n'y ai assisté qu'à la fin, je l'ai entendu de ma chambre. »

Le brun se tourna alors vers moi, incrédule, son regard me faisait mal mais je n'avais pas le courage de dire la vérité, que j'avais assisté à toute la scène, à tous ses cris, à tous ses pleurs, que cela m'avait déchiré le cœur, que même ma présence n'avait eu aucun effet sur lui.

« A votre avis, qu'a l'intention de faire Voldemort, Alastor ?

- Je n'en ai pas la moindre idée, Arthur. La vraie question est surtout : que pouvons-nous faire pour le découvrir ?

- Vous avez une idée, Mr Maugrey ? »

Hermione avait posé timidement la question qui brûlait toutes les lèvres et le regard inquisiteur du vieil Auror se posant instantanément sur moi ne m'encourageait pas à savoir le fond de sa pensée.

« Nous devons le découvrir et au plus vite, sinon le nombre de victimes risque de s'alourdir encore.

- Mais il n'y avait que Severus qui pouvait nous tenir au courant des derniers projets de Voldemort.

- Remus ? »

L'œil magique d'Alastor me perçait, il était évident qu'il avait un plan et j'en étais la pièce maîtresse.

« As-tu gardé tes liens avec le reste du groupe des loups-garous ? D'après nos dernières informations, ils auraient décidé de suivre Greyback et seraient sous la coupe des Mangemorts qui leur auraient promis une meilleure reconnaissance de leur statut.

- Je…

- NON ! »

Harry venait de crier, lui aussi avait compris, Alastor voulait que je retourne espionner les loups-garous et peut-être savoir le plan de Voldemort.

« Je… je veux dire que le professeur Rogue vient déjà de mourir car il a voulu espionner pour nous, il est hors de question que Remus fasse pareil et qu'il se mette en danger inutilement.

- Harry, je comprends ta peine d'avoir vu mourir Severus et ta peur mais nous sommes en guerre et la fin justifie les moyens. Seul, Remus peut savoir ce qui se trame et il est de son devoir de retourner avec les autres loups-garous.

- Mais il n'y est pas retourné depuis la mort de Tonks, tout le monde semblait d'accord.

- Oui, Harry, tout le monde le sait mais écoute Alastor, c'est plus raisonnable. Et puis Remus fera très attention, n'est-ce pas ?

- Bien sûr, Molly, grinçais-je entre mes dents. »

J'avais comme la vague impression qu'elle se servait du plan de Fol œil pour m'éloigner d'Harry qui se retourna alors vers moi.

« Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je…

- Harry, écoute-moi, Alastor a eu une bonne idée, je suis à l'heure actuelle le mieux placé pour prendre la relève de Severus et je vais y aller dès cette nuit rejoindre le groupe de Greyback à moins que quelqu'un ait une meilleure proposition. »

Le silence lourd et pesant qui suivit mes dernières paroles me confortèrent dans le fait qu'il n'y avait pas d'autres alternatives.

« Mais…

- Tout se passera bien, Harry. »

Je me levais alors de ma chaise lentement, presque douloureusement.

« Molly, je crois plus judicieux qu'Harry reste ici durant mon absence.

- Oui, vous avez parfaitement raison, Remus. Nous sommes tous ravis de sa présence ici.

- Harry, tu peux venir avec moi quelques instants ? »

Le petit brun se leva à son tour, les yeux remplis de larmes. Personne ne disait plus rien et ne fit quoi que ce soit quand nous sortîmes tous les deux, laissant les autres loin de nous. A peine, la porte d'entrée était refermée qu'Harry se jeta dans mes bras, il pleurait et s'agrippait à moi comme pour me signifier de ne pas partir.

« Harry, ne t'inquiète pas, je serai de retour bientôt, très bientôt.

- Je ne veux pas que tu partes, j'ai besoin de toi ici et puis tu devais passer ta première pleine lune dans la pièce…

- Chut… »

Une nouvelle fois, je le berçais, je sentis comme plusieurs semaines de là, ses lèvres doucement remontaient le long de mon cou mais cette nuit, quand elles atteignirent ma bouche, je les accueillis avec délectation. Notre baiser fut fiévreux, presque désespéré, ses larmes se mêlant à sa salive, mes bras enserrant sa fine taille. A la fin du baiser, je me reculai, je ne pouvais plus attendre et au moment de transplaner, je pus lire sur ses douces lèvres rougies 'je t'aime, reviens vite.'

A suivre…