Bonjour, ici Sasha ! Je suis ultra désolée, indépendamment de ma volonté ça fait 1000 ans que je n'ai pas remis les pieds ici. J'espère être de retour en juin, si je ne vais pas aux rattrapages *touche du bois* Bon, à part ça, j'espère que vous vous souvenez de cette histoire car voilà la suite !
Hellooooooooo !
Un super chapitre made by Sasha ! Vous allez voir que les choses commencent sacrément à tourner au vinaigre... J'espère que vous avez pris un défibrilateur au cas où... x)
Bonne lecture !Ael': Vui Gibbs part au Mexique. *Rire dément, sadique, et tout le tralala*
Moufleyte : Mais non, il n'est pas défiguré. Juste un peu abîmé. :p
Gwen: Vui, il est temps d'avoir peur, très peur. Le méchant tire les ficelles, derrière. Hahaha.
Jen : Il se peut que Gibbs soit touché, vui. Muahahaha.
Bea: Dans cet état, ils sont trèèès dangereux. Jusqu'à où... Haha. Va relire le prologue x)
DG : Gibbs se faire enlever ? Naon. Tsss, mais il va prendre l'avion, vui... x)
Les vagues.
Le bruit des vagues allant s'échouer sur la plage.
L'odeur du sable. Le vent portant jusqu'à ses narines cette caractéristique odeur iodée.
Les bruits des grains s'entrechoquant sous la vague échouée.
La texture étrange, humide de ces milliards de cailloux minuscules glissant contre sa joue.
L'homme fronça légèrement les sourcils, lentement, sortant de cette torpeur dans laquelle il avait sombré. Ses deux coudes se levèrent vers les cieux tandis que ses mains s'enfonçaient dans cette matière granuleuse, mouvante et humidifiée par la mer.
Gibbs fit se mouvoir les articulations de ses épaules, poussant sur le sable pour se relever. En grimaçant, son visage se décolla du sol et ses paupières frémirent avant de s'ouvrir.
La mer.
Un rayon de soleil se reflétait avec insistance sur la surface miroitante de l'eau, renvoyant dans les yeux de l'ex marine un éclat brillant qui le fit cligner des paupières à plusieurs reprises.
Il tourna légèrement la tête, réveillant dans sa boîte crânienne une douleur sourde qui l'élança tout entier.
Enfin ses yeux s'adaptèrent à la luminosité ambiante.
Gibbs entrouvrit ses lèvres asséchées et se redressa sur son séant, se laissant tomber sur le côté dans le sable mouillé.
Le sable. La mer.
Sans comprendre, il leva une main à hauteur de ses yeux. Quelques grains filèrent entre ses doigts tandis qu'une masse humide restait accrochée à sa paume. L'agent laissa filer quelques secondes, les yeux fixés sur ce sable dans sa main, sans comprendre.
Une envie furieuse d'hurler le prit à la gorge. De se lever, de courir, d'oublier un instant pourquoi. Pourquoi il se trouvait là, allongé sur cette plage, endroit qu'il connaissait si bien.
Pourquoi il ne savait pas ce qu'il faisait ici.
Pourquoi il ne se souvenait pas.
Il réagit brutalement, lâchant le sable pour essuyer sa main sur sa veste trempée. Il se leva rapidement, sans prendre en compte la faiblesse de ses jambes, et fit quelques pas sous le soleil brûlant. Remontant vers la cabane campée face à la mer.
Ses mains fouillèrent ses poches avec attention tandis qu'il analysait sa tenue. La même depuis … depuis quand ?
Ses souvenirs revenaient par bribes. Il se rappelait Tony. L'appelant pour lui parler de son altercation. Il se rappelait être parti à la recherche de Ziva à la suite de cet appel. Puis plus rien. Le trou noir.
Un bout de papier collant rencontra la pulpe de ses doigts. Gibbs sortit de sa poche l'objet non identifié, qu'il porta à hauteur de son regard, s'arrêtant sur sa route.
Ses yeux se plissèrent tandis qu'il cherchait à comprendre ce dont il s'agissait. Un billet d'avion pour Mexico, départ de Washington.
L'ex marine laissa tomber sa main le long de son corps.
Il s'immobilisa, tandis qu'une brise venait décoller quelques grains sur sa joue. Il regarda les alentours, observant cette plage qu'il avait tant de fois contemplée.
Mexico.
ooo
- Ca va, Duck ?
Les yeux perdus, le médecin légiste du NCIS regardait la route sans la voir. Les passants défilant devant lui, les voitures klaxonnant sur le goudron.
Il se concentrait sur sa respiration. Le sang qu'il sentait palpiter à la naissance de son cou, juste sous son nœud papillon. Comme le lui avait conseillé son chirurgien, il inspira calmement un filet d'air, reposant ses muscles légèrement crispés, et laissa cette source de vie envahir ses poumons.
Il ferma les paupières un instant pour se focaliser sur ses battements de cœur qu'il sentait, sur leur monotonie, et le temps s'écoulant entre chacun d'eux. Il battit calmement les secondes, sentant la pression lentement redescendre.
- Ducky ? Réitéra Tony.
Le concerné glissa un doigt sous son nœud papillon pour desserrer la pression que ce dernier exerçait et tourna son visage vers Tony avec un léger sourire.
- Oh. J'étais seulement … perdu dans mes pensées, Anthony.
- Ce n'est pas vraiment le moment. Répondit ce dernier sardoniquement.
Le regard qu'il sentit se poser sur lui après avoir lâché cette remarque d'un ton sec fit se détourner Tony. Il passa une main sur son visage d'un air las, l'autre toujours en place sur le volant.
- Désolé. Je suis … un peu sur les nerfs.
- C'est compréhensible, le rassura le médecin légiste en posant une main rassurante sur son bras. Mais nous allons la trouver.
ooo
- Jimmy ? Claironna la laborantine dès que les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur elle.
Elle fit claquer ses plateformes hors de la boîte, se présentant dans la salle en la fouillant du regard.
- Jimmy ? Réitéra-t-elle devant l'absence de mouvements perçus.
Abby fit quelques pas entre les tables grises, les évitant soigneusement, frémissant rien qu'en les imaginant supporter des cadavres.
Les tiroirs de la morgue ainsi que les quatre autres coins de la pièce ne décélèrent personne.
- Hum … Jimmy ?
Son interpellation résonna d'une façon assez glauque dans la pièce. La jeune femme joignit les mains et serra machinalement ses doigts. Personne.
- Mais où est-ce qu'il est passé … Grommela-t-elle en faisant volte-face pour retourner vers l'ascenseur.
Un cri s'échappa de ses lèvres, accompagné d'un sursaut de frayeur tandis qu'elle se retrouvait face à deux mètres à peine du légiste, immobile, les bras le long du corps. Il bougea légèrement la tête, tandis qu'un éclat de lumière venait se réfléchir sur un de ses verres ronds.
- Mon Dieu, Jimmy, tu m'as fait peur … tu … Je ne t'ais pas entendu sortir de l'ascenseur. Tu étais où ?
Le jeune homme sembla reprendre ses esprits, effectuant un mouvement pour remettre ses lunettes en place, et bougea ses lèvres sans qu'un son n'en sorte immédiatement.
- Oh, heu, là-haut.
Un silence pesant s'instaura immédiatement. Gêné et légèrement apeuré d'un côté, inexpressif de l'autre. Abby ouvrit la bouche tandis qu'une main glaciale enserrait lentement son palpitant.
- Je suis venue te demander … commença-t-elle en esquissant un pas. Si tu … enfin, si tu as une nouvelle personne dans ta vie. Je ne te parle pas d'une petite amie hein, bien sûr, tu as Breena, mais heu … Une connaissance, un ami, un parent retrouvé … Non ?
Jimmy esquissa une légère moue avant d'attraper un gant de plastique sur une des tables.
Il pinça les lèvres, évitant soigneusement le regard de son amie.
- Je …
- Jimmy, l'incita la laborantine en posant une main amicale sur son épaule. Tu peux me le dire.
Elle sentait le trouble chez le jeune homme. Et en plus de la troubler elle aussi, cela ne l'inquiétait que davantage.
- Ecoute je … Tim est en haut et j'ai promis à Ducky que je ne vous laisserais pas seuls alors … tu veux bien monter avec moi ?
- J'ai du travail ici.
Abby tourna les yeux pour regarder la salle autour d'elle.
- Heu … Commença-t-elle.
- Papier. Lui répondit-il d'un ton sec, vraisemblablement peu décidé.
- Jimmy, s'il te plait.
Le légiste inspira lentement. Très lentement. Les yeux perdus dans le vague, il remonta sa paire de lunette du bout de l'index et reposa son attention sur Abby, lui accordant son accord silencieux.
Sans chercher à en savoir plus pour le moment sur son état de santé, Breena, s'il connaissait de nouvelles personnes, ses sentiments, et tout un tas d'autres questions qui se baladaient dans sa tête concernant le légiste, Abby tourna les talons et se dirigea vers l'ascenseur.
Le trajet fut long, gênant et silencieux. Les deux évitaient sciemment de s'observer.
Aussi quand les portes s'ouvrirent enfin, la laborantine s'extirpa rapidement de la cabine en expirant un grand coup et exagérant ses mouvements ainsi que son sourire. Elle se dirigea droit sur McGee qui la regardait avancer.
- Timmy chou ! Ça va ? Tu as besoin de quelque chose ? On pourrait aller dans le Labby, je vais sûrement trouver un moyen de nous occuper tous les trois comme ça ! Il faut juste que je passe prendre du Caf Pow, avant. Beaucoup de Caf Pow.
Elle contourna l'agent qui ne lui répondit pas, et se dirigea vers son laboratoire, talonnée par Jimmy.
- Tu viens ? Lança-t-elle à l'informaticien.
Toujours pas de réponse.
- Tim ?
Elle fit demi-tour et s'approcha de l'agent, qui tournait machinalement un stylo blanc entre ses mains.
Il ne lui adressa même pas un regard quand elle s'approcha encore.
- Tim ? Ça ne va pas ? S'enquit Abby.
Une goutte de sueur froide descendit en rappel le long de ses omoplates, provoquant un long frisson.
Elle s'agenouilla alors pour tenter d'accrocher le regard vide de son ami.
- Tim.
Et posa une main sur son genou.
Ce toucher sembla réveiller McGee, comme une légère décharge. Il releva la tête et croisa les iris inquiets d'Abby.
- Quoi ?
- Tu te sens bien ? Demanda-t-elle à nouveau, analysant son ami du regard.
Il haussa les épaules et regarda ailleurs d'un air absent.
Abby se releva lentement. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait rien à leur état. Qui n'avaient, soit dit en passant, absolument rien de normaux.
Il était temps d'agir. Et vite.
Elle se redressa de toute sa hauteur, oubliant momentanément sa peur et ses appréhensions.
- Vous venez avec moi, tous les deux, hop.
Jimmy et Tim s'exécutèrent presque machinalement. Ils la talonnèrent jusqu'à son antre où elle les fit s'asseoir sans ménagement sur deux chaises qu'elle fit rouler jusque devant l'une de ses tables.
Puis elle sortit une bobine de fil et avant que le légiste n'ait eu le temps de comprendre, il se retrouva ficelé à sa chaise. Tim commença bien à protester mollement, clamant son incompréhension, mais un regard de la laborantine le fit taire bien assez vite et lui permit de l'attacher solidement.
Elle se tourna par la suite face à son écran, joignant ses mains pour former une salade de doigts crispés tandis qu'elle songeait à la suite.
Un air décidé s'afficha sur ses traits. Abby sortit le tableau sur lequel des hypothèses avaient été formulées quant aux causes provoquant les brusques changements de personnalités de ses collègues et amis.
Elle glissa sa main dans la poche de sa jupe plissée, enroulant ses deux doigts autour de l'objet qu'ils y rencontrèrent.
- Tim, commença-t-elle. Je suis désolée à l'avance de te traiter comme une fouine de laboratoire. Ou une souris. Ou une grenouille, peu importe. Mais il faut qu'on sache, tu comprends ?
Elle dirigea la caméra de son ordinateur droit sur l'informaticien, qui n'en menait pas large, et démarra la prise en vidéo.
- Qu'est ce que tu vas faire ? S'enquit-il.
- Vérifier une hypothèse.
Elle sortit alors sa main de sa poche et la tendit, ouverte, vers McGee. Ses iris inquiets fixèrent son amie avant de lentement se baisser vers l'objet qu'elle lui présentait.
Abby le fixait elle aussi intensément, redoutant la suite.
Le regard de son ami se fit vide dès qu'il aperçut le stylo blanc posé dans la paume ouverte. Son visage se voila presque immédiatement, prenant une façade rigide qu'Abby ne lui connaissait pas.
Satisfaite, elle rangea le stylo dans sa poche et se retourna vers son panneau pour y inscrire « McGee = Stylo blanc ».
Elle fit la moue. Ils étaient un peu plus avancés, certes. Mais pas autant qu'elle l'aurait voulu. Abby plissa les yeux dans une expression concentrée et s'avança d'un pas vers McGee, qui paraissait complètement paumé.
En quelques minutes, avant qu'il n'ait pu se rendre réellement compte de ce qu'il se passait, il se fit relever sa manche et retourner le bras, poils vers le sol.
- Ca va piquer un peu, Timmy, mais ça ira mieux après je t'assure, affirma la laborantine en approchant une aiguille blanche de la peau pâle de son ami.
1- Gibbs qui se retrouve au Mexique ... pourquoi ? que va-t-il faire ?
2- Flippant, Palmer ?
3- Quelle idée Abby a-t-elle derrière la tête ?
4- Vous avez compris la façon de procéder du méchant ?
