Bonjour à tous ! Je vous retrouve avec ce nouvel OS sur l'épisode « Heroes ». C'est une idée originale de Ailec, qui souhaitait que je l'écrive. Je te dédis donc cet écrit ma chère Ailec.

Ady : Merci de ta review ! Ahah il ne faut pas être en panique comme ça… :p

Hasuu : Merci de ta review ! Eh oui, cela se finit… et bien c'est mitigé ! J'espère que celui-ci te plaira. Bonne lecture !

Petitpointe2 : Merci de ta review ! Une fin alternative ? Ma foi, pourquoi pas ? Tout est possible ! Bonne lecture pour ce nouvel OS. -)

Saragrissom : Merci de ta review ! La première fic que tu aimes sur Edora ? Ça me touche énormément ! J'espère que cet OS te plaira aussi alors. :-)

Ailec : Comme à ton habitude, ta review était géniale ! Merci pour ça ! Bonne lecture pour cet OS, j'espère que tu as prévu le matelas pour la PLS… :p Big love !

Gynnie : Merci de ta review, ma jolie ! J'espère que cet OS te plaira plus. PS : TU ME MANQUES. Love !

Heroes

« Avant toi, j'avais jamais vu personne s'écrouler de douleur comme ça en parlant de quelqu'un. C'est à ce moment que j'ai compris que l'amour peut réellement ravager une personne. » Anonyme.

Les tirs étaient intenses, les jaffas trop nombreux. Samantha Carter sentit un coup de feu passé près de son oreille, il s'en était fallu de peu cette fois-ci. Elle ne savait déjà plus combien d'ennemis elle avait tués et elle se demanda combien allaient encore arriver. Sa radio grésilla et elle entendit la voix de Janet Fraiser qui demandait un peu plus de temps. Le blessé n'était pas transportable. Elle jeta un coup d'œil à sa gauche où se trouvait Jack O'Neill afin d'obtenir d'autres ordres. Jack hocha la tête et elle comprit simplement qu'il fallait qu'ils tiennent leur position, à tout prix. Et le prix, elle ne se doutait pas qu'il pourrait devenir aussi cher. Tout se déroula en quelques secondes, Jack fut touché en plein thorax et tomba lourdement au sol, sous le regard choqué de Sam. Elle hurla.

À la même seconde, Janet Fraiser s'écroulait au sol suite à un tir de lance Jaffa en pleine poitrine, devant un Daniel paniqué. Il hurla.

Tout fut ensuite un peu flou pour Sam. Elle se trouvait à genoux près de Jack, tentant de faire quelque chose pour lui. Mais quoi exactement ? Elle ne saurait le dire. Elle ne s'en rendait pas compte, mais à cet instant ses sentiments avaient pris le dessus. Bien évidemment, cela n'aurait pas dû, elle aurait dû rester professionnelle, s'assurer qu'il respirait encore, demander une équipe médicale et continuer de tirer. Mais elle se tenait là, devant lui, les yeux exorbités par la peur.

— Mon Colonel ! Mon Colonel, répondez-moi !

— Carter, mettez-vous à couvert ! dit un des hommes d'une équipe SG.

— Jack ! hurla Sam en essayant d'ouvrir le gilet tactique de son supérieur.

Ses mains tremblaient et elle était incapable de les contrôler. Soudain, elle fut projetée au sol, un poids sur le dos, la face contre le cou de Jack. Elle resta quelques secondes immobile avant de sentir le poids se retirer. Elle se remit à genoux et continua de vouloir retirer le gilet tactique de Jack quand une main la stoppa.

— Major Carter, mettez-vous à couvert !

— Il lui faut des soins médicaux en urgence ! hurla-t-elle.

Au même instant, sa radio grésilla et elle reconnut immédiatement la voix de Daniel.

— Le docteur Fraiser est touché, nous avons besoin d'aide ! Janet est touchée !

La vue de Sam se voila, ses oreilles bourdonnèrent et sa gorge se serra. À quel moment cette mission avait-elle autant merdée ?! La scientifique ne sut pas exactement comment, mais les Jaffa furent repoussés. Rapidement, une équipe médicale arriva près d'elle alors qu'elle tentait tant bien que mal de faire quelque chose pour Jack. Au même instant, un brancard supportant Janet passa à sa gauche et elle aperçu Daniel, suivant de près l'équipe médicale. Leurs regards se croisèrent et Sam sut. Elle sut tout ce que l'archéologue ressentait à cet instant, car elle le ressentait également.

L'homme qu'elle aimait, sa meilleure amie.

La femme qu'il aimait, son meilleur ami.

Avaient-ils besoin de s'expliquer plus ? Avaient-ils besoin de mettre des mots sur la douleur qu'ils ressentaient à cet instant ?

Sam se releva, regardant partir le brancard avec Jack. Daniel s'approcha d'elle et s'arrêta juste à côté d'elle. Ils étaient là, à regarder s'éloigner ces brancards, à regarder s'éloigner leurs cœurs.

Sans un regard, sans un mot, Daniel attrapa la main de Sam qui, en retour, serra la sienne fortement.

Teal'c vint à la hauteur de ses amis et sans un mot, il passa son bras par-dessus les épaules de Sam afin qu'ils avancent ensemble vers la porte des étoiles. Vers leur douleur. Vers leur peur.

L'arrivée à la base les déboussola quelque peu. Le Général Hammond les attendait en bas de la rampe d'embarquement, le visage grave et les traits tirés. Ils surent qu'ils allaient devoir expliquer. Qu'ils allaient devoir parler.

— Major, qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda George d'une voix douce tandis que Sam tentait de réunir tout le courage qu'elle pouvait en elle.

— C'était un piège, nous l'avions pressenti. Le Colonel a reçu une décharge de lance Jaffa alors qu'il changeait de position après avoir vu un ennemi plus loin, expliqua-t-elle dans un souffle.

— Est-ce que ça va aller ? demanda le Général.

— Je… commença Sam, mais elle s'arrêta, la gorge serrée à l'extrême.

— Nous n'avons pas vu le Jaffa qui a tiré sur le docteur Fraiser, dit soudainement Daniel, la voix brisée.

— Vous m'expliquerez tout ceci plus tard. Allez tous vous changer et rendez-vous à l'infirmerie, je vous y rejoindrais, indiqua George.

Sam ne demanda pas son reste. Elle partit à une vitesse folle de la salle d'embarquement, sentant qu'elle ne tiendrait plus très longtemps. Il fallait qu'elle s'isole et vite.
Cependant, Sam avait oublié l'équipe de tournage du documentaire présente dans la base et elle se demanda comment les éviter.

— Sam !

La jeune femme se figea. Tout, mais pas ça. Elle se retourna et fit face à Daniel, qui s'était arrêté à quelques mètres d'elle.

— Janet… Elle… Viens.

Sam secoua négativement la tête alors que les larmes montaient dans ses yeux.

— Je… C'est Janet. C'est…

Il ne put dire un mot de plus et tomba à genoux en plein milieu du couloir alors que Teal'c se posta derrière son ami pour le soutenir. Sam fut prise d'un sanglot et s'éloigna à toute vitesse. Deux soldats la suivirent alors que les larmes coulaient le long de ses joues. Elle était en colère, elle avait peur, elle était déboussolée.

L'arrivée de Bregman pour l'interroger ne fit qu'augmenter sa colère alors qu'elle était en pleurs.

— Major que s'est-il passé ? demanda-t-il en se plaçant près d'elle.

Sam continua d'avancer tout en essuyant ses larmes.

— S'il vous plaît, non, réussit-elle à dire en éloignant Bregman de son bras gauche.

— Écoutez on sait qu'au moins une personne a été blessée et je voulais seulement vous dire que je suis sincèr…

— Fichez-moi la paix ! hurla Sam. Et éteignez cette saleté de caméra !

Elle s'engouffra dans un autre couloir sans même se rendre compte que Bregman venait d'être bloqué derrière elle. Elle vivait un cauchemar, un pur cauchemar. Ça ne pouvait être rien d'autre.

Lorsqu'elle passa la porte de son laboratoire, les deux soldats qui la suivaient se postèrent à l'entrée. Elle ferma rageusement la porte et s'avança vers le fond de la pièce. Là, elle se laissa aller à terre, les larmes prenant le dessus. Voir Daniel dans cet état était pour elle insurmontable. Elle l'aimait tellement, il était comme son frère. Le voir ainsi ravagé lui était trop douloureux. Peut-être aussi parce que dans les yeux de Daniel se reflétait sa propre douleur, peut-être parce qu'ils étaient les deux personnes les plus touchées par ce qu'il venait de se produire et que si Janet ou Jack ne s'en sortait pas, ils seraient brisés à jamais. Voir Daniel s'effondrer ainsi… C'était au-dessus de ses forces. Bien sûr, elle connaissait parfaitement les sentiments de son meilleur ami pour la jeune femme, ils en avaient même discuté ensemble à plusieurs reprises et Sam savait que Daniel avait peur de se lancer dans une relation.

Mais aujourd'hui, quelle peur était la plus affreuse ? Sam savait que Janet attendait désespérément que Daniel fasse le premier pas, mais aujourd'hui que restait-il de cet espoir ? Et si elle ne s'en sortait pas ?

Et si Jack ne s'en sortait pas ? Cette pensée lui souleva l'estomac alors qu'elle était prise de sanglots incontrôlables. La porte de son laboratoire s'ouvrit et elle ne releva pas la tête pour voir qui entrait. Quelques secondes plus tard, deux bras puissants vinrent l'entourer avec force et elle plongea sa tête dans le cou de Daniel. Elle accrocha ses mains à son bras dans un geste désespéré, comme si elle s'empêchait de couler. Les sanglots de Daniel lui fendaient le cœur, mais elle savait qu'il n'y avait que lui à cet instant à qui elle pouvait se raccrocher. Parce qu'il était celui qui savait, comme elle était celle qui savait. Deux âmes ravagées par la douleur et la peur qui tentaient mutuellement de garder la tête hors de l'eau, en s'accrochant l'un à l'autre comme à une bouée.

Ils restèrent ainsi pendant une demi-heure avant que leurs sanglots ne s'apaisent et qu'ils se détachent l'un de l'autre. Ils passèrent rapidement dans les vestiaires pour prendre leurs douches respectives et se dirigèrent le cœur lourd vers l'infirmerie. Ils craignaient ce qu'ils verraient là-bas, ils craignaient qu'on leur dise que tout était fini. Vous savez, cette phrase que les médecins disent tous : « nous avons fait tout notre possible, mais malheureusement… », cette phrase vraie – car tout a vraiment été tenté –, mais que la plupart des gens n'entendent qu'a moitié, refusant d'écouter la fin.

Leur arrivée à l'infirmerie jeta un silence dans la pièce. Les infirmiers et les médecins présents les observèrent sans un mot puis continuèrent leur travail. Daniel et Sam cherchèrent Janet et Jack du regard, mais leur absence de l'infirmerie forma un trou béant dans leur poitrine. Daniel s'arrêta de respirer et porta une main sur sa poitrine, sentant la douleur augmenter au niveau de son cœur. Sam se retourna rapidement vers lui.

— Daniel… commença-t-elle mais sa voix s'étouffa dans sa gorge.

— Le docteur Fraiser et le Colonel ont été emmenés au bloc opératoire. Nous devons attendre pour avoir de leurs nouvelles, dit soudainement Teal'c en arrivant derrière eux.

— Lesquels ? demanda Sam rapidement.

— Salles une et quatre, répondit Teal'c.

Sam ressortit de l'infirmerie d'un pas vif. Bergman était dans le couloir patientant, tentant d'avoir des réponses à ses questions.

— Major Carter ! s'exclama-t-il.

— Foutez le camp, dit-elle dans un souffle.

— Écoutez je voudrais juste comprendre ce qu'il se p…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Sam le plaqua au mur, son avant-bras sous sa gorge.

— Je vous ai dit de foutre le camp ! hurla l'astrophysicienne alors que des soldats approchaient.

— Major Carter, calmez-vous, intervint le Colonel Reynolds alors qu'il s'interposait entre la jeune femme et Bregman.

Sam se recula et s'éloigna rapidement vers le bloc numéro quatre. Elle entra dans l'observatoire et son regard plongea vers le bas, vers cette pièce où se jouait le destin de celui qu'elle aimait. Daniel entra à son tour dans la pièce et vint se placer près d'elle.

— Je ne peux pas entrer là-bas, dit-il.

— Je sais, lui répondit-elle.

— Comment arrives-tu à être ici ? demanda l'archéologue.

— Mon cœur est là, sur cette table d'opération, répondit-elle.

— J'ai l'impression de ne même plus avoir le mien, dit Daniel. Si elle ne s'en sort pas je…

— Stop. Ne dis rien. Ne dis pas ça, le coupa Sam.

— Je l'aime.

— Je sais. Va lui dire, Daniel. Vas-y.

— Et toi ? demanda-t-il avant de partir.

— Je pense qu'il sait déjà… murmura-t-elle.

— Il aura besoin de l'entendre, dit le jeune homme en ouvrant la porte.

Sam baissa la tête tandis que la porte se refermait. Oui, il aurait besoin de l'entendre. Oui, il aurait besoin d'elle. Elle observa la tête de Jack sur la table d'opération. Le voir ainsi, faible, impuissant… Elle pensa à tout ce qu'ils avaient eu, tout ce qu'ils avaient vécu. Et tout ce qu'ils ne pouvaient pas avoir, tout ce qu'ils ne pouvaient pas vivre. C'en était assez. Cette situation n'avait que trop duré.

— Je t'aime, murmura-t-elle avant de sortir de la pièce, refermant derrière elle cette vision de douleur et de peur.

De son côté, Daniel avait réussi à entrer dans la salle d'observation du bloc numéro un et les larmes ravageaient son visage. Il aimait cette femme, il le savait depuis longtemps. En un sourire elle lui avait pris son cœur, en un regard elle était devenue sa vie. Maintenant qu'elle se trouvait allongée là, à la place des patients qu'elle avait tant soignés, Daniel se maudissait. Il aurait dû voir arriver ce Jaffa, il aurait dû la protéger. Elle n'aurait pas dû partir, elle n'aurait pas dû sauver ce soldat s'il avait déchiffré à temps le message du droïde Goa'uld. Il aurait dû lui avouer ce qu'il ressentait, depuis longtemps. Quel lâche était-il pour avoir peur de la perdre s'il lui avouait ses sentiments ? N'était-il pas en train de la perdre, maintenant, alors même qu'elle ne savait pas qu'il l'aimait à en mourir ? Essuyant rageusement ses larmes d'un revers de la main, Daniel sortit de la pièce, non sans avoir murmuré un « je t'aime » avant de partir.

Quelques heures plus tard, Sam se trouvait dans son bureau, tapant sur son ordinateur, les larmes dévalant ses joues. Le Général était venu la voir et Sam s'était sentie comme une enfant, attendant les paroles bienfaisantes de la figure paternelle.

Janet et Jack étaient sortis de chirurgie et si Jack se remettait doucement dans une chambre, Janet était elle toujours intubée, son pronostic vital toujours engagé. Les prochaines vingt-quatre heures seraient décisives selon les médecins. Daniel se tenait à son chevet et refusait d'en bouger alors que Sam restait enfermée dans son laboratoire, ne pouvant supporter la vision de Jack dans un lit à l'infirmerie. Elle craignait également d'y voir Janet dans un état critique et d'y voir un Daniel ravagé par la crainte de perdre la femme qu'il aimait.

L'archéologue était au chevet de Janet depuis plusieurs heures déjà, lui murmurant de douces paroles et des « je t'aime », comme s'il essayait de donner de la force et du courage à la jeune femme de se battre. Lorsque les bips des appareils l'entourant s'affolèrent, Daniel se releva rapidement. Un médecin se déplaça jusqu'au lit, regarda Daniel et lui dit :

— Elle se réveille. Elle a gagné.

Le poids dans la poitrine que ressentait Daniel depuis le tir qu'avait reçu Janet se retira immédiatement. Elle avait gagné. Elle allait vivre. Et Dieu qu'il serait fou s'il ne saisissait pas cette deuxième chance que la vie leur offrait.

Lorsque le médecin fut totalement réveillée et qu'elle croisa le regard de Daniel, elle se demanda si elle était toujours en vie ou bien au paradis. N'était-ce pas la main de l'archéologue qu'elle sentait dans la sienne ?

— Daniel ? réussit-elle à prononcer.

— Je t'aime, lui murmura Daniel.

Maintenant, elle en était certaine, elle était au Paradis.

— Je t'aime aussi, répondit-elle en plongeant son regard dans celui si bleu de Daniel.

Daniel sourit et elle aussi. Puis la douleur la frappa de plein fouet, lui coupa pratiquement la respiration. Son visage se transforma en un rictus de douleur et Daniel saura sur ses pieds.

— Janet ? demanda-t-il, inquiet.

— Mal, dit-elle.

Une infirmière arriva rapidement afin de lui administrer de la morphine et la jeune femme fut soulagée en quelques minutes. Mais quelque part, Janet fut reconnaissante d'avoir aussi mal : ça signifiait qu'elle était en vie. Et quelle meilleure nouvelle d'être en vie, au côté de l'homme qu'elle avait tant attendu ? Un sourire étira ses lèvres avant qu'elle ne referme les yeux.

— Ça va aller ? demanda Daniel.

— Ça ne pourrait pas être plus parfait, murmura-t-elle avant de s'endormir.

Deux jours plus tard, Jack était autorisé à revenir chez lui. Sa plaie cicatrisait correctement et, même s'il faudrait sûrement quelques semaines avant d'être parfaitement guéri, il pouvait rentrer. Une infirmière de la base viendrait chaque jour lui faire ses pansements. Il aurait dû être content de pouvoir rentrer aussi rapidement et pourtant, pourtant quelque chose était douloureux en lui. Pas physiquement parlant, mais il avait mal. Sam n'avait pas été là à son réveil. Elle n'était pas là depuis plus de deux jours.

« Elle a Pete, à quoi je pouvais bien m'attendre ? Je suis un idiot, » pensa-t-il alors qu'il attrapait son t-shirt sur une chaise.

À ce moment-là, on frappa à la porte et machinalement Jack autorisa la personne à entrer. Lorsqu'il releva la tête, Sam se tenait juste devant lui.

— Mon Colonel, quelqu'un m'a dit que vous alliez mieux, dit-elle.

— Oui. Ça tire un peu, mais on m'a autorisé à rentrer chez moi, répondit-il.

Sam hocha la tête.

— La décharge a été presque entièrement arrêtée… Il est bien ce nouveau pare-balles, prononça-t-elle, même si en elle-même elle savait que ça n'avait pas été suffisant.

Jack remarqua qu'elle avait la gorge nouée et le teint pâle. Elle avait aussi beaucoup pleuré, il en était certain à cause de la couleur de ses yeux. Son cœur se serra.

— Il n'a pas été aussi efficace avec Janet, dit-il, sachant que les blessures du docteur étaient plus importantes que les siennes.

— Non, dit Sam en baissant la tête, tentant de ravaler les larmes qui montaient irrémédiablement dans ses yeux.

Jack se leva et prit sa veste alors que Sam reprit la parole.

— Vous savez… Je voulais vous dire que…

Elle reprit son souffle.

— J'ai eu si peur quand je vous ai vu allongé par terre…

Elle tenta de contrôler ses émotions, mais la boule présente dans sa gorge était trop forte. Se souvenir de ça était trop douloureux.

— Heureusement que vous vous en êtes sortis, finit-elle finalement par dire.

Ses yeux pleins de larmes, elle détourna le regard. Jack s'approcha d'elle, se sentant impuissant face à la douleur de cette femme qu'il aimait par-dessus tout.

— Venez-là, dit-il en la prenant dans ses bras.

Il la serra fortement et Sam lui rendit son étreinte. Elle s'accrochait à lui comme pour se prouver qu'il était bien là, en vie. Elle sut que c'était le moment. Lorsque Jack se détacha d'elle, elle lui attrapa la main. Il l'observa, ne comprenant pas.

— J'ai démissionné, annonça-t-elle tout en serrant sa main.

Jack encaissa la nouvelle, et au bout d'une minute, lui répondit.

— Pourquoi ?

— La réponse n'est-elle pas évidente pour vous ? demanda-t-elle.

— Je ne voulais pas ça pour vous, dit-il.

— Et si je pouvais dire ce que je veux, moi ? questionna Sam d'une petite voix.

— Que voulez-vous. Sam ?

— Vous, répondit-elle dans un souffle.

Jack lui caressait maintenant la main et elle attendait, nerveuse.

— J'aurais pu démissionner, dit-il.

— Pourquoi ? demanda-t-elle.

— Parce que je vous aime, répondit naturellement Jack.

Sam retint son souffle alors qu'à l'intérieur son cœur explosait. Jack fit un pas vers elle, de telle sorte que leurs corps étaient collés l'un à l'autre. Sam leva la tête vers lui et Jack déposa un doux baiser sur ses lèvres chaudes. Ils se séparèrent au bout de quelques minutes.

— Si tu me veux moi, alors je suis tout à toi, dit Jack.

— C'est toi, ça l'a toujours été, dit-elle en se lovant tout contre lui.

Au même instant, dans l'infirmerie, Daniel venait d'embrasser tendrement Janet, lui promettant son cœur et son âme.

— Tu as déjà les miens depuis bien longtemps, dit Janet alors que Daniel se penchait pour l'embrasser de nouveau.

Les héros du SGC venaient enfin d'obtenir ce que leurs cœurs leur criaient depuis des années. « Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ? » Et pourquoi pas ?

FIN