Auteur : Roozette

Fanfiction Original : Finie, 24 chapitres, 120 000 mots

AVERTISSEMENT : Il s'agit d'un Slash, donc de relations intimes entre deux personnages du même sexe. PAS D'HORCRUXES DANS CETTE HISTOIRE

DISCLAIMER : Les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'Histoire appartient à Roozette. Je ne fais que traduire avec la permission de l'auteur !

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Chapitre Treize : Comment Mesurer La Noblesse D'un Homme ?

« Qu'est-ce c'est comme nom, 'Nagini', au fait ? »

Lucius observa le visage curieux de l'enfant et eut un sourire hautain. « La femelle du Naga est appelée une Nagini. »

Harry fronça les sourcils, confus. « Un quoi ? »

« Sérieusement, » dit le patriarche Malfoy d'une voix traînante et suintante de sarcasme. « Qu'est-ce qu'ils vous apprennent à l'école, de nos jours ? » Lucius se força à se concentrer sur la conversation en cours et tenta de ne pas s'impatienter de l'absence du Lord. « Peu importe ce que vous faites dans la vie, Harry, il est très important de comprendre et d'apprécier l'histoire. » Il attendit que la petite tête brune acquiesce avant de continuer. « Les Naga sont une race d'êtres supra-naturels. On leur attribue souvent des caractéristiques à la fois humaines et serpents. »

Harry sembla pensif, caressant Nagini tandis qu'il songeait. « Supra-naturels ? Comme les sorcières, sorciers, dragons, château et autre ? » Lucius hocha la tête. « Alors, si je comprends bien, Nagini est plus intelligente que ce Voldemort parce qu'elle pense comme un serpent et comme une personne ? C'est pour ça qu'il l'isole ? Pour que les personnes ne réalisent pas qu'elle est plus intelligente et qu'ils ne l'enlèvent pas ? Ou alors, est-ce qu'il essaye de devenir aussi intelligent que Nagini ? »

Lucius Malfoy détestait se trouver désavantagé. On pourrait penser qu'interroger un enfant de dix ans, bien qu'il s'agisse de cet enquiquineur d'Harry Potter, serait un simple exercice de persuasion. Toutefois, en étant assis à parler au jeune M. Potter, Nagini enroulé d'une manière possessive autour du garçon, Lucius ne put s'empêcher de penser que le Seigneur des Ténèbres avait sévèrement sous-estimé le gamin. L'enfant était bien plus Serpentard que son propre fils, si cela était possible. « Qu'une personne accumule sagesse et vertus au fil des âges, » expliqua-t-il calmement. « Ou qu'elle agisse de manière spontané, cela ne fait pas de différence. Le Lord Noir isole Nagini, parce que, à part vous, personne ne la comprend. Les gens la craignent. »

Le petit garçon fronça les sourcils. Il n'était pas content de savoir que son amie était crainte. « C'est stupide. » décida-t-il. « Mione dit que permettre à la peur de dicter notre conduite nous fait oublier qui on est vraiment. » Harry sourit au serpent magnifique dont la tête reposait sur ses genoux. « Nagini est une héroïne. » déclara-t-il fermement. « Elle ne s'est pas perdue dans la peur ou les ténèbres. Et elle est plus forte que ce Voldemort. » Harry fronça les sourcils. Sa voix se fit menaçante. « Il a intérêt à être gentil avec Nagini. Ce n'est pas bien de faire du mal aux gens simplement parce que tu veux qu'ils t'obéissent. S'il lui fait du mal, je la ramène à la maison avec moi. »

Des yeux gris, tellement semblables à ceux de Draco, fixèrent le garçon pendant qu'il soufflait des paroles réconfortantes au serpent. Comment faisait-il ? Il n'était qu'un enfant qui clamait ne rien savoir sur le Lord Noir et qui pensait que ses parents étaient morts dans un accident de voiture. Alors comment faisait-il pour s'ébranler les fondations mêmes des croyances de Lucius en une simple phrase ? Que se passerait-il si Harry en venait à gagner cette guerre et que le Lord tombait ? Les Malfoy s'étaient reposés sur leur détermination et leur ruse pendant des années. Tomber en disgrâce n'était une option envisageable.

« Je peux, M. Malfoy ? »

Lucius tourna brusquement la tête, tombant sur des yeux d'un vert brillant tandis qu'Harry lui souriait. Le garçon était allongé au sol, grattant le ventre de Nagini pendant que le serpent regardait l'enfant avec une expression terriblement semblable à de l'adoration. Ils se trouvaient toujours dans la Salle du Trône, au Manoir Riddle, attendant que le Lord arrive. Perdu dans ses pensées, Lucius n'avait même pas été conscient que le garçon lui parlait. « Il me semble, M. Potter, » dit-il de sa voix traînante, l'arrogance s'en dégageant pour se sauver la face. « Que la bienséance demanderait plutôt que l'on utilise l'expression 'Puis-je ?' à la place de 'Je peux ?'. Veuillez tenter de parler décemment. »

Harry prit une couleur rouge écarlate, son sourire éclatant s'effaçant un peu. Lucius se dit en son for intérieur qu'il ne ressentait absolument aucun remord à cela. Absolument aucun. « Désolé, M. Malfoy. » marmonna Harry en baissant les yeux sur ses genoux. Nagini posa doucement sa tête sur le bras du garçon. Harry prit une grande respiration, lança un sourire reconnaissant au serpent avant de se tourner vers le blond. « Nagini et moi avons faim. Puis-je aller nous chercher quelque chose à manger ? »

Un souvenir de son propre fils, son Draco, lui revint en mémoire. Son fils le regardait avec la même expression pleine d'espoir après s'être fait réprimander sur l'attitude et l'étiquette qu'il se devait d'adopter. Pourquoi, oh pourquoi Harry devait-il paraître si jeune et désireux de plaire ? Cela aurait été bien plus facile si le garçon avait eu son vrai âge. Il aurait été endurci et cassant après de continuels expositions aux dures réalités de la vie. Cette foutue émotion qui lui soufflait quelque chose n'était absolument pas de la contrition. Il sourit au garçon, soulagé quand le sourire éclatant reprit de son envergure. C'était mieux de faire en sorte qu'il soit heureux après tout, jusqu'à … enfin, c'était mieux de faire en sorte qu'il soit heureux pour le moment. « Je vais aller te chercher quelque chose à manger, Harry. » Il se leva gracieusement et agrippa instinctivement sa cane – son pommeau représentant la tête d'un serpent – tandis qu'il se glissait hors de la pièce. S'arrêtant brièvement, il regarda par-dessus son épaule tandis qu'Harry se relevait et allait s'asseoir sur une chaise. « La porte sera fermé derrière moi. Je ne serai pas long. »

Harry ouvrit la bouche pour demander pourquoi la porte serait fermée à clef mais déjà était-il enfermé. Il fronça les sourcils, songeant à ses conversations avec ses serpents. « J'étais sûr que Draco avait dit qu'on devait utiliser 'je peux' au lien de 'puis-je' lorsqu'on demandait la permission pour faire quelque chose. Que c'était impoli de ne pas être humble lorsqu'on se trouvait chez quelqu'un. A moins que l'on ne soit en train d'ordonner des choses à ses serviteurs ou aux personnes trop plébéiennes pour connaître la différence. » Il haussa les épaules, recommençant à caresser son nouveau serpent. « Bah, M. Malfoy est le papa de Draco. Il doit savoir ce qui est le mieux à faire. » Il se mordit la lèvre et jeta un regard en direction de la porte fermée. Harry rougit encore une fois. « C'est dommage que tu ne rencontreras pas mon Draco. Il est formidable. » Des yeux verts se voilèrent tandis que la main d'Harry se levait de son propre maître pour aller se poser sur sa cicatrice en forme d'éclair. Harry gémit. « Aïe ! Aïe, Nagini, ma tête me fait mal ! »

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D'un côté, Draco dut admettre avec réticence qu'il était impressionné par la vitesse des autres élèves.

D'un autre côté, il trouvait quelque peu inquiétant que sa méthode pour se délivrer du stress consiste à débiter une litanie de sorts de magie noire.

Tandis que Draco courait dans les couloirs avec les autres élèves de Gryffondor et de Serpentard, il admit que jurer avec rage et lancer des sorts à limite du légal n'était pas exactement la plus sage des décisions. En effet, lorsqu'on se trouvait dans un laboratoire plein de produits chimiques hautement volatiles et explosifs, il était judicieux de ne pas adopter ce genre de comportement. Sérieusement, le petit accident d'Harry ne lui avait rien appris ? En tous les cas, c'est ce qu'avait commenté une Luna essoufflée avant que Neville ne lui agrippe la main et ne la sorte de la pièce avec hâte. L'explosion qui avait suivi avait été plutôt sympathique …

Alors que la plupart des étudiants s'arrêtaient, désormais à une distance convenable du danger, Draco continua de courir jusqu'au portail d'Hogwarts. En fait, il ne s'arrêta pas de courir avant que quelqu'un ne lui attrape l'épaule et le force à se retourner.

« Eh bien. » haleta Pansy. « La présentation était plutôt passable. » Elle posa une main contre sa poitrine, tentant de reprendre le contrôle de sa respiration. « Toutefois, je te mets un O pour tes tactiques de diversion. »

« Tactiques de diversion ? » s'étouffa à moitié Hermione.

Vince prit une grande respiration. « Est-ce que nous allons retrouver Harry, maintenant, Draco ? »

Draco hocha la tête, réfléchissant. Greg regarda autour de lui, perdu. « Ne devrions-nous pas aller trouver le Professeur Snape ? »

« Je suis absolument certain qu'il se dirigera par ici, d'ici peu. »

Hermione acquiesça, une expression déterminée prenant place sur son visage. « Comment allons-nous rejoindre Harry ? »

Draco lança un regard significatif à Pansy et Blaise. « NOUS n'allons pas le retrouver. »

« Quoi ? »

« Draco et Pansy vont rejoindre Harry. » flotta soudain la voix de Luna, venant de derrière eux et les faisant tous sursauter. Luna leur sourit à tous d'un air rêveur puis s'avança et attrapa le bras de Greg et d'Hermione. « Nous allons prendre une tasse de thé et attendre. » Elle pencha la tête sur le côté, pensive. « J'espère qu'il y aura du thé à la menthe. J'aime tellement cela. C'est si doux. »

Blaise cligna plusieurs fois des yeux. « Bordel mais d'où arrives-tu ? »

« Oh, » grogna Hermione de frustration. « Ce n'est pas important. Ce qui nous importe est de savoir comment Lucius Malfoy a réussi à entrer dans la bâtisse. Comment Dumbledore a pu laisser cela arriver ? »

« Dumbledore est en train de se faire séduire par le complot du Crocpourri. » dit tristement Luna. Elle sembla ne pas être perturbée par les regards plein de dédain qu'elle reçut en réponse. « Et Lucius portait un glamour. Personne ne pouvait voir à travers sans savoir qui ils avaient vraiment devant eux. » Elle haussa les épaules, levant la main pour aller jouer avec son collier. « Harry m'a dit de dire à ses serpents qu'il ne retournerait pas chez sa famille. Après ça, ce fut facile pour moi de savoir qui j'avais en face de moi. »

La mâchoire de Pansy se contracta. « Et tu les as laissé l'emmener ? »

« Lucius Malfoy EST un membre du complot du Crocpourri. Je n'étais pas adéquatement préparé à le combattre. Il m'aurait fallu du Pus de Bubobulb et du dentifrice, ce que je n'avais pas sur moi. » déclara-t-elle sérieusement. Puis Luna sourit aux Serpentards. « Je suis tellement heureuse que vous ne soyez pas semblable à vos pères. »

« Tu penses vraiment que je ne suis pas comme mon père ? » demanda Greg, l'air plein d'espoir.

« Bien sûr que oui. » Luna lui tapota le bras, souriant avec éclat. « Tu n'as pas la moindre trace de la maladie du chewing-gum en toi. »

« Attendez une minute. » Hermione venait juste d'intégrer qu'on ne souhaitait qu'elle accompagne Pansy et Draco. « Que voulez-vous dire par NOUS n'allons pas sauver Harry ? Vous pensez réellement que vous pouvez me garder dans le château ? Je vais retrouver mon Ry Nours ! »

Draco eut un sourire satisfait, faisant un signe de la tête à Blaise. « Bien entendu. »

« Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire, espèce de fils de, » Blaise lui agrippa le coude. « pute ! » Hermione s'arrêta, regardant autour d'elle, perdue. Ils ne se trouvaient plus devant le portail d'Hogwarts. En regardant par les fenêtres de la pièce, Hermione pouvait apercevoir des terres à perte de vue ainsi qu'un magnifique jardin. Elle observa la pièce dans laquelle elle se trouvait, remarquant l'atmosphère accueillante. « Par l'enfer, où sommes-nous ?! »

« Oh, génial ! » s'exclama joyeusement Luna. « Ils ont du thé à la menthe ! »

« Tu penses qu'ils ont aussi des biscuits ? » Vince et Greg s'assirent à table, le visage plein d'espoir tandis qu'ils regardaient leur nouvelle amie sautiller joyeusement dans la cuisine.

Hermione sourit poliment et accepta la tasse que lui tendit Luna. Elle se tourna alors vers Blaise, son sourire s'effaçant et laissant place à un rictus mauvais et dangereux. « Blaise, » ronronna-t-elle d'un ton si mielleux que l'italien pâlit et recula d'un pas. « Tu as exactement trente secondes pour me dire précisément où nous sommes ou bien je serais forcée de te couper une certaine partie de ton anatomie que tu n'aimerais sûrement pas voir disparaître, si un jour tu veux pouvoir procréer. »

Greg lui lança un sourire plein de fierté. « On aurait presque l'impression d'entendre Pansy, Hermione ! »

Pansy et Draco regardèrent l'endroit où se tenaient les autres élèves quelques secondes auparavant. « Si j'étais Hermione, » annonça Pansy en se recoiffant avec sa main tout en lissant ses robes de l'autre. « Je serais sur le point de castrer Blaise. » Elle fronça les sourcils. « Pourquoi est-ce que Luna est partie avec eux ? »

Draco haussa les épaules. « On ne sait jamais pourquoi Luna fait ce qu'elle fait. » Il haussa les épaules, levant distraitement la main pour aller frotter son front. Comme Harry avait l'habitude de le faire quand il réfléchissait. « Si Snape refuse de nous prendre avec lui, alors nous irons trouver Mère. Peut-être que Mère nous aidera. »

Pansy lui lança un regard mauvais. « Et tu voudras qu'on lui dise quoi, exactement ? Pansy et moi s'ennuyons à l'école et avons décidé de rejoindre les rangs du Lord plut tôt que prévu. Savez-vous où se trouve Père ? »

« Si nous promettons de nous détourner du camp d'Harry Potter, pourrez-vous nous dire où se trouve Oncle Luc ? » mima-t-il Pansy en train de lancer un sourire vainqueur à Narcissa.

« Peut-être aimeriez-vous me parler de votre attitude récemment changée envers le jeune M. Potter ? » contra Pansy en une parfaite imitation de Narcissa. Elle observa le visage de Draco. « Si vous n'aviez pas alerté la presse de votre implication avec le jeune Harry, votre père n'aurait pas été envoyé pour l'espionner. » Elle eut soudain un sourire hautain, sortant légèrement de son personnage. « Toutefois, toute personne ayant ne serait-ce qu'une moitié de cerveau sait qu'il suffit de vous demander pour que vous lui donniez tous les détails du quotidien de la vie d'Harry Potter. »

« Putain, mais pourquoi est-ce que tout le mon … »

« Continue de prétendre que tu parles à ta mère, Draco. » lui rappela gentiment Pansy. Son sourire se transforma en grimace tandis qu'elle regardait autour d'elle. « Nous n'irons nulle part en restant ici. »

Draco soupira, croisant les bras devant sa poitrine. « Pourquoi est-ce que les idées de noblesse ne peuvent pas être aussi simple en pratique qu'elles le sont en théorie ? » Il fit les cent pas pendant une minute, arrivant enfin à quelque chose dans son esprit. « Nous irons de l'autre côté du Manoir, estoquerons l'information à Mère et irons trouver Harry. Si tout le reste échoue, au moins, nos noms devraient nous permettre d'entrer. »

Pansy sourit faiblement. « Personne n'oserait dire non à la nouvelle génération de Mangemorts. »

Un cri provenant de l'école attira leur attention sur Severus Snape. Il venait en courant jusqu'à eux. « Merde, » décida Draco. « C'est pas bon signe. »

« Ma marque m'a brûlé. » les informa abruptement Severus, peu surpris de voir Pansy et Draco l'attendant devant le portail. « Le Lord Noir a été informé qu'Harry a disparu des terres d'Hogwarts. Etes-vous prêt à affronter ce que ce voyage signifie ? » Il leur lança un regard noir. « La folie de la jeunesse ne prépare pas adéquatement une personne aux ténèbres suffocantes de Son autorité. »

« Nous venons avec vous. » La voix de Draco était catégorique. Pansy carra les épaules, levant le menton d'un air borné.

« Très bien. » dit froidement Snape. « Nous n'avons pas le temps de nous disputer. » Severus tendit ses mains et attrapa les bras de ses élèves assez fortement pour les faire grimacer. Sans un autre mot, il transplana. Le trio disparut quelques secondes avant que Lupin, Tonks et les jumeaux Weasley n'arrivent par transplanage et ne foncent vers les portes d'entrée du château.

Draco serra les dents, repoussant l'hystérie qui le traversait chaque fois qu'il transplanait. Quand cela s'arrêta, Draco eut l'impression fugace d'être dans une pièce caverneuse et sombre avant qu'un petit corps ne se jette sur lui pour l'étreindre. « Draco ! »

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Lucius avait un très mauvais sentiment à propos de tout ça.

Il garda une expression calme et indifférente, ses pensées bien cachées derrière un mur de ciment figuratif dans son esprit. Peu importe l'inquiétude ou le malaise, on pourrait même dire regret, qu'il ressentait, tout cela était inaccessible pour le Lord Noir. Le moindre doute ou hésitation dont il aurait fait preuve aurait signifié sa mort. Il le savait, il l'acceptait. Pourtant, ses pas s'arrêtèrent pendant une seconde quand il entra dans la pièce dans laquelle il avait laissé Harry. Il vit son fils, la fille Parkinson et Severus Snape rassemblés autour d'Harry, Nagini s'étant enroulée sur elle-même aux chevilles d'Harry. Il haussa les sourcils, rencontrant les yeux onyx de son vieil ami tandis qu'il parlait au petit garçon. « Harry, » dit-il doucement. « Je m'excuse mais j'ai été incapable de te trouver de la nourriture. J'ai, toutefois, » Il hésita un instant, ses yeux volant vers son fils. « Amené quelqu'un qui est extrêmement impatient à l'idée de converser avec toi. » Il fit un pas sur le côté, fermant les yeux quand la silhouette enveloppé de vêtements noirs se glissa dans la pièce.

Lord Voldemort sourit froidement à la vue du groupe devant lui. « Que c'est familial, » dit-il d'un ton traînant, amusé par le fait que Severus sursauta légèrement à l'entente de sa voix. Il regarda Draco s'asseoir sur une des chaises avec défiance, prenant un enfant rougissant sur ses genoux tandis que sa meilleure amie s'asseyait près de lui. Le Lord glissa jusqu'à son trône avant de s'installer dessus. « Un manque de manière affligeant, est-ce là ce que tu apprends à ton fils, Lucius ? Tut tut tut … » Il apprécia la façon dont les adolescents se tendirent en entendant les glissements des robes contre le sol, signalant l'arrivée de ses Mangemorts dans la pièce. « Nous verrons comment régler ce problème plus tard. » Lucius se raidit instantanément. « Severus ? »

Des cheveux noirs tombèrent devant les yeux du maître des potions alors qu'il s'inclinait légèrement. « Mon Seigneur ? »

« Comment se fait-il que je n'ai pas été renseigné de la faiblesse actuelle du jeune Harry Potter ? » Voldemort s'exprima d'une voix douce, sachant que présenter une façade calme permettait de faire craindre aux autres quand le masque tomberait. « J'ai été forcé d'envoyer un autre espion à Hogwarts. Il s'est débrouillé pour m'informer d'un accident qui aurait eu lieu à l'Infirmerie avant de mystérieusement disparaître. » Il observa une étrange lueur prendre place dans les yeux de Snape. Ses propres yeux se plissèrent en réponse bien que son ton resta égal. « Je comprends ce désir territorial de garder les autres éloigné de ton lieu de travail, mais sérieusement, Severus ? Attaquer un de tes camarades Mangemorts ? »

« Je n'ai attaqué personne. » répliqua froidement Snape. Ses yeux étincelèrent à nouveau. « Peut-être a-t-il à nouveau décidé de changer de camp ? En mémoire de ses amis trop rapidement partis par sa faute ? »

Des yeux écarlates brillèrent de colère. Il serra la mâchoire, contrôlant sa rage quand il rencontra des yeux verts curieux l'observant de sur les genoux de Draco. Il sourit, enchanté quand Lucius et Severus se tendirent. « M. Potter, veuillez me pardonner de vous avoir ignoré. » Ses yeux glissèrent jusqu'au serpent recroquevillé sur lui-même sur les genoux du garçon. « Je vois que vous avez déjà rencontré ma Nagini. »

Harry fronça les sourcils, tendant la main pour distraitement caresser le serpent. « J'aime beaucoup Nagini. C'est mon amie. » Il fronça à nouveau les sourcils en regardant l'homme étrange assis sur le trône. « Vous devriez être plus gentil avec elle. Ce n'est pas bien de faire du mal aux gens pour avoir ce que l'on veut. Vous devez demander. Et dire s'il vous plait. Et être gentil. C'est la Règle d'Or. »

Voldemort haussa les sourcils. « La Règle d'Or ? » le questionna-t-il avec une voix étrange.

Harry hocha vigoureusement la tête. « Je l'ai apprise à l'école. On est censé traiter les autres comme on souhaiterait être traité. C'est la bonne chose à faire. » Il tourna la tête, souriant timidement à Draco et Pansy. « C'est comme ça que j'ai eu des amis. » Il se retourna vers l'homme bizarre. « Vous devez être gentil avec vos amis. » lui expliqua-t-il.

« Je n'ai pas d'amis. » rétorqua Voldemort d'un ton glacial. « J'ai des suiveurs. Vous devriez savoir, maintenant, M. Potter que les émotions sont une faiblesse que l'on ne peut tolérer. » Son sourire était dur. « Vous vous autorisez à ressentir des émotions et ce qui a mené votre ami, » Il cracha le dernier mot. « Sirius Black à sa perte, il y a de cela trois mois, n'est-il pas ? » Il eut un rictus satisfait en voyant Severus et Draco se raidir. « Viens ici, Nagini. »

Harry était perplexe. Il caressa gentiment la tête de Nagini et la laissa glisser de ses genoux avec réticence. Il se mordit la lèvre, les sourcils froncés et songea à ce que l'homme venait de dire. Il ne savait pas qui ce Sirius Black était. Mais à la façon dont le Professeur Snape, Draco et Pansy s'étaient tendus à la mention de ce nom, il en était arrivé à la conclusion qu'eux le connaissaient. Il eut l'impression qu'ils étaient inquiets de sa réaction. Puis, il songea que ça ne pouvait être ça, puisqu'il ne connaissait pas cet homme. Peut-être … Peut-être que Sirius était un ami de Draco et de son professeur et que c'était pour ça qu'ils étaient en colère parce que que cet homme bizarre avait fait du mal à quelqu'un auxquels ils tenaient ? Cela devait ça. Soudainement en colère, Harry leva le menton et fusilla du regard l'homme devant lui. « Arrêtez ! » dit-il sévèrement. « Mes amis n'ont rien fait de mal. C'est méchant de dire délibérément des choses qui les blesseront. »

Les yeux de l'homme se plissèrent. « J'ai dit, » réitéra-t-il d'un ton un peu plus coléreux, passant au tutoiement. « Que c'était de ta faute si Sirius Black était mort. TU es celui qui m'a donné les outils dont j'avais besoin pour le tuer. »

Nagini siffla rageusement aux côtés de Voldemort, mécontente des émotions de son maître. Harry n'aima pas la façon dont sa main se resserra autour de ses écailles. « Félicitations ? » lui lança-t-il. Il sourit en sentant Draco se détendre abruptement contre lui. Son sourire s'agrandit lorsque le blond vint distraitement lui masser la nuque. Draco était content de lui, il devait être en train de se comporter comme un Serpentard !

Voldemort fulminait, désormais. Il était impératif que le garçon perde son sang-froid, son contrôle en face de lui et de ses suiveurs pour que tous puissent assister à sa victoire la plus satisfaisante. Mais ce sale gosse semblait être content d'être assis sur Draco, tenant la main à la jeune déception des Parkinson et souriant à son propre serpent, Nagini. Quoique … le garçon était un exemple plus que convainquant de la stupidité des Gryffondors … peut-être que s'il tentait de jouer avec ses sentiments, il aurait ce qu'il voulait … « Tu m'as blessé, l'année dernière. » dit-il finalement en détaillant Harry. « Au Ministère, pendant que je te … possédais. J'ai ressenti une terrible agonie. » Harry sembla perdu pendant près d'une minute avant de hausser les épaules et de s'allonger contre le torse de Draco. « Cela ne te gêne pas de savoir que tu as blessé quelqu'un consciemment et intentionnellement ? »

Il y avait quelque chose chez cet homme … quelque chose avec cette arrogante certitude qu'il avait toujours raison et Harry perpétuellement tort qui lui rappelait son Oncle Vernon. « Je n'ai pas à m'excuser auprès de vous pour ça. » déclara Harry en imitant parfaitement le ton traînant que Draco adoptait souvent. « Je vaux mieux que ça. Ce n'est pas de ma faute si vous vous êtes blessé en essayant de me faire du mal en en tentant de me contrôler. »

Des doigts anormalement pâles se refermèrent sur les écailles de Nagini, lui extrayant un sifflement de douleur. Mais le serpent savait qu'elle ne devait pas tenter de lui échapper. Voldemort sourit d'un air satisfait en voyant l'inquiétude naître dans les yeux de l'enfant. Il perdrait bientôt son contrôle. Il sortit sa baguette, tremblant presque d'anticipation tandis qu'il pointait le bout vers le serpent. Nagini l'avait trahie, après tout, en se pelotonnant contre cet insupportable sale gosse. « Où est ta baguette, Harry. » demanda-t-il avec douceur.

Les sourcils d'Harry se froncèrent, son attention fermement portée sur le serpent tremblant en face de lui. « Ma quoi ? »

« Ta baguette ? » dit le Lord Noir en serrant les dents. Il détestait se répéter.

Harry haussa les épaules. « Je n'en ai pas. Mione a dit que ça pouvait être dangereux de jouer avec tant que je ne savais pas contrôler ma magie. » Il soupira, frustré. « J'ai essayé de lui dire que je ne pouvais pas faire de la magie mais elle ne m'a pas cru. » Draco se figea, son sang se glaçant dans ses veines. Hermione avait pris la baguette d'Harry quand il n'était encore qu'un enfant de cinq ans terrifié. Elle ne lui avait pas encore rendu. Horrifié, Draco rencontra le regard de Voldemort. Il vit une expression de profonde satisfaction s'installer sur ses traits monstrueux. Draco ferma les yeux, son cœur battant furieusement, et commença à prier.

« Quel dommage. » déclara Voldemort, pointant une nouvelle fois sa baguette vers Nagini.

Harry serra les poings et sauta des genoux de Draco. « Soyez gentil avec mon ami ! »

Des yeux rouges écarlate brillèrent d'une satisfaction glaçante. « Comme si un gamin pouvait dicter ma conduite ! »

Harry était en colère. Il avait raté son jour d'école préféré, sa cicatrice lui faisait mal, son Draco et Pansy étaient effrayés, le Professeur Snape était en colère et cet homme – cet homme si semblable à son Oncle Vernon – faisait du mal à sa nouvelle amie. Et Nagini n'avait rien fait ! Il avait besoin … d'une distraction. Oui ! Une distraction ! Comme Dean lui avait appris lorsqu'ils jouaient au Football – Il devait feinter vers la gauche et partir vers la droite. Il devait faire s'éloigner cet homme de Nagini et, à ce moment-là, il pourrait l'aider ! Mais comment faire … cet homme savait faire de la magie, comme ses amis. Inconsciemment, il pressa ses poings contre ses jambes et grimaça en sentant une légère douleur se faire sentir. Mais oui, bien sûr ! Sans y penser à deux fois, Harry plongea sa main dans sa poche et en retira sa pierre porte-bonheur. Il la lança aussi fort que possible sur le mur au-dessus de la tête de l'homme étrange.

Voldemort vit la pierre et rit à gorge déployée. C'était comme ça que le Survivant avait prévu de l'arrêter de faire du mal à Nagini ? Oh, c'était juste tellement amusant.

Son rire s'évanouit soudainement, ses yeux s'écarquillèrent grandement lorsque la pierre lancée par les mains inexpérimentées d'un sale gosse de dix ans entra dans sa bouche et vint se loger dans son œsophage. Sa baguette tomba au sol, ses mains griffant sa gorge tandis qu'il n'arrivait plus à respirer.

Harry ne vit pas la pierre glisser dans la gorge de l'homme. A l'instant où la pierre quitta ses mains, il se dégagea de l'étreinte de Draco et fonça vers Nagini. Sifflant doucement au magnifique serpent pour la rassurer, il la laissa s'enrouler autour de lui puis se dépêcha de s'éloigner de l'homme à terre. « Il est grand temps de partir. » annonça Snape en prenant le garçon, et donc le serpent, dans ses bras. Draco, Pansy et Lucius s'agrippèrent instantanément à Severus. Lucius regarda par-dessus son épaule quand la porte s'ouvrit à la volée. Il eut un sourire hautain en voyant Dumbledore et plusieurs Aurors entrer dans la pièce. Il leur fit un petit signe de la main juste avant que le petit groupe ne disparaisse.

Des yeux verts observèrent les alentours avec inquiétude. « Ne devrions-nous pas retourner là-bas pour s'assurer que le monsieur pas très gentil va bien ? »

« NON ! » Le cri fut unanime. Draco détacha son regard anxieux d'Harry pour foudroyer son père du regard. « Je n'arrive pas à croire que tu étais sur le point de remettre Harry au Lord Noir ! » siffla-t-il.

Harry leva les yeux au ciel. « Il n'allait pas me faire de mal, Draco ! » Il ne comprit les expressions qui se peignirent sur les visages de ses amis alors il les ignora. A la place, il pointa du doigt le pommeau en forme de serpent de la canne de Lucius. « C'est un messager divin. Comme Greg l'a dit. » Il leva les yeux, souriant au père de son meilleur ami. « Peut-on … euh … Pourrait-on avoir quelque chose à manger, maintenant ? »

« Bien sûr. » Lucius fit un grand geste qui engloba toute la maison devant lui. « Et puis-je te souhaiter la bienvenue au Manoir Malfoy. » Il échangea un regard avec Severus avant de se retourner vers son fils toujours renfrogné. « Les Malfoy se retrouvent toujours au sommet. » dit-il doucement. « Donne-moi une journée pour que je puisse bien songer à chaque détail et même mon départ soudain d'Azkaban paraîtra être un moyen bien calculé pour assurer la protection d'Harry. »

« Je vais bien, Draco. » l'informa sérieusement Harry, se tenant toujours fermement au Professeur Snape. « Ton papa m'a protégé des Dursley. »

« Oui, » commença vivement le blond. « Mais il t'a amené directement à … »

Pansy le coupa. « Peu importe ce à quoi vous arriverez, nous conviendrons tous de certaines choses pour éliminer les blancs. Et assurez-vous d'ajouter McGregor à votre histoire. J'ai un deal avec ses filles. »

Lucius ouvrit distraitement la porte, semblant pensif. « Oui, il était dans une cellule proche de la mienne … »

« ELOIGNEZ-VOUS DE MON RY NOURS ! STUPEFIX ! »

Snape baissa les yeux avec froideur sur le corps qui venait de toucher le sol. « Miss Granger, je comprends que vous ayez été élevé par des Moldus mais il me semblait que même eux trouvaient inadéquate de rendre son hôte inconscient. » Il enjamba Lucius, posant Harry par terre avant de se tourner vers la gazinière pour mettre la bouilloire sur le feu. Ça allait être une longue journée.

Harry sourit avec éclat à ses amis, se jetant sur les genoux de Draco à l'instant où celui-ci s'assit sur une chaise. « Regarde Mione, » dit-il joyeusement. « C'est Nagini ! » Il tourna ses grands yeux verts brillants vers le blond. Il posa sa tête sur l'épaule de Draco puis lui lança le sourire le plus persuasif et le plus mignon qu'il avait en stock. « Je peux la garder, Draco ? »