Disclaimer : Teen wolf appartient aux premiers qui ont fantasmé sur Derek ! Sinon les autres personnages sont à moi ! Rien qu'à moi ! Na !

Rating : M, sinon c'est pas drôle, vous êtes d'accord ?

Paring : Sterek, quelle question ! Ça coule de source.

Note de chapitre : Gros, gros, gros lemon, je sais qu'il était attendu celui-là ;) Il prend bien la moitié du chapitre, c'est pour vous encourager et vous accompagner pendant cette semaine de rentrée ! Rêvassez pas trop quand même !

Note de moi : Alors, je remercie tous les reviewers, évidemment, et aussi les nouvelles mises en favori ou en follower de qui j'aimerai bien avoir quand même un petit retour ! ;) Y'en a dont les noms me sont même complètement inconnus ! Un petit "j'aime" "je déteste mais je lis quand même " ou "je suis tombé sur cette page par hasard et c'est carrément à chier (ou super top méga cool génial, ça marche aussi) ", ça ne paye pas de pain ! Je compte sur vous ! Bonne lecture !


RAR :

Le Visiteur : Nooooon ! pas les tomates ! Me voici en temps et en heure alors j'espère que je serais épargnée ! En plus, y'a un looong lemon pour me faire pardonner :)

Drayy : Merci à toi ! Je suis contente que ça te plaise toujours, Stiles sera plus humain que jamais dans ce chapitre !

BIBIDU13 : Coucou ! je suis contente de t'accueillir dans cette histoire ! Et je le suis encore plus de constater qu'elle te plaise :) Eh oui, Gérard et le méchant par excellence, mais qui de mieux pour tenir ce rôle ? Pour l'instant, j'ai quelques chapitres d'avance donc je compte publier tous les lundi !

Guest (chap1) : Alors tout d'abord, merci pour tes compliments, ils me vont droit au coeur :) Ensuite, il me semble avoir corrigé la maladresse pour Allison, à moins que ça ne fasse longtemps que tu aies lu le chapitre et que tu ne laisses une review qu'aujourd'hui. Je laisse planer le doute quant à ce qui est arrivé à Stiles, donc non, elle ne sait pas qu'il est au sous-sol. Ensuite, oui, c'est normal que Gérard pense que Silas lui est fidèle, tu en sauras plus sur son rôle dans les prochains chapitres, donc ça, c'est délibéré de ma part. Ensuite le sceau...Le sceau réprime l'humanité de Stiles, mais aussi sa bête, mais n'oublions pas que Stiles n'est pas n'importe qui ! C'est un alpha, et l'influence de la pleine lune joue pour beaucoup dans le fait qu'il parvienne à s'exprimer, tu verras que par la suite, il redeviendra muet :) Pour Violet et Garrett, je peux pas te dire, il faut que je relise les chapitres précédents (j'avoue que je m'en souviens plus du tout et comme j'ai des nouvelles idées qui apparaissent au fur et à mesure, il m'arrive de faire des boulettes...). Voilà, je te réponds maintenant et ici, bien que je pense que tu aies déjà lu le chapitre qui va suivre bien que tu aies posté une review sur le chapitre 1 :)


Chapitre 13

Derek venait de donner à Stiles son troisième orgasme.

Après le premier, il avait eu la surprise de voir les yeux de son compagnon virer au marron pendant une minute avant qu'ils ne redeviennent rouges.

Après le deuxième, Stiles avait livré bataille contre la bête pendant plus longtemps. Presque dix minutes. Et là, ça faisait un quart d'heure, un quart d'heure qu'il venait de jouir pour la troisième fois et son humanité persistait. Derek n'osait pas dire un mot, il ne savait même pas quelle attitude adopter, il avait peur que l'oiseau s'envole s'il bougeait d'un poil, pour ainsi dire, c'était la meilleure image qui pouvait illustrer l'état d'attente nerveuse dans lequel il était plongé. Son cœur battait fort, bien trop fort, et tout son corps était crispé. Qu'était-il censé faire ? Censé dire ? Il ne savait pas…il ne connaissait pas son compagnon. Il ne connaissait pas Stiles, ne savait pas qui il était à part que, justement, c'était son compagnon. Comment était-il censé réagir ?

Mais ce fut Stiles qui réagit le premier. Lentement, il porta sa main jusqu'à sa gorge, les yeux pleins d'interrogations et d'incertitude. Il semblait que lui non plus ne savait pas trop comment réagir. Il n'avait pas peur, ça, Derek pouvait l'affirmer. Ce n'était pas la peur qui prédominait dans l'odeur que dégageait Stiles, non. C'était la confusion, le doute, la surprise et la joie d'avoir repris le dessus alors que la lune était au milieu du ciel et l'éclairait de tous ses rayons. Subsistait une touche d'excitation qui rassura un peu Derek. Stiles ne semblait pas vouloir le rejeter. Pas encore, du moins.

Prudemment, Stiles leva son autre main et la posa cette fois-ci sur la gorge de Derek. Elle tremblait. L'alpha, d'un geste involontaire, instinctif, entoura son buste de ses bras musclés et l'enlaça plus étroitement contre son torse, comme pour le protéger. Le garçon ouvrit la bouche, planta son regard noisette dans celui de Derek, puis la referma. Il refit la même chose plusieurs fois, semblant vouloir dire quelque chose, mais n'y parvenant pas. Comment parler ? Qu'est-ce qu'il fallait faire déjà ? Comprenant la raison de son trouble, Derek lui montra comme faire en prenant la parole :

- Stiles…Stiles. Stiles.

Derek répétait son prénom inlassablement, ne sachant pas quoi dire d'autre, ne trouvant rien d'autre à dire. Lui aussi avait comme perdu l'usage des mots, il ne parvenait même plus à réfléchir. Tout ce que le loup arrivait à faire, c'était le serrer contre lui, lui offrir une étreinte rassurante, et répéter son prénom d'une voix tremblante d'émotions. La pleine lune avait réussi à lui rendre son compagnon. Il ne savait pas pour combien de temps, mais il comptait bien en profiter. Faire tout ce qui était en son pouvoir pour prolonger son moment de lucidité et essayer de lui faire comprendre la situation le plus rapidement possible.

- D…De…

Le loup se figea et regarda les lèvres de son compagnon sous le choc, attrapant la main qui était posée sur son propre cou pour la serrer avec chaleur. Stiles le regardait avec ses yeux humains. Des yeux noisette tout autant parsemés de taches que le reste de son corps. Des yeux doux qui en se moment même semblaient quémander quelque chose.

- Der…, commença Stiles d'une voix rocailleuse.

Avoir crié, hurlé pendant huit ans avait complètement enraillé sa voix. Et faire une phrase…faire une phrase semblait être un effort titanesque. Les mots, restés inutilisés pendant presque une décennie, ne venaient pas facilement, et Derek se devait de l'aider.

- Stiles…Stiles, balbutia-t-il encore. Je…Stiles, c'est bien toi ?

Il aurait pu mieux faire, mais en vérité, son cerveau était complètement grillé et lui aussi devait se concentrer pour parler.

- Der…k…

- Tu essayes de dire mon prénom, amour ? fit Derek en se traitant intérieurement de crétin.

Évidemment qu'il essayait de dire son prénom, bon sang. Et cela semblait être l'épreuve de toute une vie si on considérait l'expression d'intense concentration inscrite sur le visage de son compagnon. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il réagisse, merde ! Tout de suite, serait bien. Tout de suite. Tout de suite, Derek !

- Der…ek. D…ek. D…

Le cœur du loup battait à tout rompre et menaçait même de s'envoler de sa cage thoracique. Rien…rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il éprouvait en cet instant même. C'était…c'était comme avoir trouvé l'absolution. C'était comme…c'était comme avoir trouvé son compagnon. Oui, il avait trouvé son compagnon et il était là, juste là, à s'entraîner pour dire son prénom et…

- Derek.

L'alpha sentit ses yeux s'humidifier et le visage de Stiles devint flou. Derek était complètement paumé dans la vague de bonheur qui déferlait sur lui. Son compagnon parlait. Son compagnon lui parlait. Son compagnon avait dit son nom.

- Derek.

Cette fois-ci, le mot sortit plus facilement, plus rapidement, et le loup sentit deux paumes chaudes se poser sur ses joues humides. Humides ? Oui, il semblerait qu'il n'ait pas pu empêcher les larmes de déborder de ses yeux. Mais il s'en fichait. Il était trop heureux pour s'en soucier.

- Derek.

L'alpha attrapa les poignets de Stiles et hocha la tête avant de frotter son nez contre le sien, lui montrant toute son affection et essayant de lui montrer…lui montrer à quel point il l'aimait. Mais c'était impossible.

- Stiles. Je t'aime.

Il l'avait dit, enfin. Et lorsque Derek éloigna sa tête et plongea son regard dans celui de son vis-à-vis, il comprit. Il comprit qu'il n'aurait pas dû s'inquiéter autant de la réciprocité de ses sentiments. C'était évident. Il n'y avait que l'amour qui flottait dans ces immenses yeux noisette. De l'amour et de la reconnaissance. Son cœur battit plus fort, lui faisant presque mal.

- Derek. J…Je…

- Oui ? Dis-moi. Dis-moi tout ce que tu veux, mais dis quelque chose, je t'en supplie. Parle. Parle-moi.

- Derek, répéta Stiles en enfouissant sa main dans les cheveux bruns de son compagnon et en jetant un coup d'œil à la lune par la fenêtre.

Stiles était complètement lucide à présent que la lune était à son zénith, mais il craignait de ne pas le rester longtemps. Il avait peur que la bête ne reprenne le contrôle avant qu'il n'ait pu dire à son loup qui avait si bien pris soin de lui qu'il…

- T'aime, dit-il presque désespéré. Je…

Exaspéré de ne pas y arriver, Stiles serra les paupières alors que Derek souriait comme un fou. Il souriait tellement qu'il en avait mal aux zygomatiques.

- Il y a des progrès à faire, mais c'est presque ça.

Stiles rouvrit les yeux, les sourcils froncés, et donna un coup dans la poitrine de Derek dont le sourire ne se fana pas, bien au contraire. Il laissa même échapper un petit rire à mi-chemin entre amusement et soulagement. Oui, c'était un immense soulagement de voir sa théorie être validée. La pleine lune faisait reculer le loup de Stiles, le rendait plus faible et l'humain plus fort. L'humain qui avait repris espoir grâce à lui et qui s'était battu pour cet instant. Pour retrouver le contrôle. Même s'il ne durait que quelques heures, cela illuminait leur avenir. Les yeux de Derek se posèrent une nouvelle fois sur le cou de son compagnon, observant la marque qui y était inscrite avec plus de détermination que jamais. Lorsqu'il posa les doigts dessus et la caressa légèrement, Stiles tressaillit.

- Je vais te l'enlever. Je vais tout faire pour qu'elle disparaisse et pour que tu ne sois plus enfermé dans ton propre corps. Je te le promets. Je forcerai Gérard à te l'enlever, je l'obligerai, je…

Stiles l'interrompit en posant deux doigts sur ses lèvres. Il n'avait pas envie que le nom de son ancien tortionnaire soit évoqué maintenant. C'était le premier moment qu'ils avaient ensemble, il était pour eux. Seulement eux. Il n'y avait pas de place pour les problèmes cette nuit, mais seulement pour l'amour et la joie.

- M…Merci, De…Derek. Merci, balbutia le jeune homme avec lui aussi des larmes plein les yeux.

Derek hocha la tête, la gorge trop serrée pour qu'il puisse parler. Tout. Oui, il serait capable de tout pour son compagnon. Surtout maintenant alors qu'il savait que les choses pouvaient être réparées, que Stiles pouvait être sauvé. Derek se sentait comme si tout était possible en cet instant, comme s'il pouvait sauver le monde. En fait, il se sentait comme un super héros. Il embrassa délicatement les doigts de son compagnon avant de prendre cette main si fragile dans la sienne.

Et à ce moment, Stiles fondit en larmes et donna un autre coup dans la poitrine de Derek, surpris par les émotions que dégageait le jeune loup. Colère, frustration, honte, tout ça se mêlait et s'entremêlait dans son odeur. L'alpha parvint à l'immobiliser, enserrant ses poings dans les siens, le tenant en veillant à ne pas lui faire mal. Il était encore si mince, si…cassable.

- Chut, calme-toi, lui chuchota Derek à l'oreille d'une voix douce. Calme-toi.

Il se mit à le bercer, lentement, et les pleurs de son compagnon se calmèrent au bout de quelques secondes, de trop longues secondes pour Derek qui sentait son cœur se fendre en deux sous la détresse du petit homme.

- Que se passe-t-il ? Pourquoi pleures-tu ? demanda-t-il en se mordant la lèvre inférieure, le sang battant à ses tempes à une vitesse frénétique, l'assourdissant presque.

- J-je..., tenta Stiles en levant ses yeux humides vers lui. Je n-ne v-veux…

Il s'interrompit pour reprendre son souffle, les sourcils froncés au maximum. Lui aussi ne s'attendait pas de toute évidence à ce que parler soit si dur, et il en était plus que frustré. Mais Derek, respectant ses efforts, resta silencieux et attentif. Pour guérir, Stiles devrait faire des efforts et persévérer, et cela commençait dès à présent.

- Je ne veux pas…

Nouvelle pause. Les mots étaient plus fluides, plus distincts malgré le fait que sa voix restait très rauque et qu'il avait besoin de faire des pauses régulières pour reprendre son souffle.

- Je ne veux pas m-m'en a…m'en a…m'en all-er en…en-co…re.

Derek le regarda un long moment, mais visiblement, Stiles avait fini sa phrase. S'en aller ? Pourquoi s'en aller ? Et pourquoi encore ? Voyant que l'alpha ne comprenait pas, le jeune loup claqua de la langue d'un air visiblement agacé. Il désigna sa tête avec son index et là, ça fit tilt dans l'esprit de Derek qui enlaça de nouveau son compagnon, voulant le rassurer.

- Je sais, amour, je sais, mais…

- Loup peur… Loup…blessé, termina Stiles en se désignant lui-même encore un fois.

- Oui, opina Derek. Mais je vais tout faire pour arranger ça, tu me crois, n'est-ce pas ?

Stiles le dévisagea un instant avant de hocher une fois la tête, rapidement. L'alpha poussa un soupir de soulagement. Son compagnon avait confiance en lui, et ça pesait énormément dans la balance.

- Je t'aiderai à te battre, continua-t-il. Même si je dois y consacrer ma vie entière, je te promets qu'un jour, tu n'auras plus jamais à partir.

Le regard sérieux du jeune loup lui tira un discret sourire.

- Confiance, déclara finalement Stiles en posant une main sur le cœur agité de Derek.

- Confiance, acquiesça ce dernier.

Satisfait, le jeune alpha fit son premier vrai sourire. Il était un peu tordu et incertain, mais il réchauffa Derek des pieds à la tête. Doucement, Stiles se pencha en avant, rapprochant son visage du sien et Derek retint brusquement sa respiration. Est-ce qu'il allait…Est-ce que… Lorsque Stiles, après un sursaut de bravoure, posa enfin ses lèvres sur celle de son compagnon, celui-ci disjoncta momentanément et ferma les yeux. Le baiser fut timide, maladroit, incertain, mais tendre et amoureux. C'était leur premier moment, leur premier vrai baiser, et lorsqu'ils se séparèrent, ils avaient tous les deux des étoiles dans les yeux.

Stiles l'embrassa encore. Et encore. Et encore, jusqu'à ce que le désir s'immisce de nouveau entre eux. Derek ne savait pas si c'était dû à la pleine lune ou aux joies de leurs retrouvailles, mais en tous cas, son excitation, qui avait jusque là baissé un peu pavillon, remonta en flèche. Il sentit Stiles sourire contre ses lèvres et sursauta lorsqu'il sentit une main aventureuse sur le bouton de son jean. Celui-ci sauta quasiment instantanément, mis à trop rude épreuve par la pression à laquelle il était soumis.

Lorsque Stiles fut mine de descendre sa fermeture éclair, Derek attrapa sa main dans un sursaut de bonne conscience. Il secoua la tête lorsque son compagnon le regarda avec des yeux interrogateurs tout en se mordillant les lèvres.

- Non, dit Derek d'une voix qu'il espéra stable. Non, tu es trop fragile, je ne veux pas…

- T'aime, le coupa Stiles.

- Je sais, mais…

- Je…t'aime.

Derek arrêta de respirer au moins pour la millionième fois depuis le début de la soirée. Son compagnon l'avait enfin dit en entier, sans accroc, d'une voix ferme et pleine d'autorité. Il savait ce qu'il voulait. Et il le voulait maintenant, voilà ce qu'il lisait dans les beaux yeux noisette qui le regardaient sévèrement. Et qui était-il, lui, Derek Hale, pour oser refuser à cette sublime créature ce qu'elle désirait si ardemment ? Ce n'était pas Stiles qui était faible, mais bel et bien lui.

Il relâcha alors la main de son compagnon qui termina ce qu'elle avait entrepris de faire un instant plus tôt. C'est-à-dire descendre sa braguette. N'ayant pas pris la peine de mettre un sous-vêtement après être sorti du bain et étant excité comme jamais, le sexe de Derek jaillit de son pantalon comme un diable sortait de sa boîte et Stiles le regarda avec de grands yeux écarquillés. Derek, quant à lui, poussa un gros soupir de soulagement en sentant son érection être enfin libérée de son carcan de douleur.

Stiles rougit violemment en prenant conscience d'à quel point son compagnon devait le désirer et surtout depuis combien de temps. Jamais il n'avait…bon sang, qu'est-ce qu'il était censé faire ? A chaque fois que Derek l'avait caressé, il avait été présent sans vraiment être là, vivant et ressentant les choses comme une personne extérieure. La bête aurait su quoi faire. Elle aurait su…

Derek posa doucement sa main sous son menton et l'obligea à relever la tête pour le regarder. Dans ses magnifiques yeux verts d'eau, Stiles n'y lut que de l'amour, de la confiance et du désir. Et ce fut tout ce mélange qui le rassura et le fit se reprendre en main. Ce n'était pas parce qu'il avait vécu ses huit dernières années comme un spectateur assis au fond d'une salle, qu'il ne saurait pas quoi faire. Non, Stiles était un homme, un homme frustré qui plus est, il était temps d'agir.

Timidement d'abord, il empoigna le sexe de Derek, le palpa, le toucha, le caressa pour prendre conscience de sa forme, de son velours et de sa chaleur. Et puis, entendant le gémissement de plaisir de son compagnon, sa prise se fit plus ferme. Cependant, il n'osa pas faire un mouvement, craignant encore de faire quelque chose de travers.

- M…M-montre-moi.

Derek s'étrangla avec sa salive en entendant ces mots et il rouvrit brusquement ses yeux qu'il n'avait même pas eu conscience d'avoir fermés. Il rencontra le regard de son compagnon qui était dans l'attente, les joues toujours rouges à cause de la gêne, mais également à cause du désir, et il céda et le saisit d'une main experte. Stiles poussa un long gémissement avant de se mordre les lèvres. Le plaisir…il ressentait le plaisir comme jamais auparavant. C'était complètement nouveau pour lui et il ne savait qu'une chose, il en voulait plus.

Aussi donna-t-il un coup de reins dans le poing de Derek qui se mit à le caresser lentement, observant son visage avec attention pour guetter toutes ses réactions. Voir son compagnon perdu dans le plaisir était presque trop pour son self-control, mais il se contracta, s'obligeant à ne pas jouir tout de suite. Ça faisait des heures qu'il attendait ça, mais ce n'était pas encore le moment. Pas encore.

Cependant, Derek faillit envoyer valser ses résolutions lorsque Stiles se mit à imiter ses mouvements sur son sexe, accélérant au fur et à mesure que lui accélérait la cadence. Malgré le fait que Stiles avait déjà joui, il était encore sur le fil du rasoir. L'humain qui expérimentait ces sensations pour la première fois était beaucoup trop emporté sous la déferlante de plaisir pour même penser à se retenir.

Derek, voyant son compagnon perdre pied et se sentait décoller lui aussi, interrompit subitement son mouvement et son compagnon en fit aussitôt de même avant de poser sur lui un regard curieux et irrité. Mais Stiles finit par vite comprendre le problème en sentant le membre qu'il tenait fermement en main palpiter violemment. Il baissa les yeux, contemplant la verge devant ses yeux. Il observa sa longueur, ses veines saillantes, le gland rouge luisant avant de prendre conscience de sa lourdeur.

Et Stiles, en posant de nouveau les yeux sur le visage en sueur de son compagnon, comprit que c'était le moment. Sans hésiter, il souleva le bassin, posa sa main libre sur l'épaule de Derek, et avec l'autre, le guida entre ses fesses.

- Attends, attends, s'exclama Derek alors qu'il prenait subitement conscience de ce qui était en train de se passer.

Stiles poussa un gros soupir de déception qui lui tira un sourire malgré la situation qui ne prêtait pas à amusement. Sans plus tarder, Derek saisit son compagnon par les hanches et roula sur le lit pour inverser leur position et se retrouver allongés. Stiles soupira, de satisfaction cette fois-ci, lorsqu'il sentit le poids de son loup sur lui. Inconsciemment, il écarta les cuisses, laissant à Derek une place suffisante pour qu'il se glisse entre elles.

- Enroule tes jambes autour de ma taille, lui ordonna-t-il d'une voix haletante.

Stiles s'exécuta dans la seconde et Derek en profita pour glisser un oreiller sous ses reins pour le surélever avant de poser ses coudes de chaque côté de sa tête. Son corps tout entier tremblait dans l'attente d'enfin pénétrer son compagnon. D'enfin le posséder corps et âme. Mais il ne pouvait pas…il ne pouvait pas céder à la frénésie de la pleine lune. Pas encore.

Décrétant que les choses n'allaient pas assez vite, Stiles se mit à lécher sa propre paume avant d'aller s'emparer de la queue de Derek qui poussa un grondement rauque. Il l'humidifia sur toute la longueur avant d'enfoncer en lui deux de ses doigts. Il était déjà prêt. Ses précédents orgasmes et les attouchements de Derek l'avaient laissé ouvert et mouillé. Complètement prêt à être pris. Et s'il ne l'était pas dans la minute, il allait perdre la tête.

Derek dut le comprendre, car lorsque Stiles eut retiré ses doigts et agrippé ses épaules, il tenta une première avancée. Mais alors que le bout de sa queue commençait à s'appuyer contre son anneau de muscles serrés, il dérapa.

- Bordel ! Putain ! lâcha-t-il frustré.

Sa deuxième tentative fut tout aussi infructueuse. Son gland, trop lubrifié par sa propre excitation, ne cessait de glisser sur la peau de Stiles, trempée elle aussi. Lorsque la troisième tentative se solda par un échec et que Derek donna un coup de poing à côté de l'oreille de son compagnon, ce dernier décida de prendre les choses en main. Au sens littéral. Il le tint fermement serré dans son poing et le guida à lui. Stiles écarquilla les yeux lorsqu'en enfin le bout de la queue de Derek le pénétra. Le loup ne le quittait pas des yeux, étudiant ses réactions alors qu'il s'enfonçait lentement en lui.

Stiles poussa un long gémissement et ferma les yeux lorsque le gland de Derek eut passé la barrière de son entrée. Il le relâcha et sa main tremblante vint de nouveau agripper l'épaule de l'alpha alors qu'il rouvrait les yeux, fébrile. Derek, quant à lui, était perdu dans le tourbillon des sensations et ses pensées tournaient principalement autour de Oh mon Dieu, ça y est, je suis en lui, de oh putain c'est trop bon, il est si serré et chaud… et pour finir Oh merde, il ne faut pas que je bouge, je ne veux pas lui faire mal et…il ne faut pas que je jouisse. Ne pas jouir, ne pas jouir, ne pas jouir.

Derek serra les dents et les muscles de ses bras se contractèrent, attirant l'attention de Stiles dessus qui ne put s'empêcher de se lécher les lèvres. Ni l'un ni l'autre ne s'était rendu compte que le jeune loup avait ses griffes profondément enfoncées dans le dos du plus vieux et que celui-ci saignait. Ils étaient tous les deux concentrés sur ce qu'ils étaient en train de ressentir. Au bout d'une minute, Stiles finit par libérer une de ses mains dont les griffes se rétractèrent pour la poser sur la joue de Derek et le forcer à tourner la tête vers lui. Lorsque leurs regards se rencontrèrent, Stiles souleva doucement les hanches et son compagnon poussa un cri étranglé en se sentant glisser plus profondément dans ce corps bouillant qui le gainait comme un poing.

Stiles émit un long gémissement que Derek avala en plaquant sa bouche avide sur la sienne. Leurs dents s'entrechoquèrent et leurs langues s'emmêlèrent tandis que Derek continuait son avancée contrôlée. Il mourrait d'envie de s'enfouir en lui d'un seul coup de reins, mais il se retint et passa plutôt toute sa fougue dans leur baiser, lui mordant les lèvres et le dévorant tout cru. Lorsque Stiles poussa un petit cri de douleur, Derek se figea et stoppa sa progression, le souffle haletant. Il éloigna un peu son visage pour pouvoir voir celui de son compagnon et fut soulagé de n'y voir guère plus qu'une légère grimace.

- Ça va ? demanda-t-il le souffle court.

Stiles se contenta d'hocher la tête, mais il posa une main sur la hanche de Derek lui demandant silencieusement d'attendre un peu. Il fallait qu'il s'habitue à la sensation. Cette sensation d'être rempli qui était étrange et inconfortable pour l'instant. Il ne ressentait pas vraiment de tiraillements, c'était plus comme un élancement diffus dans son bas-ventre qui était plus désagréable que vraiment douloureux. Stiles s'adapta assez rapidement, il avait tellement attendu pour ça. Son corps l'avait tellement réclamé que le désir avait de nouveau tout surpassé.

Prudemment, la main du jeune loup glissa de la hanche de Derek jusqu'à son bas-ventre, tâtant la longueur qu'il lui restait à accepter en lui. Lorsqu'il prit conscience qu'ils étaient loin d'en avoir fini, Stiles ouvrit largement les yeux et se mordilla les lèvres. Oh bon sang, Derek aurait quand même pu être moins bien monté pour une première fois !

- Désolé, fit Derek qui avait certainement décrypté ses pensées. Je…Je pense pas être capable de m'arrêter maintenant.

Et c'était un euphémisme. En fait, Derek n'était pas sûr de pouvoir attendre une seconde de plus avant de se remettre à bouger. Heureusement, Stiles ne le lui demanda pas et il fit simplement remonter sa main le long de son dos avant de hocher la tête et de resserrer ses jambes autour de son bassin. Derek ferma les yeux, un grondement rauque au fond de sa gorge, et s'enfonça jusqu'à la garde d'un seul mouvement. Stiles cria de surprise et tira sur les cheveux de Derek qui ne retenaient plus ses grognements. Ses yeux avaient même carrément viré au rouge et ses crocs s'étaient allongés.

Doucement, il se retira un peu et répéta son geste, tirant cette fois-ci un cri de plaisir de la bouche de Stiles sur laquelle il s'empressa de fondre de nouveau. Les premières minutes, Derek s'efforça de garder un rythme lent, laissant subtilement monter le plaisir, mais lorsque son compagnon réclama plus, il ne put se retenir plus longtemps.

Derek laissa place à son loup et leur étreinte se fit de plus en plus bestiale. Il enfonçait Stiles dans le matelas à chaque coup de reins vigoureux, faisant trembler le lit dont les craquements étaient étouffés sous les cris de Stiles. Derek et lui ne se privaient pas non plus pour mordiller chaque centimètre de la peau de l'autre à leur portée, laissant des marques rouges sur leurs sillages, marques qui seraient les preuves de leur revendication mutuelle le lendemain.

Leur orgasme fut foudroyant et les laissa pantelants. Stiles, après s'être arc-bouté jusqu'à la rupture, était retombé sur le matelas, sans force, ses jambes glissant de chaque côté d'un Derek tout aussi vidé. Celui-ci s'était effondré sur son compagnon et respirait fort dans son oreille, tentant de retrouver un peu de force pour le libérer. Il y parvint difficilement, retombant sur le dos à côté de Stiles, fixant le plafond sans vraiment le voir.

Le jeune loup frotta ses cuisses l'une contre l'autre en gémissant faiblement et tourna la tête pour observer l'alpha tout en attrapant sa main avec la sienne. Derek le regarda et esquissa un petit sourire en voyant que ses yeux avaient toujours leur couleur humaine. Stiles avait été avec lui du début à la fin et ça avait été…Il n'y avait même pas de mots assez puissants pour décrire l'intensité de leur accouplement. Et si son compagnon lui donnait cinq minutes, il était partant pour retenter l'expérience.

Bénie soit la pleine lune.

L.C.

Lydia se réveilla en sursaut, se redressant sur son séant d'un bloc. Ce n'était pas la lumière du jour qui l'avait réveillé, mais bien la sensation de ne pas savoir où elle se trouvait. Le matelas, bien que confortable, ne l'était pas autant que le sien, l'oreiller n'était pas assez rembourré et les draps ne sentaient pas la lessive que sa mère utilisait d'habitude pour le linge. Regardant tout autour d'elle, elle put en effet constater qu'elle ne se trouvait pas dans sa chambre.

Celle où Lydia se trouvait était assez étroite, les murs blancs étaient dépouillés de toute décoration et il y avait une petite kitchenette à droite de son lit. Une fenêtre lui faisait face et donnait sur un grand building à la façade rose saumon. Il n'y avait pas de building au village Hale, et Lydia était certaine que si Derek avait voulu en construire un, il n'aurait certainement pas choisi cette couleur répugnante. Elle était à Beacon Hill, Lydia en était convaincue à présent, car elle connaissait bien ce bâtiment, il était visible depuis son ancien lycée. Donc, si elle calculait bien, elle devait se trouver…

À l'hôtel de la Rose des Sables. Dès que cette pensée fusa dans son esprit, la jeune femme sauta du lit, soulagée de constater que un, elle était habillée, et deux, elle n'avait pas la gueule de bois. Alors pourquoi n'était-elle par rentrée chez elle ? Lydia plissa les yeux en faisant un effort pour se souvenir de la soirée de la veille et à cet instant, la porte de la chambre s'ouvrit. Lydia sursauta et fit aussitôt volte-face en poussant un cri de surprise.

- Hey ! Ce n'est que moi, Lydia, j'apporte le petit-déjeuner.

La jeune femme posa une main sur son cœur, tentant de reprendre sa respiration alors que Jordan déposait le plateau qu'il avait entre les mains sur la petite table contre le mur, à gauche de la fenêtre. Le loup tira une chaise et s'assit, lui faisant signe de la rejoindre. Lydia s'approcha, alléchée par l'odeur de croissant chaud qui émanait des viennoiseries sur le plateau, et prit place sur la dernière chaise de libre avant de s'emparer d'un des deux verres de jus d'orange et d'en boire une longue gorgée.

- Tu as bien dormi ? demanda Jordan avec un sourire un peu moqueur.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne me souviens pas m'être endormie, en fait, je ne me souviens même pas être allée ici ! Qu'est-ce qu'on a fait ? Est-ce que…

Sa voix se fit inquiète et Jordan poussa un croissant vers elle en lui jetant un regard rassurant.

- Il ne s'est rien passé, Lydia. Après avoir dîné, nous sommes allées au Level, tu t'en souviens ?

La jeune femme hocha lentement la tête. Oui, elle se souvenait que le repas avait été délicieux. Aussi bien parce que Jordan l'avait emmenée dans un restaurant de choix, que parce qu'ils avaient discuté et discuté et discuté jusqu'à la fermeture. Ne voulant pas se séparer tout de suite et mettre fin à leur si intéressante conversation, ils avaient convenu de finir la soirée dans le petit bar. Mais après ça…trou noir.

- On a parlé une bonne heure, jusqu'à ce que la lune soit haute dans le ciel, et puis je suis allé faire un tour aux toilettes et lorsque je suis revenu, tu dormais sur la table.

- Oh ! s'exclama Lydia en rougissant de gêne. Je suis vraiment désolée, je…

- Ce n'est pas grave, rit Jordan en balayant ses excuses d'un geste de la main. Je ne t'en veux pas.

- Tu aurais dû me réveiller, dit quand même Lydia en baissant les yeux sur son croissant.

Elle était embarrassée de s'être endormie s'y subitement, surtout alors qu'elle se trouvait en si bonne compagnie. Bien sûr, ce n'était pas à cause de l'ennui qu'elle s'était assoupie, mais quand même…La pleine lune la fatiguait toujours beaucoup, mais de là à s'endormir comme ça…

- Je n'ai pas voulu, tu avais l'air si paisible, répondit Jordan. Et vraiment fatiguée, ajouta-t-il en souriant de nouveau.

- Donc tu m'as emmené à l'hôtel.

- Eh bien, je me suis dit que tu n'aurais pas aimé que je te ramène chez moi, dans les Landes, et comme je ne sais pas où se trouve ta meute, j'ai choisi la solution la plus proche. J'ai loué deux chambres, je t'ai porté jusqu'ici et je suis allé dormir à côté.

Lydia rougit une nouvelle fois. Jordan était tellement…gentleman. Sûr que ce n'était pas Jackson qui aurait fait ça. Déjà, il l'aurait secoué dans tous les sens pour la réveiller, et ensuite, il n'aurait certainement pas pris la peine de louer deux chambres. Il en aurait plutôt profité pour dormir avec elle et lui aurait raconté tout un tas d'histoires le lendemain pour l'affoler.

- Merci, c'est gentil de t'être occupé de moi. Tu es un mec bien.

- J'espère, répondit Jordan. Et de rien.

Ils mangèrent dans un silence confortable jusqu'à ce que Lydia prenne conscience de la date du jour.

- On est dimanche, déclara-t-elle d'une voix blanche.

Jordan hocha la tête et vida son verre de jus d'orange d'un trait.

- En effet.

- C'est aujourd'hui que tu « trahis » ta meute.

- Encore exacte. Et justement, pendant que j'allais chercher le petit-déjeuner, je me disais que ce serait plutôt une bonne idée que je rentre avec toi.

Lydia acquiesça en essuyant ses mains avec une des serviettes en papier posées sur le plateau.

- Donne-moi juste quelques minutes pour me préparer et je serais toute à toi.

Jordan piqua un fard et Lydia l'imita lorsqu'elle se rendit compte du double sens de ses mots. Elle toussota, essayant de reprendre contenance, mais Jordan fut plus rapide qu'elle pour détourner la conversation.

- Je vais rendre les clés à la réception, on se rejoint en bas quand tu seras prête.

La jeune femme n'eut pas le temps de répondre que le loup était déjà parti, la porte se refermant doucement derrière lui. Oh là là, qu'elle gaffeuse… C'était la première fois qu'un homme lui faisait autant perdre ses moyens que lui le faisait. Heureusement qu'il n'avait pas relevé ou fait une petite plaisanterie qui l'aurait mis encore plus mal à l'aise… Lydia soupira et se remit debout avant de se diriger vers la porte au fond de la chambre qui menait à la salle de bain. Elle avait bien besoin d'une bonne douche. Et elle ne savait pas si c'était pour s'éclaircir les idées ou pour faire baisser le désir que la pleine lune et la présence de Jordan avaient déposé sur sa peau comme une pellicule de chaleur.

Une heure plus tard, Lydia garait sa voiture devant chez elle. Jordan n'avait quasiment pas dit un mot du trajet, observant le paysage par la fenêtre. S'il n'avait pas été surpris lorsque Lydia avait emprunté un chemin de forêt, il le fut en descendant de la voiture et en contemplant le véritable village loup-garou qu'elle habitait.

- Wahou ! s'exclama-t-il en tournant sur lui-même pour avoir une vue d'ensemble des maisons. C'est carrément chouette, on dirait un village vacances !

Lydia éclata de rire avant de sortir à son tour, resserrant les pans de la veste de Jordan autour d'elle. Il la lui avait laissée sur une chaise ce matin, avant de descendre à la réception, et elle n'avait pas hésité avant de l'enfiler. L'air était frais, après tout, et Jordan semblait complètement insensible à la température extérieure. Lorsqu'il l'avait vu revenir avec, il avait simplement sourit, et Lydia l'avait remercié d'un hochement de tête.

- Viens, je vais voir si Derek est réveillé pour l'informer de ton arrivée et lui demander où je dois te ranger.

Jordan s'esclaffa avant de la suivre d'un pas léger, ses yeux s'égarant un instant sur ses hanches rondes qui balançaient au rythme de ses pas. Secouant la tête pour se soustraire à cette vision tentante, il posa les yeux sur la maison vers laquelle ils se dirigeaient. Il était clair qu'elle était au centre exact du village et que c'était donc là la demeure de l'alpha. Contrairement à la maison de Gérard dont la façade se voulait imposante et luxueuse, celle de Derek était plus chaleureuse, accueillante. Elle était grande, bien évidemment, et semblait plus que confortable, mais elle n'avait rien d'ostentatoire.

Lydia et lui gravirent les marches du perron et la jeune fille frappa trois coups à la porte à l'aide du heurtoir qui avait la forme d'une gueule de loup. Ils attendirent deux longues minutes avant que Lydia ne se décide à frapper et une seconde fois et…

- Bordel de merde ! Qui que vous soyez j'espère que vous avez une bonne raison de me déranger sinon je vous arrache la tête !

Oui, oui, une maison très accueillante…

L.C.

Derek se réveilla aux coups frappés à la porte, mais décida de les ignorer. Stiles était dans ses bras, blotti contre son torse et dormait paisiblement. Ils avaient passé une nuit merveilleuse, folle, débridée. Ils l'avaient passé à faire l'amour, se câliner et à parler – enfin, c'était l'aîné qui avait parlé le plus, Stiles y parvenant encore à grande peine. Derek avait passé la nuit la plus fabuleuse de toute sa vie et elle resterait gravée dans sa mémoire à tout jamais. Ils avaient fini par s'endormir dans les bras l'un de l'autre, leurs corps encore imbriqués.

Derek sourit en y repensant et déposa un petit baiser sur le bout du nez de son compagnon. Compagnon qui papillonna difficilement des yeux lorsque Derek bougea. Lorsqu'il rencontra les yeux de son amant, il esquissa un petit sourire et se colla un peu plus contre lui avant de refermer les yeux, signifiant clairement son envie de continuer à dormir. La poitrine de Derek trembla lorsqu'il lâcha un rire discret, heureux. Stiles avait de nouveau les yeux rouges, mais ce n'était pas important. Il avait trouvé son compagnon et il savait qu'il était désormais là, présent, et surtout, qu'il l'aimait.

De nouveaux coups frappés les dérangèrent dans leur quiétude et Derek se leva en grommelant, enfilant son jean rapidement avant de sortir de la chambre après avoir dit à Stiles qu'il pouvait continuer de se reposer. Celui-ci referma aussitôt les yeux alors que Derek dévalait les escaliers.

- Bordel de merde ! Qui que vous soyez j'espère que vous avez une bonne raison de me déranger sinon je vous arrache la tête ! hurla-t-il en se dirigeant à grands pas vers la porte.

Il l'ouvrit brusquement, s'apprêtant à crier sur ses visiteurs, mais fut coupé dans son élan en voyant Lydia et Parrish sur le seuil. Ce dernier avait l'air plutôt embarrassé et dansait d'un pied à l'autre alors que la louve arborait un sourire jusqu'aux oreilles. Son regard le sonda des pieds à la tête et elle laissa échapper un petit rire en admirant sa tenue débraillée. Derek lui gronda dessus, de mauvaise humeur, et croisa les bras sur son torse musclé. Il était carrément impressionnant, remarqua Jordan en faisant un pas en arrière, se mettant à distance raisonnable de cet alpha.

- Quoi ? aboya ce dernier. Vous ne pouviez pas rester au lit comme tout le monde, bon dieu ?

Lydia rougit comme une pivoine à cette réflexion, mais elle se reprit assez rapidement et croisa elle aussi les bras sur sa poitrine.

- Ne sois pas si grognon, Derek, dit-elle sans voir la surprise de Jordan. Je veux juste savoir ce que je dois faire de lui, continua-t-elle en pointant le concerner du doigt par-dessus son épaule.

Le loup en question avait d'abord été surpris par la familiarité avec laquelle son amie s'était adressée à son alpha, avant de comprendre. Dans cette meute, les choses étaient gérées très différemment que dans la sienne et l'alpha, bien qu'impressionnant et dangereux, n'était pas une menace pour ses propres bêtas.

- T'as qu'à l'emmener chez toi, rétorqua Derek avant de leur claquer la porte au nez.

Lydia écarquilla les yeux avant de se tourner vers Jordan qui avait les bras ballants. C'était la première fois que quelqu'un claquait la porte au nez de la jeune femme et celle-ci ne semblait pas comprendre ce qui venait de se passer. Ce fut son expression d'incompréhension totale qui tira un éclat de rire à Jordan.

- Je crois que ce n'était pas le bon moment pour le déranger.

- De toute évidence, répliqua Lydia en redescendant le perron, le loup sur ses talons.

- Ça ne va pas déranger tes parents que tu m'héberges ?

Lydia lui jeta un coup d'œil avant de hausser les épaules.

- Ma mère s'en fichera, ne t'inquiète pas.

- Mais…et ton père ?

- Mon père est parti.

- Oh.

Jordan examina le profil de Lydia et fit une petite grimace en comprenant qu'il venait de mettre les pieds dans le plat. Ok, alors son père était apparemment un sujet sensible à éviter. Message reçu. En même temps, il se sentait soulagé pour une raison mystérieuse. Il n'aurait pas à affronter le mâle de la famille Martin… Lydia l'invita donc chez elle et lui fit faire rapidement un petit tour au rez-de-chaussée. Dans la cuisine, elle salua sa mère qui était en train de faire du café, et fit signe à Jordan d'entrer.

- Maman, voici Jordan Parrish. Jordan, voici ma mère, Nathalie.

- Bonjour, madame, dit timidement le loup en tendant la main à la très belle femme qui s'était retournée et qui lui souriait.

La beauté de Lydia ne venait donc pas de nulle part, pensa Jordan en serrant lui serrant la main.

- Bonjour, jeune homme, répondit Nathalie d'une voix enjouée. Derek nous a prévenus de ton arrivée, soit le bienvenue ici ! Lydia, je dois aller en ville faire quelques courses, j'ai préparé une chambre pour ton invité et…

- Une chambre ? la coupa sa fille. Mais comment savais-tu que…

- Enfin, voyons, Lydia, je suis ta mère, déclara Mme Martin comme si cela coulait de source.

Et ça devait, pensa Jordan en voyant la louve acquiescer. Peut-être que la beauté n'était pas la seule chose qui se transmettait de mère en fille dans cette famille, peut-être que ce sixième sens venait aussi de là. Ou alors, c'était simplement l'instinct maternel d'une louve, conclut Jordan.

- Oh, et j'allais oublier ! s'exclama la femme en s'arrêtant sur le seuil de la porte de la cuisine. Jackson a appelé ce matin, il va certainement passer. Il n'avait pas l'air très content que tu n'aies pas passé la pleine lune avec lui, hier.

Sur ce, la mère de Lydia s'éclipsa et la jeune femme poussa un profond soupir. Bon sang, Jackson n'allait jamais lâcher l'affaire, n'est-ce pas ?


Voilà voilà ! Alors ? Votre avis ? Vous êtes mes premiers lecteurs alors je l'attends avec impatience !

J'espère qu'il ne vous aura pas trop déçu, je vais m'attarder encore un peu sur le couple Lydia/Jordan dans le prochain chapitre avant qu'ils ne fassent partie intégrante du paysage, pour ainsi dire... mais je ne vais pas les abandonner ! Mais bon, cette histoire est un sterek avant tout, non ?

Prochain post Lundi 07, jour de MA rentrée...bouhouhou :'( snif