Disclaimer : L'histoire appartient à Sarrah-Angel et les personnages à J.R.R Tolkien.

Mot de la traductrice : Bonjour mes chers lecteurs ! J'espère que vous allez tous bien ... :) Voici le nouveau chapitre !


Réponse aux review

Marielegolas : Voici la suite que tu attendais ! Bonne lecture... ;)

Darkklinne : Je te remercie, toi, pour cette superbe review que tu m'as laissé ! Si la mienne t'a mis la banane, la tienne m'a redonné la pêche internationale ! Sache que je te soutiens dans ta "Legolasoïte aiguë", moi-aussi ! ;) J'espère que ce chapitre comblera ta soif de curiosité et d'aventure ! Pour ce qui est de Legolas et de son côté "je ne veux pas aller trop loin, parce que j'ai trop peur de souiller votre précieux honneur" n'est pas près de ... comment dire ... s'amoindrir? lol ! Tu verras bien ! Bonne lecture :)

Marine02 : Je crois que vous avez tous/toutes hâtes de voir comment ce nouvel amour va évoluer et c'est bien légitime de votre part ... Je ne vous dis rien, vous verrez bien comment les choses tourneront et sache juste une seule chose : l'histoire est remplie de rebondissements, qui vont faire ressortir la nature profonde de Deirdre et qui va mettre à l'épreuve bon nombre d'esprits, au sein de la communauté ou non :)

Emma-des-îles-974 : Je suis contente que tu aimes ce chapitre et mon histoire ! Je traduis pour des personnes comme toi, qui sont capables d'apprécier l'humble travail de personnes normales, mais qui ont l'espoir/l'envie de faire partager de belles histoires, en levant les barrières de langage. Merci, merci réellement et j'espère que tu aimeras ce chapitre !

AydenQuileute : Je ne pense pas que tu sois la seule à vouloir être à la place de Deirdre ;) lol... Elle n'est pas vilaine, juste très expansive et libérée comme fille ;) elle vient tout simplement d'un autre monde avec différentes mœurs que celles de Legolas et elle le bouleverse énormément ! Bon chapitre !


Vos reviews me font tellement plaisir que j'ai décidé de reprendre les citations en début de chapitre ! J'espère que cela vous plaira, dites-moi ce que vous en pensez !

Je lance un appel à une bêta. Je suis seule dans cette traduction et j'aimerai savoir si quelqu'un serait intéressée pour m'aider et ainsi relire l'histoire avant publication, pour toujours plus améliorer le travail de traduction ! Merci d'avance ...

Je vous fais de gros bisous !

Amicalement vôtre,

Manelor.

Oo°oO

"L'amour, c'est quand la différence ne sépare plus" ... Jacques de Bourbon Busset

"La transformation n'est qu'une étape dans l'acceptation de soi-même" ... Manelor

Oo°oO

POV Deirdre

Je me réveillais en entendant un cri provenant d'un des hobbits. Le cri devait probablement venir de Pippin, car lorsque j'ouvris les yeux, je le vis me regarder fixement, choqué, la bouche grande ouverte.

« Quoi ? » Marmonnais-je, encore ensommeillée.

« Vos ... Vos yeux étaient ou ... ouverts. » Balbutia-t-il.

Je fronçais les sourcils à ses paroles.

Bien sûr que mes yeux sont ouverts, je viens de me réveiller. Veut-il dire que je dors les yeux ouverts ?

« Que voulez-vous dire ? »

« Vous dormiez, mais vos yeux étaient ouverts. » Dit-il, choqué, alors que les autres membres de la communauté s'approchaient.

Je fronçais toujours les sourcils en regardant tour à tour les autres membres. Ils avaient aussi un air choqué sur leurs visages. Tous sauf Saffy, qui semblait comprendre ce qui se passait. Je pense que je commence à devenir de plus en plus elfique chaque jour. J'avais remarqué que Legolas dormait les yeux ouverts. Je suppose donc que je vais devenir une elfe à part entière à la fin de cette aventure.

« Pippin, de quoi parlez-vous ? » Demanda Aragorn.

« Ses yeux étaient ouverts alors qu'elle dormait. Comme Legolas. » S'expliqua-t-il.

Chaque mâle de la communauté me regardait fixement et attentivement, essayant de me demander implicitement de m'expliquer. Et bien, flash spécial d'information, je n'en ai pas la moindre idée. Leurs regards sur moi commençaient à réellement me mettre mal à l'aise et je saisis mon arc et mon carquois avant de partir pour le terrain de tir.

Sans un regard derrière, je marchais dans les bois et j'arrivais jusqu'au terrain avant de rapidement commencer à tirer mes flèches. Mon esprit s'évada vers ce que les membres de la communauté pouvaient penser de moi à l'heure actuelle. Après avoir décochée quelques flèches dans l'arbre, j'entendis un bruit de pas provenant de derrière moi. La personne ne fit aucun son pour me perturber et resta immobile, attendant patiemment. Je tirais une dernière flèche et me retournais vers l'intrus.

À ma surprise, en me retournant je me retrouvais devant Frodon. Il avait une expression hésitante, bien qu'il soit apparemment déterminé à parler avec moi.

« Oui ? » Lui dis-je.

« J'étais inquiet pour vous. Vous vous êtes enfuie. » Me répondit-il.

Je lui fis signe de se diriger vers moi et de s'asseoir près d'un arbre, vers lequel Frodon se déplaça dès que j'en fis de même. Nous nous sommes alors assis contre le dos d'un grand arbre, nos tête se touchant.

« Désolée de m'être sauvée ce matin. Je ne supporte juste pas que les personnes me regardent fixement comme si j'étais un animal de foire. » Lui répondis-je, ma tête reposant maintenant sur l'arbre.

« Savez-vous pourquoi vos yeux restent ouverts lorsque vous dormez ? » Me demanda Frodon, curieux.

« Je n'en suis pas tout à fait sûre, mais j'ai bien une théorie. »

Frodon acquiesça, m'encourageant à poursuivre.

« Je pense que je commence à me transformer en elfe. C'est la seule explication plausible que je peux vous donner. »

« Pourquoi pensez-vous cela ? » Me demanda-t-il.

« Eh bien, il y a quelques nuits de cela, je suis allée jusqu'au miroir de Galadriel. » Dis-je, en faisant une pause pour étudier les expressions sur le visage de Frodon. « Dans le miroir, j'ai vu ma future vie et j'étais une elleth. »

Frodon acquiesça une nouvelle fois, pensif durant un instant avant de lever les yeux, car il est plus petit que moi et nous nous redressâmes tous deux.

« J'ai regardé dans le miroir de Galadriel moi-aussi. » Dit-il, sa voix contenant un mélange de peur et de tristesse.

« Je sais. » Lui dis-je et il me jeta un regard surpris, affichant une expression choquée.

« Vous savez ? »

« Oui, c'est assez compliqué à expliquer. Mais je sais à peu près tout ce qu'il va se passer, jusqu'à un certain point. » Lui expliquais-je, le laissant savoir pour la première fois que je savais ce qui allait arriver. Sous le conseil du Seigneur Elrond, nous n'avons pas dit à la communauté que nous connaissons l'avenir. Seulement Gandalf sait. Bien sûr, les membres de la communauté savent que nous venons d'un autre monde, mais rien de bon ne ressortirait s'ils savaient que nous connaissions leur destin à tous. Bien que personnellement je ne pense pas que cela change grand-chose, je me suis pliée à ce conseil de ne rien dire.

« Comment connaissez-vous l'avenir ? »

« Eh bien, Saffy et moi, nous ne sommes pas de ce monde. Quand nous sommes arrivées en Terre du Milieu, nous savions déjà que la communauté serait créée. Bien que je ne sache pas exactement pourquoi nous avons atterris ici, vu que nous ne pouvons pas être considérées comme des combattantes hors pair, vous en conviendrez. »

« Vous saviez que Gandalf tomberait ? » Sa voix sortit horrifiée alors qu'il commençait à se reculer de moi.

« Oui, je le savais. Mais je crois que la mort n'est pas toujours la fin mais le début d'autre chose. » L'informais-je. Il ne revint pas se blottir contre moi, mais c'était mieux que de voir une expression de choc et de dégout sur son visage.

« Vous pensez qu'il reviendra ? »

« Je pense, je ne sais pas comment j'affecte l'histoire de ce monde ni quelle est ma destinée. Mais il y a une chance pour qu'il ne soit pas parti pour toujours. »

Frodon acquiesça et revint se blottir contre moi, sa tête contre mon épaule.

« Je ne sais pas vraiment ce que je dois faire désormais. » Me dit tristement Frodon. Il n'y avait plus aucun espoir dans sa voix. « Je pense que Dame Galadriel m'a dit de continuer ma quête et de détruire l'anneau seul. »

« En effet. » Lui dis-je simplement, regardant Frodon une nouvelle fois et voyant une expression de tristesse sur son visage à la pensée qu'il finirait le voyage seul. « Mais parfois nous ne sommes pas aussi seul que nous le pensons. »

« Que voulez-vous dire ? » Demanda-t-il.

« Il y a toujours des personnes en qui vous pouvez avoir confiance, qui vous resteront loyales. Ne soyez pas trop prompt à renier vos amis les plus proches. » Lui dis-je, espérant qu'il comprendrait mes mots le moment venu et qu'il ferait confiance à Sam.

Il acquiesça et reposa sa tête contre mon épaule encore une fois. Je déplaçais mon bras et je le mis autour de ses épaules, l'attirant contre moi. Nous restâmes assis durant un moment. Je ne sais pas ce qu'il en était de Frodon, mais je ne pouvais pas m'empêcher de m'en occuper comme un enfant. Et en ce moment, il ressemblait à un enfant ayant besoin de réconfort. Peut-être que c'était juste mes instincts maternels qui ressortaient. Peu importe ce que c'était, Frodon était épuisé à cause du poids de la mort de Gandalf et de celui de l'anneau. Après environ dix minutes dans le silence total, Legolas arriva et nous trouva.

« Bonjour. » Lui dis-je doucement, ce qui fit lever les yeux de Frodon. Je pense qu'il s'était endormi, ou qu'il n'était pas loin.

« Bonjour. » Dit Legolas, en chuchotant presque.

« Voulez-vous vous asseoir et nous rejoindre ? » Demandais-je.

Il acquiesça et s'assit à côté de moi. Il n'avait pas vraiment la place de s'asseoir contre l'arbre avec Frodon et moi, mais il semblait content d'être là.

« Vous allez bien ? » Me demanda Legolas.

« Très bien, je devais juste m'éloigner un peu. » Répondis-je doucement.

Il acquiesça et le silence se fit une nouvelle fois entre nous. Je bougeais un peu, me tournant légèrement pour être plus sur Legolas que sur l'arbre et Frodon s'installa contre ma poitrine. Je fermais alors les yeux et me laissais aller à la chaleur qui se dégageait des deux corps pressés contre moi.

Je perdis la notion de temps, ne me concentrant que sur le plaisir d'être ici, au calme dans les bois de la Lothlórien. Les derniers temps calmes avant que nous repartions pour aller détruire l'anneau. Cependant, je sentis Frodon se lever et se tourner vers moi, ce qui me fit ouvrir les yeux.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demandais-je, ma voix légèrement somnolente.

« Je vais revenir au campement. » Me dit Frodon, avant de se pencher et de me serrer dans ses bras. « Merci pour avoir discuté avec moi. »

« Quand vous voulez. »

Dès que Frodon fut parti, je me penchais vers Legolas. Lui jetant un coup d'œil, je vis une expression interrogatrice sur son visage.

« Quoi ? » Lui demandais-je.

« Pourquoi vous êtes-vous enfuie ce matin ? » Me demanda-t-il en changeant de position et reposant son dos contre l'arbre, avant de m'attirer dans ses bras pour que je repose ma tête sur sa poitrine.

« Parce que chacun me regardait fixement. » Répondis-je, m'appuyant contre lui et fermant les yeux.

« Eh bien, nous étions plutôt surpris de ce que nous venions d'apprendre. » Raisonna-t-il. Je pouvais le comprendre, mais cela ne changeait rien.

« Cela ne signifie pas que je doive être frappée d'ostracisme comme un monstre car j'ai le malheur d'être différente. » Répondis-je d'une voix irritée.

En réponse à cela, Legolas me calma doucement et passa ses mains dans mes cheveux. Je me détendis à ces gestes.

« Je sais, melanim. » Me dit-il, essayant de me calmer, ce qu'il réussit avec succès.

« Vous voulez savoir ce qui s'est passé ce matin ? » Lui demandais-je. J'étais beaucoup moins en colère maintenant, mais j'étais encore contrariée.

« Seulement si vous voulez me dire. J'ai confiance en vous. » Dit-il, rapprochant son visage de mon cou avant de déposer des baisers un peu partout.

Je soupirais à son geste et mes bras, que j'avais inconsciemment croisés, retombèrent sur ma poitrine et glissèrent jusqu'à ses jambes. Il continua durant un certain temps, me faisant à la fois rire ou alors gémir quand il passait sa langue sur ma peau ou qu'il la mordillait doucement.

Finalement, je me décidais à lui expliquer ce qu'il s'était passé. Je lui parlais du fait que je devenais une elleth à part entière au fil des jours. Je lui parlais du miroir de Galadriel, mais pas de l'elfe dans mon rêve. Il acquiesça avant que le silence ne se fasse, confortable.

« J'ai parlé avec Dame Galadriel, moi aussi. » M'avoua-t-il, ce à quoi je répondis par une expression confuse.

« Oh ? »

« J'étais inquiet par rapport aux sentiments que j'éprouvais pour vous. Elle m'a donné quelques réassurances. » Me dit-il.

« De quoi étiez-vous inquiet ? »

« Du fait que cela soit une mauvaise idée de tomber amoureux de vous. » M'expliqua-t-il. Je comprenais maintenant, il avait peur que je meure et qu'il succombe au chagrin à cause de ma perte.

« Ah. » Dis-je. « Je regrette de ne pas pouvoir vous donner l'assurance que je vivrai jusqu'à la fin de cette quête et que tout ira bien pour tout le monde. Même en toute bonne conscience, je ne peux pas. Pas alors que je suis si incertaine de l'avenir qu'il nous est réservé. » Lui dis-je, d'une voix peinée.

« Chut, melanim. » Me dit-il avant de me relever la tête et de m'embrasser.

Je soupirais dans le baiser et quand il arrêta, je me détendis contre lui encore une fois. Nous restâmes assis durant quelques minutes, jusqu'à ce que je décide de faire quelque chose de productif. Je me levais donc de contre le torse de Legolas et je sentis immédiatement l'air frais parcourir mon dos, à l'endroit où j'étais contre lui quelques secondes auparavant. Il fronça les sourcils dans ma direction alors que je me tournais pour lui faire face.

« Je pense qu'il faut que je fasse quelque chose de productif, donc je vais aller m'entrainer à l'arc. Vous pouvez venir avec moi si vous le souhaitez. »

« Pratiquer est-il réellement important pour vous ? » Me demanda-t-il.

« Oui, je veux pouvoir tuer aussi bien que vous un jour. »

Il se moqua alors de moi à ces paroles. Je savais que cela n'allait jamais arriver, mais un jour j'arriverai à être aussi agile que lui avec un arc. Je lui jetais un regard noir et fis une moue vexée en réponse avant de lui tourner le dos et de marcher vers l'endroit où étaient entreposés mes flèches et mon carquois.

J'étais déjà à mi-chemin quand je sentis des bras serpenter autour de ma taille, alors que Legolas posait son menton sur ma tête. Puisqu'il ne m'empêchait pas de bouger, je continuais à enlever les flèches de l'arbre en les mettant dans mon carquois.

« Je suis désolé si je vous ai vexé. Mais je pratique le tir à l'arc depuis deux mille ans. Je ne crois pas que vous pourrez atteindre ce niveau de compétence avant longtemps, particulièrement pas alors que nous sommes partis pour une quête qui ne vous permet pas de vous entrainer tous les jours. »

« Je le pourrais si vous arrêtiez de me distraire. » Lui dis-je alors que je me retournais dans ses bras. « Et puis, je peux être meilleure que vous dans bien d'autres domaines. »

« Je suis sûr que vous êtes meilleure que moi de bien des façons. » Me dit-il pour m'apaiser alors qu'il posait ses lèvres sur les miennes.

« Génial. » Dis-je avec un sourire, avant de sortir la dernière flèche de l'arbre et de marcher vers la zone d'entrainement. « Maintenant que cette question est réglée, je vais m'entrainer. »

Legolas rit et secoua la tête, clairement amusé par mon comportement. Il se déplaça alors que je commençais à décocher les flèches de mon arc. Il resta là et m'observa. Mon tir s'améliorait alors que la plupart de mes flèches touchaient la cible et l'arbre, ce dont j'étais particulièrement heureuse car cela allait m'éviter de devoir aller les chercher dans les sous-bois.

Alors que je retirais les flèches de l'arbre et que je les replaçais dans mon carquois, Legolas me rejoignit avec un arc et des flèches.

« Non. » Lui dis-je, marchant et posant la main sur son arc. « Il n'est plus permis pour vous de pratiquer désormais. Vous avez déjà deux mille ans d'avance sur moi. Je pense que cela suffit déjà amplement. »

Legolas rit de nouveau et m'assura qu'il allait arrêter de pratiquer. Il s'appuya contre un arbre et me regarda décocher mes flèches. Le reste de la journée passa comme cela et de temps en temps il me taquinait et je me disputais gentiment avec lui. Chaque dispute se terminait par des baisers. Quand le soleil commença à se coucher, j'avais arrêté de m'entrainer depuis quelques heures déjà et je m'étais assis sous un arbre avec Legolas.

« Nous devrions retourner au camp, hum ? » Lui demandais-je.

« Je suis sûr que les autres sont inquiets pour vous. » Dit-il.

J'acquiesçais et me levais, saisissant sa main et commençant à revenir jusqu'au campement, Legolas dans mon sillage. Quand nous arrivâmes près du campement, nous nous lâchâmes les mains, comme à notre habitude.

En arrivant au campement, je fus étonnée de voir Saffy assise avec le reste de la communauté. Je le fus d'autant plus quand elle se leva dès qu'elle me vit et qu'elle me saisit la main après que j'ai déposé mon arc et mon carquois. Elle me traina jusque dans les bois sans que je n'aie eu le temps de protester. Nous atteignîmes alors le bosquet témoin de nos 'moments entre filles' et elle s'assit sur une roche, me faisant face. Je levais les yeux et vis un énorme sourire sur son visage.

« Cela a été la meilleure journée de ma vie. » Me dit Saffy.

Elle rentra alors dans les détails de sa journée avec Nimiwen et de toutes les choses qu'elles avaient faites ensemble. Elle me dit combien elle était inquiète de quitter la Lothlórien et de ne revoir Nimiwen qu'avant un certain temps, si ce n'était jamais. La conversation revint à moi quand Saffy eut terminé de me raconter sa journée et je lui parlais de ma conversation avec Frodon et de la journée passée avec Legolas. Elle continua à me taquiner en retour sur mes escapades nocturnes avec Legolas, ce à quoi je lui répondis en tirant la langue et en me décidant de l'ignorer.

Nous retournâmes alors au campement et nous nous assîmes avec la communauté, personne ne m'interrogeant sur ce qui s'était passé le matin-même. J'étais presque sûre que Frodon et Legolas en avaient parlé et qu'ils avaient demandé aux autres de me laisser tranquille. Je m'en fichais, ils pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, je n'en avais cure.

De nouveau, dès que l'ensemble de la communauté fut endormie, Legolas et moi, nous errâmes dans les bois pour nous éloigner du groupe. Après une myriade de baisers passionnés, Legolas nous arrêta encore une fois, avant que nous retournions au campement et que nous tombions de sommeil.

Oo°oO

Les jours en Lothlórien suivirent leur cours. Je m'entrainais à l'arc toute la journée et ensuite j'allais me ressourcer près de la rivière et de l'eau glaciale. En règle générale, j'étais accompagnée par Legolas ou par Frodon. Saffy revenait vers la tombée de la nuit et nous nous éclipsions à chaque fois dans les bois pour parler. Et chaque nuit, je me glissais dans les bois pour passer du temps avec Legolas. Nous passâmes environ une semaine en Lothlorien avant qu'il fut décidé que notre départ était dans deux jours.

Dès que nous découvrîmes que nous devions quitter bientôt la Lothlórien, Legolas et moi, nous décidâmes qu'il serait probablement mieux de dire aux autres que nous étions ensemble. Je n'arrivais pas à croire que j'employais ce terme.

« Alors ... Heu ... Legolas et moi, nous avons quelque chose à vous dire. » Dis-je à haute voix, espérant que plus vite je leur dirai, plus vite nous pourrons retrouver une vie normale. Un peu comme un pansement qu'on enlève d'un coup sec.

Tout le monde nous regarda d'une mine interrogative, enfin tous sauf Legolas, Saffy et moi.

« Deirdre et moi sommes ensembles. » Annonça Legolas, ce qui me fit expirer bruyamment.

Un moment de silence se fit. Jusqu'à ce que Pippin et Merry commencent à nous taquiner au sujet des marques sur le cou de Legolas. J'étais reconnaissante du fait que les elfes guérissent plus vite que les humains puisque le suçon avait disparu plutôt rapidement. Boromir s'étrangla avec un morceau de sa nourriture, ce qui me fit rire. Aragorn avait l'air complètement imperturbable, comme s'il s'y était attendu. Et Gimli, et bien, il semblait s'en ficher, tandis que Sam et Frodon restèrent silencieux, alors que Sam cuisinait pour tout le monde et principalement pour Merry et Pippin qui avaient toujours faim. Frodon resta calme alors qu'il continuait à manger.

Après quelques minutes de taquineries de la part des autres, je voulus changer de sujet. Donc je fis de mon mieux et me tournais vers Saffy, la mine malicieuse.

« Alors, Saffy ? Quand vas-tu nous présenter à ta petite-amie ? » Lui demandais-je, ce qui attira l'attention de Merry et Pippin sur elle.

« Le dois-je vraiment ? » Demanda-t-elle.

« Oui, tu dois. Tu n'as plus aucun parent proche ici, quelqu'un qui devrait approuver avec qui tu sors. » L'informais-je.

Saffy gémit et se prit la tête entre les mains. Elle serait réellement irritée si maintenant, je me mettais à jouer à la maman. Mais il n'y avait rien de mal dans les taquineries inoffensives. Enfin, relativement inoffensives.

« Ne t'inquiète pas, ma chérie. Je suis certaine qu'elle saura se faire apprécier. » La rassurais-je.

Le reste de la nuit fut plutôt ordinaire alors que les taquineries de Pippin et de Merry cessaient. Quand tous les membres de la communauté furent endormis, Legolas vint me chercher et je me levais, apaisée. Nous allâmes jusqu'à la clairière dans la forêt.

Legolas me poussa grossièrement contre un des arbres. Il avait appris plus tôt dans la journée que j'aimais quand c'était brusque, parfois. Quand il alterna entre morsure et baiser, je fus certaine d'être complètement amoureuse de lui. Il savait parfaitement gérer entre le doux et le brutal. Ses lèvres descendirent sur les miennes et il m'appuya plus fermement contre l'arbre, son corps tout contre le mien. Je gémis à ce contact.

Mes mains allèrent jusque dans ses cheveux, caressant doucement le bout sensible de ses oreilles. Son corps frissonna quand je fis ce geste. Après l'avoir fait une première fois de façon accidentelle, j'avais appris que c'était une zone très érogène chez lui. Même mes oreilles étaient incroyablement sensibles, ce que Legolas ne se privaient pas de faire quand il souhaitait me faire perdre pied. Chaque nuit, il exacerbait mes sens à un tel point que s'en devenait douloureux, avant de se retirer et de me laisser pantelante contre l'arbre. Chaque nuit, il m'arrêtait dès qu'il sentait que les choses commençaient à déraper. Tout compte fait, je perdais la raison.

Ce soir cependant, je n'allais pas le laisser faire et je ne partirai pas de cet endroit tendue et insatisfaite. Quand il m'embrassa avec passion, mes mains passèrent sur son torse. Caressant les vallées sur son estomac, ses doigts frottèrent mes mamelons durcis sous mon mince tissu de dentelle. Un gémissement sortit de ma gorge, ce qui rendit Legolas plus confiant dans ses mouvements. Ses doigts allèrent jusqu'aux petits lacets devant ma chemise de nuit, alors qu'il commençait à les délier. Ayant terminé de me défaire les fils qui tenaient le haut du vêtement, il déplaça ses mains et se saisit de mes seins.

Je haletais. Halètement qui se transforma en gémissement quand il pressa ses doigts sur ma poitrine. Ses doigts calleux frottaient toujours mes mamelons, ce qui produisait en moi une sensation incroyable. Un soupir s'échappa de ma bouche et entra dans la sienne. Quand ses lèvres quittèrent finalement les miennes, je respirais à fond avant de haleter quand il tira sur mes mamelons. Ma tête partit en arrière et frappa l'arbre derrière moi, l'esprit focalisé sur mon plaisir.

Sa tête se baissa et il commença à laisser des marques le long de mon cou, morsures entremêlées de baisers. Des gémissements et des soupirs sortirent de ma bouche. Je priais silencieusement qu'il ne s'arrête pas maintenant. Je ne pouvais pas me retrouver frustrée cette fois encore. Mes mains quittèrent ses cheveux et partirent sur son torse alors qu'il continuait à masser ma poitrine de ses mains. Atteignant son maillot de corps dans lequel il dormait, mes mains se glissèrent sous la matière. Je pouvais sentir les abdominaux sous mes doigts. Il était incroyablement bien fait. Non pas sur-musclé comme les gars bodybuildés, mais il était tout en muscle. Je saisis le bas de sa chemise et je la tirais vers le haut. Il dû enlever ses mains de sur moi alors que je faisais passer sa chemise au-dessus de sa tête. La laissant tomber par terre, je regardais sa poitrine musclée.

Le seul mot qui le décrivait était clair dans mon esprit : Il était incroyablement miam-miam. Avec cette pensée très profonde, je m'avançais et passais mes mains sur son torse nu. Finalement, je me collais à lui pour que l'intégralité de son parfum m'emplisse le nez. Mes lèvres se posèrent sur sa peau, allant jusqu'à sa clavicule alors que je déposais des baisers papillon. Ce fut à son tour de gémir, sa tête tombant légèrement en arrière. Je passais mes bras dans son dos, jouant de mes ongles sur sa peau. Il haleta, avant de gémir.

Il dû en avoir assez car il me poussa contre l'arbre de nouveau, l'écorce grossière griffant ma peau au travers de ma chemise de nuit. Il me soumettait et je pouvais sentir sa dureté contre moi. Ses lèvres descendirent, partant de mon cou avant de continuer son chemin vers le bas. Il embrassa le haut de ma poitrine, avant d'embrasser un sein, prenant l'autre en main tout en le pétrissant doucement. Ma tête partit une nouvelle fois vers l'arrière et frappa l'arbre, un gémissement quittant ma gorge. Je le griffais de mes ongles sur son torse, ce qui le fit une nouvelle fois gémir. Finalement, sa bouche se posa sur un mamelon, qu'il mordilla gentiment.

« Legolas ... » Soupirais-je, aimant la façon dont il me touchait.

De son autre main, il roula mon mamelon entre ses doigts et chaque mouvement me faisait gémir une nouvelle fois. En agissant purement par instinct, mes mains descendirent de son torse jusqu'à son bas-ventre. Je trouvais le lacet de son caleçon long et je le desserrais rapidement. Dès que j'eus terminé, je passais mes mains à l'intérieur. Je saisis son sexe et il gémit. Mou pouce effleura son gland et sa bouche quitta ma poitrine. Sa tête se reposa sur mon épaule maintenant nue, alors que la bretelle de ma chemise de nuit était tombée, exposant ma chair à l'air frais.

Mes mains commencèrent à bouger et à chaque mouvement, il faisait un autre bruit coupable. J'aimais les sons qu'il produisait et dont j'étais responsable. Une minuscule partie de moi voulait lui donner plus, alors je continuais à le caresser lentement alors que cette partie de moi gagnait du terrain. D'une main, je caressais son sexe, alors que de l'autre je commençais à le défaire de son caleçon long, le libérant avec succès de ce vêtement contraignant. Sa tête sortit de mon cou, me regardant. Un sourire apparut sur mes lèvres.

Lentement je me baissais, me mettant à genoux devant lui. J'étais à la parfaite hauteur. J'avançais alors ma tête et je le pris en bouche. Je commençais à bouger ma tête d'avant en arrière, prenant toujours plus de lui à chaque mouvement. Quand je revenais sur son gland, je le suçais quelques secondes avant de recommencer à bouger. Je ne pouvais pas tout prendre dans ma bouche, considérant le fait que j'étais encore novice avec ceci. Il était vraiment gros et continuait à grossir. La partie qui ne rentrait pas dans ma bouche, je la pris en main.

Ses mains se déplacèrent et se posèrent sur ma tête, alors qu'il caressait inconsciemment les bouts de mes oreilles. Un gémissement sortit de ma bouche, le faisant lui-aussi gémir alors que je continuais à bouger, aimant le goût qu'il avait dans ma bouche. Il commença à marmonner des mots que je ne comprenais pas, des mots en elfique passant la barrière de ses lèvres alors qu'il grossissait dans ma bouche et qu'il semblait proche de l'apogée. Finalement, un mot que je pouvais comprendre sortit de sa bouche, il dit mon nom. Si je n'avais eu la bouche aussi occupée, je lui aurais souri. Au lieu de cela, je continuais à bouger.

« Oh, Valars. » Murmura-t-il, suivi rapidement par un autre, « Deirdre. »

Son corps se tendit durant un instant alors qu'il grossissait de plus en plus. Il gémit mon nom encore une fois, avant de jouir dans ma bouche. J'avais réussi à ce qu'il soit assez loin dans ma bouche pour pouvoir avaler le maximum de lui. Une partie resta sur ma bouche et avait un goût sucré. Finalement, je le sortis de ma bouche, léchant une dernière fois son gland avant de me relever.

Il respirait lourdement alors qu'il restait debout, me regardant fixement. Sa main était contre l'arbre, pilier pour ne pas tomber. Sa bouche était ouverte alors que son souffle était rapide. Je lui souris diaboliquement en retour, reposant la tête contre l'arbre.

Après un petit moment, il se pencha et m'embrassa doucement. Pas un de ces baisers passionnés habituels que nous partagions quand nous venions ici, mais plutôt un baiser doux et tendre, presque hésitant.

« Nous devrions revenir au campement. » Lui dis-je, une fois qu'il se recula.

Il acquiesça. Je n'étais pas certaine qu'il soit encore en capacité de parler. Je me baissais et je remontais son caleçon long qui était sur ses cuisses avant de lier les lacets, mes mains effleurant son sexe quelques fois. Une fois ma tâche terminée, je me reculais et me penchais en avant, entendant Legolas haleter face à mon mouvement. Je pris ma chemise de nuit part terre. Évidemment, il pensait peut-être que je n'en avais pas encore terminé avec lui et ceci bien que je venais de nouer les lacets de son vêtement. Je lui mis sa propre chemise dans ses mains, les miennes laçant les fils de ma chemise de nuit. Ma poitrine se retrouva alors suffisamment cachée, bien que mes mamelons pointaient toujours et étaient visibles au travers du tissu.

Il remit sa chemise et j'en fus un peu déçue. J'adorais le voir sans chemise. Mais il était nécessaire de se rhabiller avant de repartir vers le campement. Je pris sa main et je commençais à retourner vers le campement. Quand je fus certaine qu'il était enfin revenu sur terre, je mis un de mes bras autour de sa taille. Son bras vint immédiatement se placer autour de mes épaules alors que nous marchions.

Quand nous arrivâmes près du campement, je fis une pause et Legolas en fit de même. Je me levais sur la pointe des pieds et je déposais doucement mes lèvres sur les siennes. Alors, je redescendis et je lui souris.

« Bonne nuit, Legolas. » Chuchotais-je, d'une voix calme.

« Quel dôme, melanim. » Répondit-il, avant de nous mener vers nos tapis de couchage respectifs. (Bonne nuit, mon amour.)

Alors que je reposais ma tête, je bâillais et me collais contre Saffy. Après quelques minutes, le sommeil me revendiqua.

Oo°oO

Alors, j'en ai pas perdu quelques unes en route, j'espère !? C'est réellement un chapitre cadeau, tout beau tout chaud (c'est le cas de le dire! lol... Désolée, mon esprit pervers ressort) :p

Je vous fais pleins de bisous !

Manelor.