Salut les gens :)
Grosse frayeur ce matin en voulant poster ce chapitre. Je suis tellement débordée en ce moment que j'ai bien cru avoir oublié de l'envoyer en correction :s oufff c'est pas le cas je peux donc vous le mettre aujourd'hui...
Bien je vous laisse lire à tout de suite en bas.
Chapitre 12 : Qualité ou faiblesse
Merde qu'est-ce qu'il venait de faire ? Il les avait bel et bien envoyé chasser pour moi. Les deux autres c'étaient pas un problème mais elle, elle allait me faire vivre un enfer après ça. Et sans compter sur son conjoint, bien qu'il paraissait s'être adouci.
En fait quand j'y repensais lorsqu'il m'avait retiré de sur Heïdi il ne m'avait pas brutalisée, il m'avait seulement maintenu pour m'empêcher d'y retourner. Et cette étreinte enfin de compte pouvait-elle être réelle?
Mais pourquoi est-ce que cela devait être important ?
Je crois que cette garde me portait sur le système vingt quatre heures que j'étais ici sans bouger je ne pouvais même pas faire un pas. Ce n'est pas comme si c'était capital ou que j'avais des crampes mais j'aurais aimé pouvoir bouger. Ils le faisaient bien eux de temps à autres. J'avais croisé le regard désolé d'Aro, j'avais remarqué qu'il faisait ce qu'il pouvait pour alléger ma peine et tenter de raisonner Caïus. Mais ce dernier était entêté et caractériel, je me demande maintenant si je n'avais pas fait une erreur de me refuser à lui. Pas que je regrettais ou que je considérais que j'avais tort parce que j'avais la certitude d'avoir raison. Mais je ne pouvais rien faire contre sa sanction, il me tenait et il le savait. Je voyais qu'il essayait de me tenir éloignée de mes amis pour m'affaiblir et peut-être même me faire céder afin que je ne lui refuse plus jamais mes faveurs. Et franchement je ne savais plus quoi penser.
Combien de temps me garderait-il là ? Car j'avais compris que tant qu'ils y auraient des visiteurs je resterais. Ça faisait vingt quatre heures cela pouvait encore durer au maximum encore quarante huit.
Je me demandais comment ils faisaient pour gérer ça car moi les entendre se plaindre à longueur de journée ça me tapait sur les nerfs et en plus pour des banalités ou des choses qui honnêtement étaient ridicule. On disait que les humains étaient des assistés mais il en était de même avec les vampires.
Je crois que le pire de ce que j'ai entendu c'est une femelle qui est venu parce qu'elle pense avoir trouvé son compagnon mais que ce dernier est humain elle voulait demander la permission aux régents pour le mordre afin de le transformer. Une autre dans le même style qui avait trouvé son compagnon mais il était marié et refusait de quitter sa femme, elle demandait que justice soit faite. Même moi j'étais dépitée, en tout cas écouter leur petites misères me soulageait un peu et je me rendais compte qu'il y avait quand même bien pire que moi et ça me remontait le moral, enfin d'autres histoires que les deux que je venais d'énoncer.
Je jetais des coups d'œil régulier à Rose et Félix. Ma sœur ne me quittait pas des yeux non plus et je pouvais lire dans son regard sa peine et sa colère. J'espérais intérieurement qu'elle se contienne car il ne laisserait rien passer. Et dire que j'aimais cet homme, en fait je devais être maso parce que je l'aimais toujours. Malgré ce qu'il me faisait, je l'aimais cet amour était inconditionnel et inexplicable, mais je ne le vénérais plus. Ah, ça non !
Il m'avait humiliée et blessée dans mon amour propre, et juste pour ça je ne pourrais plus l'idolâtrer comme je le faisais, ou était-ce parce que j'étais fâchée j'en savais rien en fait. Pffff j'en soufflais de dépit.
Trois heures après l'intermède d'Aro pour régler nos affaires internes et ainsi me créer une ennemie à vie sinon trois, elles revinrent avec mon dîner. J'aurais pu en rire si ce n'était pas si dramatique et surtout si récent. Mais qui sait dans une centaine d'années si je survivais à ça, j'en rirais peut-être avec ma sœur.
Elles rentrèrent dans la salle et malgré le tragique de la situation je ne pus m'empêcher de glousser ce qui bien entendu déclencha le rire de Félix, Rose et Aro. Elles étaient toutes les trois devant les maîtres chacune avec un animal qui se débattait avec l'énergie du désespoir. Mais malgré leurs aptitudes surnaturelles, elles ne s'en étaient pas sorti indemne. Leurs tenues étaient véritablement fichu. Des lambeaux de Versace, Gucci et autres tissus haute couture qu'elles portaient. Leurs cheveux partaient dans tous les sens comme si elles avaient rouler plus de cinq cents kilomètres en cabriolet sans chapeau et de la terre de partout sur elles. Ce qui pour ces filles distinguées était vraiment le summum de l'humiliation. Caïus nous sortit de notre hilarité général, enfin le mien était interne.
-Vous irez enfermer ces puanteurs dans les sous-sols, elle ira dîner plus tard. Et profitez-en pour vous changer vous êtes lamentables et ridicules.
Elles hochèrent la tête partirent très vites. J'échangeais un regard amusé avec Rose. Par contre sentir les animaux m'avait donné encore plus soif. Je n'avais pas chassé depuis un moment et je devais y aller hier après mon service avec Rose. J'aurais dû chasser l'autre nuit quand je suis parti, mais qui aurait pu se douter qu'il allait si mal prendre le fait que je me refuse à lui parce que pour moi il ne s'agissait pas d'autre chose.
L'heure de la relève arriva et je priais pour qu'il me laisse partir. J'en avais marre et en plus j'avais soif, ma gorge me brûlait et le fait que je savais que j'avais mon repas à porté de main et que je n'aurais même pas à sortir du château faisait que j'étais très impatiente. Mais il le savait, il avait vu mes yeux.
Je commençais à comprendre pourquoi tout le monde le craignait il était véritablement sadique et vu comment il réagissait avec moi qui avait partagé son intimité et son lit, je ne voulais pas être son ennemie. Je sentis Démétri et Afton arriver c'était la relève. J'avais hâte de croiser le regard de Démétri pour voir si je m'étais trompée ou pas. Ils entrèrent dans la salle Afton me regarda peiné mais Démétri ne m'accorda aucun regard il était impassible, presque ennuyé d'être ici. Donc je m'étais bel et bien imaginé des choses, ce devait être le manque de sang dans mon organisme qui faisait que je délirais et que je m'imaginais ce qui n'existaient pas. Rose et Félix partirent mais Rose traîna des pieds elle retardait le moment où elle me laisserait.
-Je ne la relâcherais pas maintenant il ne sert à rien de traîner. Sors ! lui ordonna Caïus.
Elle le regarda droit dans les yeux je lui fis non de la tête, elle dirigea son regard sur moi puis baissa la tête et sortit. Il s'en était fallu de peu pour qu'elle lui dise le fond de sa pensée qui ne devait pas être très jolie en tout cas ce qu'elle pensait de lui.
-Bien ! dit Aro. Il ne nous reste plus qu'une dizaine de personnes et nous pourrons tous aller nous divertir un peu.
Je vis les yeux de Démétri se froncer mais il regarda bien droit devant lui essayant de ne capter le regard de personne.
Encore trois heures plus tard et la dernière visite de cette cession partie, je fus soulagée au moins je pourrais aller chasser et au pire des cas rester enfermée dans ma chambre.
-Nous allons pouvoir dîner, commenta Marcus.
-Oui effectivement il était temps, répondit Aro. Caïus sortit son téléphone, appuya sur une touche et se le colla à l'oreille.
-Apporte le dîner ! et il raccrocha. Aro se tourna vers lui.
-Il est temps de la relâcher.
-Non elle reste.
-Caïus je pense que tu vas trop loin maintenant ! intervint Marcus à son tour. C'était la première fois qu'il intervenait pour prendre ma défense contre son frère.
-Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire ou non. Elle est à moi, elle est mienne et je prends les décisions la concernant.
-Caïus laisse-la partir si tu veux qu'elle puisse garder encore un peu d'estime pour toi, laisse-la partir ne l'oblige pas à assister à notre repas, tenta de le raisonner encore une fois Aro.
-Je vais bien assister au sien je ne vois pas en quoi cela est dégradant ? Et puis de toute façon c'est comme ça et pas autrement, je paniquais totalement je commençais même à suffoquer.
Tous les regards se tournaient vers moi, des regard tristes et peinés.
-S'il vous plaît maître, laissez-moi au moins quitter la salle je resterais à l'extérieur et je vous attendrais mais laissez-moi quitter cette pièce avant qu'ils n'arrivent, le suppliai-je.
Je voyais qu'il jubilait il était heureux de me voir le supplier devant tout le monde et perdre pied alors que pendant plus de vingts quatre heures je n'avais pas bougé d'un millimètre il allait me mettre à genoux maintenant. Tout ce qui avait été fait avant c'était seulement pour me mettre en condition.
-Tu resteras et tu assisteras à mon dîner, dit-il avec un sourire méprisant sur les lèvres.
Je sanglotais ouvertement j'étais terrorisée d'assister à ces mises à morts mais surtout j'avais peur de ne pas résister à l'appel de tout ce sang. J'avais du contrôle seulement quand le sang restait à l'intérieur des corps, mais une fois qu'il serait à l'extérieur je savais que je risquais de ne pas tenir. Je sentais les humains arriver en même temps que tous les vampires du château. Les premiers à entrer dans la pièces furent les humains une fois tous rentrés les vampires arrivèrent, les maîtres s'étaient levés et maîtresse Sulpicia arriva à son tour elle vint à côté de son mari et me regarda. Elle me fit un petit sourire et offrit un regard noir à Caïus.
-Tu devrais avoir honte de toi. En tout cas Athenodora serait honteuse et ne cautionnerait certainement pas ce que tu fais à cette petite.
-Mêle-toi de ce qui te regarde et laisse ma femme en dehors de ça, grogna-t-il. Aro jeta un regard froid à son frère, et tira sa femme contre lui.
Les portes se fermèrent et le carnage commença. Je me saisis devant les atrocités qui se déroulaient devant moi. Des cris de terreurs, de douleurs et ce sang, mon Dieu que ça sentait bon. Je devais ne pas céder mais j'avais tellement soif, je ne résistais pas je fis un pas en avant, lorsque deux mains me retinrent par les bras. Il se pencha à mon oreille et me murmura.
-Retiens ta respiration et ferme les yeux. Reste comme ça tant que tu n'entendras les portes se refermer, c'était Démétri il était venu me retenir au moment même où j'allais céder, il m'avait retenue et aidé.
Il me lâcha et s'éloigna j'avais fait ce qu'il m'avait dit au moment où il le disait. Mais ces cris ! Que pouvais-je faire pour ne plus les entendre ? Ce que j'avais vu et ce que j'entendais me resteraient à jamais encré au plus profond de moi. Avec la mission du bébé c'est ce que j'avais de plus terrible comme image. Je sentis un corps se coller à moi dans mon dos, deux bras vinrent m'enlacer de façon possessive. Je savais qui s'était mais je ne bougeais pas, je faisais ce que m'avait dit Démétri je ne bougerais pas avant d'avoir entendu les portes se refermer.
-Ouvre les yeux ma belle, je ne le fis pas. Ouvre les yeux ! m'ordonna-t-il plus sèchement.
Je n'avais pas le choix il fallait que j'obéisse, je le fis non sans une certaine appréhension et je vis ce que je redoutais le plus. Des humains par dizaines se faire saigner par mes congénères. L'imaginer était une chose mais le voir et surtout prendre conscience de cette barbarie en vrai et en masse c'était autre chose. C'était pire car mon imagination ne pouvait pas édulcorer ce qu'il se passait vraiment, ils étaient sauvages, sans pitiés, sanguinaires, des monstres. Il me serra dans ses bras.
-Tu es mienne Bella, tu m'appartiens à moi et à personne d'autre tu comprends ? Me dit-il d'une voix doucereuse. Je hochais la tête pour ne pas parler. Dis-le-moi Bella. Dis-le ! J'eus toutes les peines du monde à obéir, il le sentit car il me compressa le ventre pour m'y insister. J'ouvris la bouche.
-Je vous appartiens, maître.
-Non Bella pas comme ça. Comme lorsque l'on est tous les deux, dans l'intimité.
Que voulait-il au juste ?
Je ne devais pas me montrer de cette façon et puis ce sang qui était en train de rendre ma gorge équivalente à un brasier. J'avais envie de boire je voyais cette femme en face de moi au sol en train de vomir de dégoût et de terreur. Mais même cela ne me répugnait pas, j'avais envie de l'avoir et de la boire. Mes yeux furent happés par un groupe pile en face de nous, ils ne se nourrissaient pas, ils me regardaient, ils nous regardaient. C'était Jane, Alec, Félix, Santiago et Démétri les yeux de ce dernier comme ceux de tous les autres d'ailleurs étaient noirs mais le regard qu'il lançait ne montrait pas de la soif dans le sens propre du terme mais une soif de tuer et je ne savais pas qui de moi ou de Caïus, il voulait tuer.
-Bella j'attends ta réponse. Et si tu me réponds ce que je veux entendre j'irais te chercher cette femme que tu observais. Tout en plantant mon regard dans celui de Jane car c'est en elle que je puisais le plus de soutien et de compassion, je déclarais sans grande conviction.
-Je suis tienne, je n'appartiens qu'à toi et à personne d'autre.
-Ce n'est pas très convaincant. Avec plus de conviction ! me dit-il en me tournant pour que je le regarde.
-Je suis tienne Caïus, je n'appartiens qu'à toi et à personne d'autre, repris-je à nouveau en le fixant bien droit dans les yeux.
-Voila qui est mieux, me dit-il. Et est-ce que tu m'aimes ? il fallait que je lui réponde oui et ce n'était pas vraiment un mensonge.
Je sais que c'est difficile à croire après tout ça mais je l'aimais, peut-être pas de la façon dont il le sous-entendait mais je l'aimais c'était certain.
-Oui je t'aime, il m'embrassa un de ses baisers tendre comme il savait si bien les faire. Je répondis profitant de cette opportunité pour me sortir de cet Enfer.
Il délaissa mes lèvres avec un sourire victorieux il regarda par dessus mon épaule ce sourire ne le quittait pas. Il alla chercher la femme que j'avais observé tout à l'heure je ne voulais pas la boire, je ne voulais pas boire de sang humain mais il était si difficile de résister. Il l'a jeta à mes pieds.
-Bois ma belle, j'entendis un grognement je levais la tête pour voir Démétri dans les bras de Félix et Alec qui s'interposait également.
Caïus se détourna de moi, et alla en direction du groupe. J'avais peur pour Démétri je ne savais pas pourquoi il avait grogné vu que je ne le regardais pas. Mais apparemment Caïus avait dû entendre ou voir quelque chose qui m'avait échappé. Il se planta devant eux et Démétri avait toujours ce regard noir rempli de fureur. J'avais peur de ce regard, mais j'avais encore plus peur pour lui.
-Lâche le Félix ! Ainsi donc Heïdi disait la vérité ?
-Elle est simplement jalouse, c'est maladif chez elle vous devriez le savoir.
-Pourquoi cette réaction excessive alors ? lâcha sarcastiquement Caïus.
-Vous l'obligez à faire ce dont elle ne veut pas. Elle ne veut pas boire de sang humain et vous l'avez assoiffée pour qu'elle cède.
-Et en quoi est-ce que cela te regarde ? Elle est à moi Démétri tout comme l'était Athenodora.
-Elle ne l'est pas elle est à Cullen ! cracha le traqueur.
-Certainement pas et tu as intérêt à faire attention à tes menaces Démétri. Mes frères et les jumeaux ne seront pas toujours là pour te protéger.
-Je n'ai pas besoin d'eux, je peux très bien... Caïus perdit son calme il attrapa Démétri par le cou.
-Vous restez en dehors de ça ! ordonna-t-il d'un ton trop doux pour être vraiment bienveillant. Tout le monde s'arrêta, les vampires étaient maintenant obnubilés par la scène qui se déroulait devant eux.
-Tu convoites ce qui est à moi Démétri et tu me menaces en plus. Je commence à croire que tu es suicidaire.
-Caïus, tonna Marcus.
-Pas cette fois Marcus. J'ai des preuves et tu étais là également tu as entendu.
Il avait ce sourire perfide associé à celui de la victoire. Il allait tuer Démétri je le savais, tout le monde le savait, il n'y avait aucun doute. Même moi je savais qu'il cherchait l'erreur que ferait Démétri pour le tuer. Et je lui fournissais cette occasion.
Non je ne pouvais pas laisser faire ça, je ne voulais pas en être responsable. Tout ça parce qu'il m'avait aidé, non je ne pouvais pas laisser faire Caïus. Je ne voulais pas lui servir d'excuse pour qu'il tue Démétri. Il me fallait du soutien, ils ne pouvaient pas le laisser faire, il n'allait pas tuer Démétri je ne le permettrais pas. Je commençais à paniquer, Aro me regarda je savais ce que je devais faire. Je m'approchais déterminée des deux vampires.
Démétri me regarda paniqué, tandis que Caïus tourna la tête en colère.
-Que fais-tu ? je mis ma mains sur la sienne celle qui retenait Démétri par le cou.
-Ça n'en vaut pas la peine. Et en plus il peut encore servir.
-Tu prends sa défense ! grogna-t-il.
-Non je m'en fou de lui ! Je pense seulement aux intérêts du château. Et puis tu as raison je n'aurais jamais dû faire passer mes envies et mes besoins avant les tiens, je lui caressais la main et je lui fis un sourire doux.
Il desserra son emprise du cou de Démétri doucement sans vraiment sans rendre compte.
-Tu crois que je vais marcher aussi facilement ?
-Je suis à toi, c'est ton venin qui coule dans mes veines le tiens, pas le sien et encore moins celui de ce Cullen dont je me fous complètement. Il n'y a rien de plus fort que ça. J'étais à toi avant même d'être transformée. J'ai supporté ta sanction sans me plaindre une seule fois. Comment dois-je te convaincre ?
-Fais quelque chose pour moi, quelque chose que tu ne ferais pour personne d'autre que moi ! je réfléchis à toute vitesse que voulait-il que je fasse pour lui ?
Puis mon regard se porta sur la masse au sol cette femme qui était pétrifiée de peur.
Merde ! C'est à ça qu'il pensait ?
Il voulait que je lui prouve mon attachement en allant à l'encontre de mes propres convictions. Tout ça pour sauver quelqu'un qui ne me portait pas spécialement dans son cœur même s'il m'avait aidé, et ce à plusieurs reprises.
Mais je réalisais que même en prenant conscience de ces faits, je le ferais sans hésiter, je me sacrifierais malgré que cela m'écœurait et me coûtait vraiment. Jamais je n'aurais pensé que j'aurais à faire cela. J'avais justement choisi l'option végétarienne pour ne jamais avoir à tuer d'humain. Qu'allait penser Rosalie elle qui était fière de ne jamais avoir laisser une goutte de sang humain passer par sa bouche, et moi qui comptait suivre ses traces j'avais lutté parce que je voulais être aussi fière qu'elle concernant ce fait, parce que je savais justement grâce à elle que cela était possible.
-Je ne le ferais qu'une fois et c'est vraiment pour te convaincre car je vais à l'encontre de ce que je suis, avertis-je Caïus, il hocha la tête en signe d'assentiment.
-Convaincs-moi que tu peux le faire pour moi et rien que pour moi et je le laisserais vivre pour cette fois.
Il me regardait avec défi, il pensait que j'allais me dégonfler. Et j'étais bien tentée de le faire, j'avais supporté le plus dur c'est-à-dire cette affluence de sang dans la pièce et là j'allais boire de ma propre initiative, de ma propre volonté. Tout ça pour sauver Démétri, le seul vampire de la création qui ne pouvait pas me supporter plus de deux heures sans devenir acide. Car ce n'était pas pour Caïus que je le faisais mais bien pour Démétri. J'attrapais la femme qui se mit à pleurer de plus belle.
-Je suis désolée, lui dis-je.
Pour ne pas étirer son agonie je lui brisai la nuque et plantais mes dents dans sa chair, le liquide qui m'emplit la bouche était sans pareille ce n'avait rien à voir avec mon sang animal. Mais la culpabilité me pesait sur l'estomac et du coup malgré le goût exquis de cette femme, je ne pris aucun plaisir à la boire. Les regards des jumeaux, Santiago et Félix étaient baissés comme s'ils ne supportaient pas de me voir boire cette femme. Démétri avait son regard plongé dans le mien, j'y lisais de la souffrance, du dégoût, et une profonde tristesse. On aurait dit le miroir de ce que je ressentais également. Je terminais le corps de cette femme et le reposais au sol avec délicatesse.
-Tu as un ange gardien qui fait bien son travail, dit Caïus à Démétri.
Il le relâcha et Alec le prit par le bras pour le tirer en arrière afin que le traqueur ne saute pas sur le régent. Caïus vint vers moi, il m'embrassa avec possessivité. Il me prit par la taille et déclara.
-Je fais d'Isabella Marie Swan ma reine, elle sera ma compagne. Traitez-la comme son titre l'exige. Si de nouvelles machinations devaient se reproduire je me chargerais personnellement des responsables.
Je restais stoïque à le regarder la mâchoire certainement décrochée sous le choc de l'annonce.
Il savait que je n'étais pas sa compagne, je le savais également pourquoi me faire ça ? J'eus quelques secondes ou quelques minutes de bug mental, je n'aurais rien pu affirmer avec certitude.
Il venait de me condamner à rester auprès de lui pour l'éternité ?
Mon Dieu je me sentais mal d'un coup et cela n'avait rien à voir avec le sang que je venais d'absorber. Je n'étais pas la seule, car tous nous regardèrent soit interloqués, soit choqués. Heïdi et sa troupe complètement dégoûtées. Mais le pire je crois fut de croiser le regard de mes amis, ils étaient atterrés, anéantis auraient été le mot exact, tous sans exception et Démétri également. Caïus m'attira à lui et m'embrassa encore un fois devant tout le monde puis il nous conduisit en dehors de la salle. Je me laissais faire, totalement amorphe, je n'étais plus en état de réfléchir rationnellement.
Il nous emmena dans ses appartements, j'étais toujours sous le choc de l'annonce qu'il venait de faire. En cet instant j'avais l'impression que mes sens vampiriques étaient une blague, une invention de mon imagination parce que j'avais la sensation d'hyper ventiler pour le moment. Je me sentais ankylosée physiquement, engourdie mentalement, et j'avais l'impression d'être victime d'un bug cérébrale.
Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi me contraindre à devenir sa compagne ? Je l'aimais ce n'était pas la question d'une quelconque affection qui me travaillait. Ce qui me contrariait c'est que j'avais l'impression qu'il m'enchaînait à vie. Et Dieu que nos vies étaient longues.
Je ne percevais plus rien, nous étions arrivés dans ses appartements et à peine la porte fermée, il m'accula contre le mur et se plaça juste devant moi. Ses yeux étaient noir de désir, enfin j'espérais sinon je risquais de passer un autre mauvais moment. Il vrilla son regard dans le mien, il n'avait prononcé aucun mot, ses mains défirent rapidement ma cape qui tomba lourdement sur le sol. Je ne savais pas si je devais où pas le repousser. Je n'avais pas envie d'un câlin si l'on pouvait appeler ça comme ça, vraiment pas envie d'ailleurs, surtout après tout ce qu'il venait de se passer.
Je voulais seulement discuter, connaître la raison de sa décision. Pourquoi après avoir certifié qu'il ne ferait jamais de moi sa compagne, alors qu'il l'annonçait officiellement devant tous les gardes et les maîtres réunies ? Surtout pourquoi après m'avoir brimée devant tout le monde, pour en arriver à ce résultat là ?
Mon état d'esprit était bien différent du sien. Il retira sa robe de cérémonie également ne détournant jamais son regard du mien. Une fois fait il se colla outrageusement à moi m'indiquant par le fait qu'il n'avait pas dans l'intention de me laisser l'opportunité de lui refuser une seconde fois mes faveurs. Et puis je n'étais pas aussi stupide je n'allais pas le provoquer en le repoussant maintenant surtout pas après ce qu'il venait de se passer. Car il avait peut-être fait de moi sa compagne officielle, mais le fait était que je ne l'étais pas. Je le savais et si je le contrariais en me refusant à lui maintenant, il y avait une forte probabilité qu'il me tue. Il m'embrassa vigoureusement, je répondis je devais le calmer car je le sentais encore sous tension et encore bien trop énervé. Il déchira mon tee-shirt et mon soutien-gorge d'un d'un seul geste. Il s'attaqua à ma poitrine mais il n'avait pas une once de douceur j'espérais que je serais assez convaincante, car mon désir n'avait pas l'air de vouloir sonner à ma porte aujourd'hui.
Mais apparemment il n'y porta pas d'intérêt. Il déchira mon pantalon comme un peu plus tôt mon haut puis mon dernier vêtement encore en état, qui n'échappa pas à sa rage. Toujours aucune paroles n'avaient été échangées, toujours son regard qui me communiquait son état d'esprit. Rapidement il se retrouva tout aussi dévêtu que moi. Il me porta mais pas pour me déposer sur le lit comme je l'avais pensé non il me recolla contre le mur m'indiquant par le fait que je devais placer mes jambes autour de sa taille. Puis d'un mouvement il me pénétra sans douceur.
Je me concentrais pour essayer de donner le change. J'avais déjà entendu des femmes dirent qu'elles avaient toutes simulées au moins une fois avec leur partenaire et honnêtement je ne pensais pas que cela aurait été possible avec Caïus, mais là je n'avais pas le choix.
Je me concentrais donc sur les gémissements que je devais produire, les mouvements de bassin que je devais accentuer, puis lorsque je le sentis sur le point d'exploser la simulation extrême, la contraction de tout mon corps. Je me rendais compte que nous avions un pouvoir phénoménal nous les femmes, le pouvoir de la simulation était une véritable bénédiction. Il resta encore quelque instant à l'intérieur de moi. Il m'embrassa cette fois plus tendrement. Je lui rendis car je venais de comprendre qu'il s'était enfin calmé. Il se retira enfin mais me garda dans ses bras il me porta jusque sur son lit.
-Reste-là, me dit-il d'une voix neutre dénuée de colère.
Ce qui signifiait que mon cauchemar venait de s'arrêter, il venait de retrouver son état normal. Il revint avec un éponge de bain il se plaça entre mes jambes qu'il écarta. Il entreprit de faire ma toilette intime, je le laissais faire surprise d'un tel comportement. Mais présentement je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire, en fait j'étais toujours perdu car je ne savais toujours pas ce que je pouvais faire ou pas. Je ne savais pas si les règles entre nous avaient changés ou non. Une fois assez propre à son goût il remplaça l'éponge de bain par sa langue, et je fus des plus surprise.
-Chuuuttt... me dit-il.
Puis il retourna à sa tache. Très vite l'excitation qui n'avait pas voulu venir à moi un peu plus tôt me submergea. Je glissais mes doigts dans ses long cheveux blond, appuyant légèrement sur sa tête pour qu'il ne s'arrête surtout pas. Il associa les effets de sa langue sur mon clitoris en stimulant mon vagin de ses doigts. Il en fallu pas beaucoup plus et surtout pas beaucoup de temps plus tard pour que je jouisse sans simulation cette fois. Je me contractais une nouvelle fois mais cette fois-ci le plaisir en plus. Une fois le septième ciel atteint il se releva et revint à côté de moi. Il s'allongea sur le lit il me caressait les cheveux alors que je me perdais dans son regard.
-Ne simule plus jamais avec moi Bella. Je sais que je peux être excessif et exclusif mais ton plaisir est tout aussi important que le mien. Merde il m'avait percé à jour. Je détournais les yeux et hochais la tête pour acquiescer.
-Comment as-tu su ? lui demandai-je tout de même.
-Je te connais et surtout dans ces moments, je sais comment tu te contractes sur moi lorsque tu jouis et que tu prends vraiment du plaisir, je le regardais de nouveau dans les yeux puis il m'embrassa. Nous allons devoir aller vers Aro et Marcus pour établir et mettre en place les conditions et les éléments associés à ton nouveau statut.
-Caïus, est-ce que je peux te demander pourquoi tu as fait ça ?
-Parce que tu es à moi et que je ne supporterais pas que quiconque te convoite. De cette façon plus personne ne sera admis à te tourner autour. Et tu ne pourras plus penser à me quitter, je n'ai pas supporté ton absence lorsque tu es partie. Je ne veux pas que tu me quittes, jamais ! Et puis Aro ainsi que Marcus ont apprécié ton comportement et tes réactions lors de ta dernière mission, en plus de ton tempérament. Je sais qu'ils ne sont pas contre le fait que tu t'investisses encore plus avec nous.
Ainsi donc Jane avait raison, elle m'avait dit qu'il ne me laisserait pas partir, je ne l'avais pas cru mais elle n'était pas idiote. Elle le connaissait bien mieux que moi. Cela voulait dire également que j'allais devoir passer ma vie ici, que je ne devrais en aucun cas tenter de revoir mon véritable compagnon. Pour ce qui est de rester ici honnêtement vu que Rosalie allait rester avec Alec cela ne me travaillait pas trop. Mais c'est en ce qui concernait mon soit disant compagnon, enfin véritable compagnon que je me posais des questions. Dans le sens où, est-ce que je supporterais qu'il me traite toujours de la même façon qu'avant cet incident ? Parce que si tel était le cas je voulais savoir si je pouvais avoir une échappatoire. Car je ne vivrais pas de cette façon en permanence je n'étais pas qu'un corps, je n'étais pas son jouet sexuel.
-À quoi penses-tu Bella ?
-À toi. Caïus je voudrais savoir est-ce qu'entre nous ce sera comme avant ?
-Comment ça ? me demanda-t-il en me faisant face, alors qu'il venait de se lever.
-Est-ce qu'entre nous ça restera que physique ou j'aurais le droit d'entrer un peu plus dans ta vie ? Parce que si tu ne veux pas me laisser te connaître un peu plus je ne veux pas de ce statut. Je ne suis pas qu'un corps et j'ai besoin aussi d'attention et pas que des attentions physiques.
-J'ai parfaitement compris ce qu'il te manquait Bella. Mais avec un statut de concubine je ne pouvais pas te laisser accéder à autre chose que ce que l'on attend d'une concubine. Si j'ai décidé de faire de toi ma compagne c'est parce que tu en as toutes les qualités requises pour. Et que je suis prêt à consentir à te laisser un peu plus de place dans ma vie, je souris à cette perspective. Il revint et me prit dans ses bras pour me serrer contre lui. Tu as pris une place importante dans ma vie Bella et ma décision n'est pas un coup de tête, même si certains des derniers évènement ont précipité mon annonce. Maintenant va t'habiller que nous allions nous occuper des derniers détails de ton nouveau statut. Et quand nous reviendrons tu emménageras avec moi ici.
-Oui m... Caïus.
-Je ne suis pas contre le fait que tu m'appelles maître, me dit-il avec un sourire espiègle presque diabolique. Je lui souris en retours, puis il m'embrassa.
-Tu ferais mieux de me lâcher sinon nous ne sortirons jamais de cette pièce. Pas que cela me dérange mais si nous avons à faire certaines démarches il faudrait mieux s'y mettre.
-Effectivement, mais à notre retour nous resterons enfermés longtemps ici.
Il me relâcha pour que j'aille vite dans mes appartement prendre une douche après lui avoir emprunté une chemise pour descendre les escaliers menant à mes appartements. Je pris rapidement une douche même si la baignoire me faisait de l'œil depuis un moment. J'aurais aimé me prélasser dans de l'eau bien chaude et me perdre dans les méandres de mon esprit mais je savais que Caïus serait d'ici peu dans mes appartement à me presser, il était d'une impatience démoralisante. Effectivement à peine habillée il était déjà installé dans un de mes fauteuils en train de m'attendre.
Nous arrivâmes devant la porte et Sulpicia vint nous ouvrir. Elle me serra dans ses bras mais ne retint pas son regard noir pour mon... compagnon. Il ne sera pas évident de le nommer de cette façon mais je suppose que j'allais m'y faire avec le temps. Il me dirigea vers le petit salon. J'étais déjà venu dans les appartements d'Aro mais cette fois-ci c'était en tant que compagne de Caïus donc je pourrais m'approcher d'eux et de leur cercle. Il s'installa dans le fauteuil à côté de Marcus, Aro faisant face dans une causeuse dont la deuxième place était celle qu'occupait Sulpicia.
-Je crois que nous allons être obligés de revoir la décoration ma chérie, lui glissa Aro dans le creux de l'oreille, en faisant référence au fait que je n'avais pas de place.
-Non ça ira très bien, répondit Caïus alors qu'il m'attirait sur ses genoux. Je me sentis soudain très mal à l'aise, ce que tous purent constater. Car ils me sourirent tous, augmentant ainsi mon degré de malaise, enfin excepté Marcus.
-Ne t'en fais pas tu en prendras vite l'habitude. Il est très lunatique mais on finit pas s'y faire, déclara Sulpicia. Je lui retournais un sourire polie.
-Caïus as-tu bien réfléchi à ton annonce ? Ce n'est pas rien ce que tu fais et surtout à Isabella.
-Nous en avons parlé entre nous et tout est réglé, répondit Caïus. Et puis tu sais pertinemment que ma décision a été murement réfléchi.
-Oui je le sais. Bien Isabella vois-tu une objection à ce titre ? Tu peux également refuser cette offre et tu resteras une garde comme les autres.
-Je n'ai rien contre le fait de devenir plus proche de Caïus bien que le statut m'effraie.
-Ce n'est pas très difficile tu verras ce sont eux qui ont toutes les responsabilités. Toi tu n'auras que les avantages, m'éclaira Sulpicia. Je hochais la tête en signe de reconnaissance pour le soutient moral qu'elle me témoignait.
-Non je n'ai pas d'objection et j'accepte de rester auprès de Caïus, répondis-je en prenant conscience que je m'enchaînais à lui pour le restant de mes jours. Il resserra ses bras autour de moi.
-Bien dans ce cas tu es à partir de maintenant Isabella, Marie Volturi, compagne de Caïus Volturi, telle est la façon dont tu devras te présenter et dont nous te présenteront, m'annonça Aro placidement.
-Tu as également certains devoirs en tant que compagne nous t'expliquerons le protocole un peu plus tard, en tout cas ce que tu ne connais pas encore, m'informa Sulpicia.
-Tu as également le devoir de te choisir deux gardes dans ceux qui restent disponible du château. Quand je dis disponible ce sont ceux qui ne sont pas nommés garde royaux attribué à notre garde personnelle, m'avertit Aro.
-Et qui avez-vous tous je connais certains mais je ne suis pas sûr de savoir qui a été choisi par vos soins.
-Mes gardes sont Santiago et Afton, m'informa Sulpicia.
-Les miens tu les connais, ce sont Félix et Chelsea, me fit Ca... mon compagnon.
-Ceux de Marcus sont Renata et Corin et les miens sont les jumeaux. Tu peux choisir dans tous les gardes restant du château. Choisis les bien, car tu dois leur confier ta vie, tu dois avoir confiance en eux , autant que tu dois être certaine qu'ils te seront loyaux.
Je hochais la tête pour l'un des gardes c'était une évidence d'ailleurs tout le monde se doutait bien que j'allais la choisir. Pour le second c'était une évidence aussi bien qu'en fait je ne comprenais pas moi-même pourquoi, mais c'en était une, je lui faisait confiance, une totale confiance.
Le problème est que j'allais affronter la colère de Caïus, j'en étais certaine. Mais de toute façon personne d'autre que lui ne me venait en tête. Il fallait que ce soit lui et en plus il avait déjà prouvé qu'il était plus que compétent dans ce rôle. Je me levais instinctivement mimant la réflexion je faisais quelques allers et retours histoire de justifier mon éloignement de Caïus. Puis je m'arrêtais tous avaient les yeux sur moi attendant que je me décide.
-J'ai choisi, déclarai-je essayant de me donner de l'assurance. Je choisis Rosalie en premier garde.
-Ce que nous pensions, un choix judicieux vu le lien qui vous unis, m'appuya Marcus. Je hochais la tête pour le remercier.
-Et le second ? me demanda Aro. Je fixais du coin de l'œil Caïus qui se tendit.
-Ce sera Démétri.
-Non ! rugit-il en se levant. Je reculais instinctivement. Tu en choisis un autre ! m'ordonna-t-il.
-Non, répondis-je mal assurée mais bien décidée tout de même.
-Isabella, tu en choisis un autre ! répéta-t-il d'une voix froide presque sortie d'outre tombe tellement la colère était forte.
-C'est à moi de choisir n'est-ce pas ? demandai-je. Aro me fit un signe de la tête affirmatif. Donc je choisis Démétri. Il a déjà prouvé qu'il était compétent pour assurer ma protection. Il t'a même défié aujourd'hui pour cela, en risquant sa vie. Je lui confierais la mienne les yeux fermés.
-Pas moi ! rugit-il.
-Caïus c'est son choix et tu sais que c'est un choix judicieux. Tu lui en veux personnellement nous le comprenons, mais il a prouvé qu'il était loyal, et ses compétences ne sont pas à mettre en cause, intervint Aro.
-De plus c'est son choix et il est fait, conclut Marcus. Caïus grogna de mécontentement, je reculais encore ne sachant pas comment il allait réagir. Il réfléchit quelques instants, puis il avança.
-J'émets une condition non négociable. Je ne le veux pas dans nos appartement, tu veux lui parler ce sera à l'extérieur.
-Comme tu voudras. Je ferais de mon appartement une salle pour nos entretiens.
-C'est une bonne idée, renchérit Sulpicia coupant l'herbe sous le pied de Caïus qui la regardait avec un regard à glacer un volcan.
-Bien vu que tu as pris ta décision nous allons convoquer les gardes pour que nous puissions t'officialiser en tant que membre de la famille royal et que tu appelles devant eux ceux que tu as choisis, il prit son téléphone.
-Maitre Aro ?
-Jane réunit tout le château dans la salle des audiences d'ici un quart d'heure, s'il te plaît.
-Bien maître, répondit la concernée qui devait très certainement savoir ce qui allait se passer.
-Isabella tu dois savoir maintenant que tu ne dois jamais sortir du château sans un de tes gardes, c'est pour cela que nous t'avons fait choisir deux gardes au cas où l'un deux serait en mission, tu auras toujours le second à disposition. Nous n'envoyons pratiquement jamais les deux gardes assignés d'un membre de notre famille, exception faite des jumeaux. Mais ils sont l'exception toi tu auras toujours l'un de tes gardes avec toi, m'avertit Aro. Je hochais la tête.
-Et en ce qui concerne le fait que tu ailles chasser à l'extérieur, tu seras toujours accompagnée d'un de tes gardes et d'un des miens, exigea Caïus. Je le regardais abasourdie. Ce n'est pas discutable, conclut-il en retournant son regard contrarié sur la bibliothèque.
-Bien, acceptai-je bon gré mal gré.
-Allons-y maintenant, annonça Aro. Et nous partîmes tous ensemble en direction de la salle des audiences. Marcus ? appela Aro au détour d'un couloir.
-Oui j'y vais, et il prit un autre embranchement.
Je me demandais pourquoi il partait de son côté. Mais la main de Caïus attrapant la mienne me tira de ces pensées. Nous pénétrâmes dans la salle des audiences et il y avait déjà pas mal de vampires présents tous s'inclinèrent alors que nous les traversions. Nous arrivâmes aux trônes et instinctivement j'allais aller me remettre derrière les régents. Caïus m'attira se rendant compte de ce que j'allais faire.
-Ta place est ici, me dit-il.
Il s'installa dans son trône et je restais debout à ses côtés comme le faisait Sulpicia à côté de son époux. Nous attendîmes quelques minutes durant lesquelles Marcus revint avec un morceau de tissu plié dans les mains. Il alla s'asseoir à sa place et nous attendîmes que les derniers vampires-gardes arrivent et ce furent les jumeaux, Rose et Démétri. Chacun des gardes royaux vinrent prendre place derrière leurs régents attitrés, c'était bizarre c'était la première fois que je voyais cela comme ça. Je n'avais même jamais vraiment remarqué cette différence entre les gardes royaux et les autres. Mais il y en avait une car lorsque la salle remplie de vampires et malgré qu'ils soient tous du château, ils avaient tous pris place derrière ceux qu'ils devaient protéger. Aro se leva dès que les jumeaux passèrent dans son dos. Il s'avança un peu et déclama tel l'orateur qu'il était.
-Mes chers amis, levez-vous, ils s'exécutèrent. Vous le savez Caïus a aujourd'hui décidé de faire d'Isabella sa reine, sa compagne. Cette proposition a été approuvée par la concernée d'une part et par nous-même également. De ce fait il est de votre devoir maintenant de ne plus considérer Isabella comme la garde qu'elle était sous le nom d'Isabella Marie Swan, mais comme la compagne de votre souverain et de lui montrer le respect qu'elle mérite et auquel elle aspire de par sa position. Donc veuillez prêter allégeance à Isabella Marie Volturi compagne de Caïus Volturi.
Alors qu'ils s'étaient tous levés au commandement d'Aro, ils durent de nouveau faire une nouvelle révérence au moment où le souverain m'annonça et me tendit la main pour m'inciter à le rejoindre. Ce que je fis.
Une fois à ses côtés Marcus se leva et Caïus également. Marcus remit le vêtement à mon compagnon et celui-ci passa dans mon dos et me revêtit de cette cape plus sombre et d'un noir des plus intense avec un écusson blason de notre famille puisqu'il s'agissait d'un V et d'un I entremêlés l'un dans l'autre dans un cercle, le tout brodé de fils dorés. Caïus me prit la main et me déposa un baiser. Je lui souris j'allais me reculer mais Aro plaça sa main sur mes épaules. Et reprit son discours.
-Bien maintenant qu'Isabella est belle et bien un membre à part entière de notre famille. Elle va vous faire part de son choix concernant sa garde personnelle. Bien évidement vous êtes libre de refuser cette tâche si vous trouvez qu'elle est trop lourde à porter.
Je le regardais stupéfaite, je n'avais pas pensé qu'ils pouvaient refuser. C'est pour cela que Caïus n'avait pas trop insisté. Car oui il avait fait une colère mais il s'était vite contrôlé par rapport à ce que je pensais être son taux d'énervement. Il devait penser que Démétri allait refuser, et c'est vrai que de ce point de vue là il y avait de grande chance que le traqueur refuse ma proposition. Aro se recula me laissant seule devant tous ces vampires. Moi qui avais en temps normal horreur d'être sur le devant de la scène cette fois-ci j'y étais vraiment et dans le véritable sens du terme.
-Bien donc mon premier garde sera Rosalie, appelai-je d'une voix que je voulais sûre mais ce n'est pas vraiment ce que j'en percevais. Elle se leva avec un sourire aux lèvres et s'approcha de moi.
-Rosalie, commença Aro. Tu as des relations particulières avec Isabella puisque personne n'ignore qu'elle est ta sœur. Mais tu dois avant toutes choses et avant de prêter serment si tu souhaites ce poste. Savoir que tu ne devras jamais te conduire avec Isabella de façon sororale, elle sera ta maîtresse et tu lui devras le même respect et les mêmes délicatesses qu'avec chacun d'entre nous.
-Oui maître je prends connaissance de ces règles et les accepte.
-Bien dans ce cas si tu acceptes également le rôle de garde personnel. Agenouille-toi devant Isabella et jure lui fidélité et loyauté, elle s'agenouilla devant moi et déclama.
-Je jure fidélité et loyauté à Isabella Marie Volturi ma maîtresse, je lui posais la main sur l'épaule, elle se releva et vint se positionner derrière moi côté droit laissant la place à gauche à l'autre garde que je devais appeler.
Je priais une dernière fois qu'il ne me rejette pas devant tous le monde, en refusant l'allégeance ce qu'il était en droit de faire. Pas seulement parce que je serais touchée dans mon amour propre mais parce que je n'avais personne d'autre pour parer à cette éventualité. En fait je ne voulais personne d'autre. Tout le monde me regardait attendant que je lance le nom du deuxième garde. Puis au bout de quelques secondes qu'il me fallut pour réunir tout mon courage, je me lançais avec moins d'assurance toutefois.
-Je nomme second garde... Démétri, lâchais-je enfin. Il releva la tête d'un coup sous la surprise croisant ainsi mon regard.
Il était surpris, voire même stupéfait que je l'ai choisi. Il se leva comme l'avait fait Rosalie et vint se placer devant moi comme elle l'avait fait à peine plus tôt, le visage fermé.
-Démétri, Isabella t'a choisi. Elle est prête à remettre sa vie entre tes mains. Acceptes-tu l'honneur qu'elle t'accorde ?
Il me fixa intensément, j'avais peur à cet instant, j'avais peur qu'il dise non et qu'il retourne à sa place parce qu'il pouvait très bien le faire. Oh que oui et il en était parfaitement capable. Le temps dura une éternité, puis il se décida enfin.
-Oui j'accepte, et il se mit à genoux devant moi. Je fus soudainement beaucoup plus légère, un poids immense venait de m'être retiré des épaules.
-Je protégerais Isabella Marie Volturi ma maîtresse au péril de ma propre vie. Je lui jure fidélité et loyauté, si j'avais été touchée par cette déclaration émanant de Rosalie, l'entendre de Démétri m'aurait presque fait pleurer si j'avais pu. Et sur l'heure j'étais heureuse de ne plus pouvoir le faire.
Je vous entends déjà..;) Mais qu'est ce qu'elle a fait?
Mouahahaha je vous ai dit que j'aimais les torturer un peu lol... et j'aurais pu être plus sadique en coupant avant la réponse de Démétri ;) (j'y ai pensé mais j'ai eu peur pour ma vie lol)
Alors que pensez vous de ce chapitre? dîtes moi tout... Je vous rappelle au passage qu'il ne sert à rien de me menacer de mort ou autres tortures, vous n'aurez pas la suite plus vite :D
Bonne semaine tout le monde... *file me planquer jusqu'à mardi prochain*
Bet's
