Apparemment, j'ai posté le chapitre 5 à la place du chapitre 13. Désolée...
Je savais que c'était dangereux de posté le treizième chapitre un vendredi!
Petit chapitre, je sais... Je sais...
C'est pas ma faute, okay? Avec le boulot et tout, mon été se retrouve amputé. Mais je ne me pleins pas, hein? J'écris comme je peux et voilà!
Donc oui, c'est un petit chapitre, et non, il n'est pas fabuleux. J'espère quand-même qu'il vous plaira.
Voici donc le treizième chapitre (et j'ai vraiment peur parce qu'au Québec, on est un vendredi...) de Far Away!
Sur ce, Bonne lecture!
-J'ai l'air d'un con, grogna Gellert.
-Mais non, rassura sa tante, tu est adorable.
Elle avait réussi à le pousser jusqu'à l'entrée. Ses cheveux avaient été peignés vers l'arrière de sa tête et il était vêtu d'un authentique costume sorcier de cérémonie. C'était une grande robe verte qui lui descendait jusqu'aux chevilles. Elle était décorée de broderies compliquées et tout-à-fait atroces.
Bathilda donna un bon coup de pied à son petit-neveu, qui en perdit l'équilibre et se retrouva hors de la maison. Elle en profita pour claquer la porte derrière lui en ricanant.
-Bonne chance, poussin!
Gellert était furieux. Malgré ce que sa grand-tante lui avait dit, il était convaincu d'être totalement ridicule (et il avait parfaitement raison).
Il dut cependant se résigner à aller voir Albus. Il savait Bathilda capable de le laisser passer la nuit dehors s'il ne faisait pas ce qu'elle voulait.
Il se dirigea donc paresseusement vers la maison des Dumbledore. Il s'arrêta juste devant la porte et prit une grande respiration avant de se décider à sonner. Il attendit quelques secondes qui lui parurent des heures.
La poignée tourna finalement sur elle-même. Une jeune fille apparue dans l'encadrement de la porte.
Gellert eut comme premier réflexe de penser qu'elle était l'une des amantes d'Albus, mais il se ravisa en reconnaissant les traits du châtain-roux dans ceux de la fillette. C'était donc sa sœur?
-Je pourrais parler à ton frère?
Elle le fixait étrangement.
-Abel est parti.
-Non, fit Gellert, pas celui-là... Je veux voir ton autre frère.
-Abel est parti.
Le blond commençait à s'impatienter.
-Je veux parler à Dumbledore!
-Il est parti.
-Dumbledore est parti?
-Abel est parti.
-NON, PAS ABEL! ALBUS, ALBUS DUMBLEDORE.
Il se passa une main dans les cheveux.
-Bon sang.
La fillette sembla comprendre. Désormais, elle le dévisageait avec dégoût.
-Albus ne veut plus te voir, il te déteste.
Elle se mit à tiquer de l'œil droit. Ses jambes tremblaient.
-Ça va? demanda Gellert.
Elle ne répondit pas. La sœur d'Albus fut secouée de spasmes. Elle était disjonctée ou quoi?
-Eh oh! Mais putain, c'est quoi ça?
Ses jambes devinrent toutes molles. Elle se serait écrasée sur le sol si Gellert ne l'avait pas rattrapée avant.
-T'as rien?
Elle ne lui accorda même pas un regard.
-Albus te déteste. Ne sois pas gentil avec moi. Moi aussi, je te déteste.
-Où est-il? Où est Albus?
-Caché.
-Où? répéta Gellert.
-Je ne crois pas qu'il veuille que tu saches. C'est pour ça qu'il s'est caché. Il te déteste. Lâche-moi.
La fillette se dégagea de son étreinte. Elle arrivait à se tenir debout en s'accotant contre le mur de l'entrée.
-Je dois lui parler. Je dois absolument lui parler!
-Que veux-tu lui dire? demanda la sœur d'Albus.
-Je... Je ne sais pas, je eh...
-Leçon numéro 1, toujours savoir quoi dire.
Gellert sursauta en reconnaissant les intonations si particulières de la voix d'Albus.
-Et si tu ne sais pas quoi dire, arrange-toi pour ne pas parler, continua le châtain-roux.
Gellert s'approcha de l'autre Sorcier.
-Écoute, Albus, je suis désolé. Je... Pardon! Ah, je suis tellement CON! J'ai tout fait foirer. Je m'excuse, Je...
Il fut propulsé en arrière. Il se cogna contre la porte. Celle-ci s'ouvrit subitement en le laissa tomber devant la maison. Albus le fixait avec méchanceté. Il le pointait de sa baguette.
-Dégage et ne reviens jamais, cracha-t-il.
La porte se referma brusquement.
Gellert se releva. Il tourna les talons et se dirigea vers la maison rose de sa grand-tante. Puis il s'arrêta. Ha non! Ça n'allait pas se passer comme ça! Il se tourna à nouveau et se précipita vers la demeure Dumbledore. Il cogna violemment contre la porte.
-Albus! Il est hors de question que tu te débarrasses de moi aussi facilement. C'est vrai que j'ai foutu la merde entre nous. Mais je ne compte pas assumer les conséquences de mes actes. Parce qu'assumer, ça revient à renoncer à toi. Ça revient à te perdre, te laisser partir. Et ça, ça n'arrivera certainement pas. EST-CE QUE TU M'ENTENDS, ALBUS?
Il sortit sa baguette de la poche intérieure de sa robe de Sorcier.
-Tu dois savoir que j'obtiens toujours ce que je désire. Et le truc que je désire en ce moment, c'est toi! Et s'il le faut, je vais te reconquérir. S'il le faut, je vais défoncer cette porte, je vais te faire le plus beau discourt du monde, je vais te promettre des montagnes, je vais te dire que je t'aime... Et si tout ça ne marche pas, je vais t'enlever, et je vais te faire avaler un filtre d'amour. Tu ne pourras plus jamais oublier tes sentiments pour moi. Tu ne pourras plus jamais m'échapper. Je te veux, Albus Dumblebore, et ça me rends dingue de penser que tu peux appartenir à un autre.
Il colla le bout de sa baguette à la serrure de la porte.
-Alohomora, chuchotta-t-il.
Elle s'ouvrit lorsqu'il tourna la poignée.
Albus était juste derrière elle. Il écarquilla les yeux en le voyant entrer.
-Je t'ai dit de partir!
-Je t'ai répondu que je ne le ferai jamais! Je suis ici pour toi. Je crois que j'ai été assez clair à ce sujet, non?
-Vas-t'en, cracha Albus. Je ne veux plus te voir. Je ne veux plus t'entendre.
-Écoute-moi. Je suis sincèrement désolé. Je regrette tout ce que j'ai pu te faire. Je t'ai dit des choses horribles, alors laisse-moi te dire de belles choses qui te les feront oublier.
Il fit un pas vers le châtain-roux.
-Albus... Je veux rester avec toi pour toujours. Je ne m'en était pas encore rendu compte, mais aujourd'hui, je le sais. Je t'aim...
Il reçut la gifle de son vis-à-vis de plain fouet.
-Pas un mot de plus, Grindelwald, ordonna Albus. T'es un connard, tu le sais ça? Tu penses peut-être que tout va redevenir comme avant juste parce que tu t'excuses lamentablement?
Les yeux d'Albus étaient brillants.
-Tu m'as torturé! Tu m'as brisé le cœur! Tu m'as trahis! Et... et...
Il baissa les yeux.
-Et pourtant... Je n'arrive même pas à te détester.
On ne le dit pas deux fois à Gellert Grindelwald! Il ne perdit pas un seule seconde. Il se jeta sur son bien-aimé, le renversa et le plaqua au sol. Il releva la tête pour plonger son regard dans celui, bleu électrique, d'Albus Dumbledore.
-J'ai fait le con, okay? Et j'ai pas compris tout-de-suite comment il fallait réagir quand quelqu'un nous fait une déclaration d'amour. J'ai gaffé grave. Mais je veux une deuxième chance. Je ne vais pas te décevoir. Et si tu m'aimes encore, alors je propose qu'on efface tout ça et qu'on recommence du début.
-Du début...?
-Bon peut-être pas du tout début. Disons que nous avons déjà fait les présentations et nous nous connaissons depuis un bon bout de temps.
Gellert s'assit devant Albus. Ils étaient toujours sur le sol, et Ariana (car c'est ainsi qu'elle se nommait) les observait curieusement.
-Déclare-moi ta flamme, ordonna Gellert.
-Il me semble qu'avant ça, on a eu le temps de s'embrasser, marmonna Albus.
Le blondinet soupira.
-Alors disons qu'on s'est déjà embrassés.
-On ne pourrait pas recommencer eu moment ou tu viens chez moi pour la leçon numéro 4?
-Non, rugit Gellert. Pas question. On recommence à l'étape de la déclaration d'amour.
-Bon OK. Grin... Je eh... Mais c'est gênant!
-Tu ne m'aimes pas?!
-Si, si, je t'aime! objecta Albus.
-Héhé! C'est fait, tu l'as dit. Et maintenant, ma réponse...
Il prit une grande inspiration. Albus était suspendu à ses lèvres.
-PROUVE-LE-MOI, ESPÈCE D'IMBÉCILE!
Le châtain-roux sursauta. Ça ne devait pas être ce à quoi il s'attendait.
-Prouve-moi que tu m'aimes pour toujours. Tu es fou de moi, pas vrai? Peu importe ce que je fais, tu seras toujours fou de moi, pas vrai?
Albus eut pour réflexe d'hésiter.
-Je suppose... dit-il enfin.
-Prouve-le. Prouve que tu ferais n'importe quoi pour moi! Je suis insatisfait de ton amour. Satisfais-moi.
-Eh...
-Que serais-tu prêt à me donner pour me satisfaire?
-Eh...
-Tu hésites? Tu n'es plus sûr que tu m'aimes?
-Eh...
Gellert avait les larmes aux yeux.
-Tu ne veux plus de moi?
-Eh...
-Tu me rejettes? Je te DÉTESTE.
-Eh... Non, non, je ne te rejette pas.
-T'as intérêt! (snif) Où est ta chambre, grand con?
-Hein?
-OÙ EST-ELLE?
Ariana tira sur la manche du blond. Il se tourna vers elle. Elle désignait une porte à sa droite.
-C'est là, dit-elle simplement.
-Merci.
Gellert se leva d'un bond. Il attrapa le collet d'Albus et le ramena à sa hauteur.
-Allez toi, du nerfs!
Il poussa l'autre Sorcier jusqu'à la chambre de ce dernier et claqua la porte derrière lui.
-Et voici venu le moment où tu me prouve ton amour éternel! Grouille toi le cul, j'ai pas que ça à faire de ma journée.
-C'est toi qui te déshabilles ou tu préfères que je le fasse?
-Comment ça me déshabiller? T'es dingues ou quoi? Je ne veux pas coucher tout-de-suite avec toi, moi.
-Mais je croyais...
-SALE PERVERT! Arrête de glander et prouve-moi ton amour inconditionnel avant que je crois que tout ça n'était que du vent.
Albus se gratta la tête.
-Que veux-tu que je fasse?
-C'est toi qui m'aimes, c'est toi qui sais!
Le blondinet avait rougi en prononçant ces derniers mots. La vérité, c'est qu'il voulait quelque chose de très précis. Et il attendait simplement d'Albus qu'il devine ce que c'était.
Après tout, ça n'était pas bien compliqué. Gellert voulait toujours la même chose. La châtain-roux afficha un sourire triomphale. Il posa tout doucement sa main sur l'épaule de son vis-à-vis et l'attira vers lui. L'autre se laissa docilement faire.
Leur lèvres se rencontrèrent naturellement, comme si ça avait été une habitude. Peut-être en était-ce une. Leur souffles se mélangèrent. Les doigts d'Albus se glissèrent dans les mèches redevenues blondes de Gellert. Le châtain-roux s'apprêta à s'éloigner lorsque l'autre le retint.
-Pas comme ça, souffla la blondinet. Je veux que tu le fasses comme avec les filles Moldues.
-Avec la langue? ricana Albus. Espèce de...
Il n'eut pas le temps de finir. La bouche de Gellert se sella contre la sienne. Leurs langues se mélangèrent. Albus embrassait bien. Il était confiant, il avait de l'expérience. Gellert se laissa faire, les yeux clos. Il passa de longues secondes qui se transformèrent peut-être même en minutes. Ce fut Albus qui rompit le contacte. Il eut d'ailleurs un peu de mal à se défère du Sorcier blond.
Ils se fixèrent un moment. Gellert finit par baisser les yeux en rougissant.
-Comment peux-tu encore trouver le temps de pétiller des yeux?
Albus soupira et se laissa choir dans son lit. Gellert hésita, puis il l'imita. Il se colla à lui en se disant qu'il ne devait pas penser au futur et simplement faire tout ce dont il avait envie à ce moment-là.
Puis il se souvint de la fillette qui l'avait accueilli et demanda :
-Depuis quand as-tu une sœur, toi?
-Hm?
-Tu ne me l'avais jamais dit.
-Ah, répondit Albus en souriant.
-Tu aimes les secrets, pas vrai? remarqua Gellert.
-Oui, je suppose. Mais tu es le premier qui le remarque.
-Non, je suis seulement le premier qui te le dit.
-J'aime cet aspect de ta personnalité, sourit Albus.
-Ah oui? Et qu'est-ce que tu aimes d'autre?
-Eh... Et ben... Tes cheveux.
-Ce n'est pas ma personnalité.
-Oh. Ben là, tout-de-suite, je ne sais pas. Mais je te le dirai lorsque je verrai quelque chose que j'aime. OK?
-Hm.
-Ça aussi, j'aime ça.
-Idiot.
-Arrête, tu 'excites.
-LA FERME.
-Je t'aiiiiiiimeuh!
-J'espère bien.
Albus se pencha vers Gellert.
-Tes vêtements son bizarres, remarqua-t-il.
-C'est ma grand-tante qui m'a obligé à m'habiller comme ça. Mais pas de soucis, j'ai mis des pantalons Moldus en dessous.
Albus ricana. Le blondinet alla se blottir contre son cou.
-C'est décidé, annonça-t-il. Je vais rester avec toi toute la journée.
-Je croyais que tu avais tout un tas de trucs à faire...
-TA GUEULE. Et puis j'ai jamais dit ça.
Finalement, ça n'avait pas été si difficile. Ou alors Gellert était vraiment bon pour conquérir les mecs, ou alors c'était Albus qui était tellement amoureux de lui qu'il ne pouvait tout simplement pas lui résister. Dans les deux cas, il était bien content. Ils avaient passé la journée entière ensemble, ce qui n'avait pas déplu au blond.
Mais voilà qu'il s'ennuyait d'Albus. Il était confortablement installé dans son lit. Il aurait du être en train de dormir, mais il n'arrivait pas à s'y résoudre. Il voulait être avec Albus. Il ne voulait pas avoir à attendre au matin pour le revoir. Il était sérieusement en train de penser à rejoindre Albus dans son lit lorsqu'il entendit un claquement dans la vitre de sa chambre. Il se leva et aperçut un hibou qui tapait du bec dans la fenêtre. Gellert alla lui ouvrir.
L'animal entra aussitôt. Il se posa sur son lit. Il avait une lettre attachée à sa patte gauche.
Gellert la saisit et la déplia.
Cher Grin, j'ai hâte de te revoir. J'espère que j'en aurai l'occasion dès demain.
À ce moment-là, Gellert leva les yeux au ciel en murmurant « oui! ».
Je me sens seul, sans toi, dans mon lit. Peut-être devrions-nous essayer de dormir ensemble. La nuit me semble si longue... À demain, peut-être (je l'espère) et bonne nuit.
Albus qui t'aime.
Gellert sautilla tout seul dans sa chambre en tenant la lettre dans ses mains. Le hibou le dévisagea. Le blondinet se décida enfin à prendre un feuille et un crayon pour écrire une réponse à son cher Albus qui l'aimait.
Ensuite, il laissa partir le hibou et se recoucha, cette fois-ci bien décidé à s'endormir au plus vite pour que le matin vienne au plus tôt.
Albus vit son hibou arriver quelques secondes avant que celui-ci ne s'engouffre dans sa fenêtre. Il lui prit la lettre qu'il transportait et s'empressa de la lire.
Cher Albus, je crois que je suis disponible demain (mais je ne te garantie rien). Si tu veux me voir, il faudra que je te fasse une toute petite place dans mon agenda (tu sais à quel point il est chargé). Et pour demain soir, je crois qu'on pourrait peut-être (si ça me tente toujours à ce moment-là) dormir ensemble. Il se pourrait (peut-être, je dis bien PEUT-ÊTRE) que ce soit agréable (mais ne vas pas croire que je m'ennuie aussi de toi, hein?).
Albus avait un énorme sourire accroché au visage. Il s'endormit donc lui aussi très rapidement et rêva de lapins et le fleurs roses. Et aussi d'un petit ourson noir, curieusement...
Donc voilà! J'en avait marre qu'ils soient en conflit, alors j'ai fait de Grin un gentil chevalier amoureux et Bonjours les réconciliations. Évidemment, la paix n'est que temporaire, mais pour le moment, au moins, je peux avoir beaucoup de plaisir!
J'espère que ce chapitre n'est pas trop décevant. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Et pour ceux qui avaient peur que ces deux idiots restent chastes toute leur vie, n'ayez plus crainte, les soirés torrides arrivent (enfin)!
