Chapitre 4

Les premiers rayons de soleil éclairaient les petites maisons du village kokiri où le groupe de fugitifs avait trouvé refuge, quelques jours plus tôt. Les habitants s'éveillaient doucement après une nouvelle nuit d'inquiétude. L'arrivée des étrangers avait provoqué un certain remue-ménage au sein de la population. En effet, parmi les personnes venues demander le soutien du peuple de la forêt se trouvait un blessé.

Cet homme, inconscient depuis son retour, était le Héros du temps que tout le monde pensait mort. Personne parmi les Kokiris n'ignorait les événements qui avaient abouti à la capture de Link et à son exécution en place publique. Après la nuit tragique de sa disparition, Mido, accablé par l'échec du sauvetage, s'était réfugié au fond des Bois Perdus. Il se reprochait de ne pas avoir pu aider celui qui avait risqué sa vie pour le royaume d'Hyrule. Saria avait donc repris sa place à la direction du village.

L'état de Link ne permettait pas de savoir s'il pourrait s'en sortir. De nombreuses plaies à des stades de guérisons variés recouvraient son corps et prouvaient les mauvais traitements dont il avait été victime durant sa détention.

Parmi les fugitifs se trouvaient également la fille du blessé, Line, la nourrice de la princesse Zelda, Impa, un jeune homme du nom de Robin et une Gerudo. La présence de celle-ci ne plaisait pas à tous. Elle appartenait au peuple des femmes du désert qui, aux côtés de Ganondorf, semait la terreur partout dans le pays.

La guerrière était actuellement dans la demeure de Mido, vide depuis son départ. Impa, Saria et Line s'occupaient d'elle et l'interrogeaient. Enfermée avec Link, Nabooru devait en savoir beaucoup concernant ses conditions de vie et les intentions de Ganondorf à son égard.

Le Héros du Temps, quant à lui, était allongé dans son ancienne maison, sur deux matelas posés à même le sol. Les meubles avaient été poussés contre les parois afin de laisser la place à la couche improvisée. La table centrale se trouvait à présent à droite de l'entrée et comportait le matériel de soin et une carafe d'eau claire. Le liquide servait surtout à nettoyer les plaies du blessé, car les risques d'infection étaient encore présents. De grands rideaux épais obstruaient les deux ouvertures. L'obscurité de la pièce favorisait l'endormissement et Robin, chargé de veiller sur lui, sommeillait sur le lit d'enfant.

Il sursauta lorsque Link commença à s'agiter. Ce dernier semblait en proie à de violents cauchemars et bougeait ses bras devant lui, comme pour se défendre d'ennemis invisibles. Ses traits se contractaient et ses lèvres se séparaient dans un appel muet.

Inquiet, Robin leva la tête et s'avança vers le lit de fortune, puis il s'agenouilla près de Link, toujours inconscient. Celui-ci n'avait pas ouvert les yeux depuis leur arrivée au village Kokiri et ignorait tout de sa libération. Les fugitifs se relayaient à son chevet depuis quelques jours. Impa avait fortement insisté pour qu'il ne restât jamais seul. Après tout, personne ne pouvait prévoir quel serait son comportement à son réveil.

Robin examina le visage de Link et remarqua une légère différence. En effet, il avait repris quelques couleurs. Le jeune homme plaça sa main sur le front du blessé et sourit. La fièvre était tombée. Il s'empara alors d'une serviette et l'approcha de la bassine. L'eau était tiède. Il se redressa et souleva le récipient, avant de sortir de la pièce.

À l'extérieur, le soleil était déjà haut dans le ciel. Confiné à l'intérieur de la cabane, Robin avait du mal à se rendre compte des heures qui passaient. Il dut plisser les yeux afin de les laisser s'habituer à la lumière. Son regard se posa sur le village à ses pieds.

La vie des habitants se déroulait comme à l'accoutumée. Rien ne permettait de voir que le hameau abritait un groupe de fugitifs. Leur présence devait rester secrète. Tous savaient que Ganondorf serait prêt à tout pour récupérer ses prisonniers. Les Kokiris vaquaient donc à leurs affaires sans s'occuper de la petite maison où le blessé était soigné.

Bien sûr, ils ne pouvaient s'empêcher d'en discuter entre eux, mais se débrouillaient pour ne pas être entendus par Saria. Cette dernière semblait avoir une certaine influence sur les autres. Elle était la meilleure amie de Link à l'époque où il vivait dans ce village. La décision de le cacher dans son ancienne demeure était la sienne. Elle pensait que s'éveiller dans un endroit familier pourrait rassurer le Héros du Temps.

L'étape la plus difficile avait été de le faire monter, mais en s'y mettant à plusieurs, ils avaient pu y parvenir. À son arrivée, Link se trouvait sur Epona. Saria s'était directement chargée des opérations. Selon ses indications et avec l'aide de sa fille, les Kokiris avaient soulevé le jeune homme pour qu'il passât du dos de sa jument à sa maison.

Robin jeta l'eau et prit quelques bouffées d'air revigorant, mais avant de retourner à l'intérieur de la pièce, son regard se posa sur une autre cabane, construite sur un monticule. C'était l'habitation de Mido, l'ancien chef des Kokiris. Cette dernière étant inoccupée, elle servait à présent de salle de réunion pour les fugitifs.

C'était là qu'Impa et Saria avaient emmené Nabooru afin de l'interroger. La Sheikah ne semblait pas lui faire confiance, pas plus que Line. Pourtant, sans elle, ils n'auraient pu échapper aux Gerudos. Robin avait du mal à comprendre ce manque de reconnaissance. Après tout, elle était prisonnière, comme Link. Cependant, qui était-il pour donner des leçons à ces deux femmes ?

Robin repensa à la fille du Héros du temps qu'il n'avait rencontrée que récemment. Lors des événements qui avaient conduit à la découverte et à la libération de son père, elle avait montré un grand courage. Le jeune homme en avait été profondément marqué. Lui-même avait mis plusieurs années avant d'oser vraiment agir. Participait-elle à l'interrogatoire ?

Il se demanda quelle serait sa propre réaction dans ce genre de situation. Selon le tyran, ses parents étaient morts et connaitre leurs derniers instants ne lui permettrait pas de les ramener. Il croyait ne pas avoir la force d'apprendre ce qu'ils avaient subi. Cependant, Line semblait avoir envie d'en savoir davantage sur ce qu'avait vécu Link, ce qui était tout à fait légitime, mais comportait de sérieux risques. Pourrait-elle supporter ces révélations ?

Sortant de ses réflexions, il se rappela l'agitation du blessé et rentra rapidement. À l'intérieur, Link avait cessé de se débattre. Seuls ses yeux bougeaient encore légèrement. Robin s'approcha de la table et s'empara de la carafe. Il en versa le contenu dans la bassine qu'il alla placer à côté des matelas. Puis, il prit un linge, l'humidifia et commença à le passer sur le visage de Link. Son intention était de nettoyer la plaie la plus importante, celle qui aurait pu lui être fatale, comme Impa le lui avait recommandé.

Au contact de l'eau sur son front, Link tourna la tête. Du fond de son inconscience, il ressentit un vent de fraicheur fouetter doucement sa peau. Des images se mirent à se matérialiser dans son esprit. Ses paupières tremblèrent un peu.

Enfermé dans une cellule, Link avait perdu la notion du temps. Il n'en sortait que pour subir des séances de torture. D'habitude, ses bourreaux lui permettaient de se reposer entre chaque mauvais traitement. Le dernier était encore récent, les blessures n'avaient pas pu cicatriser. Lorsque la porte s'était ouverte, son cœur avait commencé à battre plus rapidement. Ce n'était pas habituel. Les jumeaux s'approchèrent de lui, sans prononcer un mot.

Les deux hommes l'avaient détaché et emmené sans ménagement. Leurs immenses mains serraient fortement ses membres endoloris, l'empêchant de bouger. Il avait usé de ses maigres réserves pour tenter de se débattre, mais, contrairement à lui, ses adversaires bénéficiaient de toutes leurs capacités. Link abandonna la lutte. Ils purent ainsi le soulever et le conduire dans la salle d'exercices où Link avait été obligé d'entrainer les troupes de son ennemi.

Les gardes l'avaient alors laissé tomber sur le sol avant de quitter l'endroit. Aussitôt et malgré sa souffrance, Link avait relevé la tête pour découvrir qu'il était seul. Cependant, cet état ne dura pas, un jeune soldat entra avec deux épées, s'avança vers le captif et en jeta une devant lui.

« Si tu es effectivement celui que tu prétends, prouve-le ! »

Link se releva, se positionna difficilement sur ses genoux et observa autour de lui. Son corps tout entier était douloureux. Il savait que cette salle contenait plusieurs portes et souhaitait évaluer la plus proche pour tenter une évasion. Aucun lien ne l'empêchait de bouger, ce qui n'était plus arrivé depuis plusieurs mois. Le prisonnier se trouvait probablement devant sa dernière chance. Son adversaire avait remarqué son regard et s'en moqua.

« N'espère pas t'échapper, tu n'en auras pas la possibilité. Tu devras me tuer pour passer, mais je doute que tu en sois capable. »

Le Héros du temps leva alors les yeux vers lui et l'observa attentivement. Le jeune homme devait avoir dans les dix-sept ans et arborait une chevelure blonde semblable à la sienne. Link l'avait reconnu dès son arrivée. Il était celui qui s'acharnait sur lui depuis que Ganondorf avait dû modifier son projet à son égard, depuis que le masque n'avait plus d'influence sur son comportement.

Le fait de déjouer à nouveau les plans de son ennemi avait coûté cher à Link qui subissait torture sur torture depuis cet événement. Pour accentuer l'horreur de la situation, le roi des Gerudos avait fait d'un enfant innocent le bourreau de son père. Et à présent, Link se trouvait face à ce fils qui le provoquait en duel. Ce dernier s'approcha alors du visage du captif qui put apercevoir l'éclat de ses yeux. Ce regard, il le voyait réellement pour la première fois et des souvenirs se bousculèrent dans son esprit.

« Malon, murmura-t-il.

— Qu'est-ce que tu dis ?

— Tu ressembles…. Tu ressembles à ta mère… »

Une main partit aussitôt et s'abattit sur la joue de Link, claquant dans le silence ambiant. La violence du coup déséquilibra le prisonnier qui se retrouva couché dans la poussière.

« Je t'interdis de parler d'elle ! Tu n'en as pas le droit ! Tu es responsable de sa mort ! »

Le captif se releva lentement, ses blessures rendaient ses mouvements difficiles et douloureux.

« Je n'ai jamais voulu ça. Si j'avais su que je la mettais en danger, je…

— Tais-toi ! Ramasse cette épée et affronte-moi !

— Non, je refuse de lever la main sur toi !

— Pourquoi ? Parce que tu penses que je suis ton fils ? »

Le jeune homme avait un regard dur. Link n'en croyait pas ses oreilles. Il n'avait jamais osé avouer à celui qui le torturait leurs liens de parenté.

« C'est cette femme qui me l'a appris ! Elle ne comprenait pas comment je pouvais maltraiter mon propre père. J'ignore ce que tu lui as dit pour la convaincre de se mettre de ton côté. Mais je connais la vérité. Je sais ce que tu as fait à ma famille. Il m'a tout raconté. Tu as fait condamner mon père pour prendre sa place.

— C'est faux ! Ganonodorf t'a menti. Il t'a enlevé à moi et a laissé mourir ta sœur et ta mère !

— Si c'est vrai, pourquoi ne les as-tu pas sauvées ?

— Je n'ai pas pu… »

Le jeune homme ramassa l'épée et la tendit à Link.

« Prends-la et comporte-toi comme le guerrier que tu prétends être !

— Non, je refuse. Je sais qui je suis. Je n'ai rien à te prouver.

— Ton obstination ne t'a pas déjà coûté assez cher ? Tu es couvert de blessures et tu oses encore me tenir tête. Tu ferais mieux d'obéir ! Tu sais ce dont je suis capable ! »

Le jeune soldat avait lancé un sourire cruel à l'homme à ses pieds. Il aimait voir la souffrance et la peur dans les yeux de ceux qu'il torturait, mais ce prisonnier luttait encore et toujours. La douleur ne suffisait pas à le faire plier. De nouveau, il lui tenait tête, mais ce serait la dernière fois.

Link fixa alors son regard dans celui de son fils, bien décidé à ne pas commencer un combat dont il ne voulait pas. Frapper sur son enfant lui paraissait inconcevable. Jamais il ne pourrait s'y résoudre.

« Tu ne peux pas me forcer à me battre !

— C'est pourtant ta seule chance de t'en sortir… mais si tu préfères la lâcheté, libre à toi. »

Link se redressa et fixa son regard dans celui de son adversaire, bien décidé à lui montrer son courage. Le jeune homme ramassa l'épée et la plaça dans la main du prisonnier. Difficilement, ce denier se mit debout et attendit. L'arme était dirigée vers le bas.

Le soldat leva son bras et entama un mouvement horizontal vers son père qui ne bougea pas. Le fer entra en contact avec le côté droit de Link. Son haut fut aussitôt déchiré et le tissu s'imbiba d'un liquide rouge et poisseux. Le Héros du temps lâcha sa lame et tomba à genoux. Son visage était devenu blême.

« Jamais… Jamais, je ne… lèverais… la main sur mon… fils. »

Le jeune homme recula de quelques pas. Le prisonnier se laissa tomber sur le sol, puis, dans un dernier geste, il avança sa main vers son adversaire et articula :

« Je… te… par… donne ! »

C'en avait été trop pour les deux adversaires, l'un se sauva, pendant que l'autre s'écroulait sur le sol.

La douleur se fit plus présente encore dans l'esprit du blessé. Celui-ci bougea alors les paupières et tourna la tête. Après avoir soulevé le haut de Link et retiré le bandage, Robin passait son linge sur la lésion avec douceur. Le Héros du temps ouvrit les yeux et posa son regard sur celui qui le soignait.

Qui était cet individu et pourquoi était-il dans sa cellule ? Il avait un tissu humide dans la main et semblait vouloir s'occuper de lui ? Cependant, jusqu'à maintenant, seulement deux personnes avaient ce rôle : Nabooru et le médecin. Celui-ci ne venait que pour les plaies les plus graves. Les autres fois, c'était le travail de la Gerudo, enfermée avec lui. Quelle était la raison de ce changement ?

Link ressentit alors une nouvelle pointe de douleur au niveau de son côté droit et eut un mouvement de recul. Robin arrêta son geste et fixa le blessé qui l'observait également sans rien dire. Dans les yeux de ce dernier, la peur, l'inquiétude et la souffrance se mélangeaient. La priorité était probablement de le rassurer, mais comment ? Le jeune homme se leva et fit un pas en arrière. Que devait-il faire ? Lui parler ? Aller chercher quelqu'un ?

« Je m'appelle… Robin. Je… Comment vous sentez-vous ? »

Le Héros du temps ne dit rien, tous ceux qui s'occupaient de lui avaient l'interdiction de lui adresser la parole ou de lui répondre. Il observait Robin, les yeux écarquillés. Les seuls à lui parler étaient Ganondorf, son fils dont il ignorait toujours le prénom et Nabooru qui se moquait des conséquences de sa désobéissance.

Robin était visiblement mal à l'aise devant le silence du blessé. Le jeune homme lâcha le linge humide, se retourna et fonça vers la porte dans le but évident d'avertir les autres du réveil de Link.

Celui-ci ferma les yeux et réfléchit un peu sur ce qui était arrivé. Il se souvint d'avoir été ramené dans sa prison et attaché sur une table. Le reste était flou. Il tourna la tête pour regarder autour de lui. Il ne reconnaissait pas sa cellule. De plus, la matière sur ses poignets était douce et chaude, alors que ses chaînes étaient dures et froides. Tout semblait différent.

Link leva les mains et les fixa. Des bandages serrés couvraient ses poignets. Il s'aperçut qu'aucun lien ne venait gêner ses mouvements. C'était la deuxième fois en peu de temps. Ganondorf insistait toujours pour qu'il fût entravé en permanence. Alors pourquoi n'était-ce plus le cas, maintenant ? Son ennemi avait peut-être besoin qu'il retrouvât toutes ses forces dans un but quelconque. Après tout, le tyran était capable de tout.

Au début de sa captivité, Link avait déjà été dans cette même position. En effet, il devait être en parfaite santé pour utiliser le masque qui devait le rendre coopératif. Il avait passé plusieurs jours enfermé dans une pièce, sans attaches, afin de guérir complètement des blessures infligées lors des toutes premières tortures. Pour éviter toute tentative de fuite, il était constamment sous l'effet d'une potion qui l'empêchait de réagir.

Persuadé que celui qui venait de quitter sa cellule allait revenir pour l'endormir de nouveau, Link voulut se redresser, mais une violente douleur l'obligea à se rallonger. Il devait néanmoins arriver à se lever. C'était sans doute sa dernière chance de s'évader. Il était seul et libre de se déplacer.

Malgré sa souffrance, Link se tourna et força sur ses coudes afin de se positionner dessus. Il observa autour de lui et remarqua un peu de clarté entrant par une fenêtre. Celle-ci était faible, car une tenture obstruait l'ouverture.

Lentement, le blessé rampa vers la lumière, en serrant les dents. Chacun de ses mouvements lui provoquait un élancement au côté. Cependant, il continua d'avancer et finit par atteindre le mur. Link tenta de se soulever, en s'agrippant au tissu, mais ses forces n'étaient pas suffisantes et il retomba sur le sol.

Le Héros du temps ferma les yeux, mais il n'avait pas renoncé. Ses bras s'accrochèrent de nouveau à la tenture qui chuta. Le jour pénétra dans la pièce éclairant les objets qui se trouvaient dedans. Le regard du jeune homme se posa sur chaque meuble et chaque paroi. Il connaissait cet endroit. Ce n'était pas sa cellule. Tout lui semblait familier, mais lointain.

Où était-il ?

Le blessé observa la porte et aperçut une personne qui le fixait avec inquiétude. Comme elle tournait le dos à la lumière du jour, il ne pouvait voir son visage, mais fut attiré par sa longue chevelure rousse. Cette couleur n'était pas celle des Gerudos qui l'avaient capturé. Elle lui évoquait de la douceur et des souvenirs chaleureux, venus de l'époque où il était libre et heureux.

« Ma… Malon ! »

Il ne put en dire plus. Sa langue était sèche. Line s'empara d'un verre et le remplit d'eau, avant de l'approcher des lèvres de Link. Le Héros du temps ne pouvait détacher ses yeux de l'apparition. Il voyait devant lui sa femme. Ganondorf lui avait pourtant annoncé qu'elle était morte. Était-ce une hallucination ? La jeune fille le fit boire. Le liquide lui fit du bien et lui permit d'articuler :

« Tu es venue me chercher ?

— Non, je suis là pour t'aider.

— Je n'ai pas… su… pas su… te protéger…, Malon ! »

Les larmes envahirent alors les yeux de Line. Visiblement, son père pensait voir sa femme.

« Je suis sa fille, votre... ta fille !

— Ma… »

Link ne put achever sa phrase. Il leva silencieusement la main et la posa sur la joue de la jeune fille.