Chapitre 13 : L'âme des Gryffondors

Tout le monde était complètement perdu. Que devaient-ils faire ? Draco retourna vers le corps d'Ange et s'assit à côté d'elle, épuisé. Sirius tomba à terre. Sa jambe saignait abondamment et il avait vraiment très mal. Severus soutenait Dumbledore qui ne tenait presque plus debout. Quelques professeurs essayaient de redresser le bras de Kevin Pilord qui ne ressemblait plus à rien. Les autres n'osaient pas bouger et se demandaient s'ils devaient réanimer les élèves. Julie Paintwood pleurait dans les bras d'Andrew Warrington. Hermione, quant à elle, constatait en pleurs qu'Harry était bien mort, et qu'aucune trace de vie n'apparaissait sur son visage. Ils étaient tous morts. Ils l'avaient tous abandonnés. Son meilleur ami, qu'elle n'arriverait jamais à remplacer, une excellente amie qu'elle avait apprise à connaître au fil des mois, et avec qui elle était devenue très proche, et le garçon qu'elle aimait. Elle ne pouvait pas croire que ses dernières paroles envers Ron n'avaient été que des insultes. Elle avait même souhaité sa mort, sans le penser bien sûr, mais elle l'avait tout de même dit. Et voilà qu'elle se retrouvait seule. Ses larmes coulaient pendant qu'elle cherchait désespérément le pou d'Harry. Il n'y avait aucun doute. Il était bien mort. Elle était seule. Ils étaient tous partis, et ils l'avaient oublié. Elle essayait d'imaginer ce qu'allait devenir sa vie mais seul un immense trou noir se trouvait devant ses yeux. Qu'allait-elle devenir ? Elle se foutait pas mal des elfes de maison. Elle n'avait plus aucune envie de devenir professeur de métamorphose. Combien de fois s'était-elle imaginée enseigner à un garçon ressemblant étrangement à Harry et ayant les yeux des Weasley ? Elle se fichait pas mal que Ron sorte avec Marie ou qu'il la déteste. Elle voulait simplement qu'il soit là. Avec elle. Pour ne pas être toute seule. Voldemort. Le prix de sa défaite avait été beaucoup trop cher payé. Il avait tué Ron de ses propres mains. Sans aucun regret. Et…

Soudain, un espoir. Trop fou, trop irréel pour être possible, mais tellement beau. Hermione se leva d'un bond et se précipita vers le corps du rouquin. Il n'était pas sorti de la baguette de Voldemort ! Il ne l'avait pas tué. Elle se jeta sur lui et prit son pou. Il était vivant. Sa vie ne tenait qu'à un fil, mais il était vivant. Comme elle était heureuse ! Elle le laisserait à Marie, elle ne le contredirait plus jamais si seulement il restait avec elle. Un sourire illumina son visage et ses larmes coulèrent beaucoup plus fort. Qu'allait-elle lui dire ? Que leur meilleur ami était mort pour les sauver ? Ou qu'il était partit dans d'atroces souffrances en le croyant mort ? Elle lui dirait juste que Voldemort était mort, mais qu'ils avaient perdu à jamais un des êtres qu'ils aimaient le plus. Ron ne s'en remettrait pas. Il se sentirait toujours coupable de n'avoir rien fait. Elle le savait, car c'est ce qu'elle ressentait en ce moment. Tout ça pour du sang… Une satanée histoire de sang ! Elle se leva d'un bon. Elle ne savait pas ce qui lui prenait, mais elle avait bien l'intention de se faire entendre. S'ils ne voulaient pas l'écouter, elle les forcerait à ouvrir leurs oreilles.

_ C'est faux, commença-t-elle à dire. Tout ceci n'est qu'une gigantesque supercherie.

Tout le monde était trop étonné de la voir ainsi couper le silence. Ils ne purent faire autre chose que de l'écouter.

_ A quoi cela sert-il, continua-t-elle ? Est-ce cela que l'on appelle la magie ? Est-ce vraiment ça qui est sensé être une des plus belles choses du monde ? Vous m'avez fait croire qu'elle apportait le bonheur, alors qu'elle n'a fait que des morts autours de moi. Serpentard ou Gryffondor, tout ceci est la même chose. Tous des assassins. J'ai honte d'avoir un jour était dans une de ces maisons. J'ai honte d'avoir espéré pouvoir changer les choses avec ma baguette. Les lions sont-ils si courageux pour laisser leurs enfants mourir ainsi ? Moi, j'appelle cela de la lâcheté. Je ne veux plus rien avoir à faire avec eux. Je ne veux plus rien avoir à faire avec vous…

En parlant, elle s'était rapprochée de la statue et du corps d'Ange. Tout le monde l'écoutait. Tous plutôt secoués d'entendre ces paroles sortir de la bouche de la mademoiselle je sais tout. Au fond d'eux, ils avaient tous peur. Ils étaient effrayés, car ils savaient bien qu'elle avait raison.

_ Je ne peux pas laisser faire ça, continua-t-elle, je ne peux pas laisser les gens se faire tuer pour des idéaux stupides. Voyez quel carnage a été engendré juste à cause du sang. Souvenez-vous bien du visage de tous ceux qui sont morts pour ces conneries ! Je ne veux pas que cela se reproduise. S'il y a du bien dans tout cela, où est-il ? Ange et Harry sont-ils morts pour rien ? Je ne pourrais pas tolérer plus longtemps ce scandale. Où se trouve le bien dans la magie ? Dites-le moi, car je l'ai perdu. Gryffondor est sensé être présent dans cette pièce n'est-ce pas ? Alors tant qu'il ne fera pas son devoir, je n'utiliserai plus la magie. Je préfère encore retourner chez moi ignorante que rester ici avec des idées qui assassinent.

Elle jeta sa baguette à terre, près de la statue, et leur dit à tous.

_ Tant que cette injustice ne sera pas réparée, la magie ne fera plus partie de ma vie. Je ne trouve plus les bienfaits qu'elle apporte. Elle tue ses enfants lorsqu'ils essayent de la sauver. Je ne ferai pas partie de cette machination.

Ca y était. Elle l'avait fait. Elle avait fait ce qu'elle pensait être juste. A coup sûr, cette fois-ci, Ron ne lui pardonnerait pas à son réveil. Mais qu'importe. De toute façon, il ne se pardonnerait pas non plus la mort de ses amis. Tous les regards de la salle étaient braqués sur elle, stupéfixés ou non. Et elle, elle n'espérait qu'une chose. Que quelqu'un comprenne son geste et face de même. Au bout d'un moment, elle prit peur. Personne ne la rejoignait. Soudain, quelques murmures se firent entendre et Hermione tourna la tête. Severus Rogue se trouvait derrière elle. Son professeur jeta un regard vers le corps d'Ange, et il lâcha sa baguette au même endroit que son élève dans un geste symbolique. Ils se regardèrent dans les yeux, et tout ce qu'ils purent voir n'était que détermination et tristesse. En voyant cela, quelques professeurs les rejoignirent et firent de même. Draco avait déjà lancé sa baguette sur les deux présentes sans quitter le corps de la jeune femme qu'il aimait. Les trois Serpentards qui avait rejoint les rangs des opposants au dernier moment allaient faire de même lorsqu'un murmure surnaturel s'éleva dans la pièce. Un souffle chaud envahit toutes les personnes présentes. Ils se sentaient tous extrêmement bien. Une sorte de vent dorée souffla sur les élèves et ils se réanimèrent tous. Personne n'osait bouger. Soudain, le vent se réunifia et sembla tourner sur lui-même comme une petite tornade. Puis, il se transforma en un corps. Une femme magnifique. Elle était rousse, avait de grands yeux verts et portait une robe dorée. Les plus vieux commencèrent à murmurer. Severus, qui se tenait au milieu de la pièce, recula d'un pas. Elle était encore plus belle que dans ses souvenirs. Lily. Sa Lily.

Elle s'approcha d'Hermione et lui dit dans un sourire :

_ Crois-tu vraiment que je les aurai laissés mourir ainsi ?

La jeune fille ne savait que dire. Elle ne pouvait détourner les yeux de la femme qui se trouvait devant elle. Bien sûr, elle connaissait son identité, mais elle n'aurait jamais pu imaginé que la mère d'Harry était aussi belle. Elle rayonnait. Et pas seulement qu'au sens propre. Une lumière se dégageait de son être. Hermione pensa que se devait être ça, une âme. Lily se pencha pour ramasser la baguette de la jeune fille et la lui tendit.

_ Tu n'auras jamais besoin de cela pour être entendu, Hermione.

L'esprit se tourna vers Ron et redonna son regard à la jeune fille.

_ Ce n'est pas encore son heure. Je vous remercie tous deux. Harry n'aurait jamais rien fait sans vous. Et tu as été très précieuse à ma fille.

Lily alla vers le corps d'Ange, en bas de la statut. C'est lorsqu'elles furent côte à côte que tous purent remarquer à quel point elles se ressemblaient. L'âme des Gryffondors souffla près de la bouche de sa fille et une sorte de vent dorée y entra. Lily regarda Draco qui tenait Ange dans ses bras et lui sourit à lui aussi.

_ Tu la protégeras et l'aimeras mieux que quiconque.

Draco voulait parler, mais il ne savait pas quoi dire. Il était tellement heureux et extrêmement reconnaissant envers la femme qui se trouvait devant lui. Une seule chose lui vint à l'esprit, et il le murmura dans un souffle :

_ Merci.

_ C'est toi que je dois remercier, mon fils.

Lily se dirigea ensuite vers l'entrée de la chambre où se trouvait Harry. Elle fit la même chose que pour Ange et un sourire naquit sur ses lèvres. En se relevant, elle vit Dumbledore et lui dit :

_ N'oubliez pas votre rôle de parrain Albus.

_ Quoi, demanda-t-il encore confus ?

La femme ferma les yeux très fort et se concentra. Certains professeurs semblèrent avoir mal à la tête, comme si on s'immisçait à l'intérieur. Hermione comprit de suite ce que faisait Lily. Maintenant, tout le monde se rappellerait d'Ange et le sort serait annulé.

_ Tu peux comptez sur moi Lily, répondit le directeur avec un grand sourire sur les lèvres.

Elle s'approcha ensuite de Sirius, qui s'était adossé contre un mur et qui semblait vraiment souffrir. Celui-ci réussit à lui dire tant bien que mal :

_ Je suis heureux de te rejoindre, petite Lily. Toi et James me manquez plus que tout. Pardonnez-moi.

Elle se rapprocha de lui et le soutint pour l'empêcher de tomber.

_ Nous n'avons rien à t'excuser. Ce n'est pas encore ton heure.

Elle se tourna vers le corps inanimé d'Harry que Ginny avait rejoint. Sirius suivit son regard.

_ Qui apprendra à James comment violer les règles de Poudlard si tu n'es plus là?

Sirius sourit à la pensée que venait de lui offrir sa meilleure amie.

_ Et puis, continua-t-elle, mon cher mari n'a aucune envie de te donner ces dix galions. Je l'avais prévenu de ne jamais parier que tu ne serais pas le meilleur parrain du monde.

Elle le sera très fort contre elle et lui murmura à l'oreille :

_ Merci, mon frère.

_ Merci, petite fleure, fut la seule réponse qu'elle obtint avant qu'il ne s'évanouisse.

Lily se dirigea alors vers une ombre qui battait en retraite. Severus ne savait pas s'il devait faire autre chose. S'éclipser devait être la bonne solution.

_ Attends Severus.

Il s'arrêta net. Jamais quelqu'un n'avait prononcé son nom comme elle le faisait elle.

_ Comment ai-je fait pour ne pas me douter que tu étais l'héritière de Gryffondor ?

_ Moi-même je ne le savais pas. Mais au moment de mourir, j'ai su qu'il fallait que je mettes la pierre de ma famille sur Harry. Je crois que cela lui a bien réussi.

_ Pourquoi me dis-tu cela ?

_ Merci Severus.

_ Merci ? Pour être morte sans avoir le souvenir de ta fille ?

_ Merci d'avoir été sa maison. Merci d'avoir été le papi parfait pour mes petits-enfants. Merci pour ne l'avoir jamais laissé seule lorsqu'elle pouvait le ressentir. Merci d'avoir été son père.

Elle s'approcha alors de lui et l'embrassa sur la joue. Moi et James t'en serons à jamais reconnaissant. Pour Ange et pour Harry.

_ Pour Harry, demanda-t-il amusé ?

_ Tu verras bien…

Elle se retourna puis s'adressa de nouveau à Severus :

_ N'oublie pas de leur dire que je les aime.

Soudain, son corps se mit à briller encore plus. Elle reforma un vent dorée, qui disparut à l'intérieur de la statue.

Aucun bruit. Le silence total. Juste quelques respirations saccadées qui viennent troubler une immense paix. Harry ne voulait pas ouvrir les yeux. Il se sentait trop bien. Il devait y avoir deux ou trois personnes en plus de lui dans la pièce. Ils semblaient tous assoupis. Il devina un goût amer dans sa bouche. Sûrement une potion de madame Pomfresh. Il s'était réveillé tant de fois dans cette infirmerie dans sa vie qu'il ne cherchait même plus à comprendre pourquoi il s'y trouvait. Et puis, une larme coula sur sa joue. Il se souvenait. Il avait cru qu'il mourait. Il avait eu tellement mal. Comment s'en était-il sortit ? Il se revoyait prendre la main qu'Ange lui tendait et puis plus rien. Il savait maintenant qu'il était vivant. Mais il en avait douté durant une seconde. Il savait que, quand il ouvrirait les yeux, il trouverait pleins de friandises de la part de ses amis. Et dans quelques minutes, il entendrait Ron et Hermione supplier l'infirmière de les laisser rentrer. Ginny aussi devrait se trouver avec eux. Il avait vraiment envie de les voir. Mais quelqu'un manquerait à l'appel. Ange, viendrait-elle aussi prendre de ses nouvelles ? Elle le détestait mais il avait l'impression que quelque chose de très fort s'était noué entre eux. Oui, il savait qu'elle l'aimait. Oui, mais pourquoi, elle ne lui avait jamais dit ? Non, elle le lui avait prouvé. Dans la chambre des secrets, elle lui avait sauvé la vie. Sa mémoire se remplit d'un seul coup. Il n'y avait pas que lui qu'elle avait sauvé. L'incantation, l'épée de Godric, la mort de Ron, de sa sœur et la destruction de Voldemort. Il ne voulait pas ouvrir les yeux. Il ne voulait pas constater les dégâts. Ron, il l'aimait tant. Et Ange, ils venaient juste de se retrouver. Jamais il n'aurait pu penser avoir aussi mal un jour. Pourquoi n'était-il pas mort à leur place ?

Ron venait de se réveiller. Il était au chaud dans l'infirmerie. Il avait l'impression d'avoir dormit cent ans. Il se souvenait de tout dans ses moindres détails. Voldemort avait-il été vaincu ? Sûrement, si Harry était encore en vie. Il observait son meilleur ami qui semblait dormir profondément. Il ne le se serait jamais pardonné s'il avait du mourir. Il aurait eu tellement mal. Mais jamais autant que lorsqu'il avait vu Voldemort lancer tord boyau à Hermione. Il espérait plus que tout qu'il ne lui soit rien arrivé. Elle n'était pas dans la pièce. Son cœur était comme déchiré et il souhaité plus que tout la revoir pour être rassuré. Puis, il se souvint. Il se rappela à quel point elle le détestait. Elle avait même souhaité sa mort. Comment pouvait-elle le mépriser autant ? Mais il s'en fichait. Il n'en avait rien à faire qu'elle le haïsse si seulement elle allait bien. S'il ne lui était rien arrivé. Au bout d'un moment, Ron aperçut une larme perler sur la joue d'Harry. Il devait s'être passé quelque chose d'horrible. En tournant la tête, il vit Draco, assit sur une chaise à côté du lit d'Ange. Il lui tenait la main et s'était endormi, son visage posé sur le ventre de la jeune fille. Ron ne le détestait plus du tout. Au contraire, il l'admirait et il avait vraiment envie de devenir ami avec le jeune Serpentard. Il retourna encore sa tête vers Harry qui pleurait toujours. Pourtant, tout le monde était vivant… Mais cela, il l'ignorait peut-être. Il fallait qu'il le rassure.

_ Harry, chuchota le rouquin pour ne pas réveiller Draco. Harry, tu es réveillé ?

Au son de la voie de son meilleur ami, le jeune homme ouvrit de suite les yeux. Un immense sourire illumina son visage lorsqu'il vit Ron en face de lui. Il sécha vite ses larmes et, avant qu'il n'ait pu dire un mot, entendit des pas résonner dans le couloir. Les deux garçons se firent mutuellement signe de faire semblant de dormir pour rester tranquille encore un peu.

La porte grinça lorsque quelqu'un l'ouvrit doucement. Harry entendait clairement la personne marcher délicatement vers le lit au fond de la pièce. Celui où il avait aperçut Ange et Draco à peine quelques secondes auparavant.

_ Draco, dit une voix bienveillante en remuant le jeune homme. Draco, réveille-toi.

_ Un, quoi, s'étonna le blond encore à moitié endormit. Hermione, laisse-moi dormir encore un peu s'il te plaît.

_ Non, lui répondit-elle, tu dois manger quelque chose.

_ Je n'ai pas faim.

_ Cela fait maintenant deux semaines que tu ne sors pratiquement plus de cette infirmerie. Prendre l'air et manger un peu te ferait le plus grand bien.

_ A toi aussi, petite Hermione, cela pourrait profiter.

La jeune fille ne répondit pas. Elle avança une autre chaise vers le jeune homme et s'assit.

_ Je suis sûre qu'elle va s'en sortir Draco. Crois-moi, j'en suis persuadée. Tout comme je sais qu'Harry et Ron vont bientôt se réveiller.

_ Je n'arrive pas à être aussi convaincu que toi.

_ Alors je le serai pour deux.

Un petit silence s'installa dans la pièce.

_ Que vais-je faire si elle meurt Hermione ? Je me sentirai tellement seul sans elle.

_ Elle s'en tirera Draco, je te l'ai déjà dit. Et tu ne seras jamais seul. Nous serons toujours là. Moi, Ron et Harry. Tu peux d'ors et déjà nous considérer comme tes amis.

_ Je crois que nos deux chères marmottes ne penseront peut-être pas comme toi. Mais je suis heureux que tu sois là. Qu'aurais-je fait depuis deux semaines sans toi ?

_ Je suis obligée de dire la même chose. Ne t'inquiète pas. Tout finira bien.

_ Hermione, j'entends très bien que tu essayes de te persuader toi-même. Mais, avoue-le, pour une fois tu ne sais rien du tout.

La jeune fille ne sut quoi répondre. Une légère vague de tristesse arriva dans la pièce. Tout deux ignoraient si leurs amis allaient s'en sortir.

_ Tu as ramené Ginny à son dortoir, dit-il pour changer de sujet ?

_ Oui, et je l'ai obligé à manger un peu. Elle s'est endormi comme une masse lorsqu'elle s'est allongée sur son lit.

_ Elle non plus ne va pas bien. Les deux dormeurs ont intérêt à se réveiller, elle est beaucoup trop faible pour continuer encore une semaine ainsi.

_ Oh, tu sais Draco , elle est la plus à plaindre dans cette histoire.

_ Que veux-tu dire ?

_ Son frère et l'homme qu'elle aime sont dans le coma depuis bientôt deux semaines. Personne ne peut la comprendre.

_ Si, dit-il en la regardant droit dans les yeux, quelqu'un le peut.

Hermione rougit d'un coup et détourna son regard du blond. Harry ne voyait rien mais il ne pouvait que deviner l'embarras de la jeune fille.

_ Marie a laissé un mot à Ron sur sa table de nuit, lui dit Hermione. Je pense que s'il se réveille, il sera heureux d'aller au bal de demain soir avec elle.

Draco lui lança un regard plus que confus. Elle rajouta, comme pour s'expliquer.

_ Après ce que nous nous sommes dit ce jour-là, il doit sûrement me détester.

_ Non, je ne crois pas.

_ J'espère vraiment, continua la jeune fille, qu'il me pardonnera et que nous resterons amis.

_ C'est vrai, lui dit-il sarcastiquement, sauver la vie d'une fille en offrant la sienne à la place n'est qu'une preuve d'amitié.

Hermione ne répondit pas pendant un moment. Puis, c'est d'une voix extrêmement triste qu'elle dit :

_ Je ne peux plus supporter de les regarder comme ça. Je vais finir par craquer s'ils ne se réveillent pas.

Harry savait que Ron ne bougerait pas. Il devait vraiment être secoué par ce qu'il venait d'apprendre. Hermione croyait qu'il la détestait, tout comme lui avant. Elle n'avait pas nié lorsque Draco avait presque déclaré qu'elle l'aimait. Le rouquin devait être surpris, mais avide d'entendre d'autres confessions de la jeune fille. C'est pour cela qu'Harry ouvrit les yeux. Il ne pouvait pas la voir si triste à cause de lui. Personne ne s'en rendit compte alors il fit exprès de bouger et de faire grincer son lit.

_ Harry, tu es réveillé, lança la jeune fille qui avait retrouvé toute la gaieté dont elle était capable en se jetant sur lui et en le serrant dans ses bras ! Je suis tellement contente ! Tu m'as fait si peur !

_ Moi aussi, dit-il entre deux éclats de rire, je suis très heureux de te revoir.

La jeune fille était extrêmement heureuse. C'est à peine si elle ne pleurait pas de joie.

_ Et moi alors, lança Ron, on m'oublie !

_ Ron !

Ca y était, là, elle pleurait !

_ Oh Ron !

Elle s'approchait de lui pour le serrer dans ses bras tout comme Harry mais elle s'arrêta net.

_ Vous êtes réveillés depuis longtemps ?

A cette question sous-entendue, les garçons ne répondirent pas et lui firent un petit sourire d'excuse. Hermione se rendit compte de ce que Ron avait entendu et se tourna vers lui. Il ne rougissait pas et avait un petit sourire en coin. Honteuse, elle partit en courant dans le couloir et claqua la porte.

_ Tu n'as pas assuré sur ce coup là, lança Draco ou rouquin alors qu'il regardait la porte d'un air étonné.

_ Je crois que je vais aller la chercher, répondit Ron en se levant.

_ C'est ce que tu as de mieux à faire, lui dit Harry en rigolant.

Et c'est ainsi qu'un Ron en caleçon sortit en courant de l'infirmerie.

Le rouquin courait après la jeune fille dans les couloirs du château. Il était en sous-vêtements et semblait ne pas s'en rendre compte. Au bout d'un moment, Hermione remarqua qu'il y avait du monde dans un couloir. C'était leur classe de Gryffondor qui sortait d'enchantement. La jeune fille s'arrêta devant eux, pensant que Ron n'oserait pas la suivre devant les regards de tous leurs amis. Mais ce n'était pas l'avis du jeune homme.

_ Hermione, attends-moi, lança-t-il essoufflé.

Tous ses camarades se tournèrent vers lui alors qu'il faisait son apparition dans le couloir. Quelques exclamations parvenaient à ses oreilles :

Regardez, il est réveillé !

Je crois qu'il va mieux !

Il n'est pas mal en caleçon se cher Ron !

Dommage qu'il soit déjà réservé…

_ Je crois que c'est pas le moment Ron, lui dit Hermione en essayant de se débarrasser de lui.

_ Si, c'est le moment idéal Mione.

La jeune fille rougit lorsqu'elle entendit le surnom que venait de lui donner le rouquin sans s'en rendre compte.

_ Ecoute, lui expliqua-t-elle, j'ai juste dit que Marie t'avait invité au bal de demain soir. On est d'accord.

_ On l'est.

_ Très bien, reprit-elle, alors je suis vraiment désolée pour l'autre jour. Et pour toute l'année en faite, je ne m'étais jamais rendue compte que toi et Harry vouliez parfois rester seuls. Pardon.

_ Quoi, lâcha-t-il bien fort alors que tout le monde profitait de leur conversation ! Mais tu n'y a quand même pas cru. Enfin, tu sais bien que je m'énerve vite. Je ne pensais pas une seconde ce que je t'ai dit !

_ Moi non plus, lui dit-elle soulagée.

En entendant sa réponse, il lui sourit. Il la trouvait extrêmement belle. Peu lui importait que toute sa classe soit présente. Après tout, qui pourrait nier ce qu'il ressentait vraiment ?

_ Très bien, lui dit-elle alors, je suis heureuse que nous soyons redevenus amis.

Elle commença à se retourner, sûrement pour le ramener à l'infirmerie et pour l'empêcher de se ridiculiser encore plus, mais il la retint par le bras.

_ Non, s'exclama-t-il bien fort ! Enfin, je veux dire…

Il ne trouvait pas ses mots. Ce qu'il pensait n'arrivait pas à sortir de sa bouche. Sa main vint tout naturellement se poser sur la joue de la jeune fille.

_ Tu es, essaya-t-il d'articuler, j'veux dire…

Pendant qu'il cherchait ses mots, sa main continuait de se promener langoureusement sur le visage d'Hermione.

_ Je…

Et puis il abandonna. Rien ne sortait. Comment exprimer ses sentiments avec de simples mots ? En voyant qu'il ne cherchait plus rien à dire, et qu'il était toujours à moitié nu au beau milieu de Poudlard, Hermione fit lentement un geste pour s'écarter de lui et retourner de là où ils venaient. Lorsqu'elle tourna la tête, la main de Ron qui se faisait caressante leva vivement son visage vers sa bouche et l'embrassa. Elle était surprise, ne savait pas quoi faire. Elle ne s'y attendait pas du tout. Alors que Ron l'embrassait délicieusement, elle ne réagit pas. Le jeune homme, croyant qu'elle n'était pas d'accord ou qu'il l'avait brusqué, s'écarta. Ils se regardèrent l'espace de deux secondes droit dans les yeux avant qu'Hermione ne s'approche du roux et ne réponde à son baiser. Ils s'étreignirent et continuèrent de s'embrasser au beau milieu du couloir, sous les yeux amusés de tous leurs camarades. Ils avaient perdu tellement de temps, et ce baiser était si sensuel et plein de promesse qu'il faillirent avoir une crise cardiaque lorsque la voix de leur directeur les interrompit :

_ Hum, hum… Ron ? Hermione ? Devrais-je vous rappelez que vous êtes au beau milieu de votre école et que l'un de vous deux est à moitié nu ?

L'après-midi se passa sans incident majeur. A part peut-être les cris de joie de Ginny qui faillirent briser toutes les vitres du collège lorsqu'elle apprit que son frère et Harry étaient réveillés, tout fut très calme. Madame Pomfresh obligea ses deux patients à rester à l'infirmerie jusqu'au lendemain. Elle était persuadé qu'on était jamais sûr de rien et qu'il valait mieux que les deux jeunes hommes se reposent encore un peu. Hermione se fit un plaisir d'expliquer ce qui s'était passé dans les moindres détails. Ron tenait la jeune fille contre lui et resserra son étreinte lorsqu'elle leur narra la raison de l'arrivée de Lily Potter. Harry n'avait de cesse de couvrir Ginny de baisers. Mais les deux couples aperçurent vite que leur bonheur attristait Draco plus qu'autre chose et se calmèrent sur les démonstrations d'affection. Ils étaient tous extrêmement inquiet pour Ange et ne s'étaient permis pratiquement aucuns rires de l'après-midi. Selon les dires d'Hermione, tout le collège leur était reconnaissant de leurs actions. Puisque les élèves avaient participé à toute la scène, ils savaient dans les moindres détails ce qui s'était produit, et Dumbledore avait été obligé de leur dire d'où ils venaient lorsqu'ils étaient apparus dans la chambre des secrets. Il avait expliqué l'histoire des pierres, mais n'avait en aucun cas révélé les souvenirs d'Ange. D'ailleurs, ce n'était pas la peine. Tous les élèves l'avaient vu se sacrifier pour leur laisser une chance et ils n'avaient pas besoin d'autres preuves pour reconnaître les intentions de la jeune fille. Puis, Hermione et Ginny durent partir pour laisser les deux jeunes hommes se reposer. Draco, qui n'avait pratiquement pas dormi en deux semaines, s'était assoupi sur Ange. Madame Pomfresh ne le renvoya pas et déposa une couverture sur ses épaules. Harry et Ron le regardèrent longuement. Que se passerait-il si Ange ne s'en remettait pas ? Il fallait aider le jeune Serpentard à penser à autre chose pendant quelques instants. Ils avaient réussi à le convaincre d'assister au bal du lendemain soir. Ils se doutaient bien que Draco voudrait partir après l'annonce des résultats de la coupe des quatre maisons, mais ils essayeraient de le retenir un peu. Lorsque le rouquin fut endormi, Harry se mit à réfléchir. Il voulait plus que tout que sa sœur se réveille. Il voulait pouvoir vivre avec elle, pouvoir la protéger et l'aimer à longueur de journée. Il ne pouvait pas la laisser partir alors que les choses commençaient tout juste à s'améliorer. Peut-être que les Dursley accepteraient de la prendre chez eux… Non, aucune chance. Ange devra rester dans son orphelinat. Soudain, il se souvint de ce qu'avait dit Hermione : Dumbledore était le parrain de sa sœur. Peut-être accepterait-il de la prendre avec lui, à Poudlard. Oui, Harry n'en doutait pas un seul instant. C'est ce que ferait le directeur au réveil de la jeune fille. Si elle se réveillait un jour…

Le lendemain passa très vite. Harry et Ron restèrent au chevet d'Ange toute la journée avec Draco. De toute façon, Dumbledore leur avait interdit de sortir de l'infirmerie avant le bal du soir. Il leur avait expliqué que Draco et Hermione ne pouvait pas faire un pas sans qu'un élève ne se jette sur eux pour les remercier et que pour eux, ce serait encore pire. Les filles leur avait rendu visite le matin mais n'étaient pas réapparut après le déjeuner. Sûrement pour se préparer, avait suggérer Ron légèrement déçu. Les cinq jeunes gens avaient longtemps hésité avant d'aller au bal. Ils ne pouvaient songer à s'amuser alors qu'Ange était dans le coma. Mais, la visite du directeur, de Sirius et de Severus les avait vite résignés. Ils avaient sauvé la vie de tous leurs camarades et ils devaient être présent pour leur laisser une chance de leur exprimer leur gratitude. Ils se rendraient donc au bal, assisteraient à la remise de la coupe des quatre maisons, mais ne cesseraient de penser à leur amie qui ne pourrait pas être avec eux.

Les affaires d'Harry et Ron avaient été apportées à l'infirmerie. Draco était retourné à sa salle commune pour se changer. Le brun portait une robe de sorcier verte, légèrement foncée, qui faisait ressortir ses grands yeux. Ron, quant à lui, en avait une noire qui ne faisait pas pour autant austère et qui lui allait beaucoup mieux que son vieux bout de chiffon de l'année précédente. Le rouquin était très heureux de sa tenue et répétait à qui voulait l'entendre que ses frères jumeaux lui avait acheté dans un élan de gentillesse pendant l'été. Au moment où les deux garçons voulurent se rendre à la grande salle, Dumbledore entra dans l'infirmerie et demanda à parler en privée à Harry. Le brun rejoindrait donc ses amis plus tard dans la soirée…

La grande salle était magnifique. Bien plus belle que lors du balle de Noël de l'année précédente. Toutes les décoration avaient été enlevées et juste une immense tapisserie représentant les maisons de Poudlard trônait, comme à son habitude, derrière la table des professeurs. Pleins de petites tables avaient été ajoutées et pouvaient contenir 10 personnes chacune. Elles étaient rondes et la couleur des nappes variait de table en table. Un grand espace avait été laissé pour la danse et une estrade avait été dressée pour cette occasion. Lorsque Ron arriva devant la salle, tout le monde était déjà rentré. Il remarqua trois Serpentards qu'il ne connaissait que de vue, sûrement ceux qui s'étaient alliés à leur cause. La jeune fille lui disait quelque chose. Il y avait une Serdaigle, ami de Cho Chang, qui semblait accompagnée un des deux Serpentards. Ginny était aussi là. Elle portait une magnifique robe blanche et ses cheveux étaient attachées en un chignon. Draco, quant à lui, portait une robe bleu quelque peu foncée, qui faisait ressortir l'intensité de ses yeux bleus gris. Et bien sûr, parlant avec Ginny et n'ayant pas encore remarqué sa présence, il y avait Hermione. Son Hermione. Elle était magnifique. Il se demandait vraiment comment il avait pu vivre sans la prendre dans ses bras et l'embrasser. Elle avait attaché ses cheveux avec de petites barrettes mauves, de la même couleur que sa robe. Quelques mèches retombaient délicatement sur ses épaules et sur son dos. Sa robe la rendait vraiment… Il lui fallait absolument une douche froide. Soudain, la jeune fille tourna sa tête et l'aperçut. Elle se dirigea vers lui.

_ Tu es vraiment très mignon, lui dit-elle dans un petit sourire.

_ Tu n'es pas mal non plus, réussit-il à articuler en cachant le trouble qui l'habitait.

_ C'est tout, demanda-t-elle amusée ?

Il la prit par la taille et la serra contre lui. Puis, il lui murmura à l'oreille :

_ Tu es vraiment magnifique.

_ Je comprends maintenant pourquoi nous devons attendre là depuis une demi-heure, dit la jeune fille qui disait quelque chose à Ron. Je sens que notre entrée va être vraiment très embarrassante.

_ Mais non, ne t'inquiète pas, lui dit le Serpentard qui était à côté d'elle en lui resserrant la main. Tout va bien se passer. N'est-ce pas Draco ?

_ J'en suis sur, répondit ce dernier peu convaincu.

_ On se connaît non, demanda Ron à la jeune fille blonde de Serpentard ? Tu ne traînerais pas avec Parkinson par le plus grand des hasards ?

_ Si, mais je suis en sixième année. Enfin, je traînais avec Pansy. Maintenant, je ne suis plus vraiment la bienvenue… De toute façon, c'est une peste.

_ Julie a raison, ajouta Kevin Pilord, le garçon accompagné de la Serdaigle. Depuis que Voldemort a été vaincu, tous nos " chers camarades " veulent rester avec nous. Mais il est évident que derrière notre dos les insultes vont bon train.

_ Sais-tu qu'Andrew adore les échecs et qu'il est fan des canons de Chudley, demanda Ginny à son frère en regardant le cavalier de Julie ?

_ Non, je ne savais pas…

_ Les maisons n'ont pas d'importance, dit Hermione. Si j'ai bien appris quelque chose cette année c'est qu'on ne reconnaît ses vrais amis que lorsque tout s'effondre.

_ Et pareil pour le contraire, ajouta Andrew.

_ Je suis désolée pour ton père Andrew, lui dit Ron.

_ Merci, lui répondit le garçon d'un air triste. Ma mère a beaucoup de peine. Elle ne veut pas que je remette les pieds chez moi. Je suis la honte de la famille.

A ces mots, Julie serra le bras de son cavalier. Pour elle non plus, ça ne devait pas être facile.

_ De toute façon, continua Andrew, je termine ma septième année. J'ai trouvé un poste de poursuiveur dans une équipe d'Angleterre. Elle n'est pas très connue et ce n'est toujours pas les Canons, mais c'est déjà ça. En plus, on me donne un logement. Que demander de plus ?

Il tourna son visage vers Julie et la jeune fille dit :

_ Et j'ai maintenant moi aussi un endroit où aller cet été…

_ C'est bien que ça se termine bien pour vous, leur dit Draco.

_ Oui, lança Ron, et toi, que vas-tu faire ?

_ Je ne sais pas, répondit le blond. En fait, je m'en fou. Tout ce qui est important pour le moment, c'est qu'Ange se réveille.

_ Harry ne viens pas, demanda Ginny qui commençait à s'impatienter ?

A ces mots, le jeune homme arriva accompagné de Dumbledore.

_ Tu es fantastique, dit-il à sa petite amie en lui tendant son bras.

_ Allons-y maintenant, proposa le directeur.

Au moment même, les portes s'ouvrir et un grand silence se fit. Tous suivaient des yeux les neuf adolescents qui se dirigeaient vers une table libre au milieu de la pièce. Puis, des applaudissements commencèrent à fuser de toutes parts. Jamais, même lors du dernier match de quidditch, les élèves n'avaient montré autant leur enthousiasme. Les jeunes gens étaient très gênés et ne savaient plus où se mettre. Mais le vacarme des remerciements ne cessait pas. Lorsque les héros de la soirée furent tous assis à leur place, Dumbledore se leva et tapa avec une petite cuillère sur un verre pour faire taire tout le monde. Il commença alors son discours, pendant qu'Harry affichait un gigantesque sourire sur ses lèvres.

_ Qu'as-tu Harry, lui demanda Hermione ?

_ Tu verras bien, lui répondit-il simplement.

D'un coup, les applaudissements reprirent de plus belle. Draco ne comprenait rien. Leur directeur n'avait pourtant encore rien dit de si passionnant. Il vit Harry se lever d'un bon et applaudir et crier encore plus fort que les autres. Il fut bientôt rejoint par tout le reste de la table.

_ Que se passe-t-il ?

Mais il n'eut pas le temps d'avoir sa réponse. Une main se posa sur son épaule et il entendit quelqu'un lui dire :

_ Tu n'avais quand même pas l'intention de t'amuser sans moi ?

En reconnaissant la voix, il se leva d'un bon et embrassa Ange passionnément. Le bonheur explosait sur son visage qui avait bientôt reprit toutes ses belles couleurs. D'un coup, il était redevenu très séduisant. Elle, elle portait une longue robe rouge, vaporeuse vers le bas, avec de fines bretelles. Ses cheveux étaient détachés et tombaient sur son dos en un nuage ondulé. Quand il lâcha enfin la jeune fille, celle-ci se tourna vers Harry qui était debout à côté d'elle. Ils s'enlacèrent tendrement et la jeune fille éclata de rire.

_ Qu'y a-t-il, lui demanda Harry amusé ?

_ Je suis tellement heureuse, lui répondit-elle d'une voix très joyeuse ! Si je devais créer un patronus en ce moment, je ferai exploser tout Azkaban !

_ Et Sirius t'aimerait encore plus !

La jeune fille rit à nouveau et cela réchauffa le cœur d'Harry. Commet avait-il pu vivre toute ces années sans elle ? La jeune fille s'assit entre Draco et Harry et fit un clin d'œil très suggestif à Ron. Le garçon la regarda amusé et vit qu'elle observait Hermione qui était devenu rouge de honte.

_ Il y a des choses qu'il va falloir m'expliquer, dit-il complètement largué, ce qui fit redoubler le rire de la jeune fille et ceux de la table, qui avait tout compris.

Dumbledore se releva et redemanda le silence. Tout le monde se tut et écouta le directeur avec attention.

_ Je ne vois pas le besoin de revenir sur les événements qui se sont passés il y a deux semaines. Nous sommes tous extrêmement heureux de voir que nos trois célèbres malades se sont déjà remis. Bien que vous connaissiez les points qu'ont accumulés vos maisons respectives, je me dois de vous les rappeler. Pouffsouffle est en quatrième position avec 320 points. Serdaigle en troisième avec 431 points. Ayant obtenu autant de points pour la coupe de quidditch en raison du match nul, les maisons Serpentard et Gryffondor ne sont pas très éloignées l'une de l'autre. 520 points pour Serpentard. 560 pour Gryffondor.

Etonnement, personne ne se leva et pas un murmure n'envahit la pièce. Même la maison gagnante semblait déçue. Mais pourquoi ?

_ Cette année encore, reprit Dumbledore, j'ai quelques points de dernières minutes à ajouter. J'accorde, pour le courage dont elle a fait preuve alors que tous ses amis étaient en danger et pour sa moral exceptionnelle, 40 points à Hermione Granger.

Tout le monde se tourna vers la jeune fille et lui fit un grand sourire.

_ J'accorde également, continua le directeur, pour ces mêmes raisons, 40 points à Draco Malefoy.

Les élèves applaudirent encore une fois.

_ Pour la malice et l'amour dont elle a su faire preuve, même si cela a été vint, j'accorde 10 points à Ginny Weasley.

Toujours les mêmes acclamations qui ne cessaient pas.

_ Pour le courage qu'il a manifesté, et pour son sacrifice qui n'a laissé personne indifférent, surtout pas miss Granger j'en suis sur, ajouta-t-il dans un petit sourire alors que la jeune fille et le rouquin étaient pliés de rire, j'accorde également 40 points à Ron Weasley.

Des sifflements rejoignirent les acclamations de tous les élèves.

_ Pour avoir offert ce qu'ils avaient de plus précieux pour nous sauver. Pour nous avoir donnés leur vie et nous avoir sauvé d'un monstre qui se nommait Voldemort, j'accorde 50 points à Harry et 50 points à Ange Potter.

A l'annonce de ce nom, la jeune fille déglutit avec peine. Ange Potter… Le clin d'œil amusé de son parrain la fit revenir sur terre.

_ Pour avoir renier ce qu'ils avaient de plus chers, pour s'être ralliés à de justes idées en risquant leur vie pour la notre, j'accorde 30 points chacun à Andrew Warrington, Julie Paintwood et Kevin Pilord.

_ C'est génial, s'écria Hermione !

_ Tu as raison, lui dit Ginny, cette soirée est fantastique.

_ Je ne pense pas qu'Hermione voulait parler de ça Ginny, lui dit Ange un grand sourire aux lèvres.

_ Et bien, parle Herm', lança la rouquine impatiente !

_ Nous avons 700 points. Egalité avec les Serpentards !

_ Quoi !

_ Comme vous avez déjà du le remarquer, continua le directeur, cette année restera historique dans les anales de Poudlard. C'est la première fois que deux maisons remportent la coupe des quatre maisons. Nous allons devoir changer les décorations de la salle.

Dumbledore tapa des mains et des drapeaux représentant le serpent et le lion apparurent. Des cris de joie résonnaient dans toute la pièce. C'était ça. C'était ce résultat qui était tant attendu.

Après avoir applaudis pendant de longues minutes, les élèves se mirent à manger. Les elfes de maison s'étaient surpassés.

_ Alors Ange, demanda la Serdaigle, tu sais ce qui s'est passé lorsque tu étais morte ? Oh ! Comme c'est étrange de dire cela !

_ Oui, Harry et Albus me l'ont raconté. Lorsque je me suis réveillée, Ron quittait l'infirmerie. Mais, dis-moi, continua Ange en regardant la jeune fille, ne sortais-tu pas avec ce garçon des Serdaigles qui est dans ta classe ?

_ Si, répondit l'intéressée pas du tout gênée, mais il s'est trouvé une autre petite amie.

Toutes la table se tourna instantanément vers la table des Serdaigles. Ce garçon était effectivement en excellente compagnie, avec Marie qui riait à ses côtés. Hermione eut un grand sourire et Ron lui prit la main. Finalement, elle ne la détestait pas tant que ça…

_ P'tit frère ?

Harry se retourna immédiatement vers sa sœur. Le surnom qu'elle venait de lui donner lui avait fait plus plaisir que tout l'or du monde.

_ Quoi p'tite sœur ?

_ Rien, c'était juste pour essayer.

Et ils se firent un énorme sourire.

_ Que voulez te dire Albus, Harry, demanda Draco ?

_ J'attendais que tu me poses cette question.

Tout le monde regardait Harry, impatients de savoir ce qu'ils avaient manqué.

_ Et bien, il m'a raconté ce qui allait se passer, maintenant que tout est terminé.

_ Et, lancèrent Ginny et Kevin ensemble, voulant vraiment avoir la suite ?

_ Il m'a dit, reprit Harry, que toi Kevin, tu retournerais chez ton père, à qui tu manquais beaucoup.

_ Vas-tu parler, s'exclama Ron !

_ Je sais aussi qu'Andrew va prendre un appartement et que Julie va venir vivre avec lui, puisque leurs parents ne veulent plus d'eux à la maison.

_ On le savait déjà chéri, lui dit Ginny, et parle, j'en ai marre d'attendre !

_ Puisque Draco n'est plus le bien venu chez lui non plus, et que son père se trouve maintenant à Azkaban puisqu'il était évanoui lorsque les aurors sont arrivés, le professeur Rogue s'est proposé de devenir son tuteur. Et Dumbledore a accepté.

_ Quoi, s'exclama Draco extrêmement heureux !

_ Oh mon amour, lança Ange, je suis tellement contente pour toi ! Tu verras, Severus est vraiment quelqu'un de formidable.

_ Je le sais déjà mon amour.

_ Mais je n'ai pas fini, continua Harry. Queudver ayant prouvé devant témoin son existence, Severus va être acquitté. Et puisqu'il est mon parrain, nous vivrons ensemble.

_ Harry, s'exclama Ange, je suis tellement contente pour toi ! Peut-être qu'il voudra bien que tu me rendes visite à mon orphelinat.

_ Non, répliqua le jeune homme, il ne le voudra pas.

Ange fit un petit sourire triste et sembla extrêmement déçue.

_ Car tu ne retourneras pas dans cet endroit infâme, lui dit son frère tout heureux. Ton parrain, Albus Dumbledore, a jugé préférable que tu vives avec ton très intelligent et ton très beau de frère.

_ Hum, hum, lança Ron pour faire rire la galerie, ce qui marcha.

_ Donc, conclut Ange, je vais vivre avec toi chez Sirius.

_ Non.

_ Quoi non ?

_ Sirius n'a pas de maison, et n'a pas spécialement beaucoup d'argent. Il s'est vu remettre le titre de professeur contre les forces du mal, pour l'année prochaine, et nous n'aurons besoin de maison que cet été. C'est pour ça que Dumbledore a proposé à Severus que l'on loge chez lui. Et il a de suite accepté.

_ Oh !

Ange se leva de table et partit en courant vers la table des professeurs. Severus lui sourit et elle se jeta à son cou. Puis elle se tourna vers Albus et le couvrit de baisers pour le remercier. C'était la plus belle soirée qu'Harry n'avait jamais vécu.

Le bal dura jusqu'à une heure du matin. Harry s'était amusé comme un fou. Il n'avait cessé de danser avec Ginny et avait accordé les danses moldues à sa sœur. Ron et Hermione s'étaient éclipsés vers minuit, et Harry ne les avait pas revus. Il avait beaucoup parlé avec Draco et il s'étonnait de commencer à l'adorer. Il était très heureux que sa sœur soit amoureuse de lui. Mais il le fut un peu moins quand, après un slow, les tourtereaux disparurent pour ne plus réapparaître de la soirée. Il alla ensuite se coucher, non sans avoir longuement embrassé Ginny au préalable.

Vers deux heures du matin, Harry, qui ne dormait pas, à l'instar de ses camarades de chambre, entendit la porte grincer. Un pas mal assuré se dirigea jusqu'au lit le plus proche du sien.

_ Ron, c'est toi, chuchota-t-il pour ne pas réveiller les autres ?

_ Harry, lui répondit le jeune homme en se glissant dans son lit, tu ne dors pas ?

_ Non, mais toi non plus à ce que je vois. Je suppose qu'Hermione va être fatiguée demain matin…

_ Nous avons rattrapé le temps perdu, lui dit le rouquin en riant. Et toi et Ginny, vous vous êtes bien amusés au bal ?

_ Oh, oui. Mais nous, nous n'avions pas perdu de temps…

_ Harry, arrête ça tu veux. C'est dégoûtant.

_ Et toi, tu viens juste de me dire la même chose avec Hermione.

_ Mais c'est pas pareil ! C'est comme si tu apprenais qu'Ange et Draco étaient sortis dans le parc pendant le bal et qu'ils n'étaient pas revenus.

_ Ils sont sortis et ne sont pas revenus, répondit Harry la voix qu'elle peut contrariée…

_ De toute façon, tu devais t'en douter avec le dernier souvenir de ta sœur…

_ Ron, arrête ça, lâcha Harry.

_ Bonne nuit Harry, lui dit-il en continuant de rire.

_ Bonne nuit, répondit-il moins amusé.

Harry c'était endormi, mais, vers quatre heures, un léger grincement attira son attention. Le plancher craquait légèrement sous le poids d'un visiteur. Harry n'eut pas besoin de demander qui était là. Il ouvrit doucement les rideaux de son lit et fit une place à Ange sous ses couvertures. La jeune fille referma les rideaux et enlaça son frère. Il la serra contre lui et se sentit heureux. Comment avait-il pu vivre sans elle ? Maintenant qu'ils étaient ensemble, il ne pouvait exister une seconde sans sa sœur à ses côtés. Doucement, alors que la jeune fille commençait à s'endormir, il lui dit :

_ Chante-la moi.

Elle le regarda droit dans les yeux et lui fit un petit sourire. Elle commença à chanter, d'une voix extrêmement douce, sur l'air qu'Harry aimait tant :

Je suis votre mère et je sais

Où les étoiles vous mènent,

Il n'y a que vous que j'aime.

Je suis votre mère et je sais

Que si la mort m'emmène,

Je ne serai jamais sienne.

Ange il est ton père et il sait

Où les étoiles vous mènent,

Il ne fait que ce qu'il aime.

Ma fille si tu te rappelles

De cette chanson de bohème,

Sache qu'elle sera toujours tienne.

Harry il faut que tu comprennes

Qu'il est là et qu'il l'entraîne,

Il n'y a que toi qu'elle aime.

Ange, même si tu saignes

Harry même si t'as d'la peine,

Vous abolirez son règne.

Je suis votre mère et je sais

Où les étoiles vous mènent,

Il n'y a que vous que j'aime.

Il n'y a que vous que j'aime.

C'est sur cette chanson qu'Harry s'endormit cette nuit-là. Pour la première fois de sa vie, l'avenir lui souriait, et plus rien ne serait jamais comme avant, puisqu'il n'était plus seul.

Fin du chapitre et de ma fic!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Voilà, c'est fini! J'espère vraiment que cette fin vous a plu. Pour la chanson, je répète que l'air qu'on entend c'est celui de samaha. C'est dommage si vous ne la connaissez pas car vous ne devez pas trouver cette fin très terrible. Pour répondre à la question que plusieurs personnes m'ont posé, je ne sais pas si je vais écrire une autre fic d'harry potter. En fait, j'ai bien une idée en tête qui me plaît bien, mais c'est assez bizarre comme idée et je ne sais pas si ça vous plaira. Si vous voulez, je peux toujours vous mettre le début et je continuerai si ça vous plaît. Je fais un énorme merci à mes revieweurs. Vos messages tout au long de l'histoire m'ont fait énormément plaisir et c'est grâce à vous que la fic a avancé aussi vite. Je vous fait vraiment d'énormes bisous et c'est maintenant que vous devez faire péter le bouton review: C'est fini maintenant et je suis horriblement impatiente d'avoir vos impressions sur la fin ou sur l'ensemble de ma fic. Comme à l'habitude, un petit mot pour chacun de vous:

Neiphtys: Je suis vraiment heureuse que ma révélation finale t'ait plu. Les sacrifices c'est bien beau mais il vaut mieux rester en vie lol! J'espère vraiment que tu as aimé ce chapitre. Merci et Gros bisous.

Popov: C'était pas vraiment la fin, fin mon chapitre précédent. La voilà et j'espère vraiment qu'elle t'a plu. Merci et gros bisosu.

Hermione 359: Pleurer! Je suis vraiment contente d'avoir réussi à te faire verser une goutte! Bravo, tu as bien déduis les choses pour Ron, et tu es une des rares à avoir réussi à le faire sans mon aide. Et bien si, il y a eu quelque chose entre Ron et Hermione… J'espère vraiment que cette fin t'a plu. Gros bisous et Merci.

Xavier: Merci beaucoup. J'espère que ce dernier chapitre te plaira aussi. Gros bisous.

Clem: Merci, merci, merci!!! J'ai pas trop fait intervenir Marie dans ce chapitre là non plus, mais il fallait bien que je montre ce qu'elle devenait. Voilà ma fin, j'espère très fort qu'elle t'a plu. Gros bisous.

Samantha: Merci. Gigantesque merci. (auteur toute rouge de la tête au pied). Voilà la fin. Ca me fait tout bizarre d'écrire ça depuis tout à l'heure. J'espère que ça t'a plu. Gros bisous.

Sarah: Je n'ai aucune honte! Je savais très bien que Ron n'était pas mort (rire sadique)! Tu veux tuer ma pitite Hermione? Moi qui pensais que j'étais tordue de faire mourir tout le monde, je vois qu'il n'y a pas que moi lol! J'espère que ce chapitre t'a plu. Merci et gros bisous.

Kamala: Tout le monde a pleuré ma parole! En tout cas, ça me fait vachement plaisir. Je pense que ce qui c'est passé entre Ron et Hermione t'a plu. J'ai bien aimé le faire sortir en caleçon lol. Merci beaucoup et gros bisous.

Lilyrose: La force a été avec moi (en tout cas je l'espère), surtout depuis que j'ai vu l'épisode 2 au ciné. J'espère que ce chapitre t'a plu. Merci et gros bisous.

Loïc: Voici la suite. Un peu en retard (une journée lol), mais beaucoup plus longue que mes précédents chapitres. Comme tu as pu le lire au-dessus, j'ai une autre idée de fic mais je ne sais pas encore si je vais la mettre sur le site. Ca dépendra si vous voulez que je le fasse et si ça vous plaît. Ne me tue pas s'il te plaît! Je veux un jour pouvoir avoir 16 ans pour conduire une voiture (mon père qui cache les clefs de la Peugeot et qui arrive avec un revolver lol). J'espère que tu aimeras cette fin. Merci et gros bisous.

Meg: Merci, merci, merci à toi aussi. Et bien, ça se voit que tu n'as pas lu les chapitres de la fin. Ca va sûrement te surprendre. J'espère que ça te plaira quand tu en seras à là. Gros bisous.

Voilà, c'est définitivement fini. Si vous voulez ma fic un peu particulière, dites-le te je la mettrai. J'espère vraiment avoir votre avis sur ma fin ou sur l'ensemble de ma fic. Je vous remercie tous encore une fois et je vous fait de gigantesque bisous. Gros comme l'Arc de Triomphe ou gros comme la Tour Eiffel si vous reviewez.

Ange!