Bon, alors je me suis dit que puisque dernier chapitre était particulièrement tristounet (enfin à mon goût) cela me forçait (oui, oui, forcée, je ne le fais pas de mon plein gré!!!) à mettre un nouveau chapitre, bon il est pas beaucoup plus joyeux mais il fait avancer l'histoire a moins! Bisous à tous et encore merci à tous mes reviewers pour qui j'ai l'intention de faire une petite dédicace dans un prochain chapitre, c'est promis!
Le lendemain matin, Ron était très déprimé et Mme Weasley semblait assez inquiète, jusqu'à ce qu'il lui dise qu'il n'avait pas faim, là elle explosa:
- Ron, qu'est-ce que tu as enfin? Tu ne manges pas!
- Rien, c'est juste que j'ai trop mangé hier soir.
- Mais d'habitude ça ne te dérange pas.
- Et bien là ça me dérange c'est tout! Je monte dans ma chambre, il faut que je fasse les devoirs de potion puisque je retourne à Poudlard.
En effet, la Gazette du Sorcier avait annoncé le matin même, que Poudlard ouvrirait ses portes et qu'Harry Potter y retournerait ainsi que de nombreux autres élèves de septième année. En regardant Ron se lever, Harry croisa le regard de Ginny qui avait un air interrogateur, Harry se contenta de hausser les épaules comme pour lui dire qu'ils ne pouvaient rien y faire, mais à la fin du petit déjeuner Ginny l'invita à la suivre dans le jardin.
- Harry, qu'est-ce qui s'est passé avec mon frère? Vous vous êtes disputés?
- Non, c'est Hermione!
- Mais elle n'est même pas là!
- Ron est allé la voir hier soir, je ne connais pas le fond de l'histoire mais je sais qu'il l'a embrassé et qu'elle…l'a repoussé…
- Quoi? Il a enfin osé et…oh non, mais c'est pas possible, elle est amoureuse de lui, c'est sur et certain.
- Je n'en suis plus si sur, apparemment elle l'a repoussé assez violemment…
- Je ne sais pas ce qui lui a pris, je ne comprends pas…
- Moi non plus…
Harry ne voulait plus réfléchir aux histoires d'amour de ses amis, c'était bien trop compliqué pour lui. Mais il se rappela soudain que ses 17 ans étaient révolus, il pouvait ouvrir le paquet de ses parents, il pouvait ouvrir le cadeau de Dumbledore.
- Ginny, est-ce que tu veux bien venir avec moi? J'ai quelque chose à faire et je voudrais que tu sois avec moi pour le faire.
- Très bien Harry, je te suis.
Ils montèrent tous les deux dans la chambre de Ron qui avait visiblement eu besoin de prendre l'air. Harry se dirigea lentement jusqu'à sa malle et sortit les deux colis.
- Celui-ci renferme les derniers souvenirs de mes parents, quant à celui-là, c'est le cadeau de Dumbledore pour mes 17 ans.
- Tu veux commencer par lequel?
- Je ne sais pas. J'avais imaginé ce moment entouré de toi, Ron, et Hermione, mais maintenant, je ne sais plus.
- Tu veux que j'aille chercher Ron et tu pourrais aller chercher Hermione, ce serait plus facile peut-être…
- Oh Ginny, pourquoi es-tu si compréhensive?
- Parce ce que c'est mon rôle d'ex petite amie…
- Ginny, je…
- Je respecte ton choix Harry, n'en parlons pas maintenant, mais je te renouvelle ma question. Veux-tu que nous allions chercher Ron et Hermione?
- Oui, c'est ce que je veux.
- Très bien, je ne suis pas sur qu'ils soient très heureux de se revoir si rapidement, mais ils le feront pour toi. On se retrouve ici dans une dizaine de minutes, ça devrait suffire pour convaincre mon frère.
- A tout de suite Harry
- A tout de suite Ginny.
Pendant que Ginny descendait chercher son frère dans le jardin, Harry transplana dans la chambre d'Hermione. Il se retrouva lui aussi dans une chambre complètement vide et dévastée. Il se demanda un instant si Hermione n'était pas un peu bordélique, quand il la vit, adossée au mur dans le couloir, l'air désespéré, elle pleurait…
- RON!
- RON OU TE CACHES TU? ON A BESOIN DE TOI!
- Ginny, arrête de hurler je suis là!
- Ron, est-ce que tu peux venir un instant, Harry a besoin de toi!
- Lui, il a besoin de moi?
- Ron, arrête d'être agressif, ça n'arrangera rien avec Hermione cette attitude idiote!
- Quoi Hermione? Elle est impossible cette fille, elle ne sait pas ce qu'elle veut.
- Ron, cette fille est amoureuse de toi. Si elle ne s'en est pas encore rendu compte, elle le verra bientôt…c'est une question de temps!
- Mais je m'en fiche de toutes façons! Alors qu'est-ce qu'il veut Harry? Viens on monte!
Harry n'osait pas s'approcher, elle l'avait vu, c'était certain, mais que faisait-elle assise comme ça? Doucement, il s'agenouilla et la regarda. A travers ses larmes, elle venait de lui lancer un sourire amer.
- Hermione, tu as l'air dans une forme olympique! J'adore la décoration de ta chambre! Lança Harry, tandis qu'Hermione lui adressait un rire plus amer encore que son sourire.
- Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça…
- Un mouvement de colère, je dirai!
- Non je veux dire, pourquoi j'ai fait ça à Ron.
- Là, je ne peux pas te répondre, mais vous devriez en parler. Il n'a pas démoli sa chambre mais je pense qu'il en avait très envie.
- Ah…
- Hermione, il est très triste…mais il est surtout très en colère contre lui-même.
- Oui, je comprends…Tu venais pour me dire que Ron était dans un état épouvantable ou pour une autre raison?
- En fait je voulais te parler de Ron, mais surtout, j'avais besoin de toi pour m'aider à ouvrir deux paquets très difficiles à ouvrir: celui de Dumbledore et celui de mes parents.
- Oh Harry, tu aurais du me le dire! Viens, allons-y!
- Hermione, il y aura Ron aussi…
- …peu importe, il faudra bien que je l'affronte alors…
Ils transplanèrent immédiatement dans la chambre de Ron où les attendaient Ginny et Ron. Celui-ci regardait par terre avec colère. Il ne leva même pas les yeux sur Hermione et resta dans un mutisme obstiné.
- Très bien, nous sommes là pour décider quel colis nous allons ouvrir.
- Humpf, répondit Ron dans un grognement.
- Merci Ron, ça nous aide beaucoup…
- Je pense qu'à ta place je voudrais ouvrir celui de mes parents, répondit Ginny.
- Dumbledore a du t'expliquer des tas de choses sur Voldemort, je suis curieuse de savoir quoi et je voudrais voir ce qu'il contient si j'étais toi.
- Ok, on n'avance pas là… Ron, toujours pas de réponse?
- Nan
- Bon, alors on va se la jouer à pile ou face c'est ça?, s'emporta Harry.
- Nan, Harry, tu devrais ouvrir celui de tes parents.
- Ok, merci d'avoir donné ton avis Ron, même si je suppose que c'est par simple esprit de contradiction… Donc nous allons ouvrir celui de mes parents, allons-y…
Harry s'approcha doucement du colis que lui avait donné la tante Pétunia, il caressa religieusement le papier usé sur les bords. Ses mains tremblaient beaucoup. Ginny s'approcha et l'aida à défaire les nœuds qui entouraient le colis.
Ginny ôta lentement le papier et Harry ne put s'empêcher de remarquer combien sa peau était douce. Il releva alors la tête vers ses deux meilleurs amis assis chacun à un bout de la pièce. Ron semblait enfin s'intéresser à ce qu'ils étaient venus faire et lorsqu'il croisa son regard, il put y lire tout son soutien.
Quant à Hermione, elle avait encore les yeux rougis et gonflés par les larmes qu'elle avait versées et Harry se dit que si Ron avait levé les yeux sur elle à cet instant, il aurait compris beaucoup de choses mais il restait obstinément les yeux rivés sur le colis. Ginny pressa la main d'Harry pour l'encourager et celui-ci profita du courage qu'elle lui transmettait pour ouvrir brusquement le couvercle.
Harry plongea la main dans la boite et entreprit de sortir un grand album photo. Quand il l'ouvrit, il découvrit une photographie de ses parents qui le tenaient dans leurs bras, visiblement il s'agissait du jour de sa propre naissance. Sur la page suivante était inscrit en lettre élégantes "Nos plus beaux moments", ainsi on y trouvait des photographies de leur adolescence, de leur mariage, de dîners entre amis où Harry reconnaissait Lupin et Sirius mais aussi Pettigrow et quelques autres membres de l'ordre du Phénix qu'Harry connaissait. L'album s'arrêtait brusquement après la photographie intitulée: "le 1er anniversaire d'Harry".
- Ils n'ont pas pu le continuer, ils sont morts…
Ginny enlaça Harry de toutes ses forces tandis que celui-ci sentait les larmes qui lui montaient aux yeux.
- Il ne faut pas être triste, ce sont leurs plus beaux moments, ils auraient certainement voulu regarder ces photos pour se souvenir combien la vie pouvait être belle. On devrait tous s'en souvenir.
Ginny avait prononcé ces mots avec tellement de sagesse qu'Harry ne put s'empêcher de l'embrasser comme si c'était la 1e fois à nouveau. Il sentit la joie monter en lui, une joie comme il n'en avait pas ressenti depuis très longtemps. Il la lâcha et lui sourit.
- Tu as raison Ginny, la vie peut être merveilleuse!
L'ambiance s'était détendue tout d'un coup, Hermione lui souriait avec bienveillance, tandis que Ron affichait un sourire moqueur et un peu dégoûté.
- Bien continuons.
Une nouvelle fois, Harry plongea la main dans le colis et en ressortit deux baguettes magiques. Il sut immédiatement différencier celle de son père et celle de sa mère. La baguette de James était, tout comme sa propre baguette, taillée dans un bois sombre, tandis que cette de sa mère était plus claire et finement ciselée. Il les déposa à ses cotés.
Une dernière fois, il laissa sa main errer contre les parois vides de la boite lorsque ses doigts touchèrent un objet lourd et, à deux mains, il le montra aux autres. Il s'agissait d'une statuette en forme de lionceau posé sur un socle, on ne pouvait pas dire que la statuette était un objet très ouvragé mais l'impression qui en émanait était saisissante. On aurait pu croire que l'animal était vivant tant il respirait la vitalité.
- Qu'est-ce que ça peut être?
- Je l'ignore, un souvenir sans aucun doute.
- Vous n'avez pas l'impression que le lionceau…
- …est vivant et qu'il suit des yeux tout ce que nous faisons…
Ron venait de terminer la phrase d'Hermione et leurs regards se croisèrent un bref instant mais Ron détourna les yeux, un éclair traversant son regard.
- Bien maintenant, on va donc ouvrir le cadeau de Dumbledore.
- Harry, tu es sur de toi? Ça ne va pas faire un peu trop en une seule soirée?
- J'ai déjà connu pire comme soirée animée… Allez on y va!
Instinctivement, les quatre amis se rapprochèrent autour du cadeau de Dumbledore alors qu'à l'inverse, Ron et Hermione avait laissé le soin à Ginny de soutenir Harry pendant qu'il ouvrait la boite de ses parents.
- Bien alors…
Harry défit le papier autour du colis qu'il ouvrit sans attendre. La première chose qu'il vit était un grand livre noir intitulé "La plus noire des magies".
- Hermione, je suis sur que tu vas trouver là dedans ce que tu ne trouvais pas à la bibliothèque.
- Brrr, ce livre me fait froid dans le dos.
- Ouais à moi aussi.
- En tous cas, il nous sera certainement très utile.
- Comment la magie noire pourrait-elle être utile? On est les gentils nous dans cette histoire. On ne va pas se servir de trucs de ce genre quand même!
- Ginny… Il vaut mieux que tu ignores certaines choses…
- Harry tu comptes vraiment utiliser la magie noire?
- Non, pas tout à fait, mais il faut que nous apprenions certaines choses à son sujet, je te promets que je t'expliquerai quand…
- …quand tu auras le temps, parce que pour le moment ça me mettrait en danger, etc… Oui, je sais déjà tout ça Harry merci.
- Très bien, alors tu peux te rasseoir…
Ginny émit un grognement de rage mais se contenta de suivre le conseil d'Harry qui sortait déjà le prochain objet. Elle était vraiment la sœur de Ron, ils avaient le même caractère.
- La pensine de Dumbledore!
- Harry regarde! Il a également ajouté des fioles. Mais qu'est-ce que c'est que ça?
- Ce sont des souvenirs, Ron. Combien y en a-t-il?
- Hum, 5 apparemment.
- Et c'est tout?
- Non, il y a une lettre aussi.
- Bien, cette fois-ci on devrait attendre demain, je suis mort de faim et tes parents vont se demander ce qu'on fait dans ta chambre.
- Hermione, tu restes manger?
- Non merci Ginny, je…j'ai du rangement à faire chez moi avant que mes parents ne rentrent de leur travail. Je reviendrais vers 9h demain matin si ça vous va!
- Oui, il faut bien dire qu'Hermione n'est pas très organisée en ce qui concerne ses affaires…personnelles.
Hermione rougit légèrement et transplana sans accorder un regard à Ron. Les trois jeunes gens se dirigèrent donc vers la cuisine où les attendait Mme Weasley. Ils discutèrent tout bas pendant que Mme Weasley préparait le repas, mais aucun d'eux n'avait d'idées s'agissant de la statuette du lionceau. Harry avait hâte de découvrir quels étaient les souvenirs que Dumbledore lui avait confiés. Il espérait qu'ils allaient l'aider dans sa quête des Horcruxes.
Après le repas, Ginny leur fit signe qu'elle voulait parler seule à seule avec sa mère, Ron et Harry sortirent donc dans le jardin afin de prendre l'air. Ils s'arrêtèrent près de l'endroit où Harry avait vu Ron embrasser Hermione le soir du mariage et il se dit que c'était peut être le moment d'ouvrir les yeux à son ami sur les sentiment d'Hermione.
- Ron?
- Ouais?
- Tu sais quand je suis allée chercher Hermione, elle…
- Laisse tomber!
- Ron, enfin, c'est ton amie, tu devrais…
- Justement, ce n'est qu'une amie et je vais la considérer comme telle, et je ne vais donc pas m'intéresser à sa vie amoureuse, point final.
- Mais…
- Laisse tomber Harry je te dis.
Harry suivit le conseil de son ami et prit le parti de se taire jusqu'à ce que Ginny vint les rejoindre. Naturellement elle se blottit contre lui et il la prit dans ses bras. Ils restèrent là une bonne partie de l'après-midi à regarder l'album photo qu'Harry avait trouvé dans le colis de ses parents.
Il est un peu plus long pour me faire pardonner de tout ce que je leur fait subir (lol! en fait j'adore ça) Bon bref j'arrête avec mes parenthèses c'est promis (ouai enfin jusqu'à la prochaine fois! Ah m... j'ai recommencé) Bref, tout ça pour dire que j'espère que ça vous a plu et n'hésitez pas à me laisser une petite review...
