Salut ! Et ouais ! Vous aviez remplis votre par du contrat des hier soir donc j'ai fais mon possible pour vous poster la suite au plus vite. J'ai été agréablement surprise de rencontrer hier de nouvelle tête, si je puis le dire ainsi. Vous voyez, un petit commentaire ça prend une minute et ça remplie l'auteure de joie.
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Baby Boum !
Oliver, blanc comme un fantôme se précipita à l'extérieur, bien décidé à tirer toute cette histoire au clair. Il s'engouffra inextrémiste dans la cabine de l'ascenseur et fit face à Sara qui le fusillait du regard :
- C'est quoi ces conneries, hurla-t-il d'entrée de jeu.
La guerrière grimaça devant l'expression de rage qui animait le visage de son compagnon :
- Tu as beaucoup mieux réagit lorsqu'il s'agissait de la grossesse de Félicity !
- Je ne couchais pas avec elle ! Je n'avais pas mon mot à dire dans l'histoire et là...
Oliver se passa une main tremblante sur le visage avant de fixer des yeux les chiffres lumineux de l'ascenseur qui défilaient. Il avait besoin de sortir d'ici avant de faire une grise de panique. Dieu ! Il n'en avait plus fait depuis son arrivé sur l'île.
- Tu aurais pu me le dire. M'en parler à moi avant de balancer cette bombe en plein milieu du repas.
- Et quand voulais tu que je t'en parle ? Tu es constamment avec elle ! Et quand ce n'est pas le cas on est en mission !
- Oh, arrête, tu abuses, là.
Elle abusait, si ?
Sara lui jeta un regard noir avant de sortir de l'ascenseur d'un pas vif. Oliver la suivit, toujours dans l'attente d'explication. De la moindre explication.
- Tu ne t'en rends même pas compte. Tu es toujours avec elle. Et Félicity ceci, Félicity cela, aujourd'hui nous allons faire ça ici ou là-bas. Tiens, rien qu'aujourd'hui tu as assisté à son échographie !
- Et à qui la faute, hein, répliqua-t-il en lui attrapant le bras pour la forcée à le regarder, j'ai passé la nuit à QC à travailler pour m'empêcher de te rejoindre afin de te sonner les cloches ! Tu l'as giflé ! Tu as levé la main sur une femme enceinte !
Sara roula des yeux et croisa les bras sur sa poitrine :
- La pauvre petite Félicity est venue pleurer dans tes bras à la seconde où j'avais le dos tourné, n'est-ce pas ?
- Non. Si tu veux tout savoir j'ai dû la forcer à parler. Et ensuite elle m'a supplié de garder ça pour moi. J'étais fou de rage après toi !
- Oh ça va, ce n'était qu'une gifle, pas de quoi dramatisé !
- Mais tu l'as frappé pour rien ! Juste à cause de ta jalousie maladive et parfaitement déplacée !
Oliver et Sara hurlaient dans la rue, parfaitement indifférent aux passants qui les dévisageaient, interloqués. Ils étaient tout les deux tellement furieux...
- Tu m'as dis ne pas vouloir d'enfants, ne pas t'intéresser à tout ça et, du jour au lendemain, voilà que tu te comportes tellement bien avec elle que les gens pensent que tu es le père de son foutu gamin !
- Elle est mon amie et elle est seule ! Je ne vois pas où est le mal !
Sara laissa échapper un rire aigre en secouant la tête :
- Le truc Oliver c'est que tu es le seul à ne pas te rendre compte qu'elle est plus qu'une amie pour toi.
Oliver se figea avant de nier en bloc, secouant la tête si fort qu'il prit le risque de se la décrocher.
- Arrête avec tes conneries.
Ils restèrent muets, parfaitement immobile au milieu de la rue, immuable dans le flot de badauds qui ne cessait d'aller et venir. Des centaines de questions restaient sans réponses et n'importe laquelle aurait fait l'affaire, celle-ci valait les autres et, d'une certaine manière était bien pire :
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Sara soupira, semblant rendre les armes :
- Tu n'as pas à t'inquiéter du bébé.
Oliver fronça les sourcils :
- Quoi ? Bien sûr que si, lâcha-t-il en s'approchant d'elle pour poser la main sur son poignet.
La jeune femme se dégagea en secouant la tête :
- Non parce que, pour commencer, ce n'est pas ton bébé et, ensuite, je ne compte pas le garder.
Oliver était allongé de tout son long, sur le canapé de la cave, savourant un vieux whisky qu'il avait acheté sur le chemin. Ils avaient rompus. Pour la première fois de sa vie il comprenait ce qu'il avait infligé à Laurel en la trompant à tour de bras et autant dire qu'il avait quelques difficultés à se regarder dans un miroir.
Il bu une longue rasade en rejouant sa journée. Elle avait été plutôt bonne. Jusqu'à un certain point, tout du moins.
Maintenant Sara était partie au loin et lui était là, seul à ruminer ses pensées. Qu'est-ce qu'il pouvait être con, parfois...
Lorsque la porte de la cave s'ouvrit sur les rires de John, Roy et Félicity il sursauta, ne s'attendant pas à avoir de la compagnie ce soir.
- Qu'est-ce que vous faites là ?!
Diggle haussa un sourcil dubitatif tandis que Roy le dévisageait, les bras croisés sur le torse et que Félicity filait droit sur ses ordinateurs :
- C'est toi qui nous a dis de passer hier. On doit gérer une mission de reconnaissance, suivre les quelques pistes que nous possédons à propos du Mirakuru, expliqua le garde du corps.
Oliver retint de justesse un soupir de lassitude avant de se mettre debout. Un peu d'exercice lui fera le plus grand bien :
- Euh... au risque de me faire exploser... où est Sara, tenta Roy.
- Elle a quitté l'équipe.
- Et l'histoire de sa grossesse, poursuivit John.
- Elle est bien enceinte mais pas de moi.
Oliver était un peu partager face à cette affirmation. Entre rage et soulagement. C'était très déconcertant.
- Bien, mettons nous au travail !
L'équipe s'habilla, Félicity scanna la ville et, lorsque tout le monde fut près, Diggle, Roy et Oliver quittèrent la cave. Le justicier avait peut-être une petite idée quant à la personne au commande mais il espérait de tout coeur se tromper. Il fallait qu'il se trompe.
Il ne pensait pas être capable de gérer dans le cas contraire.
La mission se passa plutôt bien, si on exceptait les trois cadavres de jeunes aux larmes ensanglantés, empoisonner au Mirakuru. Roy avait été particulièrement silencieux sur le chemin du retour parfaitement conscient que ça aurait pu être lui. Qu'il avait un truc en plus qui lui permettait de lutter contre la toxicité du produit, mais que cela ne serait pas infini, que, bientôt, le poison le transformerait en une sorte de monstre. Il serra les poings, les yeux toujours rivés sur le sol de la camionnette. Il allait se battre. Après tout, il y était habitué. C'est ce qu'il avait toujours fait, depuis sa plus tendre enfance.
Lorsqu'ils arrivèrent au QG Félicity était déjà prête à partir.
- Laisse-moi deux minutes, le temps de me changer et je te raccompagne, lui lança Oliver en attrapant ses vêtements.
- Pas la peine, répondit-elle sans le regarder.
Le PDG fronça les sourcils, et, pour la première fois depuis son arrivée il se rendit compte qu'elle semblait... en colère. Et silencieuse. Pas de babillements intempestifs, pas de tentatives d'humour infructueuses, pas d'approche philosophique avec un discours encourageant et légèrement moralisateur.
Rien.
- Un soucis ?
Félicity le foudroya du regard, et, l'instinct de survie se réveillant, il fit un pas à l'arrière. Cette fille, malgré son petit mètre soixante et ses cinquante kilos toute mouillée, pouvait parfois être foutrement effrayante et souvent le justicier remerciait le ciel qu'elle ne soit pas une combattante. Elle serait redoutable dans le cas contraire.
- Aucun.
OK. Réponse composé d'un seul mot, de deux syllabes, donc il y avait un problème.
- J'ai fais quelque chose de mal ?
- Non.
Il comprit : "Oui sombre crétin".
- John, tu veux bien me ramener, s'il-te-plaît ?
Pour lui cela sonna plutôt comme un " Diggle, éloigne-moi de cet abruti avant que je ne tente de lui arracher les yeux avec mes ongles". Oliver prit une profonde inspiration. Il était près de deux heures du matin et, apparemment sa nuit n'était pas finie, mais il avait également le sale pressentiment que, si jamais il laissait Félicity partir avec John il aurait encore plus de mal à se faire pardonner.
- Pas la peine Dig, je la raccompagne. Rentre chez toi.
Son ami lui lança un regard du genre "ça a était un honneur de te connaître. À bientôt dans un monde meilleur". Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait fait mais bon, apparemment c'était mauvais.
Sans plus lui laisser le temps d'argumenter il alla se changer. Deux minutes plus tard ils quittèrent ensemble le Verdant dans un silence quasi religieux. Il lui ouvrit sa portière de voiture avant de monter côté conducteur. Il démarra, quitta le parking et s'engouffra dans la circulation presque inexistante à cette heure-ci.
- Je suis désolé, commença-t-il d'emblée. Je ne sais pas ce que j'ai fais pour te mettre en colère mais je te présente mes excuses.
- Tu n'as rien fais.
- Menteuse. Depuis que tu es entrée dans la cave tu as dû lâcher un total de vingt mots au maximum et cela prouve que tu es en colère au mieux.
Félicity lui jeta un regard en coin qui lui tira un petit frisson d'appréhension, elle souffla et se lança :
- Je ne veux pas te ta pitié.
Oliver fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire :
- De quoi tu parles ?
-Tu as dis que si tu m'aidais c'est parce que j'étais seule, sans personne pour m'aider.
Le justicier tourna les yeux vers la jeune femme, sans comprendre :
- Quoi ?! Mais c'est n'importe quoi !
- Les yeux sur la route, grogna-t-elle entre ses dents.
Oliver reporta les yeux sur la route :
- Félicity, ce n'est pas ce que je voulais dire, je te le jure. Je...
- Tais-toi.
Oliver garda le silence jusqu'à leur arrivés devant l'immeuble de la jeune femme. Il s'engouffra dans le parking souterrain et se stationna devant l'ascenseur.
- Bonne nuit, marmonna-t-elle.
Elle quitta l'habitacle de la voiture sans lui adresser un regard. Oliver l'observa s'éloigner, le coeur battant la chamade. Les portes s'ouvrirent, elle entra et garda les yeux rivés sur ses escarpins.
Le justicier asséna un coup violent sur le volant avant de se sortir à son tour pour emboiter le pas de la jeune femme. Encore une fois il entra inextremiste dans l'ascenseur :
- Oliver...
- Je suis désolé si je t'ai blessé mais ce n'est pas ce que je voulais dire. Tu... si je prends soin de toi à ce point c'est parce que je ne peux pas m'en empêcher. Par reconnaissance, par amitié, et... parce que je dois le faire. Ce n'est pas une obligation. C'est... un besoin. J'ai besoin de te protéger et de te voir sourire. Je me dis que, lorsque tu souris, c'est comme ça. Ce doit être comme ça. Tu dois sourire pour que je me sentes bien. Alors je prendrais soin de toi et de ton lézard aussi longtemps qu'il le faudra.
Félicity dévisagea son ami, sans rien trouver à répondre. C'était... étonnant. Inattendu. Étourdissant. Et carrément attendrissant.
Les portes de l'élévateur s'ouvrirent, et, un peu sonné Félicity quitta la cabine. Oliver, mû par un instinct, un besoin qu'il ne comprenait pas se plaça dans le sillage des portes, attrapa la main de l'informaticienne, l'attira contre lui et l'embrassa. Aussi simplement que cela.
Et oui ! Déjà la fin ! J'espère relire toutes ces nouvelles personnes qui m'ont laissés tant de gentils commentaires hier. Parce que, n'oubliez pas, plus il y a de reviews, plus je suis motivée à poster la suite.
Merci pour tout, bonne journée !
