Bonjour à tous
Mon pc est mort et sans l'aide de ma beta ce chapitre ne serait pas posté dans les temps, ayez donc une petite pensée pour elle qui corrige mes fautes, m'aide à m'améliorer et va jusqu'à poster mon chapitre à ma place, n'est-elle pas adorable ? (la réponse est OUI bien sûr !)
Même si la situation perdurait (c'est-à-dire que je ne parvienne pas à faire réparer mon ordi), vous aurez cette fic postée jusqu'au bout, j'y tiens, j'ai horreur de laisser les gens en plan.
Par contre pour la suite, ça risque d'être plus compliquée… Bref on verra bien ce qui adviendra, en attendant bonne lecture à tous et à bientôt !
Melantha Mond : Me comparer à certains grand auteurs c'est définitivement too much mais je ne t'en veux pas !!!;-) j'espère que cette suite te plaira !
Littlething : il parait que même dans la galère dans laquelle je suis-je dois faire les rar alors, diciplinée, j'obéis.. Sinon si tu n'attendais pas le lemon comme j'ai eu la mauvaise idée de le penser ne lis pas ce chapitre, ne passe pas par la case départ et ne touche pas 20 000 francs (de toute façon les francs ça sert plus à rien). La fin sera heureuse mais pas idyllique non plus, c'est certain que Harry devra assumer ses actes mais je pense que comme d'autres il apprendra à vivre avec.
Vif d'or : Non, ils ne se voient pas avant la fin du délais, le délais est passé, 2 chapitres pour 40 jours me semblaient assez… Et moi aussi je l'aime bien Ron, pour une fois qu'il ne passe pas son temps à ne comprendre rien à rien !!!
Grafield : Je crois que je les ai assez torturé, non ? Tu ne penses pas qu'ils méritent un peu de calme maintenant ? Enfin, de calme… Pas tout de suite non plus parce que ce chapitre est un peu mouvementé mais c'est du bon mouvement ! Enfin j'espère ! Bref je te laisse lire !!!
BlackNemesis : A chaque fois que je vois « BlackNemesis » tout juste après « review alert », mon visage est soudain pris d'un sourire extatique : je sais que je vais être honteusement flattée par quelqu'un dont j'aime TOUS les écrits, ce qui est extrêmement rare. Alors sois contente parce que arrivée au « Il y a juste une chose qui ne m'a pas plue », mon visage a été pris d'une descente vertigineuse qui a du me faire ressembler à Ron dans ses moments de pire hébétude… « ça devait bien arriver un jour » me disais-je… Bref tu m'as eu en beauté sur ce coup là vilaine !!!!
Marine : et comment aurais tu fais pour venir m'étrangler ? Tu ne sais même pas où je suis !!!je poste tte les semaines, qu'il pleuve neige ou vente
Nfertiti : Si j'ai illuminé ta journée pourrie, je suis très flattée, vraiment ! J'espère que si c'est encore le cas aujourd'hui ce qui sit te réconfortera
Chimgrid : pour ta proposition de chanson, je la garde dans un coin de ma tête en espérant que je retrouve vite fait un PC. Je suis contente que tu te sois fait prendre et ai espéré que ce soit Drago qui lui tende la serviette !!!(moi, sadique ? meuh non !) Je te laisse lire les retrouvailles
Minerve : t'as tout compris !!!
Lunenoire, Maria, Selana, Shetane : merci !!!
Ornacula : Comment fais-tu ? tu es presque toujours la première à me reviewer !!! t'as un secret ? en tout cas merci !!
Chapitre 12
Retrouvailles
Demain, je reverrais Drago.
Demain, c'est bientôt, et pourtant cela me paraît si long.
J'ai reçu une dernière lettre hier, je lui ai demandé où il voulait que l'on se revoit et il a répondu qu'il m'attendait chez lui.
Il m'attendra. C'est une promesse, non ?
La nuit est tombée.
Quand exactement commence demain ?
Ca commence juste après minuit non ?
Est-ce qu'il m'attend dès cette heure là ?
Est ce que je prends le risque d'essayer ? Il m'a dit jour pour jour, pas heure pour heure…
Et s'il me disait que j'avais attendu 40 jours pour rien ?
Et si Ron avait tiré de mauvaises conclusions de ce que je lui avais dit et que j'étais entrain de me bercer d'illusions ?
J'en ai assez de rester là à attendre, je vais aller chez lui à pied, ça me fera passer le temps jusqu'à minuit. Et si c'est trop tôt pour lui je m'en fiche, j'ai respecté ses foutues règles non ?
Je suis sorti. Le temps était frais pour cette fin d'automne mais supportable. Marcher me faisait du bien, m'éclaircissaient les idées. Je me disais que je devais être fou pour marcher à cette heure en passant par des quartiers pas toujours fréquentables, croisant quelques dealeurs de bas étages ou des prostitués à l'affût d'un nouveau client.
Les voyant à peine, je me disais que si Drago avait voulu 40 jours de séparation, c'était peut être aussi pour se laisser le temps de réfléchir à notre relation, c'était aussi peut être pour lui, et que si nous nous retrouvions à présent ce n'était pas pour reprendre une relation superficielle ou sans lendemain.
Avait-il changé d'avis ?
Est ce que je lui avais manqué moi aussi ?
Si oui avait-il eu quelqu'un comme Ron pour le soutenir ?
Est ce à cause de son foutu orgueil qu'il confondait avec de la dignité qu'il était toujours resté plutôt neutre dans notre correspondance ?
Ma tête allait exploser à force de s'interroger et j'essayais de faire taire mes inquiétudes.
J'arrivais à minuit moins cinq devant sa porte.
Frissonnais-je de froid ou de crainte ?
Je m'asseyais sur un banc qui se trouvait sur le trottoir d'en face et fixais ma montre dont les aiguilles ne m'avaient jamais parues aussi lentes à se mouvoir.
En voyant une fenêtre de la maison allumée, je me dis qu'il m'attendait peut être et un espoir fou grandit dans ma poitrine quand je vis l'ombre de Drago s'approcher de la fenêtre en question et en soulever le rideau. Il ne pouvait pas ne pas m'avoir vu, le banc étant juste en face, éclairé par un réverbère.
Minuit moins deux.
Il avait refermé le rideau et je ne le voyais plus. Mon sang se glaça. J'avais été idiot. S'il s'était attendu à me trouver là il m'aurait fait un signe.
J'étais d'un pathétique…
Minuit moins 10 secondes.
Je me levais péniblement du banc, courbant le dos, dépité et entreprit de prendre le chemin du retour.
Du moins en avais-je l'intention jusqu'à ce qu'un rai de lumière n'éclaire mes pas : Drago venait d'ouvrir la porte de sa maison.
Je m'avançais vers lui, ne voyant toujours que son ombre se dessiner dans la lumière du hall.
Je m'étais tellement interrogé que je ne savais plus vraiment à quoi m'attendre. Peut être tout simplement qu'il me demanderait ce que je faisais là.
Je fus enfin en face de lui et vit son visage sortir de la pénombre.
« J'ai failli t'attendre » me dit-il en souriant
La porte se referma sur nous et pour la première fois je vis l'univers personnel de Drago.
On voyait nettement le mélange qui avait été fait entre les meubles chargés et pompeux qu'il avait conservé du Manoir et ceux au design résolument moderne et coloré qu'il avait lui-même choisi.
Les surcharges des uns étaient allégées par les formes simples des autres et l'ensemble se complétait à merveille.
Il me proposa un verre mais au lieu de l'attendre dans le salon, je le suivais dans les cuisines, hypnotisé par sa présence. Une fois la porte ouverte, je m'attendais à l'entendre donner ses ordres à une flopée d'elfes de maison et je fus donc plus que surpris de trouver une cuisine désertée et de le voir lui-même sortir quelques petits fours et les mettre à chauffer. En remarquant mon attitude il me dit que ce n'était pas parce qu'il avait hérité d'une vingtaine d'elfes de maison qu'il les faisait travailler au beau milieu de la nuit, et un autre de mes préjugés le concernant tomba.
Nous rejoignîmes le salon et je me laissais tomber sur un canapé en velours vert d'eau dont les accoudoirs dessinaient des spirales et que je trouvais particulièrement élégant.
Je ne savais pas quoi dire : j'étais là où je voulais être, avec celui que j'avais tant attendu, et tous les mots que j'avais envie de lui dire, je n'étais pas encore sûr qu'il veuille les entendre :
Qu'il m'avait manqué horriblement, cruellement, que si ces 40 jours m'avaient en effet permis d'y voir plus clair vis à vis de moi-même et des sentiments que je lui portais, ces sentiments n'avaient pas décrus pour autant.
Que tout ce que je voulais ce n'était pas le verre qu'il me présentait mais le bras qui le tendait, autour de ma taille ou de mon cou.
Il commença à me parler de ce qu'il avait fait depuis notre dernière rencontre avec une désinvolture que je lui enviais : j'étais incapable de me focaliser sur ce qu'il me disait. Je n'entendais pas ses mots, trop fasciné par le son de sa voix, par ses lèvres qui remuaient en face de moi et que j'avais tant envie d'enchâsser dans les miennes.
Je tentais de conserver une attitude attentive mais sa présence m'empêchait d'y parvenir.
J'étais en train de retenir un profond soupir en le voyant se rapprocher de moi, le bras négligemment posé sur le dossier du canapé.
Les effluves de son parfum qui m'avait tant manqué chatouillaient mes narines, je me concentrais de toutes mes forces pour ne pas lui sauter dessus… C'est alors qu'il partit dans un grand éclat de rire qui me sortit de ma transe.
J'essayais de me rappeler désespérément ce qu'il venait de dire : venait-il de faire une plaisanterie dont j'étais censé rire aussi?
Face à mon air hébété il eut pitié de moi et me fit remarquer que je venais de renverser le contenu de mon verre sur moi sans même m'en rendre compte. Mon pantalon était trempé.
Je ne m'étais jamais senti aussi idiot de ma vie et le Malefoy que j'avais connu se serait fait un plaisir de profiter d'une si belle occasion pour m'enfoncer un peu plus mais il n'en fit rien.
Il se rapprocha de moi, pencha son visage vers moi, ses lèvres étaient presque contre les miennes, je sentais son souffle caresser mon visage, c'était une vraie torture mais son regard n'avait rien de sadique alors, ne pouvant résister plus longtemps, je pris sa bouche offerte et le serrai contre moi aussi fort que je le pus, aussi fort qu'il m'avait manqué, puis desserrais mon étreinte, craignant d'avoir été trop brutal. Sa langue qui s'insinua entre mes lèvres me prouva que non et je crus avoir définitivement perdu l'esprit quand elle rencontra la mienne et qu'elles commencèrent à s'effleurer l'une l'autre. Mes bras descendaient le long de son dos, puis remontaient vers ses épaules, ne se lassant jamais de le toucher. Drago, lui, avait glissé une main sous mon pull et de l'autre agrippait ma nuque, je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie.
Il commença à soulever mon pull, faisant courir ses doigts dans la légère toison de mon torse dénudé, en pinçant les tétons.Je quittais presque à regret sa bouche pour embrasser son cou pendant que je déboutonnais sa chemise. Elle avait deux rangées de boutons et j'enrageais contre le goût de Drago en matière de vêtements car s'ils étaient toujours d'une rare élégance ils brimaient mon impatience. Je le sentais haleter dans le creux de mon épaule et son souffle chaud à travers la laine était une délicieuse torture. Quand je réussi enfin à le dégager de cette étoffe maudite, je poussais un cri de victoire et le lâchais un instant pour retirer ce pull encombrant, puis le fit basculer et me couchais sur lui.
Nous nous embrassâmes de nouveau. Le contact de son torse contre ma poitrine m'électrisait, j'avais posé mes coudes de chaque côté de sa tête pour ne pas trop l'écraser et mes hanches se mouvaient irrépressiblement, frottant mon érection contre la sienne. Je fis descendre une main le long de son flanc pour atteindre son pantalon. Je voulais le lui retirer mais j'étais dans un tel état d'excitation que mes doigts tremblants étaient incapables de m'obéir. J'en aurais presque pleuré. Je sentis ses mains qui cajolaient mes épaules descendre le long de ma colonne vertébrale qui en frissonnait de contentement, puis se glisser sous les couches de tissus qui me séparaient encore de lui pour caresser mes fesses.
C'était trop. Ce baiser, ce torse, ces mains posées sur moi, ce sexe que je sentais tendu à travers les étoffes qui nous séparaient encore… Je gémis de plaisir et de frustration, incapable de me calmer, de coordonner mes gestes pour obtenir ce que je voulais tant.
D'un coup de rein, Drago me fit rouler sur le côté, me plaquant contre le dossier du canapé. Il arracha purement et simplement l'ouverture mon pantalon dont les boutons sautèrent et le fit descendre le long de mes jambes en même temps que mon boxer. Quand ses mains remontèrent vers ma taille, elles étaient si crispées de désir qu'elles me griffèrent au passage.
Puis il se leva et me fit signe de le rejoindre. J'émis un faible gémissement de protestation quand il se détacha de moi, je n'avais pas envie de me lever mais je le fis pour retrouver de nouveau sa peau collée à la mienne. Tout en m'enlaçant et en m'embrassant, il me fit monter les escaliers, m'entraînant probablement vers sa chambre mais j'étais bien trop occupé à le goûter pour me soucier de regarder ce qui se trouvait autour de moi. Il me fit basculer sur un lit moelleux et se jeta littéralement sur moi avec une précipitation inattendue. Si j'avais encore le moindre doute sur le fait que je lui avais manqué, il venait d'être balayé. D'un coup de pied rageur il fit descendre le reste de mes habits qui pendaient à mes chevilles, finit de se déshabiller en se déhanchant au-dessus de moi tout en mordillant mon épaule et poussa un long cri animal quand son érection enfin à nu toucha la mienne.
J'étais surpris de le voir prendre en main le cours des évènements et encore plus de constater que ce n'était pas pour me déplaire. Je répondais avec enthousiasme à ses baisers et ses caresses, ne retenant pas mes gémissements quand sa langue et ses dents titillèrent mon torse, me faisant pousser des coups de reins vers lui. Mais je savais déjà que j'avais envie d'autre chose.
En cachant ma tête dans son cou, je lui demandais de me prendre. Il ne comprit pas tout d'abord ce que je lui demandais car je m'étais mis une fois de plus à parler fourchelangue et quand je parvins à me contrôler suffisamment pour reformuler ma requête en anglais, il me demanda si j'étais sûr de le vouloir, cherchant à m'éloigner un peu de lui pour lire la réponse sur mon visage mais je l'en empêchais : je ne voulais pas qu'il voie la rougeur qui me caractérisait à ce moment.
Le sentant encore hésitant, je resserrais encore mon étreinte et réussi à prononcer un « ssssssssssssssssssssssssss'il te plait » qui me rendit encore plus cramoisi. J'avais peur de ce que je lui demandais autant que j'en avais envie et ce mélange de sentiments nouveaux pour moi enflammait encore plus mes sens.
Il se mit à genoux, m'entraînant avec lui, en embrassant mon cou pour me détendre, puis d'une pression de ses mains sur mes épaules m'invita à me tourner dos à lui, assis sur ses cuisses.
Il passa un bras sur mon épaule et fit descendre lentement sa main sur mon thorax, son autre bras contournant ma taille. Je fermais les yeux en sentant ses doigts se refermer sur mon sexe et penchais ma tête en avant, frissonnant au contact de son souffle sur ma nuque, de sa main qui me caressait longuement, puis j'ouvris les yeux et j'en eu le souffle coupé : voir ce qu'il me faisait augmentait encore plus la chaleur qui montait le long de mes reins. Je me penchais alors en arrière pour caresser ses cheveux et l'embrasser.
Nos langues se cherchèrent, se trouvèrent, s'enlacèrent et le bruit mouillé de leur danse rajoutait encore à mon excitation.
J'étais près de crier grâce quand il me fit basculer vers l'avant. Je me retrouvais couché sur le ventre, les genoux pliés et mon épiderme privé du sien me fit pousser une plainte jusqu'à ce que je sente ses mains écarter doucement mes fesses et une langue brûlante s'y insinuer, m'arrachant un râle de pur plaisir. Il glissa une main entre mes jambes pour recommencer à flatter mon érection, l'autre restant à proximité sa langue qui s'infiltrait dans mon intimité, me laissant pantelant, incapable d'agir ou de contrôler ma voix qui produisait des sons de plus en plus curieux.
Quand il enfonça un premier doigt en moi tout en en léchant le pourtour, je sursautais, surpris par cette nouvelle sensation. C'était étrange et troublant, je n'étais pas sûr d'apprécier cette intrusion jusqu'à ce qu'il vienne frapper un point précis qui me fit crier d'extase, lançant une décharge le long de mon sexe. J'aurais juré pouvoir voir le sourire de satisfaction de Drago à cet instant.
Je commençais juste à m'y habituer quand un second doigt me perfora, et cette fois je glapis de douleur. Mon anneau se contracta violemment pour protester et Drago accéléra ses va et vient sur ma verge. Je me sentais écartelé entre le plaisir qu'il me donnait d'une main et la souffrance qu'il m'infligeait de l'autre, puis le bien-être prit le pas sur la douleur et je me détendais.
Appuyé sur mes coudes, je me soulevais et penchais ma tête pour voir en dessous de moi ses agissements.
Puis Drago retira ses mains de moi pour les poser sur ma taille et m'attirer à lui. Je sentis son gland buter contre mon anus, j'essayais de ne pas me contracter, d'oublier cette stupide peur qui m'envahissait… C'était la première fois et je savais que Drago l'avait compris.
Quand il me prit, j'avais mal et je sentais son sexe gorgé de sang pulser à l'intérieur de moi, me brûlant.
Il attendit un peu avant de se mouvoir et j'entendais ses halètements derrière moi. Je me demandais s'il avait ressenti la même chose quand je l'avais pris sans autant de ménagements et s'il était en train de prendre autant de plaisir que j'en avais quand j'entrais en lui. Quand je retrouvais mon souffle, il commença à bouger en moi, provoquant les ondes de choc électrique qui se propageaient autour de mon intimité. Je serrais les dents pour ne pas hurler de douleur puis il modifia légèrement sa position et la souffrance se transforma en plaisir si subitement que j'en eu le vertige.
Attentif à mes réactions, Drago sentit ce changement et accéléra son rythme. Je l'entendais derrière moi grogner d'une voix gutturale et j'adorais ça. Me tirant par les hanches il me fit asseoir sur lui en écartant mes jambes, passant ses bras sous mes genoux.
Après, je ne sais plus vraiment. Je crois que je n'étais plus vraiment conscient ; il n'y avait plus que cette extase qui enflait en moi, que ces cris de jouissance qui raisonnaient à mes oreilles, que ces coups que mon corps accusait, voulait, accompagnait, je crois bien aussi que j'ai hurlé son nom.
Puis plus rien, le noir, la perte de conscience juste précédée par le contact de son corps qui se couchait contre le mien et d'une douce caresse le long de mon échine en sueur.
Peu de temps après, je me réveillais en sursaut, attrapant Drago par la taille un peu brusquement pour le serrer contre moi en marmonnant un « tu ne t'enfuiras pas cette fois ! ». D'une voix à moitié endormie il me traita de sombre idiot : il était chez lui, où serait-il donc parti ? Cette logique implacable ne suffit cependant pas à me rassurer et je ne le lâchais pas de la nuit.
Ma tête reposait au creux de son cou quand je me réveillais le lendemain et le sentir contre moi me combla. Il dormait encore. Sa respiration forte et régulière soulevait ses épaules qui touchaient mes lèvres à chaque inspiration. Un de mes bras était glissé sous sa nuque, l'autre le maintenait contre moi par la taille.
Je n'osais bouger, de peur de briser la perfection d'un tel moment, humant son essence qui m'avais si souvent obsédé. Puis Drago se retourna dans son sommeil et je retirais ma main du creux de ses reins pour le laisser libre de ses mouvements. Il se coucha sur le dos et pour la première fois je vis le visage de mon amant endormi.
Il était détendu, lisse et juvénile. Ses cheveux s'étalaient autour de lui ; sur sa paupière droite, il avait une sorte de tâche de rousseur en forme d'étoile. Ses lèvres entrouvertes, pulpeuses, légèrement plus sombres vers l'intérieur exhalaient parfois de légers soupirs qui semblaient quémander un baiser. Son cou portait encore la marque que son agresseur avait laissé. Son torse large, recouvert d'un fin duvet blond, sa taille fine au nombril parfait, ses courbes au niveau des hanches qui descendaient jusqu'à son sexe en une ligne sensuelle typiquement masculine, ses jambes fuselées et musclées…
Je regardais ce corps offert à ma seule vue dans ce lit à baldaquin qui nous servait d'abri, et je me sentais à part, privilégié par le simple fait de pouvoir être là, d'assister à cette intimité, d'être le seul. Il bougea de nouveau, se lovant contre moi. Je passais une main légère dans ses cheveux qui sentaient les blés mûrs, fraîchements coupés et murmura, pour moi-même plus que pour le bel endormi, « je t'aime »
« Je sais » me répondit-il en souriant, ouvrant enfin les yeux. Je ne savais pas si je devais me venger de ce sourire arrogant qu'il arborait dès le réveil mais quand je le vis mordiller sa lèvre inférieure en me lançant un regard provoquant, je n'eu plus un seul doute sur ce que j'avais vraiment envie de faire : je l'embrassais.
Plus tard, nous descendîmes jusqu'au salon ou une demi-douzaine d'elfes s'agitait déjà sous nos yeux : sur la table basse un plateau gigantesque avait été posé, chargé de fruits, de toasts, de lemon curd, de marmelade, de thé, de bacon, bref de tout ce dont un anglais pouvait avoir envie à cette heure. Nous nous installâmes sur le canapé et Drago, ne portant en tout et pour tout que son boxer, se servit sur la table avec la même attitude que s'il avait été en smoking. Cette élégance naturelle chez lui me laissait admiratif aussi souvent qu'elle m'agaçait. Je me servais à mon tour et j'allais lui proposer de profiter de cette journée pour sortir en ville avec moi quand les flammes de la cheminée verdirent et que le visage de Regis Dagger se détacha au milieu d'elles. Drago se précipita vers son image avec une joie soudaine et son oncle ,en me voyant, me salua d'un signe de tête avec un sourire amusé avant de fixer Drago et de commencer à signer. Mon nom fut signé une fois au moins, j'en suis sûr, et je m'efforçais de ne pas les regarder pour ne pas paraître espionner leur conversation même si j'étais bien incapable de la comprendre. Néanmoins j'avais du mal à m'y tenir car cette danse des mains me fascinait toujours. A un moment, Drago partit dans un grand éclat de rire et je tournais la tête vers lui. L'enthousiasme qui se lisait sur son visage fit chavirer mon cœur : j'aurais tué pour qu'il me regarde avec le même sourire réjouit.
Quand il revint vers moi, une fois sa conversation terminée, il me demanda pourquoi j'affichais un air si sombre et je lui expliquais gauchement que j'enviais son oncle d'avoir droit à un tel accueil de sa part. Il me regarda d'une drôle de façon et me dit que ce qui différenciait, entre autre chose, son attitude différente entre son oncle et moi, c'était la confiance. Que la confiance, ça se méritait plus que cela ne s'accordait, mais qu'il espérait bien qu'un jour nous en arrivions à ce stade.
Il n'avait pas tort. Notre histoire avait commencé de façon si étrange qu'il nous faudrait du temps pour qu'une complicité nous lie véritablement, qu'elle n'aie pas tournée une fois de plus à la guerre tenait déjà du miracle. Je me mis à sourire et de nouveau il me demanda la raison de ma réaction. Je lui répondit que s'il espérait qu'on y parvienne c'était qu'il me laissait vraiment ma chance et c'était déjà beaucoup.
Après le petit déjeuner, nous remontâmes à l'étage et je vis son bureau, dans une pièce adjacente à sa chambre, qui était rempli d'un fouillis de fioles, reliquat de ses dernières expériences ou travaux d'étude. Des parchemins empilés les uns sur les autres gisaient à même le sol, et ce désordre organisé contrastait nettement avec l'aspect irréprochable du reste des pièces. Moi qui avais toujours cru Drago discipliné jusqu'à en être maniaque, je me rendais compte qu'il me réservait encore bien des surprises.
Je filais prendre une douche avant de me rhabiller, sans oser lui demander de la prendre avec moi, soudain intimidé, ou peut être trop conscient d'être « sur son territoire ». Quand j'en sorti, il me demanda de bien vouloir le laisser : il devait étudier. Par contre, il me proposa de l'accompagner à une soirée étudiante le lendemain.
Sur le pas de sa porte je lui dis donc au revoir, contrarié de devoir déjà le quitter. Je me penchais vers lui pour lui donner un dernier baiser et mes lèvres effleurèrent sagement les siennes. Je tournais déjà le loquet quand il reprit ma bouche, me retenant dans ses bras.
Il m'embrassa avec une douceur, une tendresse qui me planta au sol. Je pris à mon tour sa taille et répondis à ses caresses, priant pour que jamais rien ne vienne mettre fin à ce moment. Il s'arracha cependant de notre étreinte et me demanda avec un sourire troublé de partir avant qu'il oublie ce qu'il avait à faire
C'était un simple baiser mais il fit battre mon cœur à n'en plus finir. Il battait encore la chamade quand j'arrivais chez moi et j'étais incapable de me rappeler quel moyen j'ai utilisé pour y arriver.
