-Bien, puisque nos deux pères étaient attrapeur, je te propose que nous voyons lequel de nous a hérité de ce don.
Mon cœur s'emballe, je ne sais pas si je suis capable d'imiter papa, lui avait un don pour ce poste, pas moi. Je sens le regard insistant de Malfoy sur moi, mais je n'arrive pas à lever les yeux.
-Alors on se dégonfle Potter ?
-Jamais. Je réplique en levant les yeux vers lui.
Il affiche un sourire mauvais, je ne le sens absolument pas. Il ouvre la boîte où sont gardées les balles, et libère le vif d'or. À l'instant où la petite balle dorée s'envole dans les airs, nous décollons avec nos balais. Pendant plusieurs minutes, le vif d'or est introuvable. Puis j'aperçois un mouvement au loin, malheureusement Malfoy le voit aussi. Nous filons tous les deux dans la même direction. Nos balais s'entre choque lorsque nous arrivons côte à côte. La petite balle nous nargue quelques mètres devant nous, sans réfléchir plus longtemps, je tends le bras en avant et accélère. Malfoy m'imite. Mais la balle descend alors en pique, vers le sol. Nous la suivons à toute allure. Elle zigzag à travers le stade, nous faisons de même. Très haut dans le ciel ou près du sol, je ne la lâche pas d'une semelle. Heureusement je suis plus rapide que Malfoy.
Depuis déjà une heure nous volons derrière le vif d'or. De nouveaux spectateurs sont arrivés, Luna est là mais n'intervient pas. Puisque nous somme samedi, nous n'avons pas cours et pouvons rester là encore plusieurs heures. Malfoy se fatigue, je le vois. Alors que je suis en pleine forme. Petit à petit, il ralentit. J'accélère un grand coup et referme ma main sur le vif d'or. Lorsque je lève le poing en l'air, emprisonnant la victoire, un cri de joie sort des gradins. Je vois James sauter sur son balais et venir dans ma direction, il me serre contre lui en chuchotant :
-Tu as réussi là où j'ai échoué, bravo sœurette !
Je souris, le visage enfouit dans ses bras. Puis viens mes amis, un par un. Nous redescendons à terre. Albus arrive à son tour, je ne savais pas qu'il regardait. Je lui saute dans les bras en criant :
-J'ai réussi Al ! J'ai gagné !
Tous les élèves s'écartent, lorsque Luna approche.
-Et bien, mademoiselle, voilà un exploit qui ne sait pas manifester depuis que votre père à lui même été choisit pour attrapeur. Je suppose que vous vous êtes donné tout ce mal pour être dans l'équipe de Quidditch.
Un sourire vient éclairer son visage angélique, le vent fait voler ses boucles devant ses yeux. Elle met un long moment avant d'ajouter :
-Bienvenue dans l'équipe de Serdaigle Potter !
Un cri de joie sort de ma gorge, sans que je puisse le contrôler. Ceux qui m'entourent me félicitent à nouveau. James et Albus m'encadrent.
-Je sens que les matchs contre ton équipe risquent d'être ardus ! S'exclame James, souriant.
-Les Serpentards ne feront pas long feu devant une attrapeuse aussi douée. Ajoute Al.
Tout me paraît plus joyeux d'un coup. J'en oublierais presque Malfoy, j'ai bien dis presque. Car à peine l'adrénaline redescend, que je le cherche des yeux à travers le stade. Il est parti, évidemment. Lentement je rentre au château, devant la tour des Serdaigles, je l'aperçois enfin, en compagnie de Luna. Ils se tournent vers moi.
-Potter, suivez moi je vous pris. Vous aussi Malfoy.
Je laisse mes amis partir sans moi, et suis notre directrice à son bureau. Elle nous fait entrer, et nous désigne des sièges du doigt. Prenant place, j'attends de voir ce qu'elle a à dire.
-Bien, comme vous le savez, il est interdit d'utiliser les balais de l'école sans l'autorisation d'un adulte. Même si vous avez tous les deux gagné une place dans l'équipe, cela ne vous dispense pas d'une punition.
J'en reste bouche bée, Malfoy a gagné une place dans l'équipe. Laquelle ? Comme pour répondre à ma question muette, je l'entends murmurer :
-Gardien.
Notre directrice nous donne une punition, aider monsieur Courton à récurer les chaudrons du cours de potion. Quelle plaie.
En sortant, Malfoy me bouscule pour passer devant, je serre les lèvres pour me retenir de lui envoyer toutes sortes de sorts. Puis je remarque qu'en réalité, il a glissé un papier dans ma poche. Une fois dans mon dortoir, je le déplie :
« Ne te réjouis pas trop vite Potter, j'ai eu exactement le poste que je voulais. »
Quel sale gosse celui là.
