Salut!
Non, je ne vous avais pas oublié. J'ai eu quelques galères personnelles. Bref.
Alors tout d'abord merci pour toutes vos reviews, qui me font toujours autant plaisir.
L'avis général sur le POV de Tanya sont partagés. Ou alors on adoooore ou alors on n'adoooore pas. Et vos avis me permettent d'affuter le personnage. En tous cas, continuez, c'est tou simplement génial ce que vous me dites!
Ce chapitre est dédié à toutes celles qui se sont dites: «Mais qu'est ce qu'il fout, Edward? » Oui, moi aussi ça me l'a fait quand je l'ai écrit. J'étais furax, comme vous! Si, si!
Je l'ai écrit quand j'ai lu vos reviews. Et j'ai sorti ce POV d'Edward. Vous me direz ce que vous en pensez, ok? ;)
Les « non-comptes »: Marion: merci pour ta review. Moi aussi j'espère qu'il ne fera pas de bêtises ;). Sophie: merci de ta review et de ton compliment. J'espère que cette suite te réjouiras! Anne: merci de ta review. Non, je te rassure, il ne fera pas le fou. Elle va le rendre dingue mais chut! Lilia 68: merci de ta review. J'espère que cette suite te plaira. Onja: merci de ta review. Moi aussi je la plains cette Tanya. Mais malheureusement, la « meurtrie » va souvent de pair avec la garce et manipulatrice. Soleil 83: merci de ta review. Oui, je suis d'accord avec toi, elle est trèèèèès énervante cette Tanya. Mais en même temps, c'est son rôle, hein? De nous énerver.
Pour les « avec-compte », ça se passe en PM, comme d'habitude.
Bon, j'espère que ce chapitre vous plaira, mes lectrices chéries.
On se retrouve en bas?
Enjoy!
Chapitre 11
Essai de clarification
Edward POV
J'ai fait mes études à New York, dans une école privée sur les Arts Audiovisuels.(N/A:c'est tout inventé)
Emmett sortait avec Rosalie, la sœur de notre ami Jasper.
Il avait choisit de rester à San Francisco pour effectuer une école de commerce avant de s'associer aux Hale. Ça c'était la raison officielle. La VRAIE raison de ce choix était qu'il ne pouvait décemment être éloignée de sa belle.
Et en parfait mâle, il ne l'avait jamais avoué.
Alice poursuivait sa scolarité. A San Francisco aussi, chez nous, avec nos parents, Carlisle et Esmée Cullen.
Et elle commençait à lorgner de près Jasper...
Ils m'appelaient tous les jours, enfin, Alice m'appelait tous les jours. Emmett, et les autres, au moins une fois par semaine.
Le cœur léger, je goûtais pour la toute première fois à la vie en solitaire.
New York était une ville magnifique qui regorgeait de surprises en tous genre.
Les filles rencontrées sur le campus n'ont constitué qu'une distraction parmi d'autres. A la fac, je n'avais pas dérogé à la réputation que je me suis fait au lycée. Queutard j'étais, queutard je restais!
Jeune et con, comme on dit.
Hum... Je préfère « insouciant ».
Et puis, j'ai rencontré Tanya.
Nous avions cours d'art dramatique ensemble à la fac. Je ne lui avais jamais parlé mais remarquée.
Je ne pouvais m'empêcher de lorgner à sa voluptueuse poitrine et sa démarche de féline. Ses yeux bleus azurs perçants encadrés par une crinière blonde, sa bouche pulpeuse qu'elle soulignait d'un rouge carmin.
De ça et de ses petites lunettes noires, carrées style « prof » qu'elle arborait pour travailler ou regarder un écran et qui la rendait affreusement sexy.
Tanya était belle et aimait le montrer.
Ma foi, je ne pouvais la blâmer.
C'est un concours de circonstances qui nous a rapprochés. J'évitais de sortir avec une fille qui partageait ne serait-ce qu'un seul de mes cours, c'est pourquoi je n'avais jamais envisagé de coucher avec elle lorsque je lui adressais la parole la première fois.
Nous devions faire un exposé avec deux autres étudiants qui n'ont jamais trouvé le chemin de la bibliothèque universitaire où nous avions convenus de nous retrouver.
Les premières minutes, nous les avons passé à maudire les lâcheurs.
Quand nous avions attendu les deux autres abrutis pour l'exposé, nous avions parlé de nous, histoire de faire la conversation.
Elle savait que je ne cherchais pas à sortir avec quelqu'un sérieusement parce que mes études comptaient. En fait, même si j'en crevais d'envie, je voulais ne pas déroger à une de mes règles: pas les filles de mes cours.
Elle disait qu'elle pensait pareil. Je l'avais déjà croisée sur le campus, jamais en compagnie de mecs.
Je l'ai vu une fois seulement en compagnie d'un type que je ne connaissait pas, dans un bar à Manhattan.
Et puis, voyant l'heure tourner, nous avions commencé à se partager le travail de recherche pour l'exposé.
A cinq minutes de la fermeture de la BU, nous avions pratiquement terminé notre devoir. A deux.
Le lendemain, on a décidé d'aller voir notre prof afin de lui expliquer que nous allions rendre notre travail ensemble et que les autres pouvaient aller se faire voir.
Enfin, on a pas dit les choses comme ça mais le type n'était pas dupe et a signifié son accord d'un hochement de tête.
Nous étions tellement contents que pour fêter ça, nous sommes allé boire un verre ensemble.
Puis mangé un morceau dans un petit resto.
Et de fil en aiguille, on s'est retrouvé chez elle et on a baisé comme des malades.
Au point de n'avoir pas entendu le réveil du matin et de louper notre journée de cours.
Nous travaillions ensemble. J'allais la voir à ses cours de théâtre, je la faisais répéter ses textes.
Elle visionnait d'un œil critique mes premiers films, participait à leur réalisation, regardait mes épreuves et me critiquait ouvertement si nécessaire.
Nous sortions beaucoup aussi.
Nous avions pas mal de points en communs, à commencer par le cinéma, la musique, les concerts donnés dans des bars plus que douteux ou des quartiers soit disant mal famés.
Notre première expérience de travail nous a renforcé dans cette voie. Et très vite, nous nous sommes mis à réviser et à travailler même si nous n'avions pas des cours communs.
Et aussi à coucher ensemble. Chez l'un ou chez l'autre.
Nous parlions de tout, sauf de ça.
Je tenais à mon environnement personnel.
Nous n'avons pratiquement peu dormi ensemble, sauf pour le lendemain de notre rencontre, et puis un autre jour, quand j'étais trop crevé pour retourner chez moi.
Je n'ai jamais eu l'intention d'aller plus loin avec elle. Parce qu'il m'arrivait encore de lorgner sur d'autres filles sur le campus et elle le savait parfaitement. Je n'ai jamais caché mes intentions, enfin, c'est ce que je pensais très fort.
Et je me suis rendu compte trop tard que je m'étais gouré sur toute la ligne.
Ce qui m'a toujours attiré chez Tanya, c'est qu'elle me ressemble. Elle ressent les choses comme moi. Elle dit haut et fort ce que je pense tout bas.
Tanya est mon propre reflet. Version « moi » avec d'autres formes, évidemment.
Quand je me plonge dans ses immenses yeux bleus, j'en reconnaît chaque trait. Parce que j'avais la même intensité dans les miens.
Et paradoxalement, c'était rassurant et effrayant à la fois.
C'est pour cet aspect de sa personnalité que je n'ai pas su m'éloigner d'elle à temps.
Je serais hypocrite si je disais que je n'avais pas senti le vent tourner. Il y avait bien des signes. Tant de mon côté que du sien.
Et si, par moments, j'ai vraiment pensé ce que je disais, c'était parce que je tentais de savoir où en étaient mes sentiments.
N'ayant jamais été amoureux, je voulais savoir si ce que je ressentais pour elle c'était de l'amour.
J'étais confus. Tanya est une personne qui fait partie de ma vie. J'avais besoin d'elle. Les choses devenaient compliquées et ma confusion encore plus trouble lorsque je m'imagine vivre avec elle.
J'avançais un peu à l'aveuglette, pas très rassuré.
Ce qui avait été l'élément déclencheur, c'est sa proposition de s'installer ensemble tous les deux.
J'ai eu la trouille de ma vie. Je voulais fuir loin, très loin d'ici. A l'autre bout du monde, rien que pour ne plus penser à sa demande et continuer ma vie comme si de rien n'était.
Savoir qu'elle allait être à mes côtés était une chose que je concevais. Mais vivre, m'endormir, me lever auprès d'elle, c'était...la panique générale dans toute la panoplie de mes émotions.
J'avais postulé à un stage à Vancouver. Elle parlait de partir avec moi. J'avais toujours éludé le sujet. Je n'étais ni pour ni contre.
Je n'avais aucune idée de ce que je voulais en fait.
Je tournais en rond dans mon appart, seul, comme un lion en cage.
La veille de mon départ, j'avais éteins mon portable. J'ai silencieusement fait mes bagages.
Je suis allé en taxi à l'aéroport.
J'ai appelé Em d'une cabine téléphonique.
Pour lui dire que je partais. Et que j'avais envoyé par colis express des cartons de choses de valeur mais que je gardais l'appart.
Ben oui, je ne partais que pour 4 mois. Quand j'aurais fini mon stage, je passerais chez lui pour récupérer mes affaires, rester une semaine ou deux et repartir pour l'université.
Durant le vol, j'ai été malade.
Ce n'était pas de mal des transports. C'était de moi-même.
Parce que je me suis comporté comme un vrai salopard envers Tanya.
Parce qu'il m'aurait suffit de lui dire que c'était trop tôt pour moi, que je voulais faire le point et savoir ce que je voulais réellement. Et de ça, je n'ai pas été capable. Lâche, je vous dit.
Je me suis retrouvé comme un con, à chialer comme un gosse, dans les toilettes de l'avion.
Et je me suis rendu compte avec horreur que j'avais profondément blessé une personne. Et une personne que j'aimais. Que j'aimais comme mes amis, ma famille.
Et ce soir, en revenant en taxi, quand je lui serrais la main, c'était parce qu'au fond de moi, je m'excusais d'avance du mal que j'allais encore lui faire.
Parce que je savais que j'allais la blesser une deuxième fois. Je l'ai su dès j'ai croisé son regard.
Elle me regardait avec les mêmes yeux ardents et tristes.
Je ne dis rien durant le chemin de retour à l'hôtel.
J'attendis, toujours silencieusement, qu'elle soit entrée dans sa chambre et refermais la porte.
Elle se dirigea vers le bar sans se retourner et me parla.
-Tu veux boire quelque chose?
Je restait debout, les mains dans les poches.
-Tanya, il faut que je te parle.
Elle tourna la tête vers moi et me regarda.
-De quoi?, répondit-elle presque trop calmement.
-D'avoir fui comme un gros naze sans te rien te dire. La dernière fois pour Vancouver.
-Wow...
-Quoi?
-Après tout ce temps, c'est maintenant que tu te décides à en parler... Je pensais qu'il y avait prescription.
-Non. Pourquoi, tu penses qu'il devrait?
-Je n'en sais rien en fait...Mais... Je me demande...
-Quoi?
-La première pensée qui me vient à l'esprit quand tu me parle de ça, c'est « pourquoi le fait-il maintenant? »
Elle avait insisté d'un léger haussement de voix sur « maintenant ».
-Alors?, reprit-elle.
Son timbre semblait neutre pour quiconque ne connaissait pas Tanya. Sauf pour moi.
Elle n'était pas en rogne. Juste ce qu'il faut d'insistance pour ne pas montrer que le sujet pouvait être intéressant.
Je remarquais de quelle façon elle pliait et dépliait ses doigts, signe de nervosité chez elle.
-Nous allons travailler ensemble. Je voudrais me faire amender de mes erreurs passées.
-Sympa pour l'erreur, fit-elle un peu sèchement.
-Je ne parlais pas du fait de t'avoir rencontré. Mais de t'avoir planté comme une merde. Tu méritais mieux que ça.
-Oh.
-C'est pour ça que je te demande pardon, de t'avoir fait du mal. J'avais la trouille. Totalement flippé.
-Edward... Je crois que j'ai compris avec le temps.
-Je suis content d'avoir pu te parler. Oh... Et puis, San Francisco, c'est ma ville natale. Tu verras, c'est une ville magnifique...J'ai de la famille et des amis.
-Et des amis « ies » ?
-Oui. « ies » inclut.
-Ok.
A un ou deux mètres d'elle, je pouvais presque entendre les rouages de son cerveau se mettre en marche. Je décidais de lui éviter de poser la question qui lui brûlait les lèvres, j'en étais certain.
-Elle s'appelle Bella.
-Bella... Italienne?
-Sais pas.
-PCF?
-Sais pas.
-Fixe?
-Sais pas.
-Alors pourquoi tu m'en parles?
-Parce que je vais parler de toi à Bella. Et la seule chose que j'ai envie qu'elle retienne de toi, c'est que tu es une simple amie pour moi au lieu d'une ancienne...histoire...
J'avais hésité sur la fin et priais intérieurement qu'elle ne l'avais pas remarqué. J'allais dire « ancienne copine de baise »
Mais Tanya a été plus qu'une copine de baise, plus qu'une copine tout court. Mais pas tout à fait comme une petite copine.
Pas comme j'envisage Bella. Pas comme je regarde Bella, ni la désire...
Je ne jamais su définir Tanya mais elle garde une place importante pour moi.
-Et tu comptes le lui dire ça quand?, me demanda t-elle, m'extirpant de mes souvenirs.
Je consultais l'heure sur mon portable.
-J'ai pris un billet pour le vol de 02h40. Je vais récupérer mes valises et je file direct à l'aéroport... J'étais venu pour m'excuser. Te parler avant de repartir était important pour moi. Je ne pouvais le faire quand on allait se revoir sur les plateaux.
Elle ne dit rien, se contentant de hocher la tête, un mince sourire sur les lèvres. Je m'avançais vers elle et la prit dans mes bras.
Elle me rendit l'étreinte, enfouissant sa tête au creux de mon épaule. Longtemps, il n'y eut que nos souffles qui rompirent le silence de la chambre.
Elle leva la tête vers moi et me sourit. Je jurais avoir vu perler une larme mais ne dis rien.
-Ben allez. Va t-en.
C'était dit avec effronterie, comme elle seule savait faire mais avec son éternel sourire enjôleur.
°° 00 °°
Je tentais de m'assoupir vainement dans l'avion. Et c'était pas la place qui manquait, vu que j'avais quatre banquettes pour moi seul. Vu l'heure, ce n'était pas étonnant.
Juste après notre conversation avec l'avocat, j'ai reçu un texto de ma petite sœur, m'informant qu'elle allait finalement rester dormir chez Jasper durant le reste de la semaine et qu'un repas y était prévu dès que je rentrerais de L.A.
Ce qui voulait dire que Bella allait être seule à son réveil. Dans cet appart immense, sans Sœurette à fureter dans le coin...
Je voulais être sa première vision dès qu'elle ouvrirait les yeux.
J'allais rentrer et m'endormir près d'elle, sans faire un bruit, sans la réveiller.
On pouvait, Alice n'était pas là.
Une de ses limites, au passage.
Je descendis de l'avion comme s'il y avait une alerte à la bombe.
Je pris le premier taxi qui se pointait devant les portes de sortie.
Durant le trajet, je maudissais le conducteur qui roulait avec lenteur sur le périph'. Merde, c'est pas comme s'il y avait des flics!
Et puis, je me suis souvenu de l'heure.
J'étais totalement décalé, déconnecté.
Je n'avais pas dormi depuis... Depuis quand au fait?
Je n'avais pas bien dormi depuis mon départ pour L.A.
Et pour cause, la dernière fois c'était avec Bella.
Et je n'avais qu'une hâte, c'était que ce maudit chauffeur se grouille afin que je puisse enfin dormir avec elle.
Je voulais entendre respirer, écouter son souffle régulier et sentir ses cheveux me chatouiller le nez.
Je voulais me réchauffer de son corps contre le mien.
Bella POV
J'étais tout simplement déconnectée de la réalité. Dans le noir complet. Un sommeil sans rêves.
Enveloppée dans cette léthargie, je sentis quelque chose se faufiler près de moi, dans mon dos. Une chaleur me saisissait les hanches et me tint fermement auprès d'elle. Mon cœur battait fort dans ma poitrine et je ne ressentais aucune peur.
Au contraire, mon corps fut parcouru de légers frissons, comme si il reconnaissait cette présence.
Je respirais un grand coup pour m'aider à me réveiller et reconnus son odeur.
Boisée, musquée et profondément masculine.
Il était là, sinon, ça voulait dire que j'étais bonne pour l'asile.
Je me retournais, les paupières lourdes, imaginant sans doute que j'avais été victime d'une hallucination olfactive et sensorielle.
-Edward..., murmurais-je incertaine.
Surtout que toute personne normalement constituée aurait bondit et hurlé à la mort dans une telle situation.
Non. Moi, je me contente de murmurer « Edward ».
Vois ce qu'il a fait de toi. Tu en perds tout tes réflexes de survie, ma vieille!
-Oui, répondit-il. Je suis arrivé plus tôt que prévu. J'avais trop envie de te voir, me souffla t-il en retour, sur le même ton.
Dans la pénombre il s'était guidé au son de ma voix pour atteindre mon visage. Il effleurait du bout des doigts mes lèvres qui remuaient pour lui parler.
-Qu'est ce que tu fais...là?... Et Alice...
Il m'interrompit. Ses mains avaient pris mon visage en coupe et remontaient dans ma chevelure derrière la nuque.
Edward, tu n'es qu'un sale petit tricheur.
Il se remit à me parler imperturbable, ses lèvres à quelques millimètre des miennes. J'avais son odeur qui m'enivrait totalement à présent.
-Alice t'a laissé un petit mot sur la table de la cuisine. Elle va rester chez Jasper durant le reste de la semaine et tu es conviée à une repas là bas demain soir aussi. Elle compte sur ta présence...Tu étais censée le savoir à ton réveil. Moi, elle m'a envoyé un texto pour me demander d'être présent demain soir aussi...
Ses mains m'avaient rapproché de lui plus fermement. Je crus voir des frissons parcourir ses bras.
-Je ne t'attendais pas avant demain.
Je tentais de garder un détachement tant mes sens s'étaient éveillés. Et échauffés. Et les mains justes posées sur son torse.
-C'est exact. Mais j'ai eu envie de me réveiller à tes côtés. Et techniquement, je n'enfreins pas une de tes limites puisque ma sœur n'est pas là, objecta t-il.
-Oh. Tu sembles avoir potassé le sujet on dirait.
-Merci de le remarquer. J'ai eu une heure et demi de vol plus le trajet en taxi pour ça.
Mon corps tressaillit lorsque ses lèvres se posèrent enfin sur les miennes. C'était doux et chaud. Nous nous goûtions.
C'était une sensation inédite que de ressentir autant de choses dans un simple contact. Autant de sensualité. Autant de désir. Mais aucun empressement, aucune impatience.
Comme si chaque mouvement, c'était des mots.
Que nous nous parlions. Du bout des lèvres. Une conversation muette.
Il rompit le langoureux baiser avec une frustration que je partageais.
-J'ai envie de m'endormir là... Si ça te gêne, je peux repartir dans ma chambre.
Quel putain de frimeur.
Comme si j'allais lui dire de se barrer! N'importe quoi, vraiment.
-Tais toi et dors maintenant. Je vais tâcher de faire comme si tu n'avais pas coupé mon sommeil.
Je fermais les yeux, un sourire aux lèvres.
Il était rentré.
Et il était là, auprès de moi.
Dans un coin de ma tête, résonnait le prénom de sa « copine » Tanya.
Je chassais les mauvaises ondes, d'un mouvement de mains virtuelles et rendormais, apaisée et rassurée.
°° 00 °°
Je m'éveillais avec la sensation d'avoir fait un rêve.
Des images de Edward entrant en douce dans mon lit durant mon sommeil me parvinrent.
J'ouvris les yeux et fis face au merveilleux spectacle d'Edward endormi, sa bouche légèrement entrouverte en une moue boudeuse. Ses yeux tressaillaient sous la paupière, preuve qu'il rêvait.
Je passais la main dans ses cheveux cuivrés et parcourais les contours de son merveilleux visage. Il remua légèrement mais ne changea pas de position. Sa main était au dessus de sa tête. Il revêtait la vulnérabilité d'un enfant. C'était émouvant de le voir ainsi.
Je crois que j'aurais pu passer des heures à le regarder dormir.
Dans un douloureux effort, je m'extirpais lentement du lit en veillant à ne pas le réveiller.
D'une part parce que ma vessie menaçait d'exploser et d'autre part, j'avais besoin de café, de beaucoup de café.
Et d'une bonne douche. Froide de préférence. Parce que le voir ainsi dans mon lit, sa chaleur irradiant sur ma peau en contact avec lui avait éveillé en moi le désir qui ne m'avait presque pas quitté depuis l'autre jour au Four Seasons.
Et malgré ce merveilleux réveil, ma conscience ne m'avait pas lâchée d'une semelle et réclamait à corps et à cris d'en savoir plus sur cette Tanya.
Ce dont je ne pouvais la blâmer tant mes pauvres neurones n'avaient cessé de chauffer au point d'avoir failli bugger depuis ce fameux coup de fil de la veille.
Même les plaisanteries d'Alice et les gentilles piques de Rosalie sur mon air absent le reste de la soirée n'avaient pas suffit à me détourner de cette voix qui avait répondu à son téléphone.
Alice avait parlé d'elle comme d'une « pseudo copine » de fac. Probablement un ancien plan cul. Oui, ça devait être ça puisqu'elle a dit par la suite que cette fille avait pleuré toutes les larmes de son corps quand Edward était parti faire un stage à Vancouver...
Je me suis prise la tête comme ça jusqu'à l'appart. Toute seule.
Alice me parlait et je l'avais écouté d'une oreille distraite quand elle m'avait dit qu'elle allait retrouver Jasper pour la dernière séance de ciné et qu'on se reverrait demain matin.
Ma douche finie, je me dirigeais vers la cuisine, pieds nus, les cheveux encore dégoulinant d'eau, simplement vêtue d'une tunique et d'une petite culotte taille basse.
Après avoir mélangé l'eau bouillante et le café, je pressais doucement sur la piston, humant l'odeur qui embaumait la pièce à présent.
Je me versais un mug, je sentais qu'on me prenait les hanches et qu'un corps se pressait contre le mien de dos.
-Je ne t'ai pas entendu te réveiller, dis-je sans me retourner.
-T'étais plus dans le lit. J'avais froid, me répondit-il de son envoûtante voix de ténor et en me picorant la nuque de léger effleurements de ses lèvres.
Il avait pris une douche. Ses mèches humides me chatouillaient la nuque.
-Edward...
-Oui?...
-Tu n'es pas obligé de me parler comme... Comme à une de tes « minettes ».
-Tu n'es pas une minette. Et puis d'ailleurs, comment ça « des minettes »?
Il continuait à m'embrasser, imperturbable. J'éludais sa question.
-Et si je suis pas une de tes « minettes », je suis quoi alors?
Il se plaça à mes côtés en prenant le mug que je venais de lui tendre. L'une de ses mains ne s'étaient pas éloignée de mon dos et il me prodiguait de sensuelles caresses de haut en bas.
Edward. Tu triches. Encore. Et mon dieu que j'adore.
Il souffla un peu sur la café brûlant tout en me dardant de ses magnifiques yeux émeraude avant de parler.
-Si je me réfères à tes limites, je suis quelqu'un avec lequel tu sors mais il ne faut pas le dire. Sauf Rosalie qui est au courant. Et que tu as vécu quelque chose de difficile...Dans ta vie.
-Et de ton point de vue, ça donne quoi?
-Hum... De mon point de vue, tu es la fille avec qui je sors, pas un plan cul, et que j'ai envie de présenter à tout le monde comme telle.
-Ok... Mais c'est trop... tôt.. pour moi.
-J'avais compris... Et j'aimerais que l'on parle de ce point là.
-Ah oui? Pourquoi?
-Parce que j'ai parlé de toi à Tanya.
Ben nous y voilà.
-Oh. Tanya, répondis-je, impassible, vu de l'extérieur évidemment.
-Oui. Tanya, répéta t-il en écho.
Je pris une gorgée de café, trop vite car je me brûlais la langue.
Il attendit un instant avant de reprendre la parole.
-Tanya est une fille avec laquelle je suis sortie quand j'étais à la fac. C'était pas un plan cul... Mais c'était pas une petite copine non plus.
-Qu'est ce qu'elle était alors?
-Elle est une amie. Elle me connaît très bien. Aussi bien parfois plus que mon frère et ma sœur. Elle est pour ainsi dire, comme mon « double ». C'est marrant et effrayant à la fois.
Je veux bien le croire. Moi, ce que je trouve plutôt effrayant c'est de la façon dont il parle d'elle. A t-il été amoureux d'elle? Ou l'était-il encore? Ou il ne le savait pas encore mais allait le savoir?
Putain, Cullen! Fais chier toutes ces questions dans ma tête.
-Et... Pourquoi?...
Je m'étais arrêtée de parler, me mordant la lèvre inférieure.
Je voulais lui demander pourquoi ça n'avait pas marché entre eux.
Et je savais parfaitement que j'avançais en terrain inconnu. Intime ET inconnu. Et personnel.
-Tu voudrais savoir pourquoi ça n'a pas marché entre nous?
-Heu... Oui, mais je me rends compte que c'est une question personnelle. Désolée.
-Ne t'excuse pas...Et je pense que tu dois être au courant.
Heu...Comment dire? Je n'espérais pas tant et en même temps, je me sentais honteuse. Sa vie, c'est sa vie après tout, non?
-C'est une histoire qui t'appartient.
-Je sais. Mais je dois te dire encore quelque chose.
J'observais attentivement Edward qui semblait concentré sur ce qu'il allait me dire. Je ne savais pas pourquoi mais je sentais que ça n'allait pas me plaire. Et malgré les clignotements style sapin de Noël de ma conscience, je demeurais figée dans un air que j'espérais impassible.
Il continua.
-Je crois que tu vas la rencontrer. En fait, tu vas la rencontrer. Elle va travailler avec moi. C'est elle l'actrice principale.
Glurps. J'ai mal compris là non?
-Et le film se tourne ici même.
Ben non. J'avais bien compris. Merde.
-A San Francisco.
Respire, respire... Tu as du mal entendre. L'émotion de le revoir, un truc comme ça.
En même temps, je me rappelle qu'il avait mentionné que le tournage allait se faire ici. J'allais lui répondre que je devais de toute façon m'y attendre mais j'avais du mal à organiser mes pensées.
-C'est pour ça que je voulais t'en parler avant. La pré-production débute dans trois semaines.
Hé la! Doucement, je ne voyais pas de «quand et pourquoi je me suis tapé Tanya » on en est arrivé à « Je vais d'ailleurs te la présenter ». Je me suis sentie perdue tout à coup.
A l'insistance de son regard, je sentais que je devais répondre quelque chose.
Mais je ne savais toujours pas quoi. Dans le doute, je répondis quelque chose de neutre. Enfin, je crois.
-Oh. Ah bon.
OK. Ce n'est pas tout à fait ce que je voulais dire. En moi régnait deux tendances bien distinctes.
La Part Bestiale de moi-même me commandait de répondre « Va te faire foutre. Je ne suis pas obligée de me la taper, MOI. »
Mais d'un autre côté, je savais qu'ils allaient travailler ensemble. Donc qu'ils allaient se revoir.
Notez, encore une fois, une des raisons pour lesquelles une relation à deux est source de prise de tête.
Mais la Part Réfléchie, enfin, je supposais comme telle, me faisait noter qu'Edward avait tenu parole. Jusqu'ici. Et qu'il n'y avait aucune raison que ça se complique. Et je suivis encore une fois la voie de la Part Réfléchie qui me disait « Ne t'emballes pas. C'est juste une amie. »
-Heu... ça fait beaucoup d'un coup. Comme infos, je veux dire.
-Normal.
-Je réfléchis... Tu t'en doutes?, lui dis-je un sourire un peu moins crispé sir les lèvres.
-Non.
-Je n'ai pas envie de te dire tout de suite ce que j'en pense, parce que c'est trop...méchant, avouais-je
Et là, ma mâchoire s'est décrochée quand il m'a répondu.
-Ah ouais? J'aimerais trop savoir. Tu as piqué ma curiosité.
Avec son sourire mielleux et de sa voix bien grave, mon enfer personnel.
-Sérieux. C'est quoi la première chose qui te soit venue à l'esprit?, insistait-il léger.
J'hésitais. Parce que c'était particulièrement mesquin de ma part.
-Bella, allez... Dis moi.
Re-Sourire de la mort. Cette fois, je me suis décidée à lui dire franchement ce que je pensais.
-Arrête de faire ça. C'est de la triche.
-Quoi?
-Ton sourire m'éblouie.
-Désolé.
Non, il ne l'était pas. Il était en train de (très) mal cacher le sourire de niais que j'adorais, au passage, mais qui ce soir, disons le sobrement, m'énervait. Parce que ça me donnait envie de sourire moi aussi, comme une conne. Et aussi de lui collait un pain au passage.
Il avait raison d'insister. Parce que cette pensée était spontanée. Et que je voulais savoir sur quel terrain marcher et tenter de deviner ce qu'il attendait de moi.
Je soupirais comme un athlète avant son épreuve.
-La première chose à laquelle j'ai pensé quand tu m'as annoncé ça, c'était « Il n'espère tout de même pas que je vais faire « copine-copine » avec son ex. » Voilà ce que j'ai pensé.
-Je peux comprendre. Je ne songeais pas à ça quand je te parlais de la rencontrer. Je voulais que tu saches, c'est tout. Avant que tu la vois, je veux dire.
-Je te croies...C'est juste que ça fait beaucoup.
-Je sais...
Nous étions accoudés debout, au comptoir de la cuisine. Il me prit les mains et joua un instant avec elles, me les tournant, les retournant entre les siennes, grandes et élancées.
Il planta ses immenses yeux verts dans les miens.
-Bella.
-Oui?, soufflais-je
-Tu voudrais savoir autre chose?
Je le regardais et réfléchis un instant à la question. A vrai dire, j'estimais que c'était pas mal déjà, comme infos. Et puis, après tout, c'était sa vie.
Qu'est ce que ça peut me faire d'en savoir plus?
Est ce que je tenais vraiment à le savoir?
-Je ne sais pas. Je crois que c'est quelque chose qui t'appartient, lui répondis-je.
-Je sais...Et je ne veux rien te cacher.
Ses mains saisirent les miennes et je sentis qu'il m'entrainait plus loin, dans ma chambre en marchant à reculons, pas à pas. Il agissait avec prudence avec moi.
-Jusqu'ici, j'ai bon, non?
-A quel sujet?
-Que je devais te parler en face. Tout t'expliquer. Et ne pas en parler au téléphone.
-Oui.
Enfin, je crois.
-Ben ça vaut pour tout ce que je t'ai dit.
-Et?
-Et je t'ai dit aussi que je me languissais de toi, non?
Ah ça pour le coup oui, je m'en souviens.
-En effet.
Nous traversâmes le couloir plongé dans la pénombre. Il faisait volontairement des pauses, me tenant toujours les mains, afin sans doute de vérifier qu'il n'allait pas trop vite.
-Alors, tu voudrais savoir de quoi je me suis languis?
Je déglutis. Je jure que j'ai réfléchis au moins une micro seconde avant de répondre.
-Oui.
Il nous arrêta tous les deux à l'entrée de ma chambre. Ses mains me ramenaient fermement vers lui. Je réduisis l'espace en deux enjambées.
Nos poitrines se touchaient. J'avais le souffle un peu court.
Il pencha sa tête, les yeux mi-clos et enfouis sa tête dans mes cheveux ébouriffés et respira.
-De ton odeur, murmura t-il.
Il descendit le long de mon visage avec son nez, ses lèvres me frôlant les oreilles. Ses mains remontaient le long de mes hanches, me pressant doucement le long des côtes.
-De ta peau, ton corps chaud.
Il m'entrainait à l'intérieur de la pièce, en direction du lit. Il déposa sur mes lèvres un tendre baiser. Il les parcourut un moment du bout de sa langue.
-Du goût de tes lèvres.
Il les saisit et trouva l'accès à ma langue et jouait avec elle à présent . C'était des caresses sensuelles, douces. Sa langue me pénétrait la bouche lentement, le désir montait en moi par petites vagues. Je commençais à perdre pied.
-Du goût de ta langue.
Et replongea vers moi. Pour un autre baiser profond, le souffle aussi court que le mien.
Puis, il se recula un peu afin de me regarder.
-De te voir rosir de plaisir... Et j'adore ça, au passage.
Mes mains posées sur son torse remontèrent le long de sa nuque et saisirent ses cheveux pour l'emmener vers moi, en me collant à lui.
Je l'embrassait à mon tour, avide. Il défaisait lentement un à un les boutons de ma tunique et caressait la peau dévoilée à mesure de l'effeuillage.
J'avais saisit les bords de son tee shirt et le remonta pour le lui enlever. Il se laissa faire, docile, relevant les bras.
Il n'y avait que nos respirations courtes, tantôt frénétiques ou saccadées qui rompaient le silence de la pièce.
Je jetais le vêtement derrière moi et ma tunique presque ouverte glissa d'une de mes épaules. Le reste suivit.
Il m'allongea sur le lit et se pencha pour prendre un mamelon en bouche, l'autre en coupe dans sa main.
-De tes seins aussi.
Puis il goûta l'autre sein.
Je me cambrais à chaque coup de langue. Un éclair me traversait le corps pour aller se loger au niveau de mon bas-ventre, les mains au dessus de la tête.
Il traça une ligne humide de sa langue chaude jusqu'au nombril puis descendit en baisers sur mon bas-ventre.
Je soupirais, le feu s'étant emparé de mon corps. Il me prit les hanches et me souleva jusqu'à sa bouche.
Je laissais échapper un cri de surprise et de plaisir lorsque sa langue passa sur mon intimité luisante jusqu'à mon clitoris.
Cette caresse m'électrisa et j'entendis à peine ce qu'il me disait.
-De ton goût...
Sa langue me pénétrait lentement, dure et forte en moi. Je sentais la vague de l'orgasme commencer à gonfler en moi. Il le sentit car il s'aida de ses doigts.
Il ne me suffit de quelques va et vient pour que j'explose entre ses doigts. Il sourit, satisfait de lui, les yeux brillants.
Il me laissa une pause, juste le temps d'enlever son boxer. Je ne pus que constater la vigueur de son désir à la vue de sa queue tendue comme un arc.
Il arrêta ma main qui allait prendre son sexe et me rallongea. Il ajusta ses mains sur mes hanches.
-J'ai envie d'être en toi. Maintenant.
Il prit un préservatif dans le tiroir de ma table de nuit et l'ajusta sur son sexe palpitant.
Je gémis rien qu'à la vue de son membre. Il me prit les hanches et se plaça à l'orée de mon vagin.
Il m'emplissait lentement et entièrement, s'arrêtant un instant afin de me laisser sentir sa présence en moi.
Cette douce et profonde pénétration nous arracha des gémissements à tous deux.
Il fit une pause avant d'imposer un rythme lent et profond.
Je m'agrippais à lui, sous l'effet des coups de butoir.
C'était lent et doux.
C'était bon...très bon...trop bon...
Je sentais le plaisir me gagner. La jouissance était proche. Je n'étais plus que sensations. Émotions aussi.
Mes gémissements étaient plus rauques, mon corps montait et descendait au rythme de ses pénétrations.
Je sentais mon vagin se mettre à contracter de plus en plus fort. Il le sentit et accéléra la cadence.
J'explosais maintenant, mon corps balayés par les salves de mon orgasme.
Il me rejoignit presque instantanément.
Je m'étais agrippée à sa nuque et à sa tignasse.
Il me maintenait contre lui.
Nous reprenions lentement notre respiration.
Je pouvais sentir les palpitations de son pouls, ma tête nichée dans le creux de son cou.
Il n'y avait que le silence, entrecoupées de nos souffles.
La mélodies de deux corps pleinement satisfaits.
Je commençais presque à m'endormir.
Il me parla.
-On y va ensemble si tu veux... Demain soir.
Alors, qu'est ce que vous en avez pensé?
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Si vous pensez qu'elle va chipoter mais en fait, accepter, cliquez sur le bouton en bas.
Si vous n'adhérez à aucune des ces trois propositions, cliquez sur le bouton en bas et dites moi pourquoi.
Je rappelle qu'Effexor participe au concours de Hot Summer et qu'elle a écrit une fic géniale « Sucré/Salé » ainsi qu'un OS intitulé « échec et mat ». Je vous le recommande, c'est super bien écrit et très drôle.
Je vous embrasse toutes très fort.
Death in Vegas.
PS: Je vous adore!
