Et non, ce n'est pas un poisson d'avril ! Voilà le nouveau chapitre après un mois d'attente. Pour ceux qui suivent encore ma fic, vous m'en excuserez, j'espère !
J'aimerais remercier tous ceux qui ont reviewé le chapitre précédant; vous y avez été particulièrement réceptifs, et je ne peux que m'en réjouir !
Merci donc à Nyny et Ombrelle, zuutt, Shadow hybris, lapar, Guest (ou dois-je plutôt dire MeMyself&I ?), Imane, et Mimicelkonador !
Pour répondre à ta question, lapar, je pense continuer au moins jusqu'à la fin de leur scolarité, et éventuellement aller jusqu'aux années dans l'Ordre (c'est une période qui me passionne) et la mort de James et Lily.
Chapitre 12 : Ecchymose
Remus fixait le plafond de l'infirmerie d'un regard blanc. Les pensées cohérentes remplissaient petit à petit son esprit, le sortant de sa léthargie et devenant bien vite insupportables.
Le mois de décembre est une abomination, fut son premier verdict.
Remus détestait l'hiver, cette saison où les nuits étaient longues et où ses transformations étaient plus violentes encore. L'expérience lui avait appris beaucoup de choses dont il se serait passé.
C'était injuste, pensa-t-il simplement, comme un enfant. D'autant plus injuste que la deuxième pleine de lune de décembre - car il y en avait deux - tombait le soir de la nouvelle année.
Il pouvait déjà imaginer le regard horrifié de sa mère au matin du 1er janvier tandis qu'elle observait les terribles blessures que s'était infligé son fils, pouvait sentir le fardeau qu'il serait pour son père...
Il se promit d'essayer de faire mieux, cette fois, même s'il savait que cette promesse était vaine. Il n'avait aucun contrôle sur la bête, et les rêves étranges qui l'avaient tourmentés ces derniers temps lui faisaient passer d'abominables pleines lunes. Son esprit était encombré de pensées incohérentes qui dépassaient de loin la logique et qu'il ne pouvait bloquer dans les minutes précédant ses transformations. Et ces échecs répétés angoissaient Remus.
Combien de temps avant qu'il ne perde totalement le contrôle de son esprit ?
Il remua dans son lit, espérant trouver une position plus agréable, mais la raideur de ses membres l'en empêchait. Il voulut appeler Mme Pomfresh mais sa gorge était trop sèche, et le son qui en sortit ne fut guère plus qu'un faible grognement.
Frustré mais persévérant, il réessaya plusieurs fois et, par miracle, des bruits de pas étouffés se firent entendre. Remus ouvrit finalement les yeux, non sans cligner face à la lumière, et vit un visage familier passer à travers les rideaux gris clair disposés autour de son lit. Mme Pomfresh s'avança, refermant avec soin les rideaux derrière elle.
- Remus ? demanda-t-elle doucement. Tu es réveillé... Bien. Comment te sens-tu ?
Elle paraissait très pale et très inquiète. Incapable de prononcer le moindre mot, Remus lui désigna de la tête le gobelet vide posé sur la chaise habituellement réservée aux visiteurs.
Acquiesçant brièvement, elle sortit sa baguette de sa robe et la pointa vers le verre. Instantanément, celui-ci se remplit d'eau. Elle aida Remus à boire en lui soutenant la nuque, lui demanda s'il en voulait encore, puis reposa le gobelet lorsqu'il eut fini.
Cela faisait partie d'une des choses qu'il appréciait le plus chez Mme Pomfresh; il ne se sentait nullement vexé à l'idée d'être assisté de cette façon. Il chérissait la confiance inconditionnelle s'était installée entre l'infirmière et son patient le plus fréquent.
- Remus, comment te sens-tu ? répéta-t-elle en parlant à voix très basse.
- Ça... Ça va, répondit Remus d'une voix rauque.
Prenant en compte la voix extrêmement basse de l'infirmière, les rideaux placés soigneusement autour de lui, et y ajoutant une part de sa propre paranoïa, une pensée angoissante lui traversa alors l'esprit.
- Je... Pourquoi est-ce que vous chuchotez ? Il y a des gens ? demanda-t-il en tendant le cou autant qu'il lui était possible.
Sa voix avait tremblé à cette dernière question. Si quelqu'un l'avait vu... Mais c'était impossible. Il y avait des rideaux. Personne ne pouvait l'avoir vu.
- Non... Ou plutôt oui..., bredouilla Mme Pomfresh en tripotant les couvertures de Remus. Mais ce ne sont que quelques joueurs de l'équipe de Gryffondor. Il n'y a pas à s'inquiéter. Il n'ont rien vu.
- Gryffondor ? Qu'est-ce qu'ils ont ? s'exclama Remus, inquiet pour les joueurs de sa Maison.
- Chut..., murmura Mme Pomfresh en regardant nerveusement à l'extérieur des rideaux.
Il fronça les sourcils. Pour quelqu'un qui lui disait de ne pas s'inquiéter, Remus trouvait qu'elle avait l'air plutôt agitée.
- Madame ? Vous êtes sûre qu'il n'y a pas de risques ? demanda Remus en chuchotant à son tour.
Mme Pomfresh joua quelques instants avec son tablier puis consentit à lui répondre, d'une voix à peine plus élevée qu'un murmure.
- À vrai dire, non... Mais je n'ai pas le choix ! J'ai essayé d'en parler à Albus, je voulais qu'il trouve un meilleur moyen pour tes séjours à l'infirmerie, d'autant plus qu'avec les matchs de Quidditch et l'hiver, l'infirmerie risque d'être bondée... Mais il m'a assuré qu'il n'y avait aucun risque ! Qu'il ne fallait pas s'inquiéter... Qu'il -
- D-Dumbledore a dit ça ? balbutia Remus en interrompant son flot de paroles paniqué.
- Oui...
Ces mots eurent pour effet d'accroître le sentiment de malaise qui s'était installé chez Remus depuis le début de cette conversation. Ainsi donc, Dumbledore n'avait rien voulu faire ? Ne comprenait-il pas à quel point l'enjeu était important pour Remus ? À quel point son secret serait en danger si quelqu'un venait à le voir dans cet état ? Qui donc croirait l'excuse du "C'est le chien du voisin qui m'a mordu" ?
Il avait cru, en venant ici, qu'il serait en sécurité; que Dumbledore s'occuperait de tout. C'était ce qu'il lui avait assuré. Mais là encore, comme bien souvent, Remus se rendait compte que les gens avaient d'autres hippogriffes à fouetter. Les malheurs d'un loup-garou ne les concernaient pas, et Dumbledore n'avait pas fait exception.
Mais à partir du moment où Remus mettait le pied dans son école, le sort du directeur n'était-il pas lié à celui de Remus ? S'il était découvert, ou s'il arrivait quoique ce soit, Dumbledore serait renvoyé aussi sûrement que le serait le loup-garou.
Un nœud se forma dans son estomac à cette pensée. Il se sentait profondément trahi.
- Je vais essayer de lui en toucher un mot à nouveau, reprit Mme Pomfresh en le regardant gentiment. Je suis sûre qu'il pourra faire quelque chose pour t'isoler pendant la durée de... de tes rétablissements.
Remus hocha la tête, les mots ne lui venant plus. Si Dumbledore en avait la possibilité, pourquoi n'avait-il pas avoir agi plus tôt ?
- Je vais changer tes bandages, continua-t-elle. Alors voyons... Tu as quelques côtes cassées, et une vilaine plaie au niveau de ton estomac... Sans parler de tes blessures mineures, éraflures, égratignures, griffures...
Remus acquiesça. La pauvre femme se donnait bien du mal pour le soigner...
- Tu as passé une bien mauvaise nuit, Remus, soupira-t-elle.
- Je sais..., répondit timidement Remus. Quel jour sommes-nous, Madame ?
- Samedi matin, Remus. Tu as dormi une journée.
Remus se mordit la lèvre. Bien qu'il s'attendait à une telle réponse, il réalisa qu'il avait maintenant deux journées de retard... Comment allait-il les rattraper ?
- Remus ? demanda l'infirmière. Tu es sûr que ça va ?
Le garçon haussa un sourcil significatif, stipulant que l'état dans lequel il se trouvait ne pouvait se traduire par un bon sentiment.
- Je veux dire, reprit-elle quelque peu nerveusement, c'est la deuxième transformation de suite que tu passes dans un état désastreux, et -
- Elle sont toutes désastreuses, la coupa Remus d'un ton sec qu'il n'avait pu contrôler.
Mme Pomfresh ne se formalisa pas de l'attitude du loup garou. Sa mauvaise humeur était devenue une habitude dans les jours qui précédaient et suivaient la pleine lune, et c'était une chose à laquelle s'était adaptée l'infirmière.
- Tu n'as rien à me dire ? insista-t-elle cependant. Aurais-tu des soucis ? Si tu m'en parlais, je suis sûre que tes transformations se dérouleraient mieux. J'ai entendu dire que -
Remus n'écouta pas la suite de ses propos. Vraiment ? pensa-t-il, sceptique. Depuis quand était-elle devenue une spécialiste en lycanthropie ? En soigner un tous les mois ne suffisait pas à...
Non.
Remus inspira un grand coup, grimaçant à la douleur aiguë que provoquaient ses côtes. Il fallait qu'il se calme... Cette histoire d'isolation avec Dumbledore n'avait rien fait pour l'apaiser, mais le jeune loup-garou devait se contrôler... Il n'avait pas le droit à l'erreur ici.
- Non, répondit-il. Je n'ai pas de soucis.
Mais sa réponse avait été courte, et il craignait que cela ne satisfasse la curiosité de Mme Pomfresh.
- Mais quelques fois, ajouta-t-il à voix très basse et dans l'espoir d'être laissé tranquille, le loup n'a pas besoin de raisons pour être furieux. C'est juste dans... sa nature.
Elle le regarda tristement, scannant son corps couvert de bandages, mais ne répliqua pas. Ce comportement attira la curiosité de Remus.
- Mme Pomfresh ? Est-ce que c'est tout ? demanda-t-il. Je veux dire, je n'ai pas d'autres blessures ?
L'infirmière hésita un instant, puis s'assit sur la chaise à côté du lit.
- Oui, enfin, non... Tu sais bien, Remus, que tu sors rarement indemne de tes transformations... Toutes ces écorchures, ces griffures... Mais ne t'en fait pas, elles sont déjà presque toutes guéries. Oh, elles laisseront des cicatrices, j'en ai bien peur, mais j'ai fait tout mon possible pour -
- Mme Pomfresh ? l'interrompit Remus.
Il espérait ne pas être trop irrespectueux, mais il était évident elle tournait autour du pot. Cela n'avait jamais rien de bon.
- Oui, trésor ? répondit-elle les sourcils froncés.
- Merci pour tout ce que vous faîtes pour m'aider, dit-il sincèrement, mais s'il vous plaît, dites moi la vérité. Je sais que ce n'est pas tout.
Elle sembla déconcertée un moment puis, les sourcils toujours froncés, elle sortit un miroir de sa robe.
Remus eut un mouvement de stupeur. Cela n'avait vraiment rien de bon.
- Écoute, Remus, commença-t-elle avant même qu'il ait pu ouvrir la bouche pour formuler une question, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour gué-
Sans plus attendre, les mains fébriles, il lui prit le miroir des mains et y regarda son reflet.
Ses yeux s'agrandirent d'horreur. À l'endroit où aurait dû se trouver une peau beige et lisse s'étalait un hématome immense qui recouvrait la quasi totalité de la partie droite de son visage. Il estima, pour son plus grand effroi, que la couleur générale de son visage tendait désormais vers le bleu-noir.
Sans quitter des yeux le miroir, il leva la main et la posa sur sa joue. Il grimaça de douleur. Finalement, il arracha ses yeux de son reflet et regarda Mme Pomfresh.
- C-Comment je vais faire pour..., croassa-t-il.
Mais sa voix mourut dans sa gorge. Il plongea désespérément ses yeux dans ceux de l'infirmière. Elle le regardait, en retour, avec une pointe de pitié.
- On - On va trouver un moyen... Tu verras... On va trouver... quelque chose, balbutia Mme Pomfresh.
Reprenant ses esprit, Remus paniqua pour de bon.
- Mais jamais je ne pourrai cacher ça ! Ils vont me poser un tas de questions et après je vais être renvoyé et -
- Chut ! l'implora Mme Pomfresh en retrouvant à son tour ses esprits. On va nous entendre !
Il grogna de frustration. Voilà. La bêtise de Dumbledore lui retombait dessus.
- Bon, écoute Remus..., tenta-t-elle de le rassurer. Normalement, je n'ai pas le droit de faire ça, mais j'imagine que ton cas n'est pas normal, non ?
Elle paraissait vouloir se convaincre elle-même. Regardant à droite et à gauche, comme si elle craignait qu'on le regarde malgré les rideaux fermés, elle agita sa baguette d'un coup sec. Rien ne sembla se produire.
- Qu'est-ce que vous avez fait ? demanda Remus, oubliant momentanément ses soucis.
- Une bulle de silence, reprit-elle à voix haute.
Une bulle de silence ? Remus les connaissait bien. Son père en matérialisait sous une autre forme chaque soir de pleine lune lorsque Remus était chez lui. Mais il ne masqua pas sa déception. Il avait espéré que l'infirmière guérisse son visage...
- Remus ? demanda Mme Pomfresh. Qu'y a-t-il ?
- Je... J'avais cru que... Peut-être...
Il porta machinalement une main à sa joue.
- Non, Remus, dit l'infirmière d'une voix douce. Je te l'ai dit. J'ai déjà fait tout ce que j'ai pu. Au moins, tu n'as pas si mal. Je veux dire, j'imagine que si tu appuies, oui, mais je t'ai donné une potion pour limiter la douleur lorsque tu dormais. Ça ne devrait pas faire trop mal.
Remus hocha la tête, pensant déjà à toutes sortes d'excuses qui pourraient le tirer d'affaire.
- Pourquoi n'aviez-vous pas le droit ? demanda-t-il distraitement. De matérialiser des bulles, je veux dire.
Mme Pomfresh se redressa, adoptant un air plus professionnel.
- C'est un fait que nous, médicomages et infirmiers, apprenons dès le début de notre cursus. Les bulles de silence n'ont pas le meilleur effet sur les patients souffrant de plaies ouvertes, le flux magique peut les affecter, et des démangeaisons peuvent apparaître à long terme. Mais je suppose que nous n'avons pas le choix si l'on veut parler tranquillement. Je promets de l'enlever dès que possible. Mais n'hésite pas à me dire si tu ressens quelque chose au niveau de ta plaie à l'estomac.
Remus acquiesça lentement.
- Alors ? Comment je vais me débarrasser de ça ? Quand est-ce que ça partira ? demanda-t-il impatiemment.
- Je crains qu'il ne faille être patient. Ce genre de blessures ne guérit pas en deux jours.
- Mais... j'ai des cours, Mme Pomfresh ! s'alarma Remus. Il faut que j'y aille ! Je ne peux pas rester ici pour toujours !
- Voyons, il n'a jamais été question de rester ici jusqu'à la fin de tes jours, Remus, le sermonna gentiment Mme Pomfresh. Non, je vais te garder aussi longtemps qu'il le faudra pour que tes côtes et ta plaie au ventre guérissent, et ensuite tu seras libre de t'en aller.
Elle plissa les yeux et pinça les lèvres.
- Il est vrai que l'état de tes côtes m'inquiète, Remus, dit-elle en soulevant avec précaution l'un des bandages de son torse.
- Et mon visage ?
Elle soupira avec lassitude.
- Je ne crois pas que l'ecchymose disparaîtra avant que tu sortes d'ici..., dit-elle avec prudence. Mais je vais faire mon maximum pour que cette couleur noire se fade le plus vite possible. J'ai appliqué de nombreux produits, mais ça ne fera pas de mal de réessayer. Il faut être persévérant, voilà tout.
Voilà tout. Dit comme cela, ça paraissait si simple...
- Mais qu'est-ce que je vais dire à mes amis ?
Là était le vrai problème. Des regards, Remus en recevait souvent. Il suffisait qu'il mette le nez dehors ne serait-ce qu'une semaine après la pleine lune pour que les villageois le regardent avec une curiosité non dissimulée. C'était ce qui avait persuadé ses parents de limiter ses sorties et interactions avec les autres au maximum.
Mais il n'avait jamais eu d'amis auparavant... Quelle part de vérité devait-il leur révéler le concernant ?
- Il faudra être créatif... Tu n'as qu'à leur dire que tu t'es battu avec quelqu'un du voisinage lorsque tu étais chez ta mère ? proposa Mme Pomfresh.
Il essaya d'imaginer la scène. Lui, se battant à mains nues avec d'autres enfants. C'était... étrange. Cela ne collait absolument pas avec son caractère. Et il n'avait que onze ans ! Mais faute d'excuse potable, il savait qu'il n'avait pas le choix et qu'il s'y conformerait. Il se promit toutefois d'y réfléchir.
- Est-ce que je pourrais sortir lundi matin ? demanda-t-il alors.
- Non.
- Quoi ? dit-il, surpris.
Il ne s'était pas attendu à une réponse aussi catégorique.
- Mais si je vais bien ? tenta-t-il de marchander. Si je n'ai plus mal ? Oh, s'il vous plaît ! Je vais avoir tellement de retard, sinon...! S'il vous plaît...
Devant son regard implorant, la jeune femme capitula. C'est qu'elle avait des sentiments et Remus, profitant de son statut de patient mensuel, avait apprit à la faire céder.
- On verra. Si tu vas bien, et seulement si tu vas bien, alors... alors oui.
Remus parvint à sourire faiblement.
- Mais je croyais que tu voulais rester le plus longtemps possible ici pour que ta plaie se fade ? demanda-t-elle en haussant les sourcils.
- Au début, oui. Mais maintenant que je sais qu'elle mettra du temps à guérir, un ou deux jours de plus ou de moins ne vont rien changer, pas vrai ? Alors autant sortir le plus vite possible... C'est du moins ce que je pense.
Mme Pomfresh acquiesça. C'était, de la part de Remus, une démonstration de maturité dont la plupart des enfants de son âge étaient incapables. Elle sourit tristement, se demandant non pour la première fois ce qui se serait passé si le sort n'avait pas été aussi cruel pour le jeune loup-garou.
- Bien, jeune homme, dit-elle soudainement. Assez parlé, il vous faut du repos. Je vais chercher de quoi arranger votre visage.
Elle désactiva le sort de silence, soucieuse de ne pas importuner son patient d'avantage et sortit à pas feutrés, fermant les rideaux.
Dans son lit, Remus ferma les yeux et soupira intérieurement.
Lundi serait une dure journée.
Merci d'avoir lu, à la prochaine, et n'hésitez pas à donner votre avis :)
