Disclaimer : Jeff Davis possède tous les droits sur les personnages et la série Teen Wolf, hormis ceux que j'ai inventé.

Epilogue : Tu reprendras le cour de ta vie.

Beacon Hills se réveilla sous un soleil radieux. Stiles se leva et se pencha par la fenêtre, regardant le quartier qui avait vite reprit le cours de sa vie. Une semaine s'était passée depuis la mort d'Abrahel, mais lui avait du mal à reprendre le train-train quotidien. Un ronflement le fit sourire. Derek aussi avait du mal à se remettre de cette histoire, il avait constamment peur qu'Abrahel ne soit pas vraiment morte et qu'elle revienne chercher Stiles à un moment ou à un autre, et il était devenu sur protecteur, attendant l'hyperactif du matin au soir devant le lycée. Alors pendant le repas de la veille, il avait glissé quelques somnifères dans le verre du loup, et, pour la première fois depuis des lustres, il avait vraiment dormi. Le jeune adolescent laissa son regard errer, et fini par poser les yeux sur le clocher de l'église. Une semaine plus tôt, c'est là-bas qu'ils avaient dit adieu à Asaliah, et elle était retournée « chez elle ». Stiles se demanda pour la millième fois comment c'était, « là-haut », si les représentations étaient fidèles ou si l'homme avait imaginé la plupart des choses, ne pouvant y avoir accès qu'après sa mort. Il regrettait de ne pas avoir pu parler de ce genre de choses avec l'Angèle, même s'il était conscient que leurs échanges avaient été limités par la gravité de la situation. Et puis elle était repartie, n'ayant plus rien à faire dans la ville.

Pour Laura, c'était différent, l'ange avait estimé que ce n'était pas à elle de punir la jeune fille, et comme rien ne la reliait aux meurtres, le Sheriff avait estimé que lui non plus ne pouvait pas la condamner. Après tout, il fallait être réaliste, de quoi auraient l'air les policiers du comté en l'incriminant, pour « invocation de succube ayant entraîné la mort de plusieurs personnes » ? Stiles avait parlé avec la jeune femme, et chaque personne qu'elle avait tuée avait un lien avec une tragédie de sa vie. Le racket et quasi viol d'Abdiel Manth, son frère qui l'avait couvert, leur mère qui avait couché avec son père et détruit le mariage de ses parents, Mme Suarez qui avait accusé Ryan, le frère de Laura, de harcèlement sexuel, Mme VanBeck qui l'avait torturée psychologiquement par jalousie après le viol, Kantle qui avait viré sa mère pour le profit, Loona Ralley qui l'avait humiliée et torturée dans les vestiaires, Allison qui le savait et qui n'avait rien fait pour l'aider, son oncle, Sam, qui la battait, Andy Trynt, témoin de l'accident de voiture qui avait tué sa meilleure amie, et Mme Marst, qui conduisait la voiture en question et qui s'était enfuie, rendue complètement stone par ses antidépresseurs et n'ayant pas voulu se retrouver en prison. Il voulait l'aider, mais ne savait pas comment, alors il décidèrent de la ramener chez sa mère, et d'en parler avec elle. Quand ils arrivèrent près de la maison, il était plus de deux heures du matin, mais la lumière du living room était encore allumée. Laura tremblait comme une feuille, et Stiles ne pu s'empêcher de la rassurer. Elle le regarda droit dans les yeux et pour la première fois depuis qu'ils l'avaient « sauvée », le jeune homme vît une étincelle de vie dans ces yeux jusqu'alors éteints. Ils descendirent et commencèrent à avancer dans l'allée quand la porte d'entrée s'ouvrit à la volée. Mme Drakelor sortit et courut vers sa fille, la serrant dans ses bras. On aurait pu croire qu'elle pensait la perdre de nouveau si elle la lâchait. Laura se dégagea doucement, gardant tout de même sa main dans celle de sa mère. Cette dernière les invita à entrer, et ils s'installèrent tous autour d'un café bien chaud. Pendant la demie-heure qui suivit, la jeune fille expliqua tout à sa mère, qui fut d'abord effrayée par ce que sa fille avait fait, puis horrifiée de ne pas avoir su voir sa souffrance. Elle remercia Derek et Stiles une dizaine de fois pour lui avoir ramené sa fille en vie, et après avoir discuté tous ensemble, il fut décidé que Laura irait voir un psychologue plusieurs fois par semaine. Pourquoi la punir plis qu'elle ne s'était punie elle-même en vouant son âme à l'Enfer ? Stiles lui promit de garder un œil sur elle et que si elle avait un problème, elle pourrait compter sur lui. Puis ils se levèrent, décidant d'un commun accord de laisser les deux femmes à leurs retrouvailles. Ils étaient arrivés près de la voiture quand ils entendirent des pas derrière eux. Stiles se retourna et découvrit Laura qui, après avoir hésité, le prit dans ses bras.

-Je suis désolée. Je ne te connaissais pas quand elle t'a demandé comme butin, alors je pensais que ce n'était pas grave, mais tu es un garçon extraordinaire. Je suis vraiment désolée.

Ces mots résonnaient encore dans la tête de Stiles quand il abandonna son poste d'observation. Les vacances d'été avaient commencé la veille et il aurait dû être impatient d'avoir les résultats de ses examens, mais en fait, peu lui importait. Tout ce qu'il voulait, c'était être sûr que la prochaine catastrophe arriverait en leur laissant un certain temps de répit. Car il y en aurait une prochaine, et même plusieurs, la ville semblait les attirer. Il s'assit sur le lit et regarda son compagnon, qui dormait toujours. Il était magnifique quand il dormait, et Stiles savait que tant que Derek serait à ses côtés, il pourrait tout surmonter.

-Les garçons, debout, il y a du courrier pour Stiles !

La voix du Sheriff réveilla Derek en sursaut. Il se redressa, regarda Stiles et se frotta les yeux.

-J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus. Qu'est-ce que tu m'as fait ?

-Tu avais besoin de dormir, tu serais devenu fou, alors... je t'ai aidé.

Le loup grogna et dévisagea son petit ami en fronçant les sourcils, mais Stiles lui sauta dessus et l'embrassa, se faisant pardonner.

-Aller viens, on va déjeuner et voir si je passe en dernière année.

Quand ils arrivèrent au rez-de-chaussée, Sawyer tenait une enveloppe dans ses mains, qu'il regardait, visiblement mitigé, ce qui fit rire son fils. Lui était beaucoup moins inquiet. Depuis qu'il était avec Derek, les effets négatifs de son hyperactivité s'étaient estompés, et il était sevré de l'Aderall, qu'il prenait en continu depuis des années. Il avait donc passé les examens sereinement, et il était plutôt confiant. Il prit l'enveloppe des mains de son père et l'ouvrit. Après une lecture en diagonale, il releva la tête et explosa de rire devant celle que faisaient Derek et son père.

-C'est bon, j'ai échoué nul part. Ils ont même dit que Harris avait voulu me recaler, mais que ma copie était excellente, et il a eu un blâme. Détendez-vous, je passe !


Après un bon petit déjeuner, ils partirent aider Lydia qui avait invité toute leur promotion à fêter la fin des examens. Quand ils arrivèrent, il ne manquait plus que Scott, et Stiles se demanda si son retard était dû à d'éventuels mauvais résultats que sa mère lui ferait payer ou à la présence d'Allison et Isaac. Quand elle les vît, Allison se précipita vers Stiles et Derek et demanda à leur parler en privé.

-J'ai quelque chose à vous avouer... Quand Abrahel est arrivée, j'ai vu une opportunité de me venger de toi, Derek, pour la mort de ma mère, de Kate... Je savais que tu aimais Stiles, et comme je pensais qu'il aimait Lydia, j'ai voulu te faire souffrir en vous forçant à cohabiter... Et quand je me suis rendue compte que tu me protégeais aussi, je m'en suis voulu à mort. Pardonnez-moi.

Les deux garçons se regardèrent, puis Derek se tourna vers Allison, les yeux rouges, grondant. La jeune fille recula en fermant les yeux, mais les rouvrit de surprise. L'Alpha la serrait dans ses bras, ce qui était très inhabituel. Stiles, lui, souriait.

-Moi aussi j'ai perdu ma mère, j'ai connu ce sentiment de vengeance, et je peux te jurer qu'il ne m'a rien apporté de bon. Alors si mon pardon peut t'apaiser, oui, je te pardonne.

La jeune fille fondit en larmes et lui rendit son étreinte. Une fois remis de leurs émotions, ils rejoignirent les autres et mirent la main à la pâte. Enfin, en début de soirée, ils avaient fini, ils étaient prêts, bien habillés et décidés à s'amuser. Les invités arrivèrent à la soirée commença. Laura avait été invitée et Stiles la présenta à des personnes, estimant qu'elle pourrait s'entendre avec eux, et voulant créer pour elle un climat sécurisant. Vers minuit, il sortit de la salle, évitant les gens, et se mit à l'écart pour regarderle ciel.

-À quoi penses-tu, Stiles ?

Il se retourna et regarda Lydia, qui lui souriait.

-À rien, à tout, mais surtout à ma mère. Elle aurait été fière.

-Oui. Elle l'est sûrement. Et elle le sera toujours.

-J'espère... Et j'espère qu'au moins pour ce soir, il n'y aura pas de nouvelle catastrophe !

La jeune fille rit et ils rentrèrent, conscients que leur tranquillité était fragile.