Bonjour à tous !
Voici un nouveau chapitre et nous arrivons à une étape importante de l'histoire. Je vous laisse découvrir ça tout de suite.
Bonne lecture ! RDV en fin de chapitre.
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Chapitre 13
Cela faisait 4 mois que l'incident des fleurs avait eu lieu et depuis tout se passait bien. Je n'avais plus eu de visiteurs flippants, ni de livraison florales surprise. Notre relation avec Jasper avait encore évolué un peu mais nous n'étions toujours pas intime. Je dormais souvent avec lui mais nous n'avions jamais dépassé la seconde base. Mise à part nos baisers passionnés et nos lourds pelotages, nous étions sages.
J'avais craint pendant un temps qu'il me trouve trop prude mais après une discussion, j'avais compris qu'il désirait prendre son temps, tout comme moi. J'étais actuellement en train de finaliser un contrat avant le weekend et nos vacances. Nous avions prévu de partir à la campagne tous les trois. Mon Monsieur Patate avait tenu à m'emmener au Texas, dans le ranch de ses parents.
Il avait souhaité garder le domaine après la mort de ses proches, surtout pour le souvenir. Il m'avait expliqué qu'il aimait pouvoir s'y ressourcer de temps à autre. Il m'avait montré des photos du lieu et j'étais pressée d'y être pour juste observer le paysage.
Je fus surprise de voir Edward m'attendre dans le parking. J'étais sûre qu'il était parti en vacances aussi. Notre entente était légèrement plus cordiale et j'avais revu mon opinion à son égard. Maintenant, il pouvait m'appeler Isabella mais c'était la seule chose que je lui avais concédé.
-Bonjour Edward. Que faites-vous là ?
-Bonjour Isabella, je dois vous accompagner jusqu'à chez Jasper.
-Il me semblait que Charlotte devait s'en occuper ?
-Elle a eu un empêchement, elle m'a demandé de la remplacer.
Je montai à l'arrière de la voiture en souriant et attrapai mon portable pour prévenir Jasper de mon arrivée. Edward démarra et s'inséra dans la circulation.
Je viens de quitter le boulot. B-
Je t'attends à la maison. Char' est venue te chercher ? J-
Non c'est Edward qui est venu. B-
Je sortis une petite bouteille d'eau pour boire une gorgée. La journée avait été plus chaude que la normale et malgré la climatisation, j'étais en âge et j'étais déshydratée. Mon portable sonna, affichant un dessin de Lizzy, et je me hâtai de répondre à mon Monsieur Patate.
-Salut Jazz !
-Bella ! Il faut...
La conversation se termina à ce moment et je fixai mon téléphone en fronçant des sourcils. Habituellement, je n'avais pas de problème de réseau. Un petit rond barré avait remplacé les 5 barres qui annonçaient une couverture parfaite en temps normal.
-Edward ? Avez-vous du réseau ?
Il jeta un coup d'œil à son téléphone avant de me répondre en regardant le rétroviseur.
-Non, je n'ai aucun réseau.
-C'est étrange.
J'abandonnai la contemplation de mon portable pour regarder à l'extérieur de la voiture et fus surprise de ne pas reconnaître mon environnement.
-Edward, où sommes-nous ?
Mes craintes revenaient à vitesse grand V et je m'en voulais de ne pas avoir écouté ma petite voix.
Faut que tu sortes de la voiture Swany !
J'agrippai la poignée de la porte pour l'ouvrir et ne fus pas si surprise que ça de me rendre compte que la porte était verrouillée.
-Edward ? Pourquoi la porte est fermée ?
-Je suis désolé Isabella, je ne peux pas vous laisser sortir. C'est pour votre sécurité.
Je continuai à m'acharner sur la porte et attrapai même ma chaussure pour frapper la vitre. Je savais que je n'avais aucune chance de franchir le blindage du verre mais je me devais d'essayer. Je n'écoutai même plus Edward qui continuait à me parler à l'avant. J'étais sûre que cette bizarrerie venait de lui.
La voiture continuait à rouler et je me rendis compte que nous étions sortis de Seattle. La clim de la voiture avait du être arrêtée car il faisait encore plus chaud et je terminai ma bouteille d'eau.
Edward avait finalement relevé la vitre de séparation et je me retrouvai seule, à l'arrière de la voiture, sans possibilité de lui parler. En quelques secondes, j'eus l'impression que le jour déclinait, comme si la voiture se dirigeait dans une forêt. Mon chauffeur ne ralentit pas une seule fois. Ma tête commença à tourner rapidement et je tentai de la soulager en la calant contre l'appui-tête. La nausée me prit et je fermai les yeux pour une durée indéfinie.
Mon mal de tête perdura pendant ce qu'il me sembla être une dizaine d'heures. Mon corps revint à la vie comme si j'avais dormi trop longtemps et j'avais l'impression d'être dans un cocon d'ouate. Je tentai de bouger la tête et une douleur sourde irradia mes temps, me faisant grimacer.
Je ne cherchai même pas à ouvrir les yeux et me concentrai sur mon corps pour me réveiller en douceur. J'avais fait un cauchemar où j'avais été enlevé par Edward. Heureusement que je sentais mon lit sous moi, ça me rassurerait légèrement. Le seul hic c'est que je ne me souvenais plus comment j'y étais arrivée.
Après avoir réussi à bouger mes pieds et mes jambes, je forçai mon corps et mes bras à sortir de leur léthargie. Je passai mes mains sur mon visage et ouvris doucement mes yeux pour observer ma chambre.
Qu'est-ce que c'est que ce bordel !
Ce n'étais absolument pas ma chambre, ni même ma maison. Nous n'étions pas chez Jasper et cela ne ressemblait en rien au ranch texan de mon Monsieur Patate.
Je me redressai vivement pour voir que même mes vêtements avaient été changés. Je portais une robe à fleurs tout simplement ridicule. Elle aurait pu convenir à une lycéenne mais pas à une adulte. Mes ongles étaient recouverts d'un vernis rose criard et je portais des ballerines d'un jaune immonde, sous lesquelles se trouvaient de petites chaussettes blanches à volants en dentelle.
La chambre où je me trouvais était assez grande et la fenêtre éclairait un sol en bois poussiéreux. La tapisserie me rappelait les motifs floraux que ma grand-mère adorait. Les rideaux en dentelle étaient jaunis par le temps et une odeur affreuse de renfermé me prenait à la gorge. Le lit en lui même étant assez vieux, en fer forgé, et était recouvert d'un dessus de lit patchwork d'un goût douteux.
Je me levai doucement en tanguant dangereusement et me dirigeai vers la fenêtre pour regarder à l'extérieur. J'aperçus les barreaux avant de voir que j'étais en plein milieu d'une forêt. Le feuillage était tellement dense que je n'arrivais pas à voir le ciel, ni à savoir où en était le soleil dans sa course diurne. J'essayai d'ouvrir la fenêtre mais me rendis compte que c'était impossible en raison des deux énormes verrous qui maintenaient le châssis en place.
J'avançai ensuite vers la porte la plus proche. Elle était ouverte et je m'aperçus qu'elle menait à une salle de bain au carrelage gris avec un lavabo, une baignoire et un toilette. La fenêtre avait subi le même traitement que dans l'autre pièce. Je poussai en cri en me découvrant dans le miroir. J'étais maquillée comme une poupée de porcelaine et ma peau avait un teint blanc qui me rendait malade. Mes cheveux étaient tirés en arrière en une queue de cheval digne de la mode des années 50.
Tout en me tenant au mur, je retournai dans la chambre pour chercher mon sac mais ne trouvai rien à part quelques livres posés sur une table basse. La deuxième porte s'ouvrit au même moment sur un Edward vêtu d'un pantalon de velours marron et d'une chemise aux manches relevées jusqu'aux coudes. Lui ressemblait plus à un mannequin des années 40.
-Ça va aller ?
-Oui Edward. Où sommes-nous ? Pourquoi suis-je habillée comme ça ?
Il me sourit comme on le fait devant un enfant qui pique une colère et j'eus envie de lui faire bouffer sa mimique écœurante.
Je t'avais bien dit qu'il était bizarre ce mec Swany...
-Je vais tout t'expliquer Bella.
-Edward, je croyais vous avoir demandé de m'appeler Isabella ou Madame Swan.
-Je préfère Bella. Je sais que tu le réserves aux personnes proches de toi.
-Ce qui n'est pas le cas pour vous !
Wow Swany, ménages voir ta monture ! Vas-y doucement avec lui, tu ne sais pas ce qu'il te veut.
-Si. Jje sais que tu m'aimes Bella. J'ai compris tous tes sourires. Je savais que tu avais besoin de moi.
Il me donnait envie de gerber avec son air niais. Je me reculais rapidement quand j'aperçus sa main tenter de me toucher la joue. Je ne savais pas du tout ce qu'il se passait et je savais qu'il me fallait trouver un moyen de sortir d'ici.
-Tu devrais t'asseoir Bella. Nous allons parler des règles de la maison.
-Je veux sortir d'ici !
Il franchit rapidement l'espace qui nous séparait pour attraper mes épaules. Je me retrouvai plaquée au mur, son corps collé au mien et je regardais avec peur l'homme qui se tenait face à moi. Une pointe de folie brillait dans ses yeux.
-Tu vas surtout fermer ta gueule sale chienne. Tu es chez moi donc tu vas respecter mes règles.
Il me jeta sur le lit et commença à faire des allers-retours devant moi en baragouinant des propos incompréhensibles. Ma tête devait valoir tout l'or du monde tant j'étais surprise et effrayée. Je le suivis du regard pendant plusieurs minutes avant qu'il se décide à me parler à nouveau.
-Je devais t'éloigner de Jasper. Il n'est pas un homme pour toi. Il va te pervertir et te salir. Il fallait que je te protège. Tu comprends pourquoi je t'ai emmené ici ?
J'opinai de la tête sans réellement comprendre tout ce qu'il disait.
-Nous allons pouvoir vivre ici sans crainte qu'il te fasse du mal. Tu es ma femme maintenant, c'est donc à toi de t'occuper de l'entretien de la maison et des repas.
Mais il est taré ce mec !
-As-tu compris ce que je viens de te dire ?
-Oui Edward.
-Parfait. A partir de maintenant, tu m'appelleras mon chéri ou mon amour.
Tu peux courir Du Con !
-Lève-toi et viens m'embrasser.
Va chier !
Je ne bougeai pas d'un pouce sur le lit en le fixant et c'est avec horreur que je le vis s'approcher de moi en posant sa main sur ma cuisse. Je tentai de me redresser pour me sauver mais il interpréta ça comme un accord. Il déposa ses lèvres contre les miens et faufila sa langue pour me laver les amygdales. Je réprimai un haut le cœur et relâchai tous mes muscles.
Il fut surpris et déstabilisé. J'en profitai pour le pousser en me levant et assénai un coup de genou à son entre-jambe avant de courir vers la porte. Je ne pris même pas le temps de détailler la décoration passée et me ruai dans l'escalier pour atteindre le rez-de-chaussée.
-ISABELLA !
Son rugissement me fit couiner de peur et je tentai en vain d'ouvrir la porte d'entrée. Les larmes brouillaient ma vue et je continuai mon exploration pour trouver une échappatoire à ce piège. La porte menant à la cave était ouverte et je l'ouvris quand je sentis la main du tordu qui me séquestrait.
-Je vais t'apprendre le respect moi ! Jasper t'a déjà trop influencé, je vais devoir tout reprendre avec toi.
Sans allumer la lampe, il me traina dans les escaliers et me jeta au sol en entendant le téléphone sonner. Il remonta sans un regard et ferma la porte à clé puis répondit au téléphone.
Je me redressai pour continuer à chercher un moyen pour fuir mais dus me rendre à l'évidence assez rapidement. Il n'y avait aucune fenêtre et les murs semblaient en très bon état. Je montai sur une table pour écouter la conversation qui avait lui au dessus de moi.
-Allô ?
-...
-Bonjour Jazz. Ça va et toi ?
En entendant le prénom de mon Monsieur Patate, je tapai contre le plancher en hurlant pour tenter de me faire entendre.
-Non, je suis chez moi.
-...
-Bah, je l'ai déposé chez elle. Elle m'avait dit qu'elle devait rentrer préparer ses affaires avant de te rejoindre.
Mensonge ! Je continuai mon bordel, sans succès.
-Oui bien sûr. A plus Jazz.
Les pas d'Edward se dirigèrent à nouveau vers le sous-sol et je tentai de me cacher dans un recoin. La lumière s'alluma et les marches grincèrent. La haute silhouette d'Edward se plaça face à moi et je blêmis en découvrant qu'il tenait une arme à feu.
-Ta petite scène était très impressionnante ma chérie. Par contre, c'était complètement inutile. Il ne t'a pas entendu. Tu étais pathétique. Viens ici !
Il braqua l'arme face à moi et j'avançai vers lui en pleurant doucement. Il me faisait peur, une peur viscérale, encore pire que lorsque Jacob me faisait du mal. Je ne voyais pas comment j'allais me sortir de cette histoire.
-Jasper va venir me voir d'ici peu. Je vais devoir m'assurer que tu restes sage. Assieds-toi contre le mur, au fond.
Il me désigna le mur le plus éloigné et j'y vis des chaines. Il m'y poussa et je m'éclatai le front contre la pierre. Avant que je reprenne mes esprits j'étais enchainée et un gros morceau de scotch gardait mes lèvres scellées. Les chaines étaient tellement lourdes que je n'arrivais pas à les bouger.
-Je vais accueillir mon ami et je te prierais de rester silencieuse sinon je le tue, avant de m'occuper de la petite Lizzy. Je sais que tu l'aimes bien, tu feras attention de faire tout ce que je dis pour qu'elle reste en sécurité, même si elle ne le mérite pas.
Il déposa un baiser sur ma bouche avant de se détourner en souriant comme s'il avait gagné à la loterie. Mes pleurs revinrent et je dus faire tout mon possible pour me calmer car avec le scotch, j'avais beaucoup de mal à reprendre ma respiration.
Au bout d'une bonne demi-heure, le carillon résonna jusqu'à ma place et je sursautai. Les pas se déplacèrent et je fus heureuse d'entendre Jasper. Je fis tout mon possible pour secouer les chaines en criant. Je devais me faire entendre.
-Ecoutes Edward, il faut que tu me dises exactement où tu as déposé Bella.
-Je suis allé la chercher au bureau à la place de Charlotte car elle avait un souci avec sa voiture. Elle m'a demandé de la déposer chez elle pour préparer son sac pour vos vacances.
-J'ai essayé de l'appeler pendant le trajet mais la conversation a coupé.
-Oui, elle me l'a dit aussi. Je n'avais plus de réseau en même temps qu'elle.
-Elle n'est pas chez elle et son téléphone n'émet plus. Tu n'as rien vu d'étrange sur le chemin ?
-C'est bizarre. Non, je n'ai rien vu. Tu sais que je reste toujours vigilant. Je regrette déjà tellement de n'avoir pas pu sauver Alice.
Je n'en revenais pas de ce qu'il était en train de dire. Il appuyait vraiment là où il fallait pour faire mal. La discussion dura encore quelques minutes et je continuai à hurler dans mon sous-sol pour capter son attention. Lorsque j'entendis la porte d'entrée se refermer, je pleurais encore plus en me rendant compte qu'il ne m'avait pas entendu. La lumière de la cave se ralluma et bien trop vite, Edward se plaça face à moi.
-Je t'ai entendu crier ma chérie. Nous avons de la chance que Jasper n'ait rien entendu. Il fallait me dire que tu avais peur du noir, je t'aurais laissé la lumière.
Mais il est complètement taré !
-Par contre, je n'ai pas aimé ta petite tentative de fuite, ni le coup que tu m'as mis. Tu vas rester ici quelques jours pour méditer. Tu ne remonteras que lorsque tu seras décidée à me respecter.
Il se détourna et mes cris ne changèrent rien à la situation. Je ne voyais pas comment j'allais m'en sortir. Personne ne savait où j'étais et Jasper ne m'avait pas entendu.
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Pour toutes celles qui me l'avaient mentionné : Oui, Edward est tordu… Vous aviez deviné ) ! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite… N'hésitez pas à me donner vos impressions.
