Bon, je m'excuse du retard ! Je ne pouvais pas poster depuis mon téléphone, au contraire de sur HPF, et je n'avais pas internet ! Enfin, du coup, ça va vous faire trois chapitres d'un coup ! Heureux ? )
Bonne lectuuuuure ! Et, au fait, la fanfiction est finie, je posterais très régulièrement !
Et, encore plus important : Cette fiction est pour Hugo. Parce que je suis une amie horrible, parce que j'espère que tu me pardonneras et, juste, je sais que ça n'excuse rien, mais je suis fauchée de crédit et, comme dit au dessus, je n'avais pas internet. Enfin, bref, là n'est pas le lieu, mais je tenais à m'excuser publiquement et puis, surtout, cette fic est pour toi mon loulou, toi seulement, parce que je t'aime vraiment et je ne veux pas que tu penses le contraire, chou.
Chapitre 11
Je suis la fille la plus gâtée de l'univers
Bâillant ostensiblement, m'étirant la nuque, je saluai Fred, George et Lee, petit-déjeunant. Je me laissai tomber sur le banc des Gryffondors, pris machinalement mon milkshake et laissai mon regard errer dans la Grande Salle. J'adressai un sourire poli aux connaissances sur lesquelles je tombai, un air plus enjoué à mes véritables amis puis un grand sourire lorsque mes yeux se posèrent sur Drago Malefoy. Je posai ma boisson, m'excusai auprès de mes amis et me dirigeai vers la table des Serpents, souriant largement :
« Hellooo, cousin chéri ! »
Il m'observa froidement et répliqua, peu d'humeur :
« Bonjour, Wanders. »
Je me retins de répondre que c'était Black-Wanders et me laissai tomber à ses côtés, saluant d'un sourire Blaise, Théodore ainsi que Crabbe et Goyle. Je me tournai alors vers Drago et lui fis une petite moue tristounette :
« Mon cher cousin, pourquoi me parlez-vous ainsi ? Qu'ai-je fait ? Pourquoi n'arborez-vous pas un énorme sourire en cette matinée de vacances ? Il est si tôt, l'air est pur, nous sommes libres : pourquoi grogner ?
- Tu t'es répondue toi-même, Eléonore, » fit Théodore, las.
Je levai la tête vers lui, les sourcils froncés, ce qui le fit soupirer. Il se servit une tasse de thé au citron, y déposa un nuage de lait et fit nonchalamment :
« Comme tu l'as dit : Il est si tôt.
- Ooh ! Drago serait donc de mauvais poils en se réveillant ! Et dire que je ne m'en étais pas rendue compte, quelle odieuse cousine je fais ! Tu peux compter sur moi, à présent, pour égayer chacune de tes matinées ! » conclus-je avec un sourire enthousiaste.
Drago leva un regard paniqué vers moi, qui me fit doucement rire, puis mitrailla Théodore du regard. Je posai une main apaisante sur son bras et dit, d'un air maternel :
« Ce n'est pas bon de s'énerver aussi tôt, plus encore lorsque Noël approche ! D'ailleuuurs, vous allez où en vacances ? chez vous ? Vous restez ici ? »
Ils se jetèrent un regard las qui me fit sourire. Les trois garçons avaient beau prétendre être lassés par moi, mon enthousiasme, je savais pertinemment que ce n'était que du semblant et qu'ils m'appréciaient un minimum. Ce n'était juste pas bon pour leur réputation de trop rire et m'adorer, je le comprenais. Et puis, si en plus de pouvoir les fréquenter, je les faisais rire, je crois que je n'en ressortirai pas vivante - ou du moins entière. Ce fut finalement Théodore qui répondit en premier, soupirant comme pour montrer que c'était à contre-coeur :
« Je rentre chez moi, dans le Lancashire.
- Et je vais chez lui, ma mère étant absente. Elle vient encore de se remarier, » expliqua Blaise en levant les yeux au ciel.
Je pouffai puis posai mon regard sur Drago qui consentît à me répondre :
« Je rentre chez moi. »
Ca avait le mérite d'être concis et clair. Je secouai la tête puis fis :
« J'espère que vous vous amuserez un minimum, les gars. Un joyeux Noël en avance ! » ajoutai-je avant de déposer mes lèvres sur la joue de Drago.
Je fis de même pour Théodore et Blaise puis me détournai en leur adressant un dernier sourire. Regagnant ma place, je croisais Luna Lovegood à qui j'offris un petit clin d'oeil. J'adorais cette nana, complètement déjantée. Arrivée près de ma table, Fred ne me laissa pas m'asseoir et passa un bras autour de mon cou, me tirant en dehors de la Grande Salle, George et Lee nous suivant.
« Alors, chérie, tu es toujours certaine de nous vouloir chez toi pour les vacances ?
- Pourquoi ne le voudrais-je pas ? » répondis-je simplement.
Il me sourit doucement et déposa un baiser sur ma tempe, murmurant :
« C'est vraiment sympa de nous avoir invités, Ely. »
Je haussai les épaules, comme pour dire que ce n'était rien, et enchaînai :
« Allez, on va dans le train avant qu'on nous prenne notre compartiment ! Oh, attendez, faut qu'on dise au revoir à VIS et DRAGÉES ! Enfin, finalement non, vu comment VIS m'adore ces derniers temps... »
Je ne savais pas pourquoi, mais depuis la dernière sortie à Pré-au-lard, Potter était des plus détestable avec moi, me regardant comme si j'étais le pire déchet que la Terre ait jamais porté. Quelqu'un lui avait sûrement dit quelque chose -une connerie- sur ma famille, mon père, moi (au choix) mais cela commençait véritablement à m'échauffer. Je n'aimais pas qu'on me fasse la gueule et encore moins quand je ne savais pas pourquoi.
« Ouais, ca ne sert à rien d'y retourner. En plus, Hermione va encore nous harceler pour un ouvrage sur la Rome Antique, ou je ne sais quelle connerie... » ajouta Fred avec une petite moue de dégoût.
J'éclatai de rire puis répliquai :
« Mais en fait, si je pige bien, on sait quoi acheter au trio !
- Hermione, des bouquins sur l'antiquité...
- Ron, des spécialités locales et...
- Pour Harry, du matériel de quidditch en cuir, » conclut Lee.
Je leur fis un grand sourire et m'exclamai :
« Vous voyez, venir chez moi vous est véritablement utile tout compte fait ! »
Ils levèrent les yeux au ciel, souriant doucement. En nous dirigeant vers la gare, je me permis de réfléchir aux cadeaux que je pourrais bien offrir à tout le monde. Pour Debby, c'était simple, de belles mitaines lui plaisaient toujours. Pour Drago, je trouverais une écharpe et des gants en matériaux de luxe - il vaut bien ca. Pour Théodore et Blaise, peut-être de simples confiseries. Pour Olivier, des gants de Quidditch en cuir italien. Restait le plus compliqué. Fred, George et Lee. Je ne savais fichtrement pas quoi leur prendre. J'en étais la de mes idées lorsque nous arrivâmes dans notre compartiment. Je me laissai tomber sur la banquette et soupirai d'aise. Puis, observant mes amis, je grognai :
« Si vous pouviez savoir combien j'ai hâte d'arriver !
- Ely, vu que tu nous le répètes sans cesse depuis la réponse de Debby, je crois qu'on sait combien tu as hâte d'arriver... » soupira Fred.
Je leur offris un petit sourire d'excuse mais le coeur n'y était vraiment pas. J'avais tellement hâte de rentrer ! J'avais envie de voir Debby, de végéter devant la télévision, de me nourrir de crêpes au nutella et de Coca-Cola, de courir dans le jardin, de me lever à pas d'heures, de rires et de profiter de ces deux semaines de vacances. Tellement hâte !
XXX
« DÉBORAAAAAAAAAAH ! »
Mon cri fit se retourner plusieurs personnes sur mon chemin, dont certaines m'observèrent d'un air réprobateur tandis que d'autres arboraient une mine attendrie. Personnellement, je me fichai bien de ce qu'elles pensaient, seule comptait Debby que je rejoignai en courant. Une fois près d'elle, je me précipitai dans ses bras et l'enserrai contre moi en un des ces câlins bisounours dont nous avions le secret.
« Bwah, comment tu m'as manquée Debby ! »
Elle sourit tendrement et, me gardant contre elle, salua mes trois amis.
« Bon, on va transplaner pour Naples, à présent... Je prends d'abord George et Lee ; Fred tu gardes un oeil sur l'hystérique. »
Elle se dégagea, tandis qu'un 'hé' indigné m'échappait. Debby prit alors les bras de George et Lee, qui tenaient chacun leurs valises respectives, et disparut en un "poc" retentissant. Je grimaçai. Fred, le remarquant, demanda :
« Pourquoi tes lèvres se tordent-elles en une moue disgracieuse ?
- J'aime pas transplaner.
- Et tu voudrais y aller comment ? » s'enquit-il ironiquement.
Je claquai la langue, irritée, et fis :
« Je sais pas moi, on pourrait y aller par cheminée non ? »
Il secoua la tête comme si je disais une grosse bêtise et m'expliqua :
« Le réseau de cheminée est propre à chaque pays, tu ne peux pas utiliser une cheminée londonienne pour arriver en Italie. Il y en a des spécialisés, mais seulement au Ministère et ca coûte la peau des fesses... »
Je fronçai les sourcils, réorganisai mes cheveux puis, alors que Debby apparaissait à nouveau, je demandai :
« Mais comment tu sais ca, toi ? »
Il sourit largement et, alors que nous prenions le bras de Debby, il fit :
« On a essayé l'été dernier pour venir te voir, avec George. »
Alors que le poc retentissait, mon rire éclata brusquement, me faisant oublier mon malaise habituel du post-transplanage.
XXX
« Suuuuus à l'ennemiiiii ! » m'écriai-je, oeufs en main.
Des hurlements retentirent, suivis de bruits de pas précipités ainsi qu'un cri irrité.
« LES GAMINS ! On arrête de gaspiller les oeufs, merde ! »
Penauds, on s'arrêta brusquement et lui offrit un petit sourire désolé. Debby secoua la tête, amusée, et murmura :
« Vous pouvez gaspiller la farine, par contre. »
On éclata de rire, rire qui se tut brusquement lorsque Deborah poursuivit :
« Mais je vous préviens, VOUS rangerez tout, d'accord ? »
Notre enthousiasme aussitôt refroidi, on retourna finalement à notre tâche principale : faire des crêpes. Bien plus ardu en compagnie de - crétins - amis.
XXX
« C'est quoi ce truc ?
- Une télévision, bande d'incultes.
- Une quoi ?
- Une télé ! Une boite qui fait des images non-stop !
- C'est trop louche ce truc ! Y a quelqu'un dedans ?
- Ce que t'es con, Fred ! »
XXX
« C'est quoi ce truc ?
- Du Coca, goûte, c'est délicieux !
- P'tain ca pique !
- En tout cas, c'trop bon.
- Ouais mais ca pique !
- On a compris, Fred ! Et puis, vous avez vu, c'est tout rouge la canette ! Vous croyez qu'on pourrait en faire la boisson représentant Gryffondor ?
- Ce que t'es con, George ! »
XXX
« Bon les gosses, on sort ce soir ? »
Je me redressai du canapé où j'étais avachie et m'enquérai :
« Et on irait où ?
- Cinéma ? Naples sorcier ? C'est peut-être mieux de se promener tout simplement en ville, tu en penses quoi Princesse ? » demanda Debby en me caressant distraitement les cheveux.
Je fronçai les sourcils et observai mes trois amis, réfléchissant.
« Vous voulez aller en ville ?
- Si on y va, on mangera une glace ? »
J'éclatai de rire alors que Debby assura à Fred qu'ils auraient effectivement une glace, bien que le temps ne s'y prêtait pas. Aussi fut-il décidé d'aller en ville. J'aimais beaucoup le Naples sorcier, c'était vivant, gai, chaleureux, et particulièrement charismatique en cette période de Noël, les rues étant décorées et des marchés de Noël occupant les grandes places. En sortant, je me rapprochai de Fred et murmurai :
« T'es vraiment qu'un ventre sur pattes, Freddie ! »
Il rit et passa une main autour des mes épaules, s'exclamant :
« Déconner à longueur de journée donne faim, Ely-jolie ! »
Je secouai la tête, moitié-désespérée, moitié-amusée.
XXX
« On offre des cadeaux aux profs, dites ?
- C'est quoi cette idée de cons, Ely ? On a pas trop de frics à gaspiller pour des profs, chérie.
- Oh, allez, vous allez me dire que ca vous emballerait pas d'offrir un string à Rogue ? Pour aller avec sa robe, vous comprenez...
- T'es géniale princesse ! Et on offrira un playwitch à McGonagall !
- Haaan, t'es crade Lee ! Pourquoi pas un slip lion à Lupin ?
- Un slip lion ?
- Ben, ouais, y a des slips léopards, pourquoi pas des lions ? C'est de la discrimination sinon, hein !
- Ce que t'es con, Ely ! »
XXX
« J'ai reçu une lettre d'Olivier, les gars.
- Il dit quoi ?
- Qu'il espère qu'on s'entraîne tous les jours...
- Il est vraiment obsédé par le Quidditch, c'est dingue !
- Il va finir par l'épouser, vous croyez ?
- Ce que t'es con, Lee ! »
XXX
« Conseil de guerre ! Noël est dans trois jours, faut qu'on achète les cadeaux. Posez vos listes ici ! » s'exclama Fred en pointant la table basse du salon.
Nous avions décidé, pour nous faciliter la tâche lors des achats, de faire nos listes de cadeaux et d'ensuite répartir chacun d'entres nous à l'acquisition de choses précises. Pour exemple, je pourrai être assignée à l'achat de tout ce qui est vêtements, Fred de ce qui est nourriture, etc.
Je sortis donc ma liste de ma poche et la posais sur la table, comme le firent George et Lee. Puis, vint le moment décisif :
« Il faut maintenant décider qui s'occupera de quoi...
- Courte paille ?
- Très bien. Celui qui tire la plus petite paille -fit Fred en prenant les pailles que nous utilisions à chaque fois que nous départagions quelque chose ainsi- devra s'occuper des accessoires de Quidditch et de tout ce qui est matériel d'écriture, etc. »
Ce fut Lee qui hérita de cette tâche-la. Nous poursuivimes ainsi le tirage au sort jusqu'à arriver au résultat final : Fred s'occuperait des bouquins - c'était assez douloureux et laborieux pour que ce soit la seule chose qu'il ait à effectuer-, George des farces et attrapes ainsi que de la nourriture, Lee donc du Quidditch et des sets de plumes, etc, tandis que j'avais pour mission d'acheter tout ce qui était vêtements et bijoux. Quelle horreur, n'est-ce pas ?
XXX
« Bon, Debby nous laisse 2 heures pour faire nos achats. Répartissez cela comme vous le souhaitez mais il faut que les listes soient entièrement barrées à la fin du temps, compris ? »
Ils hochèrent la tête en m'adressant un sourire moqueur, puis on se sépara. Je passai l'heure et demie suivante à courir de magasins de fringues en magasins de fringues, à écouter poliment les vendeuses qui parlaient sans arrêt, à donc, faire les achats de Noël. Au final, toute la liste était remplie, barrée, et il ne me restait plus que les cadeaux de mes amis à trouver. Les mains encombrées de sacs, je flânais dans les rues à la recherche des cadeaux parfaits lorsque je tombai sur le magasin de Quidditch. Attirée par le magnifique Éclair de Feu en vitrine - je le voulaiiis !- je m'arrêtais devant l'échoppe lorsqu'une idée fabuleuse me vint en tête. Les jumeaux se plaignaient toujours de leurs balais, je n'avais qu'a leur en offrir de nouveaux ! Le prix était élevé mais je disposais d'une certaine somme d'argent, grâce à mes parents. Debby refusait que je l'utilise, disant qu'elle s'occuperait de moi jusqu'à ma majorité, mais je lui avais fait accepter que je m'en serve pour tout ce qui était cadeaux. Aussi, ravie d'avoir trouvé une idée, j'entrais dans la boutique et fus, comme toujours, happée par le bonheur ressenti en y pénétrant. Mes yeux se posèrent sur chacun des étals, que je connaissais presque par coeur aujourd'hui, et je me rapprochai lentement de ceux présentant les balais les plus récents. Je ne pouvais décemment pas acheter deux Éclairs de Feu, mais les nouveaux Nimbus seront parfaits. Je passai ma commande et demandai à ce qu'elle soit délivrée le 24 au soir, puis sorti du magasin en respirant profondément. Deux cadeaux sur trois, deux !
À présent, trouver un cadeau pour Lee... Voilà qui devenait plus ardu ! Oh, mais quelle idiote je faisais ! Lee avait toujours voulu jouer de la basse ! Je n'avais qu'à lui en acheter une. Et dire que je me disais être leur meilleure amie, et que j'oubliais leur passion en cherchant leur cadeau...
XXX
« JOYEUX NOËËËËL ! »
Des pétards explosèrent, tandis que tout le monde criait, hurlait, s'embrassait. J'éclatais de rire en voyant Lee effectuer une danse de la joie et embrasser Debby sur la joue. Cette dernière grimaça puis nous demanda de nous calmer, et nous fit nous asseoir en demi-cercle autour du sapin. Je trépignai littéralement d'impatience, mourant d'envie de voir les cadeaux de chacun.
« Allez, on commence par... Déborah ! »
Elle tapa des mains, comme une gamine, alors que je riais gaiement, et elle prit ses paquets. Je me penchai inconsciemment vers elle, les yeux brillants de curiosité. Elle ouvrit mon paquet en premier et eut un petit sourire ravi en voyant les mitaines noires et rouges :
« Oh, Ely, elles sont superbes ! Merci ma princesse ! »
Je lui fis un sourire enchanté et lui déposai un baiser sur sa joue, tandis qu'elle ouvrait un autre paquet. Elle en sortit un sachet des plus belles plumes de Naples venant de Lee puis ouvrit celui des jumeaux, qui lui avaient offert un déguisement de SM. Elle resta un moment stupéfaite devant le cadeau avant de se mettre à hurler de rire. Je me tournai vers Fred et George, les yeux écarquillés, riant à pleine gorge :
« Vous êtes fous ma parole ! »
Ils se contentèrent de sourire d'un air ravi et l'ouverture des cadeaux s'enchaina. Lee reçut plusieurs paquets de farces et attrapes de la part de Debby et les jumeaux. Ces derniers eurent des paquets de confiseries de la part de Debby et, comme ils l'avaient fait, des farces et attrapes de la part de Lee.
Avant d'ouvrir mes propres cadeaux, je me tournai vers eux et fis :
« Je n'ai pas mis vos cadeaux avec les autres parce qu'ils sont plus volumineux... Debby, s'il te plaît ? »
Elle se releva et, de sa baguette, fit venir trois gros paquets rectangulaires dans la pièce. Les trois garçons froncèrent les sourcils et s'exclamèrent :
« C'est quoi ces trucs ?
Je souris largement et murmurai :
« Joyeux Noël les gars ! »
Ils se jetèrent sur leur paquet, me répondant en vitesse, et déchirèrent les emballages. J'éclatai de rire, rire qui s'intensifia en voyant leurs têtes devant les cadeaux.
« Alors, ça vous plaît ? » demandai-je en souriant toujours.
Ils ne répondirent rien, levèrent simplement de grands yeux heureux vers moi, qui m'emplirent d'un bonheur des plus profonds. Ravie d'avoir pu faire plaisir à mes amis, je les serrais dans mes bras puis me dirigeai vers mes paquets :
« A moi, maintenant ! »
Déborah m'avait offert une nouvelle tenue de Quidditch ainsi qu'un pot de Nutella à moi toute seule, ce qui me fit rire longuement. Lee, lui, m'avait offert un bracelet, tout fin, des plus magnifiques tandis que les jumeaux avaient préféré me ressourcer en farces et attrapes - heureusement, vu que je n'avais plus rien du tout. Je les remerciai longuement et m'apprêtai à m'adosser au canapé et à savourer mon chocolat chaud quand je remarquai un dernier paquet. Je fronçai les sourcils et demandai :
« C'est de quelqu'un d'entre vous ? »
Ils secouèrent la tête et s'approchèrent, curieux. Je défis lentement le paquet et vis une carte en tomber.
Chère Éléonore,
Joyeux Noël ! Nous nous verrons bientôt, je te le promets, ma chérie.
S. B.
J'écarquillai des yeux et demeurai un instant immobile, stupéfaite. S. B. Sirius Black. Black, Sirius. Mon père. Mon père m'avait écrit ce message. Mon père m'avait offert un cadeau. Mon père ! Bordel ! A deux doigts de tomber dans les pommes, je finis d'ouvrir le paquet, tendant le petit mot à mes amis au passage. Lorsque je touchai un morceau de bois, mon coeur se mit à s'agiter puis fut sur le point de faire un arrêt cardiaque en voyant le cadeau.
« Oh putain de bordel de troooll ! Un Éclair de Feu ! Bwaaaaaaaaah ! UN ÉCLAIR DE FEEEU ! »
Tous les regards, déjà écarquillés devant le mot, le furent plus encore en voyant le balai majestueux que je tenais entre mes mains. Au bord des larmes, je me retenais presque de le serrer contre moi et me contentai de répéter des injures et des "un Éclair de Feu, merde !"
Franchement quoi, je ne suis pas la fille la plus gâtée du monde ? Un Éclair de Feu ! Drago allait en faire pipi dans sa culotte !
