Auteur : Lady FoxFire

Ancienne traductrice : Mikii (10 chapitres)

Nouvelle traductrice : Sephora Alias Ninyas

Bêta correcteur : Eni

État de la fic en anglais 16 chapitres écris pour le moment;

État de la fic en français : 13; Traduit : 13 En cours : 14;

Disclaimer : Rien ne nous appartient, si ce n'est la traduction après le chap 10.

L'histoire est à Lady FoxFire, et les 99,9 de tout cela sont propriété exclusive de Mme Rowling.

Chapitre traduit par : Ninyas

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Nous avons l'accord de l'auteur ainsi que de Mikii

pour la reprise de la fic.

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Cette fic contient des passages assez dure,

donc si vous êtes d'une nature sensible, faites marche arrière.

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Pour Phoenix, dès que les nouveaux chapitres, reviendrons de la correction,

nous vous remettrons les chapitres comme d'habitude!

Bonne lecture!

Eni et Onarluca

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Chapitre 13: Je vous déteste

Le silence retentissant de la nuit fut brisé par le doux craquement du foyer rougeoyant, le grattement calme de la plume du Directeur sur le parchemin, l'occasionnel murmure de Fumseck, et le bruissement provenant de la poussière recouvrant les livres qui encombraient le bureau d' Albus Dumbledore.

La porte du bureau s'ouvrit silencieusement, faisant découvrir la silhouette imposante de Rogue, et son visage couverts de marques, de griffures ainsi que le blanc de ses yeux teinté d'une couleur cramoisi - la couleur du sang. Sa baguette apparut soudain dans sa main tandis qu'il fixait le directeur. Il éleva sa baguette et la pointa sur le coeur de Dumbledore, attendant que le vieil homme remarque sa présence.

Albus Dumbledore leva lentement la tête de son travail et dévisagea le maître de potion en qui il avait confiance, puis la baguette dirigée sur son coeur.

« Je vous déteste. » siffla Severus avec toute la haine et la méchanceté qu'il avait au plus profond de son âme, sans jamais bouger la baguette de sa prétendue victime.

Albus posa lentement sa plume sur son bureau, sans détourner ses yeux de la menace présente en face de lui.

« Est ce qu'il y croit? »

« Oui, » cria impatiemment Rogue tout en perdant la position rigide qu'il avait, et en rabaissant sa baguette sur le côté. « Par tous les dieux, je hais cette homme. »

Rogue avança épuisé près de la chaise en face du bureau du sorcier.

« Que s'est-il passé mon enfant? » Demanda Dumbledore en versant à Rogue et à lui-même une tasse de thé.

Severus s'assit et tournoya son thé calmement, rassemblant ses pensées avant de relater ce qu'il s'était passé durant ce rendez-vous.

« Je suis préoccupé par la source d'information du seigneur des ténèbres. Qui d'après vous aurait pu lui dire que j'étais chez Potter? Et qu'est il arrivé à ces moldus? »

« Ah, les Dursley. »

Le scintillement présent dans les yeux bleus de Dumbledore se durcit pendant qu'il parlait. Tout autour d'eux, les bibelots de la pièce bougèrent sous la colère du Directeur.

« J'ai pu localiser le garçon, il est en ce moment avec sa tante. Il semble que ses parents l'ont abandonné. Petunia a été vu pour la dernière fois dans une gare en direction de Dover. Mes hommes sont toujours à sa recherche. Tout comme M. Dursley qui a été vu pour la dernière fois à Midlands. Il nous a malheureusement glissé des doigts. »

§§§§§§

Vernon était sur le bord de la route, maudissant sa voiture, sa femme, son fils, et bien entendu Harry tandis qu'il essayait de réparer son pneu crevé.

« Putain de gosse! J'aurais dû le noyer dès le début. » Il se murmura amèrement en prenant les pièces de rechange du coffre. « Je n'aurais jamais dû épouser cette putain dès que j'ai appris pour sa soeur. »

Les semaines de fuites pour échapper à la communauté sorcière n'a pas été de tout repos pour Vernon. Sa peau avait dorénavant une nuance jaunâtre maladive alors qu'elle pendait lâchement sur tout son corps, à cause de la perte rapide de poids. Ses yeux étaient enveloppés par des ombres noirs, ce qui faisait croire qu'il avait deux yeux de couleur noire.

« Ils ont probablement fait en sorte que mon pneu crève » il continua de se grogner à lui-même tandis qu'il serrait le dernier écrou de sa roue « Ils croient qu'ils pourront m'attraper! Ils n'y arriveront pas! Dieu est de mon côté. Ces monstres ne me trouveront jamais. Non, ils ne m'auront jamais. Je les ai semé la dernière fois, et ils ne m'attraperont pas maintenant! »

Il mit le cric dans sa botte et continua à se parler à lui-même. « Ce n'est pas comme si c'était ma faute. Cette garce voulait que je le fasse. Elle m'a poussé à le faire. »

Vernon démarra la voiture et roula sur la route.

« Ce n'était pas de ma faute »

Il murmura tandis qu'il passait devant le panneau indiquant

"Bienvenue à Liverpool".

§§§§§§

Remus Lupin s'assit confortablement à côté du lit d'Harry en lisant un livre à voix haute.

« Le vieil homme apparut en bas des escaliers. Excepté son habit, qui était bien plus étrange que les habits moyenâgeux que certaines autres personnes portaient - Des robes bleues avec des lunes et des étoiles de couleurs or brodées dessus - Il était toujours le même que celui qu'il avait vu dans le pré quelques minutes plus tôt.

"Talisin" il appela quand il le reconnu.

Le vieil homme inclina la tête.

"C'était mon nom à ma naissance. Mais ici, je suis connu sous le nom de Merlin." Il sourie. "Bienvenu à Camelot" . »

« Un nouveau livre? » Demanda Dumbledore en fermant la porte derrière lui.

Un aboiement de Sniffle se fit entendre pendant qu'il se couchait sur le lit, près d'Harry.

« Le Roi pour toujours, par Cochran et Murphy. » Répondit Remus en tendant le livre au directeur. « Sirius semble aimer. »

La langue de Sniffle pendit hors de ses mâchoires lorsqu'il qu'il approuva content, d'un signe de la tête.

Dumbledore posa le livre que lui avait tendu Remus.

« Et Harry? »

Le sourire de Remus s'évanouit alors qu'il regardait le garçon étendu, dont la main pâle était en contact avec la fourrure de Sniffle.

« Il y'a amélioration. Hermione avait raison. C'est un procédé lent, mais il semble qu'il commence à s'en sortir. Il ne se recroqueville pas lorsque Sniffle ou Trouble sont avec lui. »

Le directeur approuva d'un signe de tête en regardant le garçon qu'il n'a pas réussi à aider.

« Albus? » appela doucement Remus, faisant ainsi sortir le vieux magicien de ses pensées. « Que va t-il se passer lorsque Harry va se réveiller? »

« Je l'ignore Remus » . Répondit tristement Dumbledore. « Je l'ignore » .

§§§§§§

Sirius s'assit dans la chaise près du lit d'Harry, lisant le journal du matin, et buvant du thé. Lentement, ses yeux commencèrent à se fermer, sa tête se posant sur son torse. Sirius se secoua lui-même afin de s'empêcher de tomber dans le sommeil.

« J'ai besoin de dormir plus. » Il murmura sans grand enthousiasme en se versant une autre tasse de thé, la vapeur chatouillant ses narines.

Écartant la vapeur, Sirius prit doucement une lampée du liquide à la fois chaud et amer. Baillant largement, il passa de manière fatiguée sa main libre dans ses cheveux, laissant son autre main appuyée sur la chaise en bois. Doucement, ses yeux se fermèrent encore pour se rouvrir brusquement ensuite.

« Je devrais peut être changer et prendre du café. » il plaisanta en regardant sa tasse de thé. Une fois de plus, ses yeux commencèrent à se fermer, et sa tête tomba en arrière lorsqu'il s'endormit.

« Waw ! Merde ! » Sirius sauta de façon hystérique de son siège, se massant désespérément la jambe lorsqu'il se renversa dessus le thé chaud.

Sirius laissa s'échapper un profond soupir en jetant un coup d'œil à la tasse de thé sur le sol, à sa chaise confortable et à sa jambe mouillée.

« Bien. Il est temps… bâillement… d'avoir… bâillement… un peu … » Sirius s'effondra sur le sol dans un profond sommeil.

Assis sur le haut du torse d'Harry, Trouble regardait attentivement Sirius se crisper en un tas insensible sur le sol.

« Miaou » miaula le chaton tandis qu'il portait son attention sur le garçon en dessous de lui.

Les yeux couleurs émeraude d'Harry s'ouvrirent brusquement. Il cligna plusieurs fois des yeux, et de manière rapide, pour que ses yeux se fassent à la lumière vive. Doucement, sa tête se tourna vers l'endroit où était étendu Sirius.

« Miaou »

Harry retourna sa tête vers le minuscule chaton noir, leva une main tremblante et caressa le félin. Le chaton ferma les yeux et se voûta dans la main d'Harry tout en commencent à ronronner gentiment. Un petit sourire innocent se dessina sur les lèvres d'Harry quand il regarda Trouble.

« Miaou »

Le chaton frappa la main d'Harry lorsque ce dernier cessa de le caresser. Tenant le chaton fermement contre son torse, Harry lutta pour s'asseoir.

Avec un grand soin et beaucoup de précaution, il balança une jambe hors du lit, suivie de près par l'autre. Il trembla légèrement alors qu'il se levait seul, près d'où se trouvait son parrain. Harry regarda Sirius avec confusion quand le vieil homme ronfla, comme il dormait profondément sur le sol.

« Miaou! »

Harry jeta un coup d'œil au chaton qu'il tenait délicatement dans ses bras. Trouble ronronna de façon apaisante, comme s'il essayait de rassurer Harry. Harry fit un léger signe de tête avant de passer devant le visage de son parrain puis entre les doubles portes.

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Les pieds nus d'Harry faisaient à peine du bruit sur le sol de pierres froides tandis qu'il allait et venait à pas feutrés lentement dans le couloir vide, son chaton blottit confortablement dans ses bras. Soudain, il s'arrêta, bondit dans un coin d'ombre et rapprocha Trouble vers son torse. Il retint ensuite son souffle lorsqu'il entendit un écho de voix se rapprocher.

« J'ignore pourquoi le Baron ne fait rien au sujet de Peeves. »

La voix d'une femme retentit dans le couloir.

« Cette peste est un danger pour les étudiants. Aujourd'hui même, il a jeté des asticots dans une potion que l'un de mes serdeglois préparait. Heureusement, il n'y a eu aucune réaction, mais il aurait pu blesser, voire tuer l'un des enfants. »

« Oh, voyons, ma chère, Peeves est peut être un ennui mais il n'est pas stupide. Il ne blesserait jamais de façon intentionnée un enfant » répondit d'une voix plus apaisée le Moine Gras tandis que lui et la Dame Grise flottaient et passaient devant l'endroit où Harry se cachait d'eux.

Harry les regardait, son chat plus près de lui, disparaître dans le couloir en passant à travers un mur. Il était sur le point de sortir de sa cachette lorsqu'une cloche sonna dans le couloir. Immédiatement, les portes s'ouvrirent et des enfants de tout âges remplirent le couloir.

« J'arriverais jamais à faire ce sort… »

« …ce test était… »"

« Binns est ennuyeux »

Le couloir se vida aussi vite qu'il fut rempli par des étudiants. Hésitant, Harry sortit de sa cachette pour y retourner un instant après quand il entendit des bruits de pas. Un étudiant maigrelet de première année courrait dans le couloir, agrippant ses livres.

Lentement, Harry sortit une fois de plus de sa cachette. Il jeta des coups d'œil dans chaque coin du couloir nerveusement en se mordillant la lèvre inférieure.

« Miaou »

Harry regarda le chat présent dans ses bras puis sourit. Le chat commença à ronronner doucement tandis qu'Harry commençait à marcher dans le hall une fois de plus.

« Miss Patil ! Ne vous ai-je pas dit de rajouter la racine de dragon avant de mettre la fumée de sang ? » Une voix énervée se fit entendre d'une porte ouverte.

Harry pencha légèrement la tête sur le coté en écoutant la voix. Doucement, il se rapprocha vers la porte et jeta un coup d'œil furtif à l'intérieur.

« Si professeur, mais j'ai eu une vision. » expliqua Parvati. « J'ai eu la vision que si je rajoutais la racine de dragon avant tous les autres ingrédients, alors quelque chose de merveilleux se produirait. »

« Oui, comme nous passer pour toujours de votre présence. » répondit sèchement et de manière irritable Rogue à la pauvre fille. « Malheureusement pour nous, vous avez déjà échoué dans la préparation de cette potion. Si vous aviez rajouté la racine de dragon » dit il « Rusard aurait dû gratter le plafond afin d'enlever vos restes humains. Ne faites plus cette erreur, Miss Patil. »

Harry restait près de la porte et regardait avec prudence le professeur graisseux qui donnait des cours à la fille sur les directions à suivre, lorsqu'une une autre voix se fit entendre soudainement.

« Regardez donc le garçon en or. As-tu baisé des moldus récemment ? »

Tous les yeux se tournèrent d'abord vers Draco puis vers celui-qui-a-survécu.

« Regardez ! » cria Patil avec joie « Je vous l'avais dit : ajouter la racine de dragon en premier et quelque chose de bien se produira. J'ai fait revenir Harry ! »

La salle de classe fut remplie de bruit car tout le monde commença à parler ; quelques étudiants allèrent même vers Harry pour le féliciter. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent à l'entente du bruit provoqué par le grincement de bureau et par les personnes qui se rapprochaient de lui. Il recula jusqu'à ce que son dos touche la porte en bois. Il semblait se blottir contre Trouble, caressant le chat et scrutant timidement du regard tout et tout le monde.

« ASSEYEZ-VOUS » cria fort Rogue.

Les étudiants retournèrent rapidement à leur siège, personne ne voulant provoquer le courroux de leur redoutable maître de potion.

« Le retour de la putain de Gryffondor ! » dit Malefoy assez fort afin que la classe l'entende.

« 50 points en moins pour Serpentard. » annonça de manière venimeuse Rogue tandis qu'il fixait Malefoy avec mépris.

« Quoi ! » La bouche de Draco s'ouvrit sous le choc. « Vous ne pouvez pas faire ça ! »

« 100 points en moins pour Serpentard ! »

« Mais…mais… » bégaya Malefoy, incrédule, alors qu'il fixait le responsable de la maison de serpentard.

« Voulez vous que ce soit 200 points plus une retenue le temps d'un mois ? » grogna Rogue sur le non-prince héritier de Serpentard.

La bouche de Draco se ferma d'un coup sec avec un coup de dent audible alors qu'il secouait sa tête pour dire non.

« Je ne pense pas » dit Rogue d'une voix traînante et méprisante avec un sourire en coin alors qu'il tournait son attention vers Harry.

« Harry » dit Rogue d'un ton calme et confortant tandis qu'il avançait lentement vers le garçon, « Tout va bien. Tu es sauf ici, à Poudlard. Personne ne te fera du mal ici. »

Les yeux d'Harry s'élargirent de crainte tandis qu'il se dirigeait lentement hors de la pièce. Trouble laissa sortir un miaulement plein de peine tandis qu'Harry serrait désespérément le chat contre son corps, ses yeux fixant le professeur de potion.

Hermione murmura fortement.

« Vous êtes en train de l'effrayer »

Rogue approuva d'un signe de tête et recula de quelques pas, ses yeux ne quittant pas Potter.

« Miss Granger, » appelle Rogue avec un signe de tête à Harry « Peut être qu'il réagira avec vous. »

Hermione approuve d'un signe de tête puis se leva de sa chaise.

« Harry, c'est moi, Hermione, » elle dit doucement en se rapprochant lentement vers lui. « Te souviens tu de moi ? »

Harry tourna sa tête légèrement sur le coté, et la regarda de ses yeux vitreux. Doucement, il commença à approuver de la tête. Un sourire se dessina alors sur le visage d'Hermione.

« Bien. Maintenant Harry, peux tu me dire ce que tu fais ici ? » Demanda t-elle gentiment tout en continuant à se rapprocher de lui.

Trouble miaula doucement et frappa la main d'Harry avec son nez. Harry regarda le chat puis sourit. Son sourire se fana cependant lorsqu'il regarda Hermione. Il ouvrit la bouche pour parler, mais la ferma brusquement avec un son audible. Hermione sourit et approuva de la tête, essayant ainsi de l'encourager à parler.

« Tout va bien Harry, personne ne te fera de mal. »

Harry tourna la tête sur le coté et regarda Hermione.

« F…F…Faim . »

Harry baissa rapidement son regard vers le sol, et rapprocha Trouble vers lui.

« Tu as faim, Harry ? » demanda Hermione d'une voix douce et calme.

Harry regarda à travers les mèches épaisses et noires de jais de ses cheveux protégeant son visage de la vue d'Hermione et approuva.

Hermione sourit à son ami.

« Veux-tu aller dans la Grande Salle et manger quelque chose ? »

Harry recula, son corps tremblant de peur, tandis qu'il secouait la tête pour dire non.

« Et pourquoi pas en cuisine ? Tu pourras voir Dobby. Est ce que ça te dit ? Manger dans la cuisine ? »

Harry se calma un instant et approuva d'un signe de tête.

Le sourire présent sur le visage d'Hermione s'amplifia.

« Bien. Allons dans la cuisine pour te trouver quelque chose à manger. Nous pourrons aussi donner du lait à Trouble. Est-ce que cela te semble bien ? »

Harry approuva une nouvelle fois d'un signe de tête, un léger sourire avait apparut sur ses lèvres, et il berça le chat de couleur ébène dans ses bras.

Hermione se tourna et fit un signe de tête affirmatif au professeur Rogue avant d'escorter Harry hors de la salle de classe.

Lorsque la porte se ferma derrière les deux Gryffondors, la salle explosa de questions.

« SILENCE ! » hurla Rogue.

Toutes les bouches se fermèrent d'un claquement. Un maléfique sourire en coin apparut sur le visage jaunâtre de Rogue lorsqu'il s'aperçut ô combien ils lui obéissaient bien.

« M. Weasley, allez appeler immédiatement le Directeur et dites lui que Potter s'est réveillé et qu'il est sorti de sa chambre. M. Londubat, informez Mme Pomfresh et le clébard de ce qu'il s'est passé. M. Thomas, informez les professeurs McGonagall et Lupin. »

Les garçons de Gryffondors sortirent précipitamment de la pièce et se dirigèrent vers leur destination.

« Ummm, professeur Rogue ? » demanda Lavande en levant une main. « Qu'est ce qu'il se passe ? »

« Cela ne vous regardes pas, miss Brown » répondit le responsable des serpentards. « J'attends de chacun d'entre vous que vous continuiez votre cours d'aujourd'hui. »

Les élèves retournèrent à leur potion. Leurs yeux se tournèrent vers la porte tout en se parlant précipitamment.

« Les yeux sur votre travail et vos bouches fermées ! » grogna Rogue en passant devant Crabbe et Goyle. « Si j'entends quoi que ce soit de l'un d'entre vous, la classe toute entière recevra une punition pour deux mois ! »

« Maintenant Severus, » réprimanda doucement Dumbledore en entrant dans la pièce avec Ron se traînant docilement derrière lui « Je pense que ce ne sera pas nécessaire. »

« Je suppose que M. Weasley vous a raconté ce qu'il s'est passé, » dit Rogue avec les premières traces de désarroi perceptibles dans sa voix.

« Oui, oui » répondit tristement le Directeur. « Le jeune Weasley m'a tout expliqué, y compris le comportement de Potter. Heureusement, cela n'est qu'un effet temporaire dû à sa sortie de sa maladie. »

« Et que se passera t-il si ce n'est pas le cas ? » demanda Ron, ses mains se recroquevillant avec colère. « Que se passera t-il si ce salaud a endommagé son esprit ? Et s'il reste ainsi pour toujours ? Je n'ai pas envie de perdre mon meilleur ami de cette façon ! »

« Nous saurons quelque chose lorsque Poppy l'aura examiné, Ron. Souviens toi que Harry est fort ; il ne se laissera pas battre par ce genre de chose, ni par quoi que ce soit d'autre. » Dit calmement Dumbledore en tapotant l'épaule de Ron.

"Maintenant Severus, » Dumbledore se rapprocha du professeur de potion « Pourquoi n'escorterez vous pas Ron jusqu'à l'infirmerie ? »

« Mais…je… » Bégaya Rogue avec confusion en montrant sa classe.

Dumbledore guida lentement l'homme jusqu'à la porte.

« Il n'y aura pas de problème Severus, je suis tout à fait capable de m'occuper d'une salle remplie d'étudiants. » dit le vieil homme avec un scintillement dans ses yeux tandis qu'il fermait fermement la porte.

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« Il dort… » commença George

« …Comme… » continua Fred

« …Un bébé. » dirent en chœur les jumeaux pendant qu'ils regardaient la forme endormie de Sirius Black étendue sur son lit.

Les jumeaux se regardèrent de manière malfaisante puis se sourirent avant de soulever leur baguette.

« Sirius » appela d'une douce voix George en lui secouant l'épaule. « Il est l'heure de se lever. »

« Non » grogna Sirius en se retournant et en cachant ensuite son visage profondément dans son oreiller tandis qu'il tirait les couvertures sur sa tête. « Partez ! »

« Sirius, tu dois te réveiller »

La voix chantante si fit entendre une seconde fois mais plus fermement, comme si l'un des jumeaux tirait sur les couvertures. La seule réponse de Sirius fut un lourd ronflement.

« Bien ; » les jumeaux se tournèrent pour sortir de la pièce. « Nous dirons donc à Harry que tu préférais rester dormir. »

« Quoi ? Harry ? » S'exclama Sirius en jetant les couvertures et en tombant du lit. « Quand ? Comment ? »

« Harry s'est réveillé » s'exclama Fred avec un grand sourire.

Le sourire de George refléta le même que son frère lorsqu'il termina la phrase.

« Pendant que tu dormais »

Sirius regarda les jumeaux avec confusion.

« Harry s'est réveillé ? »

Les jumeaux approuvèrent d'un signe de tête en souriant.

« Réveillé…réveillé ? Il parle, il marche, il est réveillé ? »

« Il parle, il marche, et il mange réveillé. » répondit l'un des jumeaux alors qu'il se balançait sur les pieds comme son frère. « Et il est actuellement dans sa chambre avec Mme Pomfresh. Elle est… »

Sirius n'entendit pas la fin de la phrase puisqu'il les avait poussé de son chemin pour aller dans la chambre d'Harry.

« Harry ? » Cria Sirius en s'élançant vers la porte ouverte.

« TOI ! » grogna Remus, ses yeux rempli de fureur, alors qu'il se levait de son siège. Après avoir attrapé Sirius par le col, il le plaqua contre le mur. « Comment oses-tu faire irruption ici après avoir laissé Harry se réveiller seul et sortir de l'infirmerie ! Il aurait pu être TUÉ ! HARRY AVAIT BESOIN DE TOI ET TU N'AS MÊME PAS PU ÊTRE LA POUR LUI ! »

« Je suis désolé » marmonna Sirius en regardant le sol, « J'ai essayé de rester éveillé. J'étais sur le point d'appeler quelqu'un quand je me suis endormi. »

« Je n'ai plus envie d'entendre tes pitoyables excuses, » grogna Remus, énervé, en laissant voir le loup à l'intérieur de lui. « Lily et James avaient confiance en toi, il attendaient que tu prennes soin de lui. Merde, j'avais confiance en toi et c'est comme ça que tu nous remercies. »

« Je…je »

« Remus, je trouve que tu a été trop dur avec Sirius, » dit calmement Dumbledore en posant une main sur l'épaule de Lupin.

Remus ôta la main en bougeant l'épaule.

« Trop dur avec lui! Il a laissé Harry errer dans les couloirs. Il aurait pu lui arriver quelque chose ! Et vous dites que j'ai été trop dur avec lui ? »

« Ce n'était pas de sa faute, » affirma sévèrement Mme Pomfresh en s'éloignant du lit d'Harry.

« Pas de sa faute ? » Lui grogna dessus Remus après s'être tourné vers elle. « Il s'est endormi ! »

« Il a été ensorcelé ». Répondit de manière calme Mme Pomfresh sur un ton qu'on utilise habituellement pour calmer un enfant.

« QUOI ? »

« Asseyez vous, Sirius, » Demanda Pomfresh en accompagnant l'homme vers une chaise vide. « J'ai besoin de voir s'il n'y a pas de dommages durables. »

« Mais…mais il n'y avait personne d'autre dans la pièce ! » dit désespérément Sirius en trébuchant sur la chaise.

« Mais si, il y'avait quelqu'un, » répondit Pomfresh en bougeant sa baguette sur Sirius. « Harry était dans la pièce ».

« Êtes vous en train de dire que Harry a ensorcelé Sirius, et qu'il l'a endormi ? » demanda Remus, étonné.

« Exactement ! »

« Poppy, peut être pourriez vous expliquer ce qu'il se passe, » suggéra le Directeur.

« Très bien, Albus. Le cas d'Harry est plutôt complexe. » Dit lentement Pomfresh en poussant une mèche de ses cheveux présente sur son visage. « Il n'est pas encore complètement réveillé ».

« Que voulez vous dire, par pas réveillé ? » cria Ron de façon indignée. « Il était en bas, dans les cachots, et faisait des tours. Putain, il a aussi parlé à Hermione. » Ron montra de sa main cette dernière, qui était assise sur le sol, ses genoux repliés contre sa poitrine.

« Il m'a parlé, mais c'était comme s'il était un enfant. » murmura doucement Hermione, les yeux rouges de larmes pas encore versées. « Il agit comme s'il avait environ quatre ans. Je… Je pense… Il doit y avoir quelques… »

« Dommages cérébraux, » Remus termina la phrase d'Hermione sombrement en regardant le sol, ne voulant pas croiser les regards des autres.

Pomfresh sourit à la phrase de Hermione.

« Le comportement d'Harry est réellement un bon signe. Un très bon signe. »

« Un bon signe ! Un bon signe de quoi ? » demanda un Ron choqué, son visage passant rapidement au rouge au fur et à mesure qu'il devenait de plus en plus impatient avec l'infirmiere-sorciere. « Qu'il a des dommages au cerveau ? Que mon meilleur ami restera à jamais un enfant ! »

« Plus l'opposé, en fait, » Répondit Pomfresh dans une tonalité de conférence. « Je veux dire qu'il n'a pas de dommages cérébraux, et qu'il va complètement se rétablir dans le temps. »

Sirius secoua la tête comme pour ôter ce qui était confus de son esprit.

« Laissez moi reprendre. Harry m'a jeté un sort afin qu'il puisse errer à Poudlard sans encombres comme quelqu'un de quatre ans. Et cela parce qu'il n'a aucun dommage cérébral et qu'il va complètement récupérer ?

« Exactement »

Remus et Sirius partagèrent un regard d'incrédulité pendant qu'Hermione et Ron regardaient la femme, tous les deux choqués.

« Poppy, » demanda prudemment Remus en se rapprochant de la plus vieille femme, « Je crois que tu as besoin de prendre une pause. Tu es surchargée entre ton devoir de prendre soin de Harry et celui de t'occuper des autres étudiants. »

Pomfresh maugréa de manière intriguée à l'écoute de l'insulte de Remus.

« Je ne suis pas surchargée. Et si vous utilisiez ce qu'il vous sert de tête, vous réaliseriez que j'ai raison. » Elle répondit en fixant Lupin. « J'ai passé de nombreuses années à guérir votre tête, qu'on aurait pu comparer à un champs de bataille. Vous devriez savoir ce qui ne va pas avec lui. »

Sirius passa sa main dans ses cheveux.

« Poppy, Faites comme si aucun d'entre nous avait la solution. Dites nous qu'est ce qui ne va pas chez Harry ! »

« Esploratore Addormentato. »

La mâchoire de Remus s'ouvrit d'un coup en regardant le femme, choqué.

« Esploratore Addormentato. » murmura Ron un peu confus. « Le sort d'endormissement »

« C'est un état rare que l'on trouve normalement chez les sorciers et sorcières qui ont été sévèrement blessés sur le champs de bataille, » expliqua lentement Remus, le front profondément plissé par ses pensées.

« Ou qui ont souffert de tortures prolongées » rajouta Pomfresh.

« Mais qu'est ce que c'est ? » gronda Sirius sous la frustration.

« C'est une sorte de protection, » clarifia Remus en s'asseyant près de Sirius. « Imagines le cerveau - l'esprit - comme une armée. Cette armée a été forcée de se retirer dans un lieu sûr. »

« Dans un coma ? » demanda Sirius.

Remus approuva d'un signe de tête. « L'armée ignore si l'ennemi est toujours là afin de la détruire. Alors l'armée envoie un éclaireur à l'apparence inoffensive. »

« C'est pourquoi il m'a ensorcelé, » murmura Sirius d'un ton abattu. « Il croyait que j'étais un ennemi ».

« Non, » dit Pomfresh « Harry aurait assommé n'importe qui dans les alentours à partir du moment où l'éclaireur a été envoyé. Il n'aurait été capable de voir la différence entre un ami et un ennemi. L'unique raison pour laquelle vous avez été assommé, c'est parce que vous étiez présent. »

Sirius laissa s'échapper un soupir de soulagement.

« Et maintenant ? »

« Nous devons attendre, » annonça Pomfresh en haussant les épaules. « Plus il se sentira en sécurité avec nous, plus il s'ouvrira. »

« Ce n'était donc pas la faute à Sirius si Harry errait dans les couloirs ? » demanda nerveusement Fred, ou bien c'était George, tandis que les deux garçons roux fixaient au dessus du maraudeur, nerveux.

Pomfresh soupira de lassitude.

« Non, ce n'était pas de la faute de Sirius. »

« Oh, » prononcèrent docilement les jumeaux en se tournant vers Sirius « Désolé Sirius. »

« Désolé ? » répéta ce dernier confus, « Pourquoi êtes vous désolés ? » Les yeux de Sirius sortirent de leur orbite lorsqu 'il compris ce que les jumeaux n'avaient pas dit. « QU'AVEZ-VOUS FAIT ? »

« Juste quelques sorts innocents. » Georges, ou était- ce Fred, expliqua alors qu'il jouait nerveusement avec sa main.

« Quelques sorts ». L'autre frère approuva en gesticulant.

« Des sorts simples. »

« Rien de dangereux. »

« Juste des irritations »

« Elles devraient se manifester d'ici quelques heures ». Les jumeaux commencèrent à se diriger vers la sortie sans lâcher des yeux le parrain d'Harry.

« Ou des jours. »

« Ou des semaines. »

§§§§§§

Draco était assit dans la salle commune des serpentards, recroquevillé sur son compte rendu de métamorphose. Sa langue s'avançait doucement tandis qu'il ajoutait la touche finale à son devoir.

« DRACO ! »

« Yow ! » S'exclama Draco comme il venait de se mordre la langue par surprise.

« Draco, je n'arrive à me souvenir de rien depuis le déjeuner de Jeudi, » ronchonna Pansy en se baissant mollement vers Draco, contre son épaule. « Te souviens tu de quelque chose ? » elle roucoula, en battant les cils.

Draco leva les yeux au ciel en commencent à ramasser son travail, le jetant dans son sac.

« Pansy, personne ne se souvient de rien depuis Jeudi. »

Pansy fit sortir ses lèvres pour faire la moue.

« Tout est de la faute de Londubat. Il pourrait même pas être capable de faire bien une simple potion pour colorer les cheveux, » elle gémit. « Je n'arrive pas à croire que Rogue n'ait pas essayé de le renvoyer, ou tout au pire lui donner une retenue pour le reste de l'année. »

Draco soupira avec résignation.

« Pansy, pour la dernière fois, Rogue ne sait pas vraiment si c'était bien Londubat, et sans aucune preuve, la pute de Gryffondor ne laissera pas ses précieux morveux avoir ce qu'ils méritent. »

« Bien, nous devrions faire quelque chose à ce sujet, » indiqua Pansy avec un reniflement tandis qu'elle croisait ses bras sur sa poitrine. « Nous devrions…Umm… Nous devrions… »

« Lorsque tu trouveras quelque chose, préviens moi. » répondit Draco dans une tonalité concédée tout en commençant à se diriger vers les dortoirs des garçons.

Après avoir claqué la porte de sa chambre privée derrière lui, Draco jeta son sac de cours sur son lit. « Quelle grosse vache, » il murmura amèrement sous sa respiration en ôtant sa robe d'école.

« Je n'arrive pas à croire que père souhaite que je l'épouse. Elle appartient à une porcherie, pas à mon lit. »

« Tu sais, se parler à soi-même est un signe de problèmes émotionnels, mon cher » dit une voix.

« Tais toi ! »

Il grogna énervé en se tournant et en fixant le miroir incorporé dans le mur.

« Si j'arrivais à trouver celui qui t'a jeté ce sort incassable, ils seraient désolés, » il grogna.

« Oh, je doute beaucoup de cela, mon cher, » répondit le miroir de manière méprisante « Je suis sûr qu'ils seraient vraiment heureux d'apprendre que j'ai duré aussi longtemps. »

« Qu'importe, » gronda Draco en se jetant sur son lit, « Il faut juste te la fermer pour que je puisse faire quelques devoirs sans être dérangé. »

Il sortit ses livres de son sac, et commença à feuilleter ses notes de potions, lorsqu'il s'arrêta soudain et regardait avec confusion une note en bas de la page.

Potter est là.

À suivre